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Publié par Edouard Boulogne

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L'idéologie qui préside aux actes et décisions de ceux qui nous gouvernent, aujourd'hui, les politiciens, mais aussi nombre d'intellectuels dits modernes, est une idéologie transgressive, une idéologie du refus. Plus précisément du refus de Dieu, et de toute transcendance. Du refus de tout ordre.

Dans Les frères Karamazov, peut-être son plus grand livre, Dostoïeski prête à l'un de ses personnages, Ivan Karamazov, athée radical, ce propos : « si Dieu n'existe pas, tout est permis ».

Dostoïevski, était croyant, chrétien russe orthodoxe.

Sartre lui, s'est voulu athée radical. Et même antithéiste «  même si Dieu existe, je suis contre ».

Refus, refus total.

C'est Sartre encore qui dans sa pièce de théâtre Les mouches, prête au personnage d'Oreste, symbole de l'homme en révolte contre toute vérité, toutes valeurs transcendantes qui, à ses yeux limiteraient sa liberté, ce propos ou Jupiter symbolise Dieu et la transcendance : « ORESTE -Étranger à moi-même, je sais. Hors nature, contre nature, sans excuse, sans autre recours qu'en moi. Mais je ne reviendrai pas sous ta loi: je suis condamné à n'avoir d'autre loi que la mienne. Je ne reviendrai pas à ta nature : mille chemins y sont tracés qui conduisent vers toi, mais je ne peux suivre que mon chemin. Car je suis un homme, Jupiter, et chaque homme doit inventer son chemin. La nature a horreur de l'homme, et toi, toi, souverain des Dieux, toi aussi tu as les hommes en horreur ». ( Jean-Paul Sartre, dans Les mouches ).

C'est cette idéologie là qui inspire nos dirigeants, nombre de nos enseignants, intellectuels, journalistes, à des degrés divers, il est vrai, d'apparente pertinence, ou de visible connerie.

 

Dans son livre L'univers concentrationnaire, l'écrivain David Rousset, qui réussit à survivre au camp nazi de Buchenwald, exprime, je résume, que « l'homme normal ne sait pas que tout est possible ».

L'homme ordinaire, disons qui vit dans des conditions sociales équilibrées, ( nous autres en France aujourd'hui, malgré nos tracas ), ne sait pas qu'il vit sur un volcan prêt à se réveiller à tout instant, et qu'il suffit de peu pour basculer dans un enfer sans nom.

A la fin de son roman La peste, Albert Camus, nous montre l'affreuse épidémie vaincue, la foule en liesse, qui délire de joie dans les rues d'Oran. Et, retirés sur un colline voisine, les personnalités héroïques qui ont tenu bon, et fait tenir bon à tous les autres, alors désespérés et suicidaires, dans l'excès du malheur qui les accablait. Ces hommes là, les « anormaux », se réjouissent aussi, mais dans la gravité. Ils savent nous dit Camus, qu'un jour, plus ou moins proche, plus ou moins lointain, le virus de la peste reviendra, qu'il ne meurt jamais, qu'il est seulement tapi quelque part en des abris discrets, et qu'à nouveau, un jour, il frappera. Un beau matin, les habitants de la ville trouveront à nouveau sur les pas de porte, dans les rues, dans le métro, les cadavres de rats morts, prémices de la catastrophe. Et nos « sages » se préparent déjà, solitaires, discrets, mais fervents, à faire face, encore.

 

La peste, dans l'œuvre de Camus, est une métaphore ( du nazisme, et de toute autre forme du mal ).

Je crois que l'idéologie qui frappe notre culture, dite moderne, est une des formes de la « peste ».

 

David Rousset l'avait bien dit «  tout est possible ». L'actualité nous le rappelle, même si notre insouciance, notre paresse, et notre lâcheté, nous poussent à n'y pas penser.

Sartre, et mai 68, sont, chacun à sa manière, les étendards du libertarisme sans frein qui ronge et qui dévore.

Quel est le programme du ministre de « l'éducation », Vincent Peillon? Extirper de la culture française, toute trace du christianisme, l'obsession de ces messieurs!

