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Publié par Edouard Boulogne

Un seul non ne suffit pas




La Martinique s'est prononcée comme vous le savez, désavouant les assemblées locales réunies en "congrès", et qui, sous la férule de leurs présidents Lise et Marie-Jeanne, s'étaient livrées à un véritable coup d'État, l'on s'en souvient, en 2008.


Paradoxalement, ce sont les désordres de 2009 qui ont permis de démasquer l'imposture, en ouvrant la boîte de Pandore et en provoquant une sorte de récréation alors que le processus avait déjà pris un dangereux élan.

Ce non massif, net, harmonieux dans sa répartition géographique (sur tout le département de la Martinique) - de même que la volte-face d'un certain nombre de responsables politiques locaux entre "le congrès" et la campagne référendaire - montre bien :

a) comment bat le coeur des Martiniquais.

b) l'abus de blanc-seing auquel se livrent les politiques sur place et, en réalité, leur non représentativité en termes de discours;

c) le mensonge qui consiste à faire croire qu'il y aurait un malaise de type institutionnel aux Antilles;

d) l'imposture de la classe politique dont le seul centre d'intérêt est son épopée clanique, d'où un très large consensus pour évacuer toute inadéquation de celle-ci au "bien commun".

e) le drame de la représentation locale dont les autorités de l'État font leurs interlocuteurs privilégiés, alors que les représentants en question ne tiennent pas forcément compte des intérêt de leurs administrés, en tout cas pas de leur volonté.

Prenons donc acte que, le 10 janvier 2010, le pays réel l'a emporté sur le pays médiatique, malgré la mobilisation de tous (ou de presque tous) ceux qui se prennent pour des intellectuels parce qu'ils se sont isolés du commun en usant du plumage d'un verbiage précieux assorti au ramage d'une dialectique prétentieuse.

Le danger, maintenant s'appelle Letchimy. De ce non, le très charismatique maire de Fort de France a déjà tiré des conclusion très autonomistes, et son discours du 10 janvier au soir était un chef d'oeuvre de sous-entendus (pour ceux qui veulent y voir le signe d'un crypto-nationalisme) et de malentendus (pour ceux qui croient que le diable est un commensal de bonne compagnie). À défaut d'entrer dans ses vues, reconnaissons l'habileté de l'homme.

Les "pragmatiques" (qui se croient intelligents), les "dynamiques" (qui se veulent entreprenants) et les "sournois", qui sont loin de parler de ce à quoi ils pensent vraiment, sont déjà d'accord pour voter oui à partir du grand plongeoir que leur ont donné les électeurs martiniquais. Et l'on risque de voir une grande partie de ce à quoi la Martinique a dit non le 10 janvier ressuscité le 24 par un oui inapproprié. La Martinique a dit non à l'aventure d'un homme s'appuyant sur un parti fort pour se construire un destin de guide du "peuple Martiniquais", en marge de la France mais avec l'accord de celle-ci, qui se lasse après en même temps qu'elle y perd son latin. À ce nationalisme auquel la Martinique a dit non, il ne faudrait pas qu'un clou chasse l'autre, et que sur le crépuscule des visées de Marie-Jeanne quelqu'un d'autre survienne, quelqu'un de moins voyant, de plus "politiquement correct" et, par-dessus le marché, épaulé par les "pragmatiques" et par les "dynamiques", réunis en un syndicat de candides et de sournois pour dire oui le 24, effaçant ainsi d'un oui ce non qui, pour peser de tout son poids de vérité eût besoin d'être renouvelé le 24 janvier.

Les serpents sont dans le sac, un sac qu'un simple oui suffirait à ouvrir.


André Derviche
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Dissident 13/01/2010 13:47


Les Indépendantistes, la clique à Confiant & Co, souhaitent desespéremment obtenir un "oui" le 24, c'est leur dernière chance de se maintenir à flot en rentrant par la fenetr, puisqu'ils ont
été foutu dehors par la grande porte.

Ceci qui nous ferait entrer dans un système inconnu de tout le monde, une "collectivité spécifique", et ce sera encore une fois le meme cirque qui recommencera, avec les memes serpents
venimeux et pervers qui releveront la tete car ils sont KO mais pas kaput.

Seul un NON le 24 pourrait mettre hors course ces faux-prohètes de malheur, ces aventuriers incompétents, ces intellos vaniteux à deux balles, ces vieux pépés flingueurs
rassis.  

Il faut transformer l'essai du 10 - NON le 24 ! - n'en déplaise aux pharisiens vachement malins de la droite la plus imbécile de l'Univers, qui,  comme d'habitude, ne comprennent
rien à tout.


dolto 12/01/2010 14:30



Tout est désormais tres clair dans le landerneau politique apres les propos de jalton hier dans une salle clairsemée mais pavoisée d'indépendantistes notoires ;en effet jalton a affirmé que le 73
ne correspondait pas a ses voeux mais que la guadeloupe devait se liberer de la tutelle francaise en allant vers plus de responsabilité sous entendu vers l'independance .cet individu qui a fait
la campagne de l'assemblée unique avec michaux chevry et dans la foulée figuré sur la liste de cette derniere aux régionales est aujourd'ui a l'extreme - gauche avec le parti communiste et
surtout l'uplg en ayant fait un détour au parti socialiste qu'il renie ouvertemennt a ce jour .
cet itinéraire tortueux montre la vacuité du personnage et son extreme populisme quand il soutient mordicus le LKP jusqu'a perdre tous sens de l' éducation quand il apostropha le prefet desforges
donc l'ETAT au world trade center en mars dernier.
a ce jour jalton n'a prouvé aucune qualité de gestionnaire ni démontré qu'il avait la stature de lurel pour diriger une région.
A l'instar de ce qui s'est passé pour la consultation en martinique et guyane ou le peuple a massivement désavoué les élus ,les guadeloupéens doivent signifier a jalton une fin de non recevoir
concernant ses vélléités d'entrainer la region a l'aventure indépendantiste meme a visage masqué comme DOMOTA .


C'est à n'y rien comprendre dans ce foutoir politique local...Quelques exemples :
- Lurel contre Jalton, "ok"!, pourtant ils sont du même parti...Mais que penser de la position de Mme Borel-Lincertin, fervente supportrice de Lurel tout en étant maire adjoint aux Abymes
- Et le GUSR,qui part aussi en bataille contre Lurel, alors qu'un de ses membres éminents, Jacques Gillot, est à fond derrière Lurel
- De l'autre côté : Larifla-Losbar et Broussillon, assis sur la même table, des ennemis d'hier devenus comme par enchantement des potes d'aujourd'hui


En bref, un vrai bébélé d'hommes et de femmes donnant l'impression d'être sans convictions, courant plutôt derrière des mandats que disposés à défendre réellement les intérêts du pays...Mais ça,
on le savait déjà! Pourtant, toujours les mêmes, à croire que la nouvelle génération ne vaut pas mieux....Mais l'on a que ce qu'on mérite, n'est-ce-pas?...C'est à vous dégoûter des
politiques!