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Publié par Edouard Boulogne

Jospin-en-priere.jpg  ( Il ne faut jamais désespérer d'un homme. Ces lèvres qui esquissent une prière, ne s'adressent sûrement pas aux manes de Mitterrand, et ce regard extasié n'est pas fasciné par François Hollande. Prions pour Lyonnel, mes frères- et soeurs", Oyé! ). 




Un lecteur, M. Raoul Hala, rappelait, hier, l'existence de ce triste personnage que fut Georges Boudarel. ( Cf l'article précédent ).

Le plus triste c'est que Boudarel trouva chez les communistes et les « progressistes français » des alliés, et des alliés suffisamment puissants pour parvenir à éviter, au collabo, jusqu'à sa mort, la punition, et le déshonneur qu'il méritait.

C'est l'une des caractéristiques de la gauche idéologique française : le parti pris en faveur de tout ce qui peut abaisser notre pays, et le faire sortir de l'histoire.

Un homme de cette mouvance semble s'être démarqué de cette attitude honteuse, et méprisable, et c'est Lyonnel Jospin.

Jospin trouve rarement grâce aux yeux du Scrutateur. Raison de plus pour lui rendre justice.

Dans l'affaire Boudarel, JOSPIN se démarqua des traîtres. Nous aurions pu faire la même déclaration que lui, à quelques détails près. ( voir l'article ci-dessous ).

M Jospin serait-il sur un chemin de rédemption? Déjà, en plein accord avec sa compagne Sylviane Agazinski, il s'est démarqué nettement de l'idéologie nihiliste qui fut le nerf de la loi sur le mariage.

La position sur Boudarel montre qu'il y a déjà quelque temps que la « grâce » travaille cet ancien protestant.

Mais l'imprégnation socialiste est ancienne chez Lyonnel, et il conserve certaines mauvaises fréquentations. Les lecteurs chrétiens du Scrutateur feront donc une petite prière pour le salut de l'ancien premier ministre.

 

Le Scrutateur.

Mauvaise-frequentation-Lyonnel.jpg  ( Le salut ne pourra être obtenu sans prendre ses distances, aussi, avec de mauvaises fréquentations !!! ) . 



Boudarel, l’honneur de Jospin et le déshonneur de l’université Française.

 

 

http://hoplite.hautetfort.com/archive/2006/12/10/boudarel-l%E2%80%99honneur-de-jospin-et-le-deshonneur-de-l%E2%80%99universit.html

10/12/2006

Boudarel, l’honneur de Jospin et le déshonneur de l’université Française.

Tout récemment, un ami qui eut le triste privilège de réchapper des camps de la mort du Viet minh, pendant la guerre d’Indochine, après y avoir survécu 3 ans dans des conditions atroces, me remémora la réaction courageuse et isolée de Jospin lors de l’affaire Boudarel.

Durant la guerre d’Indochine, ce militant communiste et enseignant à Saigon, passé du coté du vietminh en 1950, devint notamment le commissaire politique du camp 113 en 1953.  Durant son année de « fonction », sur 320 prisonniers Français, ses compatriotes, 278 vont mourir de mauvais traitements et de torture physique et psychologique. Inculpé de trahison Georges Boudarel est condamné à mort par contumace en juin 1953.

Après les accords de Genève, Georges Boudarel de retour en France en 1966 après avoir bénéficié de la loi d'amnistie du 18 juin 1966, sera coopté au CNRS par ses amis communistes pour y préparer une thèse de troisième cycle d’histoire à l’université Paris VII Jussieu. Il devient maître de conférences à Jussieu et ses mêmes  amis  feront ensuite valider ses années « d’expérience » en Indochine pour favoriser sa carrière…

Le 13 février 1991, lors d'un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel Boudarel participe, il est apostrophé par Jean-Jacques Beucler (président du Comité d'entente des anciens d'Indochine, ancien secrétaire d'État à la défense puis aux anciens combattants de 1977 à 1978, ancien officier et prisonnier du camp N° 1 auTonkin) qui, au nom d'anciens prisonniers, exprime « son plus profond mépris » à l'historien. « Vous avez du sang sur les mains. Votre présence à cette tribune est indécente ».

Contre toute attente, articles et pétitions en faveur de Boudarel ne manquèrent pas dans le camp « progressiste » (Jean Lacouture, Pierre Vidal-Naquet, etc) et la justice  rejeta l ‘accusation de crime contre l’humanité portée par une association d’anciens combattants, au motif que les faits étaient couverts par la loi d’amnistie de 1966.

Seul ou presque à gauche, Lionel Jospin, alors ministre de l’EN, sauva l’honneur de son camp en déclarant que « si le choix de l’anticolonialiste était juste », il ne lui paraissait « pas indispensable pour autant de passer du coté de l’adversaire de notre pays, quoi qu’on en pense ». Jospin ajouta que « rien ne peut justifier qu’un intellectuel, qu’un professeur devienne un kapo dans un camp de prisonnier, dans un camp de concentration dans lequel ses propres compatriotes mouraient sous la torture et les mauvais traitements. Cet homme la ne mérite pas à mon sens de comité de soutien ».

Il est sans doute intéressant de constater qu’à la même époque un jeune chercheur nommé Reynald Secher, auteur d’une thèse iconoclaste sur les guerres Vendéennes (Le génocide franco-français), vit sa carrière détruite par le même milieu universitaire endogamique, dont les efficaces méthodes Staliniennes perdurent depuis l'aprés guerre .

 

Voir aussi : http://www.denistouret.net/textes/Daoudal.html 

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