Extirper des consciences individuelles, toutes références au sacré, au divin, à tous ce qui pourrait leur permettre de juger, personnellement des valeurs de pacotille, ou d'esclavage, distillées par les médias propriétés de l'Etat ou de grands groupes financiers anonymes.

Les laisserons-nous faire?

Être libre, contrairement à la pensée de Sartre et des bobos, ce n'est pas faire n'importe quoi, au nom d'un prétendu droit à inventer ses propres valeurs. C'est choisir, entre plusieurs possibles, celui qui nous paraît le meilleur, après examen rationnel, et minutieux.

De plus en plus pourtant, c'est la pensée du n'importe quoi qui sévit. Pourquoi dès lors s'étonner de la montée du crime, et de l'immoralité la plus crasse?

Même la prohibition de l'inceste devient un thème de la « libération » dans l'idéologie bobo, qui prend la société pour son champ d'épandage.

Même un ethnologue ( acquis par formation et profession à la méthode comparative et relativiste ) comme Jean Cuisenier convient, à propos de l'interdit de l'inceste qu'il est une « règle universelle, et de ce fait naturelle à l'espèce humaine, qu'elle oblige, sous des modalités variées, les êtres humains à communiquer autrement que sous l'impulsion des instincts, qu'elle constitue, selon le mot de Lévi-Strauss, « la démarche fondamentale grâce à laquelle, par laquelle, mais surtout en laquelle s'accomplit le passage de la nature à la culture ».

 

Or voici l'article de presse que je découvre et vous livre :

 

Une mère de 40 ans enceinte de son propre fils s’apprête à l’épouser !

http://afriquequotidien.com/2013/09/05/une-mere-de-40-ans-enceinte-de-son-propre-fils-sapprete-a-lepouser/

 

 

HomeAu QuotidienUne mère de 40 ans enceinte de son propre fils s’a ...

 

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Une mère de 40 ans enceinte de son propre fils s’apprête à l’épouser !

Posted by: Franck Lucas , septembre 5, 2013

Une mère de 40 ans est prête à épouser son propre fils« Une mère de 40 ans est prête à épouser son propre fils. La femme et son fils prétendent s’aimer vraiment.

Et maintenant ils veulent conduire leur relation à un niveau supérieur en se mariant tout en sachant que la mère, Betty Mbereko est maintenant enceinte de six mois et attend un enfant de son fils qui sera son petit-enfant. Mbereko, 40 ans, est veuve depuis 12 ans et vit avec son fils de 23 ans Farai Mbereko.

Elle confirme qu’elle est enceinte de six mois et qu’elle a décidé qu’il est préférable d’épouser son fils parce qu’elle ne veut pas se marier avec les jeunes frères de son défunt mari dont elle la convoitise. Betty a sonné le tribunal des sages du village la semaine dernière quand elle a déclaré que l’affaire avec son fils avait commencé il y a plus de trois ans.

Elle a déclaré, qu’après avoir dépensé beaucoup d’argent pour envoyer Farai à l’école après la mort de son mari, elle a senti qu’elle avait le droit sur son argent qu’aucune autre femme. Le chef du village ,Nathan Muputirwa, en apprenant la nouvelle a déclaré ceci:

Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive dans notre village, Mashura chaiwo aya, (Il s’agit en effet d’un mauvais présage). Dans le passé, ils devaient être tués, mais aujourd’hui nous ne pouvons pas le faire parce que nous avons peur de la police.

Il leur a ordonné de rompre immédiatement leur relation ou de quitter son village. Ils ont choisi cette dernière option et ont depuis quitté le village pour une destination inconnue ».

 

On me dira peut-être qu'il s'agit d'un fait divers, d'un acte rare, qu'il ne faut pas monter en épingle.

On se rassure comme on peut. En fait, nous savons bien que D. Rousset a raison, et que tout est possible. Et j'ai eu a connaître en tant que professeur de cas dramatiques d'inceste entre parents et enfants, dans des milieux bourgeois.

Le virus n'est pas mort, et il n'est déjà plus tapi.

