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Publié par Edouard Boulogne

 

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( I ) Des nations et de la barbarie.

 

 

J'évoquais, il y a deux jours, dans mon essai d'analyse de la gauche et de la droite, en politique, la notion d'utopie.

. Aristote faisait de la politique un « art royal ». Mais c'est un art difficile. Bien davantage que celui d'architecte ou d'ingénieur, parce que sa matière première est l'homme, cet être incertain, perpétuellement insatisfait, ingrat, capable de liberté, mais au prix d'une tension permanente de cette liberté quand elle a été soumise au préalable à une éducation rigoureuse, sans que les résultats puissent être assurés ni garantis.

Certains hommes, les grands philosophes, les grands fondateurs de religion ont profondément réfléchis aux conditions de l'établissement d'un ordre juste, de la création de ces entités politiques qu'Aristote appelait des « amitiés », dont le prototype fut la « cité » grecque, et qu'en Europe nous avons appelé à partir d'un certain moment des « nations ».

Ces nations sont des mixtes. Le hasard entre pour une part dans leur genèse, mais aussi, pour les plus réussies, la pensée tenace, éclairée, obstinée de dynasties d'hommes d'Etat.

La France est une ces nations, et l'on peut dire, l'une de ces réussites, quoiqu'imparfaite comme toute œuvre humaine. Et elle n'est pas la seule en Europe.

La nation est la cristallisation de pensées, de volontés, de traditions, d'usages, dans tous les domaines de la vie humaine, qui constituent les conditions de développement des petits d'hommes qui y naissent, s'imprègnent de l'héritage, et qui, si tout va bien, l'enrichissent à quelque degré au cours de leur passage dans cette immense famille.

Comme évidemment l'œuvre humaine est imparfaite, il y a des ratages, de mauvaises influences. Heureuse est la nation qui dans sa corbeille offre aux nouveaux venus la vertu d'auto critique. « La vraie tradition est critique » disait Maurras.

Et cette critique, bien différente de l'esprit « de critique » ou de dénigrement systématique est une grande force.

C'est l'héritage, la tradition qui fait du petit sauvage qu'est tout nouveau né, l'homme réussi qu'il sera peut-être, ou qui lui permet de le devenir. C'est cette tradition, cet héritage qui enrichit aussi la diversité du monde, distingue un Français d'un Anglais, un Américain d'un Chinois ou d'un Angolais, rend possible la pluralité des cultures, et dès lors leurs échanges, leurs dialogues.

Réfléchir aux conditions d'un développement vraiment humain des individus, au développement harmonieux des nations, et à la pacification de leurs rapports, telle devrait être la finalité de toute politique.

Les plus grands politiques ont compris cela et comme disait Paul Valéry, «  toute politique suppose une conception de l'homme ».

Ni la France, ni les nations européennes les plus remarquables, n'ont été parfaites, et leurs parturitions ont été parfois cahotantes et douloureuses.

Mais ce qu'elles comportent de grand porte la marque de la philosophie grecque, de l'empirisme juridique des Romains, et de notre christianisme.

Cet ordre européen, et français est aujourd'hui remis en cause.

L'idée de l'homme qui présida à leur construction est minée, sapée par des barbares, par des hommes qui n'ont de l'homme qu'une idée matérialiste et débilitante. Les dirigeants européens répudient le christianisme fondateur.

On ne veut pas le voir, «  encore une minute monsieur le bourreau » , mais les barbares ne sont plus à nos portes, ils ont au cœur de la cité. Et Attali est un barbare.

 

( II) Le funeste Attali.

 

«  La barbarie commence quand l'animal sensible se préférant au raisonnable prétend décider par lui-même de ses chemins ». (Charles Maurras).

