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Publié par Edouard Boulogne

 

Chers lecteurs,

 

C'est une planche dessinée humoristique, qui, à mon avis, donne à penser, que je vous adresse ce matin.

La planche, en elle-même est très simple. Elle fera rire ou sourire certains, grincer des dents à d'autres. Je m'en réjouis ( pour les grincements ! ).

Mais le dessin m'a fait méditer. Il exprime assez bien la grande dérive des esprits en France, en l'an II de la « révolution hollandienne ».

Nous en sommes au grand décervelage des Français en vue de leur asservissement aux idéologies, à la mode, de la dénaturation de l'être humain, de la déconstruction de la pensée, et de la civilisation française.

Pour cette idéologie, il n'y a pas de nature humaine, il n'y a pas de modèle d'humanité ( modèle encore présent dans la pensée de la Renaissance, et de l'époque classique, et dans la pensée catholique – d'où l'acharnement contre l'Eglise catholique qui n'inquiète pas plus que cela les ignorants, et les niais – d'où le beau nom d'humanisme, aujourd'hui avili et détourné de son sens par les destructeurs nihilistes ).

Faux frères ennemis, Sartre et Michel Foucauld sont du même bord. Sartre disait qu'il n'y a pas de nature humaine, et que chaque homme doit inventer son chemin. Contre tout ordre transcendant. « Même si Dieu existe, je suis contre » disait-il. Et Michel Foucauld, dans les années 60 de l'autre siècle prétendait prouver, au moyen des sciences humaines, «  la mort de l'homme ».

L'un ( mais il en a beaucoup d'autres ) des moyens, actuellement, de la continuation du processus destructeur, déconstructeur, est cette idéologie du Gender, qui tâche, au moyen de l'école, et des médias aux ordres, de nier, par exemple toute spécificité à l'homme, et à la femme.

La virilité serait de part en part une construction sociale. De même pour la féminité. Dès lors devient justifiable sous l'appellation menteuse, et profondément perverse, de « mariage pour tous », la destruction de la famille.

C'est le rêve de tout Etat totalitaire de détruire la famille cette cellule de base de la société.

Nous n'avons ni père ni mère faisait-on déjà chanter dans les années 1930 aux enfants des jeunesses communistes. L'URSS avait créée les Komsomols, les jeunesses communistes, où dès le plus jeune âge on tentait de prendre possession de l'esprit des enfants pour construire la Révolution. Et les nazis faisaient de même avec leurs Jeunesses nazies, hitler-jügens, pour bâtir le Reich qui devait durer mille ans.

Depuis lors, on a progressé, grâce notamment aux progrès de la technique. Et les Goebbels, ou Staline ont été remplacés par des figures d'apparence beaucoup plus « cool », mais en réalité aussi nuisibles, des Peillon, ou des Naja-Belkacem!

Parodiant quelqu'un de justement célèbre je déclare que la résistance doit s'organiser, et que sa flamme ne doit pas s'éteindre, et ne s'éteindra pas. Avec des armes nouvelles, adaptées à la situation nouvelle.

Cela dit j'en reviens à ma planche humoristique. Regardez là attentivement. Par delà l'esprit caustique et blagueur qui l'inspire, tentez de voir ce qu'elle suppose et présuppose.

A moi elle a fait penser à un petit livre publié par David Rousset, en 1945, où ce résistant, venant d'être libéré d'un camp nazi d'où il avait, par miracle, été libéré, revenait sur son épouvantable expérience pour tenter d'en tirer les leçons. 

Rousset Univ Concentrationnaire

Egalement au livre de Philippe Pigalet : Les outils de la pensée, éduquer le sens critique. De cet ouvrage je vous livre une page riche en observations, sur le livre de Rousset, précisément, mais aussi pour comprendre l'opération en cours de destruction ( déconstruction ) de l'être humain, en vue de le rendre tout à fait ductile entre les mains des nouveaux Seigneurs, cools, tellement coools!