En 1971, dans la foulée de l'évènement « libérateur » de mai 68, tout le chambardement était préconisé comme libérateur des lois répressives de la société bourgeoise. Le-souffle-au-coeur.jpg

L'un des évènements de cette année là, fut la sortie d'un film de Louis Malle (metteur en scène de talent par ailleurs ) intitulé Le souffle au coeur. On y assitait entre autres choses, à l'accouplement d'un garçon de 14 ans et de sa mère, incarnée sur l'écran par l'actrice Léa Massari.

Ce film doit être, dans les jours qui viennent diffusé sur la chaine ARTE. En voici la bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=4by5kb9UE1A

 

Auteur de ces lignes, je ne me crois pas particulièrement moralisateur, et défenseur de conformisme établi. Chrétien ( catholique ) résolu, d'un christianisme qui tente de se penser, en philosophe que j'ai été professionnellement, et que je demeure dans l'âme, je ne me sens pas la vocation d'un pion de quelque « intégrisme », ou « progressisme » que ce soit.

 

Mais je rappelle le mot de Rousset «  tout est possible ». Je rappelle que l'homme est un être fragile. Que la société a besoin à sa tête de sages, d'hommes résolus et responsables, ceux dont parlait Camus.

 

Sauf à en prendre conscience, la société est appelée à vivre des jours sombres.

En Guadeloupe comme ailleurs, les assassinats quotidiens, notamment de tout jeunes gens, entre eux, pour des riens, la banalisation de consommation de drogues, la perte du sens des hiérarchies vitales, la paresse généralisée, notamment intellectuelle, sont des signes avant coureurs, des boutons de fièvre.

 

Chacun à son poste de combat.

 

Je m'efforce de tenir le mien, ici même, sur le terrain de l'analyse, et de l'exhortation.

 

Edouard Boulogne.






Dernières lignes du roman d'Albert Camus : La peste.

 

 

« Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans leschambres, les caves, les malles, les mouchoirs et lespaperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse ». 

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Chantal Etzol 14/09/2013 19:53


(Je l'envoie par les commentaires mais ce n'est pas obligatoire de le publier. Cela correspond à beaucoup d'idées que je rapproche les unes des autres depuis longtemps mais c'est
certainement trop long pout intéresser un lecteur du blog).


On n'imagine pas combien l'attitude exprimée par cette femme est fréquente chez des parents, de considérer leurs enfants comme un bien dont ils peuvent user à leur guise,et décider pour eux de
leur avenir. Si ce jeune homme accepte cette situation à l'âge de 23 ans, c'est qu'il est en quelque sorte prisonnier et"déjà mort" depuis longtemps.C'est manifestement un abus de pouvoir
parental qui peut conduire très précocément un adolescent à l'idée du suicide:la mort apparait préférable à un néant existentiel et relationnel. Un tel exemple de possession était
rendu dans un film de Mishima où un jeune homme était réduit à néant par une femme qui, en lui disant "je t'aime", plaçait un miroir devant lui pour voir son propre reflet. C'est une forme de
narcissisme .L'angoisse alors ne vient pas de la mort,mais d'un sentiment d'abandon de soi car jamais on n'est encouragé et aimé pour ce qu'on est mais on n'existe que pour
satisfaire la volonté (ou le plaisir) de l'autre.Et lorsqu'on a atteint le but exigé, on est privé de la satisfaction qu'il pourrait apporter et un nouveau but est ajouté;toujours des exigences
et toujours plus fortes; cela ne finit jamais et il n'est jamais question de confiance, mais seulement d'obéissance. D'où l'importance des autres adultes et notamment des professeurs qui,
par la qualité et le souci de la vérité de leur enseignement peuvent ouvrir des portes et donner d'autres perspectives: l''espérance d'une autre forme de relation.


