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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1.   
Vous parlerez bientôt à votre voiture et elle vous comprendra, enfin presque.

La voiture de Mickael Knight dans le feuilleton K2000 était dotée du langage et comprenait tout ce qu'on lui disait. C’était une fiction mais peu à peu elle est rattrapée par la réalité car les systèmes d'électronique embarquée font des progrès en reconnaissance vocale. Le premier avantage de la reconnaissance vocale, c'est l'amélioration de la sécurité en voiture. Les constructeurs et les équipementiers ont développé de nouveaux systèmes intégrés dans les appareils ou directement sur la voiture pour simplifier, sans quitter la route des yeux, l'utilisation d’appareils, comme le GPS, le téléphone ou la radio. La reconnaissance vocale permet de s'affranchir des contraintes, et offrent la possibilité d'une utilisation totalement vocale du téléphone. Il suffit alors de prononcer le nom de son correspondant pour que le système aille chercher et composer le bon numéro. De même, il est possible de dicter à haute voix un numéro de téléphone et même un SMS. Selon le même principe, la nouvelle génération de GPS fonctionne désormais avec le langage naturel. Il suffit de dicter son adresse, et le GPS comprend et enregistre la destination avec une confirmation vocale. On peut aussi piloter la radio en langage naturel avec, à la demande, la réception d’informations sélectionnées. Certes, ce n’est pas demain que, comme KITT la Pontiac dans K2000, votre voiture viendra vous chercher mais votre future voiture saura vous simplifier la vie grâce au langage vocal, ce qui n'est pas si mal !

2.  Doit-on parler de crise économique ou d’opportunité de nouvelle civilisation ?

Le XXème siècle a été celui des deux guerres mondiales mais aussi d’un formidable développement économique et technologique. Le XXIème siècle a débuté avec une crise sans précédent que l’on ne peut pas seulement attribuer à la gestion économique et financière de notre planète. Les origines profondes de cette crise ne sont-elles pas aussi culturelles voir spirituelles ? Le mot latin "fides" qui veut dite confiance est à l’origine du mot finance mais aussi du mot foi. La crise économique et financière que nous vivons peut donc être assimilée à une crise de la foi, une crise culturelle, de civilisation et donc pourquoi pas à une crise spirituelle. De nos jours, seul l’argent compte et on en fait une finalité. Il suffit pour cela de voir de quoi les médias parlent : Les bonus des traders, le salaire des grands patrons, la rémunération abyssale des sportifs et j’en passe... L’argent est plus que le seul moyen de vivre. Il n’est plus seulement nécessaire car nous sommes dans une démesure totale. Un million, deux millions, dix millions, et encore plus : les smicards, les employés ou les cadres moyens, les jeunes qui débutent ne comprennent rien et nous vivons dans un vertige de besoins permanents. La publicité nous incite à dépenser encore plus et nos besoins d’hyperconsommation nous entrainent dans une sorte de toxicomanie du toujours plus. Pourquoi seuls quelques uns auraient la capacité à gagner toujours plus ? Certes chacun, en fonction de ses responsabilités et de ses capacités, doit avoir la possibilité de vivre correctement. Loin de moi l’idée de montrer du doigt celui-ci plutôt que celui-là. Mais tout de même, comment expliquer un tel décalage entre les bas salaires de millions de personnes et les millions d’euros de quelques dizaines de personnes ! Alors, crise ou transformation de notre civilisation ? Il va falloir accepter de perdre un peu pour permettre aux populations des pays émergeants d’avoir un peu plus. Nous devons apprendre à grandir intérieurement et partager le solde des richesses que nous avons gaspillées au XXème en faisant croire qu’elles étaient illimitées. Nous devons cesser de croire que la situation des pauvres doit s’améliorer sans que soit touché "notre pactole". Je maintiens que le "gâteau" des biens disponibles n’est pas extensible à l’infini et que nous devrons réviser à la baisse nos besoins et l’utilisation que nous faisons des biens qui se raréfient. A ce jour, le monde politique et les medias se sont contentés de trouver des réponses conjoncturelles aux problèmes et d’expliquer les raisons de la crise. Il est indispensable de passer à des changements structurels de nos sociétés en prenant en compte la nécessité d’une réduction des inégalités de revenus, pas seulement intra-sociétés mais pour les plus démunis de la planète. Il est important de revoir nos rapports à la nature qui se traduisent par une crise climatique et une crise de la biodiversité et qui nécessitent la recherche d’une limitation des gaspillages. Souhaitons que la crise soit une opportunité pour que nous acceptions les changements indispensables à la poursuite d’un développement plus harmonieux de tous.

3.  Un déficit budgétaire de 149 milliards d'euros en 2010 !

L’Etat va devoir décaisser 35 milliards d'euros pour les investissements d'avenir en 2010 ce qui entrainera un déficit budgétaire de 149,2 milliards d'euros, après les 138 milliards de 2009 ! Le déficit public, selon les règles du traité de Maastricht devrait s'établir à 8,2% du PIB en 2010 contre 7,9% prévu en 2009 et 3% selon la règle. Ce nouveau record est en total contradiction avec les règles du traité. Mais comme nous ne sommes pas prêts à réduire nos avantages, le gouvernement est obligé de tenir compte de notre égoïsme. Quand comprends-nous que le monde a changé !!

4.  Reprise des investissements informatiques en 2010 ?

L’année 2010 devrait être propice aux investissements informatiques, particulièrement en Europe, qui profitera de la chute du dollar face à l’euro. Les dépenses informatiques pourraient dépasser 1.600 milliards de dollars, soit une hausse de plus de 8% par rapport à l’année 2009. L’essentiel des investissements se ferait grâce à l’adoption de nouvelles technologies comme le "Cloud Computing", les services virtuels ou de stockages et les communications unifiées. Les investissements devraient se poursuivre tout au long de la décennie.

5.  L'électricité verte est un luxe dont on pourrait se passer !

La volonté politique européenne d'atteindre un objectif de 20% d'énergies renouvelables à l'horizon 2020 a entrainé la mise en place de systèmes de subventions importantes car ces énergies sont très coûteuses à produire. En France, le prix de rachat garanti, relativement élevé, que doit payer EDF aux producteurs fait que ces énergies renouvelables sont revendues aux particuliers et aux entreprises dans le réseau au prix de base, ce qui génère un gain significatif pour les producteurs mais un coût important pour l'opérateur historique. C'est le consommateur, par le biais de la contribution au service public de l'électricité, qui paye le surcoût lié à la production des énergies éoliennes et solaires. Cela représente environ 4,5 euros par mégawatheure sur la facture ! L’énergie verte est donc un luxe dont la France pourrait se dispenser car elle n'a pas besoin d'énergie solaire ou éolienne. L’énergie solaire ne fonctionne que l'été alors que notre pays a besoin de nouvelles centrales à gaz ou au charbon qui permettrait de supporter les pics de consommation pendant les périodes de grand froid comme celles que nous connaissons actuellement.

6.   Que sont devenus les patrons débarqués.

Ils avaient gravi tous les échelons et avaient été contraints de quitter les grandes entreprises emblématiques qu'ils dirigeaient. Ils ont tous plus ou moins tourné la page et ont retrouvé une activité. Certains sont dirigeants dans un autre groupe. D’autres ont créé leur société de conseil. Quelques uns écrivent, participent à plusieurs conseils d'administration. Mais aucun n’est au chômage…


Henri Pauvert.

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