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Publié par Edouard Boulogne

L'Université, aux Antilles-Guyane, considérée jusqu'ici, par certains de ses membres les plus connus, comme un joyau de la pensée, et le fer de lance d'une autonomisation toujours plus grande des « vieilles colonies » (mais pas toutefois jusqu'à la rupture du cordon ombilical financier ), supposée être, par certains de ses membres ( les mêmes ) le moteur d'une grande fédération caraïbe englobant Cuba, la Jamaïque, Haïti, St-Domingue, Trinidad, la Barbade, etc; etc, sous l'impulsion fédérative de la triplicité non plus française, mais créolo-francophone, Pointe-à-Pitre/Fort de France/Cayenne, prélude à la créolisation du monde annoncée par le Prophète Edouard Glissant, semble avoir calé son moteur, mes enfants!

En octobre, le landerneau bruissait de rumeurs selon lesquelles, des détournements de sommes importantes avaient été réalisées, par des personnalités éminentes de l'UAG.

Aussitôt après éclata la polémique, née en Guyane, qui menaçait à très court terme d'éclatement ladite UAG. A la suite d'un mouvement « d'étudiants » guyanais, la section guyanaise de l'UAG proclamait l'urgence de la transformation de la branche guyanaise de l'UAG en Université de plein exercice, exigence qui semblait, sans aucune concertation avec la Guadeloupe et la Martinique, recevoir, en toute illégalité, recevoir l'aval du « gouvernement » actuel de la France, en la personne du ministre de tutelle, madame Geneviève Fioraso, ( en présence de la Taubira ).

Il s'en est suivi des parlottes, des tables rondes, des crises de colère, et maintes tempêtes dans le verre d'eau.

De mauvaises langues s'ébaudissaient, et multipliaient les hypothèses.

  1. La première penchait pour du bruit fait pour étouffer l'affaire financière évoquée plus haut, et prédisant que tout cela finirait par une régularisation de toutes les dérives, dans le meilleur des mondes possibles.

  2. La deuxième était qu'en Guyane, les boutonneux de la fac, ardents supporters de la divine Taubira, dans une bouffée aussi juvénile, qu'inconsciente ( car il ne suffit pas de se réclamer de la « dame », il faut aussi avoir lu Rabelais, chose qui devient rare, et pas seulement aux antilles-guyane ), avaient réellement cru au propos d'un élu du grand département français d'Amérique du sud, selon lequel «  le Brésil est tournée vers la Guyane » (sic ).

La réalité, depuis aujourd'hui, semble être dans la synthèse des deux hypothèses.

Un article paru aujourd'hui sur Guadeloupe 1ère.fr, suggère qu'il en serait ainsi. En tout cas, il s'étend sur l'aspect financier de la dérive.

Vous trouverez l'article si-dessous. Dieu protège nos îles!

 

Le Scrutateur.

 







 

 

Systeme-mafieux-a--l-UAG.jpg

 

Dans un courrier envoyé ce matin, Philippe Verdol, maître de conférence en sciences économiques à Fouillole, revient sur la perte de données comptables au sein de l'établissement. Il dénonce l'existence d'un "parrain" qui "magouille" à l'UAG.

 

 

http://guadeloupe.la1ere.fr/2013/11/18/un-systeme-mafieux-l-uag-86101.html

 

Ce courrier de Philippe Verdol dénonce purement et simplement « un système mafieux » qui sévit au sein de l’université des Antilles et de la Guyane depuis des années. Pour rappel, dans un courrier envoyé à la communauté universitaire le 21 Octobre dernier, Corinne Mencé Caster avait évoqué le non recouvrement de 10 millions d’euros pas l’établissement et la perte de 90% des données comptables. La cour des comptes (CRC) avait également épinglé l’UAG dans son dernier rapport dénoncant une mauvaise gestion et soupçonnant des magouilles. Des annonces « inquiétantes » pour Philippe Verdol qui laisse supposer des « malversations » au sein de la structure.
 