Mais le mal est partout en ce monde et le reniement du Christ, c'est la déification du mal.Il agit toujours en traitre, toujours par surprise et toujours par derrière, pour détruire. Il n'est que
destruction pour conduire par la mort au NEANT. Dans les maisons comme dans les rues,il s'insinue silencieusement comme le serpent dans les relations, pour distiller son venin et
transformer l'amour en haine. Lorsqu'il s'agit de personnes qui se connaissent, petites ou grande famille chrétienne, il y a heureusement la possibilité du pardon réciproque,surtout quand on
a appris à reconnaître le mal en soi. Mais quand il vient de l'inconnu sorti de nulle part, qui tente de prendre de force,dans la douleur physique et la souffrance
morale ce qui peut être le plus précieux, et qui retourne dans l'ombre d'où il n'aurait jamais dû sortir,il est difficile de ne pas rester sur la haine et de ne pas en vouloir à toute
la race humaine. Alors il reste encore l'Evangile et les béatitudes : "heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ils seront RASSASIES.


Mais il faut aussi lutter dans la chrétienté et l'un des grands mérites de Pie X a été de le vouloir et l'exprimer dans l'Eglise. En modifiant l'ordre des sacrements pour autoriser
la communion dès 7 ans,il permet de recevoir le secours du pardon et de la Communion au Christ à un âge où l'on a déjà conscience de soi et de la relation aux autres, même si ce n'est
pas vraiment l'âge de "raison".  En recherchant l'unité et l'universalité de l'Eglise dans l'expression de sa prière, par le chant grégorien et la messe en latin pour tous.Et qu'on ne vienne
pas me dire que c'est trop difficile pour des enfants : nous avions des missels avec la traduction et je pourrais chanter aujourd'hui,à presque 60 ans,le Credo latin. C'était même les
trois beaux moments de la messe: le Credo, l'Evangile et la Communion.La Foi d'Abram, la Parole donnée par  Jésus au nom de Dieu et le Sacrifice du Christ.C'est St François de Sales,il me
semble, qui disait : "l'Amour est en Sa mort, la mort est dans Son Amour".


Ce même mal veut faire disparaître de notre civilisation Celui du temps 0 de l'ère chrétienne et même entretient ou instille une sorte de nostalgie du paganisme.Un livre, récemment
paru mais assez long à lire, évoque: "Léonidas, histoire et mémoire d'un sacrifice."      Le livre est intéressant car
l'auteur,une universitaire spécialiste de l'Antiquité grecque,(jacqueline Christien) revient sur les circonstances initiales (ou du moins ce qu'on en connait) puis sur le mythe qui
s'est forgé au cours des siècles.Ma lecture n'est pas suffisamment avancée pour porter un jugement,mais un court passage de l'introduction m'interpelle:  "Participant d'une vision
idéalisée de Sparte,la mort de ce roi déjà dans la force de l'âge n'en devint pas moins la pierre angulaire de l'invention d'une idée, l'Occident,que l'on se plut très tôt à opposer à un Orient
largement imaginaire. Ces deux notions, bientôt antithétiques, irriguent, de l'historien grec Hérodote aux cercles néoconservateurs américains,la culture politique ouest-européenne et
nord americaine depuis 2500 ans."   Donc toute l'histoire de l'occident serait fondée dans le sacrifice d'un roi lacédémonien vers 480 av J-C
?        Ce que j'ai envie d'appeler la "pré-trinité" Socrate-Platon-Aristote,(comme la chorde précède la colonne vertébrale chez les vertébrés) elle ne
connait pas.Pourtant à mon humble avis ils sont postérieurs historiquement. Socrate est le père qui n'est connu que par ce que le fils spirituel, Platon nous en a dit. Dans
l'académie,celui-ci veut tout fonder en Vérité et après le lycée, Aristote est en quète de la vie               Lorsque le
Christ vient, il nous dit : Je suis la Vérité et la
Vie".                               Il me
reste encore à chercher ce qu'étaient les hébreux historiquement, à la même période pour comprendre pourquoi c'est à eux qu'il s'est révélé, mais pour l'instant avec la prière de St Thomas
d'Aquin, le plus beau texte que je relis chaque fois avec autant de plaisr et émotion que j'écoute certaine musique, est d'Aristote, parce qu'il montre que l'Homme est fait pour Dieu et que
le chercher c'est l'aimer:


                        Nécessairement doit exister,


 Une substance, aimable dans sa bonté
parfaite,


             Principe immuable pour l’Eternité,


        Où ciel et
nature suspendent leur quête.


                        Ce principe est Vie.


 


                  Il est de toujours cette vie,


       A nous donn