Je vous laisse en compagnie de ces deux documents, en vous souhaitant bonne méditation.

 

 

E.Boulogne. 

 

( I ) Pour Sourire : 

artfichier_431391_3380561_201401314710142.jpg

( II ) Pour réfléchir : 

 

David-Rousset-002.JPG

 


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Ch.Etzol 01/02/2014 01:41


Comme dans le  Système totalitaire ou  Les jours de notre mort, Alexandre Soljénitsyne
a décrit et analysé tous les rouages du système concentrationnaire et de sa destruction programmée de l'homme ( Le premier cercle, L'archipel du
goulag) . Dans une oeuvre peut-être moins connue publiée en 1977,une petite flamme dans la tourmente, il le décrit comme : 
"un système qui se charge d'écraser méthodiquement ce qu'il y a d'humain en l'homme", ce qui conduit l'écrivain et le résistant à s'inquièter souvent du
"déclin du courage",en Occident. 


Bien que les églises aient été fermées ultérieurement, il évoque cependant,dans une lettre au Patriarche Pimène le bienfait des heures passées dans sa jeunesse,à tant d'offices religieux et :
"cette empreinte originelle d'une fraicheur et d'une pureté extraordinaires que ne purent ensuite érodées ni les meules de la vie, ni les théories
intellectuelles." Alors si ce n'est pas trop long pour un commentaire, en cette avant-veille de la Présentation du Fils au temple, une Prière de Foi et d'Espérance :


Prière

Qu’il m’est aisé de vivre avec Toi, Seigneur !
Qu’il m’est léger de croire en Toi !
Quand mon esprit faiblit ou se perd dans l’incompréhensible,
quand les plus intelligents ne voient pas au-delà du soir qui tombe
et ignorent ce qu’il leur faudra faire demain,
Tu m’envoies d’en haut la claire certitude que Tu es
et que Tu agiras en sorte que toutes les voies du bien ne soient pas fermées.

Au sommet de la gloire terrestre, je me retrouve sur ce chemin
que je n’aurais jamais pu découvrir seul,
cet étonnant chemin qui, par-delà le désespoir,
m’a conduit là d’où j’ai pu transmettre à l’humanité le reflet de Ta lumière.
Et tant qu’il me faudra la refléter,
Tu m’en donneras le pouvoir.
Et tout ce dont je n’aurai pas le temps,
c’est que Tu l’auras confié à d’autres.
Alexandre SOLJÉNITSYNE.


 

Jean Derien 31/01/2014 16:44


C'est pourtant clair, non, que la pensée est la grande absente de notre ravissante époque de "valeurs" ! Il fut un temps où l'on disait - mais on dit tant de choses - que la pensée est la
frontière qui sépare l'homme de l'animal. Pascal - non pas Obispo, mais Blaise - comparait l'homme à un roseau pensant, misérable et chétive créature si faible dans l'univers, mais pensant. Dans
la pensée était sa force, sa digité et sa raison d'être. Eh ! bien nos copains socialos veulent, comme leurs homologuues cocos, nazis, khmers rouhes et nord-coréen (encore aujord'hui) anéantir
tout ça. Pourquoi faire ? Pour que Narcisse s'épanouisse dans une victoire qui devient de plus en plus facile dès lors que la pensée, la raison - et peut-être l'honneur et la vérité aussi -
valent mieux que les bonbons. EN attendant nous voici en train de devenir des animaux - de redevenir, dirait Darwin et La Fontaine approuverait Darwin en se désolant que l'évolution se fasse et
soit encouragée à aller dans ce sens-là, malheureusement écrit dans les probabilités les plus fâcheuses depuis l'origine du monde. D'après certains de mes maîtres à penser, la devise des
promoteurs de ce nouvel ordre intellectuel, moral, spirituel, social – et surtout animal – ce serait : "Non serviam". Toutefois, pour ce qui est d'asservir...