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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe

 

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1.  Pourquoi la SNCF est en perte en 2009 ?

La SNCF qui avait dégagé un bénéfice de 575 millions d'euros en 2008, enregistre une perte de 980 millions d’euros en 2009. Quelles sont les raisons d’une pareille débâcle ? 1. Les dépréciations d'actifs : La SNCF doit présenter ses comptes en normes IFRS depuis 2007. Ces règles exigent que les actifs soient valorisés à leur valeur d’utilisation attendue. Or le groupe a déprécié à hauteur de 245 millions d’euros dans les infrastructures et 721 millions d'euros d'actifs dans le fret. La raison de cette opération de nettoyage du bilan n'est pas anodine car l'entreprise se prépare à affronter la concurrence. En dépréciant certains actifs au maximum, elle élimine de futures dotations aux amortissements afin de préserver les résultats futurs du groupe. En cela, elle agit comme toute entreprise privée. 2. La crise du fret : Le fret ferroviaire est soumis à une forte concurrence depuis 2006. Il et a été particulièrement touché par le ralentissement de l’économie qui touche de gros clients en 2009. 3. L’impact de la branche voyage : Contrairement aux années précédentes, l'activité voyageurs sur les grandes lignes n'a pas compensé le problème du fret. 4. L'augmentation des péages versés à RFF : Les péages versés à Réseau Ferré de France pour faire circuler ses TGV ont bondi de 11% alors que, selon la direction, le nombre de trains en circulation n'a augmenté que de 2%. 5. Les grèves : Si personne ne parle du coût engendré par ce fléau, il n’en reste pas moins qu’il est particulièrement pénalisant. Si l’on ne connait pas encore les "résultats" pour 2009, il n’en reste pas moins que il y a eu pas loin de 120.000 jours de grèves en 2008 à la SNCF, soit environ 0,8 jour de grève par agent.

2.  La recherche du record…

Les syndicats de la SNCF veulent que la France soit inscrite dans le livre des records. En effet, depuis le début de 2010, le service public essaye de battre un nouveau record : Celui du plus grand nombre de jours de grève pour une entreprise, et ils sont bien partis pour réalise le grand schelem !

3.   La dépense publique en France.

En moyenne, chaque année, les français travaillent du 1er janvier au 15 juillet pour payer la dépense publique de la France. Certes ces dépenses représentent des biens importants et vitaux pour aider les plus pauvres mais combien de ces dépenses sont inutiles, entrainent des gaspillages et parfois des abus de biens sociaux. La dette française représente plus de 40.000 euros par individu et le coût des intérêts un peu moins de 2.000 euros par français ! Certes il y a la crise mais elle n’explique pas tout car beaucoup d’autres pays sont dans une situation bien meilleure que notre France. Nous sommes tous responsables car nous n’avons cessé de réclamer toujours plus à tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1981 ! Petit rappel : C’est depuis 1980 que le budget de l'État est chaque année déficitaire. Ces déficits récurrents se sont traduits par une augmentation constante de la dette publique qui voisine 1.500 milliards d'euros. A titre de comparaison, en 1980 le déficit public était de 90 milliards euros, soit 6% de la dette actuelle, tout en sachant que la décentralisation n'était pas encore réalisée et que donc l'état concentrait alors quasiment toute la dette publique ! En 1980 le déficit représentait environ 22,5 millions de Smicards. Depuis le 1er janvier 2010 il représente près de 94 millions de Smicards, soit quatre fois plus ! La France ne serait-elle pas en voie de paupérisation ? A qui la faute : A nous surtout qui, égoïstement, avons voté pour des hommes et des femmes politiques qui ont creusé les trous avec notre accord : Nous en avons bénéficiés en réclamant des avantages scandaleux qui fait que nous vivons à crédit ! Nous avons creusé notre tombe mais aussi celle de nos enfants et peut-être aussi celle de nos petits enfants. Chers compatriotes, il est urgent de nous ressaisir et d’accepter une réduction de notre train de vie.

4.  La "Villepinade"

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé la création d'un "mouvement politique libre, indépendant, ouvert à tous" avec un congrès fondateur qui se tiendra le 19 juin, le lendemain de l’appel ! C’est un candidat potentiel à la présidentielle de 2012 qui se pose depuis quelques mois en "alternative" à Nicolas Sarkozy. Alain Jupé, autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac, se propose aussi de se présenter à la présidentielle sauf si… La droite est jalouse des démêlés de la gauche et commence à se diviser. Aux Etats-Unis le parti républicain a pour logo l’éléphant. Souhaitons que la droite française ne fasse pas du logo des démocrates son totem. Il s’agit, en effet, d’un âne ; tout un symbole !

5.  Bayrou, Besancenot, deux chefs-d’œuvre en péril…

Pour le NPA comme pour le Modem, les régionales ont constitué un nouvel échec dans leur stratégie de s'affirmer sur la scène nationale. Le Mouvement démocrate avec 4,20% et le Nouveau parti anticapitaliste avec 2,4% des voix subissent un nouveau revers cuisant, après des élections européennes déjà décevantes. Ces résultats sanctionnent la stratégie d'autonomie de mouvements bâtis sur l'image d’un chef : François Bayrou pour le Modem et de d'Olivier Besancenot pour le NPA. La situation est cependant plus critique pour le Modem que pour le NPA car il n'a pas réussi à faire émerger de nouvelles têtes, François Bayrou phagocytant la scène publique. Du coté du NPA, l'heure de l'autocritique n'est pas encore venue puisqu’il revendique son indépendance vis-à-vis des partis institutionnels et contrairement au Modem, il ne veut pas gouverner.

 

 

Henri Pauvert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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