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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.





1.  Le tri sélectif : La France peut mieux faire.
 

L’Ademe, Agence pour le Développement et la Maitrise de l’Energie, a analysé et classé par origine le contenu des bennes à ordures d’une centaine de collectivités locales représentatives. De très nombreux efforts restent à faire bien que le gouvernement et les collectivités aient largement communiqué sur la nécessité de préserver les matières premières pour éviter le gaspillage. Chaque Français jette pas moins de sept kilos d’aliments encore emballés et non consommés chaque année ! De même nos déchets putrescibles pèsent encore 125 kilos, soit un tiers du total des ordures ménagères. Les experts de l’Ademe estiment que nous pourrions éviter de jeter environ 150 kilos de déchets par personne et par an si nous avions une meilleure pratique de la gestion de nos déchets. De même une meilleure utilisation des bacs de tri pour le verre permettrait d’économiser 500 kilos d’émission de CO² par an. En effet 20 kilos de verre ne sont toujours pas correctement orientés vers les bacs de tri. Quelques points positifs sont à noter : La mise en place des collectes sélectives a permis de diviser par deux la quantité des emballages, revues, magazines et autres journaux jetés dans les poubelles. Alors, encore un petit effort !


2. 
Saisie record de faux euros.


La force d’une devise ne se voit pas seulement sur les marchés des changes mais aussi dans la peine que se donnent les faux-monnayeurs pour la copier. Sur les six premiers mois de 2009, plus de 400.000 faux billets ont été retirés de la circulation, ce qui représente une augmentation de 17% par rapport au second semestre de 2008. Les faux billets ne représentent qu’une part infinitésimale, trois millièmes, du nombre de coupures authentiques en circulation. Pour se prémunir de la désagréable sensation d’avoir des faux-billets en poche, la BCE, Banque Centrale Européenne, rappelle que la méthode la plus simple pour reconnaitre les billets authentiques, est ce que l’on peut appeler le "TRI", Toucher-Regarder-Incliner : Toucher la texture. Regarder l’hologramme. Incliner le billet pour vérifier le filigrane. Le TRI, c’est simple, ce n’est pas cher, cela peut rapporter gros et cela permet d’éviter de se faire flouer.


3. 
Les Français souhaitent un capitalisme plus encadré.


Si pas loin d’un tiers de nos compatriotes considèrent qu’il faut changer de système, surtout avec les derniers excès révélés par la presse, la majorité des Français continue à être persuadé que le capitalisme est le moins mauvais des systèmes économiques. Cependant, ils aspirent à davantage de règles et de contrôles. Il y a un doute assez fort à l’égard d’un système qui a fait la démonstration qu’il était aussi capable de générer les pires excès. Il y a une demande forte des Français en faveur d’une régulation de l’État avec une plus forte réglementation et un plus grand contrôle sur les banques, les fonds d’investissement et les fonds de pension. Nombreux sont ceux qui souhaitent un plafonnement des rémunérations des dirigeants des banques et la suppression des parachutes dorés en cas de mauvais résultats. De même nombreux sont ceux qui se prononcent en faveur de la lutte contre les paradis fiscaux et l’incitation des entreprises à fixer des objectifs de rentabilité moins élevés. D’une manière globale, nos concitoyens souhaitent que nos politiques mettent leurs discours en actes afin d’éviter une rupture entre les dirigeants et la population.


4. 
La presse écrite doit se réinventer.


Dans le monde entier, le modèle des éditeurs de journaux est à bout de souffle. Il est urgent d’imaginer un nouveau modèle ou le papier et Internet pourraient cohabiter dans une équation financière acceptable et viable. La crise est le révélateur important d’un système qui est, depuis de nombreuses années, voué à disparaitre. Avec la crise, la baisse brutale du marché publicitaire a des effets dévastateurs sur la presse écrite tant en volume qu’en valeur. La presse magazine n’échappe pas à ces difficultés. Partout, les sociétés d’édition n’échappent pas aux plans de réduction d’effectifs de même qu’aux diminutions de coûts. Même dans les journaux gratuits on retrouve ces problèmes puisque financés par les seuls annonceurs. La France, bien entendu, n’échappe pas à ces problèmes car elle est en crise depuis plusieurs décennies. Comment redonner à la presse écrite mondiale une perspective d’avenir en mettant en place un nouveau modèle économique ? De plus en plus d’éditeurs pensent que la solution à ces problèmes pourrait résider dans la fin de la gratuité des "contenus en ligne". Mais comment faire payer les internautes ? Par ailleurs, l’extraordinaire succès de l’iPhone d’Apple, inspire quelques éditeurs américains, mais les applications développées restent loin derrière les jeux et autres programmes pratiques. Un autre phénomène qui captive l’attention des patrons de presse, c’est la messagerie instantanée Twitter qui se développe sur les téléphones mobiles. Mais ce media numérique a montré des limites par avec l’interruption de son service pendant plusieurs heures à cause d’une attaque informatique.
 

5.  Premiers ratés de la flexsécurité.


La "flexsécurité" est fréquemment employée pour désigner un système social qui conjugue une plus grande facilité de licenciement pour les entreprises et la l’attribution d’indemnités plus longues et plus importantes pour les salariés licenciés. Elle est très développée dans les pays scandinaves. C’est ainsi qu’il y a un an et demi, le patronat et des syndicats français ont paraphé un accord sur la modernisation du marché du travail qui offrait aux entreprises une plus grande flexibilité dans le licenciement avec la création de la "rupture conventionnelle" avec le relèvement du montant minimal des indemnités de licenciement, la continuité de la couverture santé et prévoyance de l’entreprise. Mais il semble que plusieurs points cruciaux pour les salariés comme pour les entreprises n’ont toujours pas été précisés. Or ce type de rupture conventionnelle fait fureur auprès de certains DRH. Alors, attention !!


6. 
L’ordinateur ultraportable : Le notebook.


Le notebook, aussi appelé netbook, est un mini ordinateur portable de très petite taille, entre 9 et 25 cm de diagonale maximum qui a des performances plus faibles qu'un ultraportable classique mais qui est vendu à bas prix. Si vous avez besoin d’un ordinateur mobile que vous utiliserez principalement pour la bureautique et Internet, il n’est pas nécessaire que vous vous encombriez d’un modèle très puissant et hors de prix. La nouvelle génération d’ultraportables fait tout à fait l’affaire. Pour un prix très compétitif, ils vous permettent d’utiliser le wifi, une caméra, un micro et le tout avec un disque dur d’une capacité supérieure à 120 giga octets, une autonomie minimum de 5 heures et un "mini-poids" à peine supérieur à un kilogramme : une paille !


7. 
Moins de TVA dans la restauration pour quoi faire ?


Après des années de blocage au niveau européen, le gouvernement français a enfin obtenu, il y déjà quelques mois, la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration. Les engagements données par les restaurateurs restent cependant lettre morte. Le gouvernement n’a que ses yeux pour pleurer un manque à gagner de 2,5 millions d’euros de recette fiscale ! Qui n’est pas allé au restaurant pour constater la baisse de quelques plats, ceux pour lesquels on ne se déplace pour une sortie. La profession ne tiendra vraisemblablement pas non plus ses engagements de revaloriser les salaires des employés ni de création de nouveaux postes. Alors il est difficile pour les clients contribuables que nous sommes de ne pas trouver l’addition trop salée !


Henri Pauvert.

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