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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

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1.     Oméga 3, arme contre la dépression.

On savait que les omégas 3 réduisaient le risque de maladies cardiovasculaires. Deux chercheurs de l'Inra ont révélés qu'ils aideraient notre cerveau à lutter contre la dépression et les troubles d'humeur. En effet leurs études montrent que les pays gros consommateurs de poissons sont moins sujets aux dépressions que les autres. Or on trouve des omégas dans les poissons gras. Si des preuves solides manquent encore pour confirmer les bienfaits des omégas 3 pour soigner les dépressifs, les chercheurs conseillent de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine et de ne pas hésiter à consommer des compléments alimentaires riches en ses acides gras.

2.   Des cours qui tournent à des heures de perm.

Un rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale montrerait que chaque élève perdrait en moyenne une année de cours non remplacés durant sa scolarité ! Bien évidemment les syndicats diront que c'est le signe d'un manque de profs liés aux restrictions budgétaires et au non remplacement des enseignants qui partent à la retraite. Mais peut-on se limiter à cette présentation simpliste ?

3.   La France et l’éolien

L'énergie éolienne a été utilisée pendant des siècles pour fournir un travail mécanique. C'est ainsi que le meunier utilisait le moulin à vent pour transformer le blé en farine. L'énergie éolienne a, par la suite, servi à produire de l'énergie électrique dans des lieux reculés impossible à connecter aux réseaux électriques. A partir de la décennie 90 on a vu se développer des éoliennes grâce à l’amélioration technologique. La France a le second gisement éolien d'Europe avec un potentiel très important mais les puissances générées et les impacts sur l'environnement semblent problématiques. A cela s'ajoute un problème industriel qui fait que la France n'a pas d'entreprises capables de les construire aujourd’hui. Enfin la loi française oblige EDF à acheter le courant produit par tout système de production d'électricité à un prix d'achat bonifié pour l'éolien afin de favoriser cette filière en plein développement et de permettre à la France d'atteindre les objectifs de la directive européenne. Ceci est donc plus couteux pour EDF que la gestion des centrales nucléaires. Depuis l'adoption à l'automne 2008 du Grenelle 1, la donne a changé et l'on constate le développement d'un certain scepticisme dans les rangs de la majorité. Le débat a été relancé fin mars par un rapport de la commission des Affaires économiques, présidée par Patrick Ollier, qui s'est prononcé pour un développement réglementé, contrôlé et contingenté de l'éolien. La commission a émis des recommandations qui font l'objet d'amendements à la loi Grenelle 2 et qui fixent des contraintes de puissance et de classement géographique. De même les fermes éoliennes seraient soumises au régime des installations classées pour la protection de l'environnement afin d'éviter une dissémination anarchique sur le territoire et limiter les installations isolées. Le souhait est-il de faire tomber les éoliennes aux oubliettes ?

4.    Suite à la Grèce, serait-ce le tour de l’Espagne et du Portugal, et après…

Pas de répit pour les gouvernements de la zone euro. Les marchés financiers continuent à douter de l'utilité de l'aide de 110 milliards d'euros octroyée à la Grèce pour lui éviter un défaut de paiement. Mais ils ont désormais décidé de s'attaquer à l'Espagne et au Portugal, les deux autres maillons faibles du "club euro". Ils ne sont pas convaincus que les pays de l'Union européenne soient capables de maîtriser la gestion de la dette des principaux pays membres. Les investisseurs spéculent sur une incapacité de l'Espagne et du Portugal à rembourser leur dette et toute rumeur est dramatique pour ces deux pays. Les bourses mondiales ont une nouvelle fois "dévissées" en raison d'un regain d'inquiétudes et des rumeurs sur une nouvelle dégradation de la note de l'Espagne par les agences de notation et une éventuelle demande d'aide de Madrid auprès du Fonds monétaire international. La bourse de Paris n'a pas échappé à cette tendance. N'y aurait-il pas un risque de contagion à d'autres pays de la zone euro ?

5.   Grèce : 110 milliards d’euros d’aide, mais de grands sacrifices demandés.

Le Premier ministre grec a besoin de pouvoir emprunter 60 milliards d'euros par an sur trois ans. Les ministres des Finances de la zone euro et le FMI ont décidé dimanche de déclencher un mécanisme d'aide sans précédent de 110 milliards d'euros sur trois ans à la Grèce. S'il s’agit du plan de sauvetage le plus important jamais mis en place dans l’histoire récente pour un pays en difficulté financière, en échange le gouvernement grec a accepté d’appliquer une des plus importante cure d’austérité à son pays qui passera par de douloureux sacrifices pour la population. Mais le déclenchement de la crise remonte à plus de six mois, lorsque le gouvernement grec a relevé brutalement sa prévision de déficit public pour 2009 à près de 13%, soit le double de sa précédente estimation. Les Européens ont tardé à se décider à aider la cigale Grecque, notamment en raison des réticences de la fourmi Allemande confrontée à une opinion publique hostile et en pleine campagne électorale pour d’importantes élections régionales. Parmi les principales mesures réclamées par le Fonds monétaire international, la Grèce devra notamment relever la TVA qui devrait passer de 21 à 23%, supprimer les 13ème et 14ème mois de salaire dans la fonction publique. Le pays est-il prêt à assumer cette terrible cure d'austérité ? La grande centrale syndicale de la fonction publique grecque, Adedy, a indiqué que les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement socialiste "conduisent à la paupérisation de la société" et "rendent les riches plus riches et les pauvres plus pauvres". Elles se traduisent, d'après elle, par "une baisse des revenus des fonctionnaires et des retraités allant jusqu'à 35%". Quant à la population, on saura très vite comment elle réagit et la grande grève de mercredi semble indiquer que cela n'est pas le cas mais les grecs ont-ils le choix ? Que feraient les autres pays d’Europe s’ils étaient confrontés à une telle situation ?

6.   Une telle situation pourrait-elle arriver à la France ?

Certes nos dirigeants politiques, syndicaux et même économiques multiplient les informations pour nous rappeler que la France ne peut pas être confrontée à ce type de situation puisque nous avons une "signature" qui est reconnue sur les marchés et que nous empruntons à des taux faibles. Pas plus tard que la semaine dernière, l'Espagne était notée triple A, c'est-à-dire excellent par les agences de notation. Nous voyons ce qu'il en est aujourd'hui. Alors mesdames et messieurs les politiques de droite et surtout de gauche, syndicalistes de tout bords et hommes et femmes de la fonction publique, soyez dignes et responsables, cessez de faire croire que notre déficit abyssal ne représente aucun risque. Françaises et Français, cessez de vous arc-bouter sur vos avantages acquis. Arrêtez de croire que vous êtes les plus malheureux de la terre. Pour une fois soyez honnêtes avec vous même et ne continuez plus à scier la branche sur laquelle vous êtes assis. La crise ne s'arrête pas à nos frontières. Certes des efforts doivent être faits pour aider les plus pauvres, mais une très grande majorité d'entre nous doit accepter quelques sacrifices pour sauver notre avenir, notre retraite et l’avenir des générations futures.

 

Henri Pauvert.

 

 
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