« Un parrain flanqué de filleuls »

Selon le maître de conférence en sciences économiques il existe « un système mafieux » organisé au sein de l’université. Philippe Verdol parle d’un « parrain » à la tête d’un laboratoire de recherche et ancien gérant d’une société spécialisée dans la pêche. Il affirme que ce dernier a été épinglé à plusieurs reprises pour ces cumuls d’activités mais qu’il ne les a abandonné qu’en facade et sans sanction véritable grace à la protection de « filleuls » chargés de le condamner au sein de l’UAG.
 

Une opération suspicieuse

Philippe Verdol présente une opération épinglée dans le rapport de la cour des comptes pour appuyer ses arguments. Le 30 juin 2009, une convention a été signée avec le fonds européen de développement économique régional (FEDER) pour le versement d’un peu plus de 512 000 euros afin d’accompagner la réalisation d’un projet. Or, selon l’universitaire, l’Europe a payé pour « du vent » puisque ce projet avait déjà été finalisé au 31 décembre 2008, soit six mois avant la signature de la convention. Le rapport des magistrats de la CRC indiquait de plus que rien ne permettait de s’assurer de la réalisation de l’opération ni de l’imputabilité des dépenses accordées par le FEDER pour celle-ci.
Philippe Verdol affirme que « le parrain » a caché des informations à la cour des comptes ce qui explique les soupçons de cette dernière. Il ajoute qu’il aurait cherché à protéger « ses filleuls arrosés » dans le cadre de cette opération en ne citant aucun nom dans les documents fournis.
 

Un parrain puissant

Philippe Verdol affirme dans son courrier que ce « parrain » est soutenu et couvert depuis des années par les présidences successives de l’UAG et qu’il serait protégé par de grands noms installés « au plus haut niveau de l’union européenne ». Il ajoute que de nombreuses personnes sont au courant de ses activités mais se sont tues par « intérêt ou par peur ». Le maître de conférence en sciences économiques indique qu’il a tenté d’interpeller ses responsables au sujet de ces sommes doûteuses et qu’on lui aurait conseillé de « ne pas avoir de problèmes avec le parrain ». Selon lui ce système mafieux tient sur trois moteurs classiques qui sont : « l’intimidation, la corruption et l’omerta ».
Philippe Verdol pose également dans ce courrier la question d’un éventuel financement de partis politiques locaux et nationaux par les fonds suspicieux accordés par l’Europe et épinglés par la CRC.
 

Repartir de zéro

C’est la conclusion de ce courrier de Philippe Verdol. Il préconise l’éclatement de l’UAG en trois pôles distincts et séparés pour détruire ce système et repartir sur des bases plus saines. Il espère ainsi que les universitaires qu’il dit « corrompus » tomberont. Selon l’universitaire, cela ne peut arriver qu’à la condition que la gouvernance actuelle, ses prédecesseurs et ses collaborateurs « ne soient plus aux commandes » de l’université de plein exercice (UPE) de Guadeloupe.

 

 

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pac 29/11/2013 03:16


est-il possible d'avoir le lien du premier rapport de la cour des comptes sur l'uag pour les années 1999 à 2003?

Ch.Etzol 19/11/2013 17:03


Comme autrefois l'Eglise en Guadeloupe, l'UAG a sans doute aussi ses "bons samaritains" et autant de chapelles.

MFJF 19/11/2013 11:19


Laisser discuter des évolutions ou réformes de l'université par des élus qui ont déjà beaucoup de difficultés à faire la différence entre "père de famille" et "paire de chaussures" (seuls les
sons comptent pour eux) c'est confier à un boucher sans formation le soin d'être chef du pôle chirurgie d'un CHU.


Alors oui il y a des relents de vouloir une université des "cocotiers" et on voudrait que cela soit l'avenir de notre jeunesse?


Mais où est la Présidente de la Collectivité qui prend ces initiatives de gestion de la crise universitaire? La gouvernance de cette institution est à l'image des actions que l'on constate dans
les autres organismes et collectivités de Guadeloupe. Il faut de façon brutale et irrémédiable changer ces femmes et hommes qui brassent de l'air et dépensent sans compter et les remplacer par
des gestionnaires qui ont fait leurs preuves. L'expérience de qualité a été un atout de la Guadeloupe mais cela est bien loin aujourd'hui.


Alors continuons à faire de la musique universitaire, de la gestion communale universitaire, de la propagande politique universitaire, du sport universitaire et nous irons loin, Hélas.


MFJF