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Publié par Edouard Boulogne

 


 

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1.  La valse des étiquettes.

Après l’essence, les assurances et le tabac, la liste s’allonge avec la hausse de la consultation chez le médecin généraliste, des loyers, du mètre carré, l’augmentation des billets de TGV, des abonnements téléphoniques et enfin cerise sur le gâteau la hausse sans limite du gaz. En quelques mois, nous avons vu des postes importants de dépense s’alourdir alors que les salaires ne bougent pas. Et ce n’est pas fini car la grande distribution va augmenter ses prix en moyenne de 2% avec des disparités importantes. Les matières premières agricoles s’envolent et obligent les industriels du secteur à augmenter leurs prix. Cette valse des étiquettes va alimenter l’inflation et entrainer des revendications salariales surtout qu’en même temps les bénéfices des grandes entreprises du CAC40 restent confortables. Tout cela n’est pas bon pour le pouvoir d’achat et donc la reprise économique. Les gouvernements devront veiller au grain pour que les prix ne s’envolent pas.

2.  Peut-on abandonner le nucléaire ?

Selon un sondage OpinionWay, basé sur les réponses d’un échantillon de 1001 personnes, près de la moitié de la population se dit inquiete d’un possible passage du nuage provoqué par l’accident de Fukushima et des risques de contamination découlant de la situation au Japon. Bien évidemment les antinucléaires y trouvent un hochet oubliant que la production d’électricité est à près de quatre-vingt pour cent nucléaire. Mais dans ce même sondage, plus de la moitié des sondés disent que le pays ne peut pas abandonner ce mode de production. Certes quatre-vingt pour cent d’électricité nucléaire c’est énorme, mais comment faire dans notre société du tout électrique ? Les Français sont-ils prêts à payer l’électricité plus chère ou à retourner à la bougie et au poêle à bois. Le gros problème est le manque de confiance de la population qui se défie du gouvernement et des entreprises EDF et Areva qui ne sont guère jugées dignes de confiance. Aussi est-il indispensable de redevenir digne de confiance et de trouver un moyen pour être moins dépendant du nucléaire, du pétrole et des autres énergies en étant moins gourmands dans nos besoins électriques.

3.  Les Bonus des banquiers.

Les banquiers vont encore toucher des bonus confortables ce qui correspond à la part de leur rémunération variable calculée sur les performances de l’année 2010. Certes ces bonus sont versés sur la base d’objectifs atteints, mais les sommes affectées à cette partie variables ne sont-elles pas trop élevées bien qu’aussi dues aux excellents résultats des banques. Les bons résultats des banques contrastent avec la mauvaise santé des pays. Les banques empruntent à des taux voisins de zéro pour ensuite prêter aux Etats qui doivent financer leurs dettes à des taux de quatre pour cent ! Ainsi ''c’est tout bénéfice'' pour les banques qui ont une sorte de rente puisque le risque est très faible : ce sont nos impôts qui payent les profits des banques et donc les bonus ! Ne serait-il pas normal de faire payer aux banques un impôt prenant en compte cette donnée ?

4.  Les Français ne dorment pas suffisamment.

Nous manquons de sommeil. Un sondage BVA montre que deux Français sur dix somnolent trois fois par semaine. Il est important de se rappeler que dormir moins de six heures par nuit peut augmenter les risques d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, de diabète et d’accidents automobiles. Aussi est-il important de se souvenir qu’il existe des règles simples pour bien dormir. Il est important d’avoir une bonne hygiène de vie avec un coucher, le plus souvent possible, à la même heure. Il faut aussi éviter les excitants comme le café ou le thé après quinze heures. Si l’alcool a une action sédative, il favorise l’instabilité du sommeil. De même, le tabac qui est un stimulant, a tendance à retarder l’endormissement. Les spécialistes incitent aussi à éviter le travail intellectuel avant le coucher car il empêche de bien dormir. Enfin, un sieste d’une demi-heure à la mi-journée est un bon moyen d’éviter un déficit de sommeil et permet de réguler ses cycles.

