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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

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1.  De quoi j’me mêle !

Une fois de plus, Bruxelles impose une loi qui concerne la liberté de mouvement des marchandises et des hommes. Mais cette fois-ci cela concerne les cigarettes ! Désormais, les fumeurs pourront acheter autant de cartouches qu'ils le veulent dans les pays de l'Union européenne. En France cette décision a provoqué un tollé chez les associations anti-tabac et on peut le comprendre. Si cette mesure ne concerne pas les pays externes à l'Union, elle est ''débile'' car elle va à l’encontre des mesures prises dans de très nombreux pays d’Europe, dont la France, pour réduire la consommation de tabac. Le nouveau ministre de la Santé français, Xavier Bertrand, père de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, a signifié son opposition à la levée des restrictions. Le parlement européen ne pourrait-il pas prendre ce problème à bras le corps ? 

2.  La Nano de Tata est en panne.

Ce n’est pas une unité de mesure high tech mais une voiture qui a été présentée à l’été 2009 comme la voiture la moins chère du monde et qui allait révolutionner l’automobile ! La Nano du groupe indien Tata ne démarre pas et n’a pas eu le succès escompté. Les ventes se sont carrément écroulées en novembre puisqu’à peine plus de 500 véhicules ont été vendues en Inde. Il faut dire que cette microvoiture révolutionnaire a accumulé des difficultés importantes. Elle pâtit de la contre-publicité générée par quelques cas d’incendie à bord, des incendies dues à des causes externes, selon le constructeur, qui cite notamment l'installation d'autoradios trop puissants. Quelles sont les raisons de ce désastre ? En plus des problèmes techniques mentionnés, la voiture est plus chère que prévu. Elle est disponible à partir de 2.000 euros, soit 25% de plus que prévu initialement, alors qu’elle s’adresse aux possesseurs de deux roues et non aux automobilistes et que les clients ont des difficultés pour obtenir des crédits à la consommation. Malgré ces difficultés, Tata reste confiant sur le succès de ce véhicule, même s’il mettra plus longtemps que prévu à s’imposer. Le constructeur a même l’intention d’exporter, vers les pays occidentaux, cette voiture à quatre portes très simple et à la sécurité minimale. Il planche pour cela sur des versions plus élaborées qui répondraient davantage aux normes anti-pollution et antichocs en vigueur en Europe.

3.  Ce qui nous attend en 2011.

Après le dossier des retraites, Le Président de la république, comme il l’a annoncé, compte poursuivre les réformes "jusqu’à la dernière minute" : L’agenda 2011 s’annonce donc chargé. 1. relancer l’emploi des jeunes devient une priorité du gouvernement car il faut leur "garantir une meilleure insertion professionnelle", comme l’a déclaré le Premier ministre, François Fillon. Une des possibilités est l’intention du gouvernement de doubler le nombre de jeunes formés en alternance entre l’école et l’entreprise, soit donc de passer leur nombre de 600.000 à 1.200.000. On ne peut que se féliciter d’une telle mesure mais à condition que les jeunes, les pouvoirs publics et les entreprises jouent le jeu. Les entreprises doivent se donner les moyens pour accueillir ces jeunes et aussi réfléchir, en partenariat avec l’éducation nationale et le ministère du travail, pour définir vers  quels métiers on veut les former. De même les jeunes doivent aussi apporter aux entreprises leur capacité à travailler correctement sans considérer que c’est un dû ou que l’alternance est un pis-aller. 2. La réforme de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Notre société comportera à terme de plus en plus de ces populations. Comment alors financer cette prise en charge dont le coût ne cesse de s’alourdir ? Parmi les sources de financement possibles on évoque la fiscalité, une nouvelle journée de solidarité ou un "retour sur succession" en récupérant une partie des aides versées aux personnes âgées sur le patrimoine des bénéficiaires au moment du décès. Les différentes parties prenantes, conseils généraux, associations, syndicats et gouvernement devront trouver un compromis acceptable. 3. La mise en place de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Cette réforme inquiète l’USM, l’Union Syndicale des Magistrats, principal syndicat de la profession, tant sur le principe que sur la mise en œuvre car cela exige des connaissances pointues puisque les infractions jugées en correctionnelle sont plus complexes qu’aux assises ou les jurés participent. Ce souhait de rapprocher les justiciables de leur justice n’est peut-être pas la meilleure solution d’éviter les quelques bavures qui se produisent. 4. La suppression du bouclier fiscal et de l’ISF avec, en contrepartie, une grande réforme de la fiscalité du patrimoine qui pourrait aboutir à un relèvement des taxes sur les revenus du patrimoine ou la mise en place d’une nouvelle tranche supérieure d’impôt sur le revenu. Toutes ces réformes devraient alimenter les polémiques droite - gauche mais aussi celle entre les tenants d’un libéralisme débridé et ceux attachés à une gestion rigoureuse dans des médias à la recherche de scoops.

