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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 

 

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1.     L'impact de la décentralisation sur les frais de personnels.

A la suite du transfert de compétences intervenues en 2004, les dépenses de fonctionnement des régions ont augmenté de plus de 55% en métropole. Cet emballement est principalement liée à une augmentation sans précédent des effectifs. Le nombre des agents est aujourd'hui de plus de 57.000 soit une augmentation de près de 500%. Certes, selon les régions, ce phénomène serait imputable essentiellement au transfert des personnels techniques, les TOS, mais il faut aussi reconnaître que les régions socialistes ont eu à cœur de ''mieux faire'' que l'Etat en investissant fortement. Ces investissements ont été, très souvent, moins importants que l'augmentation des dépenses de fonctionnement. Ainsi en 2009, les investissements n'ont représenté qu'un tiers du volume du budget. De plus certains des investissements n'ont servi qu'à aider d'autres collectivités locales à s'équiper ou à cofinancer des grands chantiers.

2.   Des radars en zones non dangereuses !

Une nouvelle fois, les radars font l'actualité car, selon une enquête d'Auto Plus, lorsque l'on superpose la carte des radars et celle des lieux accidentogènes, deux tiers des cabines automatiques seraient implantées en zone non dangereuse ! Ce n'est plus un mystère car après des années de baisse ininterrompue, les chiffres de mortalité restent stables. Les faiblesses et les dérives du système montre, de plus en plus, qu'il ne vise plus à développer la sécurité routière. Les automobilistes ont, depuis bien longtemps, la nette impression de se faire flasher sur des sections routières peu soumises aux accidents et donc qui permettent de remplir les caisses de l'Etat ainsi que celles des autos écoles ! Qui n'a jamais perdu de points pour quelques petits km/h au-dessus de la vitesse autorisée sur une autoroute quasi vide ou sur une nationale déserte ! Encore une fois si je trouve normal d'avoir une amende pour excès de vitesse, je constate qu'il est profondément choquant de se voir offrir la possibilité d'une réduction de la pénalité si on paye dans des délais réduits, alors que l'on est obligatoirement "taxé" d'une perte de point. Après tout on ne devrait pas passer plus de temps à surveiller son compteur qu'à regarder la circulation, avec tous les risques liés à cet état de fait !

3.   Evolution des risques informatiques.

Comme chaque année, les États-Unis se placent sur la plus haute marche du podium en étant à l’origine de 19% des spams, chevaux de Troie, opérations de phishing ou escroqueries en tout genre de même que toutes les autres attaques en ligne qui sévissent sur le Net. En seconde place on trouve la Chine puis vient le Brésil, l’Allemagne et l’Inde. Dans le camp des victimes, les entreprises sont à l’honneur et outre les désormais classiques chevaux de Troie et autres programmes malveillants, elles doivent de plus en plus se prémunir contre des tentatives d’intrusion basées sur l’usurpation d’identité. Le développement des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Viadeo, qui sont de plus en plus utilisés par des professionnels, tend à faciliter le travail des pirates qui sont à l’affut de nouvelles identités pour pénétrer les systèmes informatique des entreprises. L'utilisateur lambda n'est pas oublié et doit faire encore plus attention que les entreprises car il n’a pas toujours les bons antivirus à jour et les pare-feux nécessaires pour éviter les failles techniques des systèmes d’exploitation.

4.   Salaires des patrons.

Depuis 2005, la rémunération des patrons du CAC 40 marque le pas en moyenne. Mais les "stars de la cote" ne sont pas les seuls à s'imposer la modération salariale : la majorité des patrons de PME acceptent de ne pas augmenter leurs salaires. C'est dans les activités financières que les dirigeants d'entreprise gagnent le mieux leur vie. En moyenne, les salaires des chefs d'entreprises ont baissé entre 2004 et 2005, alors que sur la même période ceux des cadres ont profité de substantielles augmentations. Les patrons de PME ne comptent pas leurs heures et n’ont pas, le plus souvent, de cadres supérieurs pour les soutenir dans leurs décisions comme c'est le cas dans les grands groupes.

5.   Raccourcir les vacances d'été, bonne ou mauvaise idée ?

L’idée de raccourcir les vacances scolaires d’été de quinze jours n’est pas nouvelle. Si elle ne fait pas débat du point de vue éducatif, elle n’est pas simple à mettre en œuvre car elle a un impact direct sur l’industrie du tourisme et sur la vie des gens. La réduction des vacances aurait de nombreux avantages dont la diminution des vacances estivales et l'allégement des journées des écoliers français qui sont déjà très lourdes. En effet les élèves suivent pas loin de sept heures de cours par jour, alors que l’on devrait plutôt se situer autour de quatre ou cinq heures pour que le temps effectif soit rentable. Un nouveau sujet de discorde car il ne faut pas oublier que l'on devra surtout convaincre le ''mammouth'' de l'éducation nationale. Cependant si l'intérêt des enfants reste le plus important  à court terme, il reste me moins rentable économiquement. Mais il ne faut pas oublier qu'à long terme, les élevés d'aujourd'hui sont les les salariés de demain...

6.   Comment économiser plus de 35 milliards d'euros !

La Cour des comptes, dans son rapport sur l'exécution du budget 2009 a identifié plus de 500 niches fiscales. Certaines permettent aux particuliers de réduire de façon substantielle leurs impôts, d'autres concernent plus particulièrement les entreprises moyennes mais aussi les grands groupes. Globalement, ces niches ont représenté un manque à gagner de 75 milliards d'euros pour l'Etat en 2009. Quinze d'entre elles représentent près de la moitié de cette somme. On y trouve la TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation dans le bâtiment, la fourniture de logements dans les hôtels et la restauration ; le crédit d'impôt recherche, celui pour l'emploi de salarié à domicile et pour les intérêts d'emprunts immobilier ; la prime pour l'emploi ; l'exonération des produits d'assurance-vie ; l'abattement de 10% sur les pensions et retraites ; le crédit pour les dépenses d'économie d'énergie dans l'habitation principale ; l'exonération de certains contrats d'assurance maladie complémentaire et de certaines prestations familiales ; la demi-part supplémentaire pour les parents célibataires qui vivent avec au moins un enfant à charge ; la réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile accordée aux chômeurs ; enfin l'exonération en faveur des handicapés et personnes âgées. Si l'on ne peut pas les mettre toutes sur le même plan, certaines pourraient sans doute être réduites ou supprimées dans des délais raisonnables.

7.  1/3 des français sont abonnés à Internet.

La France a franchit la barre des 20 millions d'abonnés à Internet au quatrième 2009. L'Observatoire des marchés des communications électroniques indique que la croissance des abonnés Internet se ralentit, mais le nombre de lignes dégroupées ne cesse de croître, Elle  s'élève aujourd'hui à 7,7 millions dont 6,4 millions pour des lignes totalement dégroupées et seulement 1,3 million de lignes partiellement dégroupées. Sans surprise, les accès haut débit constituent la quasi-totalité des accès et ceux pour l'Internet bas débit continuent de diminuer. Les revenus des opérateurs pour l'Internet sont en hausse constante et compensent largement les pertes du bas débit. le nombre d'abonnements aux services pour la télévision par ADSL progresse de manière exponentielle par rapport à la courbe des accès ADSL. Bientôt dix millions de foyers seront en mesure de profiter des bouquets de chaînes des opérateurs au travers des box.

 

Henri Pauvert.

 
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