5.  Le déficit de la SNCF est-il imputable à 1 mauvaise gestion ?

La SNCF coûte au contribuable environ 10 milliards d'euros par an. Est-elle totalement responsable de ce gouffre financier ? Pas complètement, mais... Les dysfonctionnements des trains bondés, bloqués, retardés, sales, en grève, vides, sont évidemment très pénalisants pour les usagers, mais ce sont aussi des arbres qui cachent la forêt. En effet les dépenses de l’entreprise s'élèvent à plus de 20 milliards d'euros par an, dont 9 milliards d’euros pour les salaires, alors que les recettes payées par les usagers se montent à 10 milliards d'euros. D’où vient ce trou ? La SNCF est cogérée en très grande partie par des anciens élèves de Polytechnique et de l’ENA ainsi que par la CGT, syndicat bien connu pour sa « gestion rigoureuse ». Ce mélange des genres n'est certes pas un modèle de gestion, loin s’en faut ! A cela il faut ajouter des rigidités, des salaires élevés, un temps de travail réduit, et bien d’autres facteurs. Le déficit annuel est donc financé par le contribuable ou plus exactement par l'augmentation de la dette publique. Mais la SNCF a aussi des atouts, car il y a aussi beaucoup de dévouement et d'intelligence qui sont mobilisés pour faire de cette entreprise un modèle technologique. Le fond du problème se retrouve dans le fait que le rail est une technologie qui coûte très cher et qui consomme à la fois de la recherche et développements, du capital et beaucoup de travail. Lorsque l’on analyse le coût du rail dans d’autres pays d’Europe et dans le reste du monde, on s’aperçoit que la gestion de la SNCF n’est pas la seule source de toutes ses difficultés. En effet, la source de ses maux, comme partout, se trouve dans le fer lui-même car le développement de la technologie est très souvent en retard. Alors, demander à ce que la SNCF double le trafic ferroviaire avec des trains de meilleure qualité et un réseau important sans maintenir les subventions au rail, c’est demander à des polytechniciens de réaliser la quadrature du cercle, ce qui est impossible et condamner l’entreprise à l'échec. Que faire : augmenter le nombre de camions sur les routes et l’on se retrouve en conflit avec les écologistes et c’est une mauvaise solution. Il faut revoir notre modèle de développement économique mais, comme toujours, sommes-nous prêts à accepter une baisse de notre niveau de vie, une remise en cause de notre modèle et de nos avantages ?

6.  Le FN et son projet économique.

Marine Le Pen ne cesse de claironner sur les ondes que ''le vote FN n'est plus exclusivement un vote de protestation mais bel et bien un vote d'adhésion''. Or ce n'est pas encore vraiment le cas, surtout quand on se réfère au domaine économique. Aucune des grandes propositions du Front national n'est soutenue par une majorité de Français : la rupture avec l’Europe auraient des conséquences infiniment dommageables pour la France et pour nous. De même le retour au franc entrainerait une dévaluation importante de la monnaie et donc une perte significative de notre pouvoir d’achat. Cependant si une majorité de Français désapprouve ces propositions elle continue à penser qu’il est devenu un parti comme les autres et c'est probablement le meilleur angle d'attaque pour les partis de gouvernement. L’électorat est plutôt séduit par les autres propositions du Front national et se dit d’accord pour ''rétablir le contrôle des frontières intérieure de l'Europe'', pour ''réserver les aides sociales et les allocations familiales aux seuls Français'' ou encore pour ''supprimer le regroupement familial'' des migrants. De même Marine Le Pen a largement réussi à dé-diaboliser son parti qui a gagné en respectabilité dans les classes populaires et n’est plus vu comme une formation d'extrême droite. Mais elle n’a pas réussi à crédibiliser autant qu'elle le voudrait le discours du FN, surtout sur le plan économique aussi cela devrait être un angle d’attaque à retenir par la majorité présidentielle puisque, fait aggravant, les deux mesures phares n'emportent pas l'adhésion d'une majorité de sympathisants du FN !

 

Henri Pauvert.

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