4.   Le covoiturage en France. 

Le covoiturage c'est partager un véhicule entre des collègues, des amis, des voisins, ou tout autre personne sur un trajet commun. Le conducteur qui dispose de places libres pour un trajet les propose à des passagers, qui peuvent ainsi voyager de manière économique en participant simplement aux frais de trajet. D'après le Ministère du développement durable, trois millions de Français auraient déjà testé  et voyagé en covoiturage. Il en existe plus de 200 services de covoiturage en France, selon l'Ademe. Un certain nombre de sites ont été développés pour des cibles spécifiques qui permettent de s’inscrire afin d’en bénéficier. Si le covoiturage est un phénomène à la mode avec un nombre élevé d’inscrits, on constate que le "passage à l'acte" ne concerne qu'une faible minorité de ces inscrits. Quels sont les avantages du covoiturage ? Les voitures individuelles nécessitent un investissement financier important car en plus de l’achat, l’entretient d’une voiture coûte en moyenne 6.000 euros par an. Le premier attrait pour le covoitureur est de faire des économies en divisant les frais du trajet par le nombre de personnes à bord du véhicule. Mais le partage d’une voiture avec plusieurs personnes nécessite une organisation importante. En effet, il faut fixer un lieu de rendez-vous et une heure précise car en cas de retard d'une personne toutes les autres le seront : Les covoiturés sont tributaires les uns des autres. Le covoiturage va-t-il enfin se développer ? Il faut avant tout que les Français repensent leurs modes de déplacements et acceptent de se laisser déposséder de leurs voitures. Les embouteillages, le coût du carburant, la multiplication des radars et autres joyeusetés devraient permettre le développement de l’auto partage sous toutes ses formes.

5.   Une nouvelle hausse du prix des billets de trains 

La SNCF souhaite augmenter le prix du billet de train et aurait obtenu l’accord du gouvernement pour une revalorisation en janvier 2011. En 2009 la hausse était la conséquence directe de la décision du gouvernement d'augmenter le prix des péages ferroviaires, versés par la SNCF à RFF, Réseau Ferré de France, pour la circulation des TGV. Aujourd’hui, l’augmentation est nécessaire pour entretenir les voies et leur renouvellement quand elles sont trop usées. On nous explique que pendant des décennies, les lignes n’ont pas été entretenues. Or durant ces décennies, le prix du billet de train n’a cessé d’augmenter. Ou est passé l’argent ? Peut-être dans des revalorisations de salaires pour les cheminots et pour éponger les pertes de la SNCF dues aux grèves incessantes de ces mêmes cheminots ! Sans compter leurs avantages tarifaires et de ceux de leurs familles et des retraités SNCF. Ceci montre la solidarité des usagers - clients - corvéables, envers des cheminots qui le leur rendent bien en perturbant leur possibilité de se rendre au travail ! Petit rappel : En 1997 il y a eu scission entre la SNCF qui a repris l'exploitation commerciale et RFF à qui le gouvernement a attribuée l'infrastructure. RFF a intégré une bonne partie des pertes de la SNCF, ce qui l’a empêché de pouvoir investir pour l’entretien des voies ferrées. Elle vient de lancer un cri d'alarme sur la situation du réseau ferré qui pourraient être en partie abandonné faute de crédits pour assurer la maintenance. Alors que le ''coût complet'' d’entretien du réseau est estimé à près de 6,5 milliards d'euros par an, les revenus de RFF ne couvrent que 5,4 milliards de cette somme. Bien évidemment SUD-Rail juge "inadmissible" l'idée du secrétaire d'Etat aux Transports, d'une hausse des tarifs, ajoutant que c'est au gouvernement d'"assumer ses carences et de les réparer". Bien entendu les grévistes de SUD-Rail n’y sont pour rien !

 

Henri Pauvert.

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