 

Tout ce que je viens de tenter d'exprimer est formellement contredit par M. Jacques Attali dans le propos que je reproduis ci-dessous :

« A quoi sert-il de parler des «racines d'un pays, comme le font le président de la République et toute la droite, sinon à donner, implicitement ou explicitement, à ceux qui s'y rattachent un droit de propriété sur le pays, ou au moins une priorité sur les autres citoyens? En particulier, parler de racines chrétiennes voudrait-il dire qu'il convient de donner aux chrétiens la propriété de la France, ou au moins une priorité sur les autres citoyens? Mais quelle priorité? Et si un chrétien devenait athée ou musulman ou bouddhiste, perdrait-il ces privilèges? Absurde. 

D'abord, jusqu'où s'enfoncent les racines de la France? Jusqu'au paléolithique, quand on identifie les premières populations sur le territoire de ce qui devint ensuite notre pays? Jusqu'à l'an 481, quand un roi franc, Clovis, la conquiert? Ou seulement jusqu'en 1190, quand la France prend ce nom? 

Ensuite, de quels peuples les Français d'aujourd'hui sont-ils issus? Toute cette page ne suffirait pas à nommer les Vandales, Burgondes, Alains, Suèves, Bituriges, Arvernes, Eduens, Ambarres, Carnutes, Aulerques et autres qui y ont fait souche! Sans compter, plus tard, des Normands, des Anglais, et tant d'autres. 

Enfin, quelles religions se sont succédé sur son territoire? Là encore, il faudrait des pages pour nommer les innombrables variantes de religions celtes, gauloises, grecques, romaines ou juives qui se sont suivies ou ont cohabité sur notre territoire avant l'arrivée des multiples versions du christianisme. Et dans une partie de la France d'aujourd'hui, connue alors sous le nom de Septimanie, des musulmans ont fait souche au VIIIe siècle, avant que la chrétienté n'y soit vraiment dominante. Et si les premiers rois de ce qui deviendra bien plus tard la France ont choisi, au ve siècle, de devenir chrétiens, l'héritage d'un pays laïque ne se réduit pas à la religion d'un monarque, Clovis, qui a d'ailleurs décidé de devenir chrétien après quinze ans de règne, et surtout pour des raisons politiques, soucieux de l'alliance avec la puissante famille de sa deuxième épouse, Clotilde. 

Cela n'est pas propre à la France: si on cherchait les racines d'autres pays, on aurait les mêmes surprises. L'Angleterre porte le nom d'un peuple allemand; l'Allemagne, celui de trois peuples différents, suivant la langue dans laquelle on la nomme; la Russie celui d'un peuple qu'ailleurs on nomme les Vikings. 

Il ne faut donc pas jouer avec les mots: la droite ne nous parle des racines que pour nous dire qu'elle refuse les fruits. Mettre en avant l'héritage chrétien du pays, c'est exclure ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette foi, et même ceux qui, chrétiens, ne veulent pas confondre leur foi et leur citoyenneté. C'est d'abord une petite manoeuvre pour exclure les musulmans, ainsi que pour minimiser le formidable héritage des Lumières, qui commencent d'ailleurs en France au XIIe siècle avec l'arrivée, par des traducteurs juifs, de textes musulmans porteurs de la pensée grecque... 

C'est de tout cela qu'il faut être fier. C'est cela qui fait la grandeur de ce pays. 

Une culture, une religion ou une nation ne peut survivre si elle se préoccupe d'exclure plutôt que de séduire, si sa légitimité se limite à revendiquer une place dans l'Histoire: elle doit revendiquer une place dans l'avenir. C'est pourquoi, au lieu de parler de l'héritage légué par chaque religion, on devrait plutôt évoquer la façon dont la civilisation de notre pays, nourrie notamment du fait religieux, peut répondre aux grandes questions du futur et attirer ceux qui le construiront ».
(Jacques Attali)

Ce texte est tout à fait étonnant, et caractéristique de l'intelligentsia qui préside actuellement aux destinées de notre civilisation et la conduit, lentement,mais sûrement à son autodestruction.

Soyons clair. La France n'a pas toujours existé, et elle disparaîtra. « Nous autres, civilisations, nous savons que nous sommes mortelles » disait Paul Valéry, peu après le terrible traumatisme que fut la première guerre mondiale. Un jour, ( dans mille ans, ou peut-être bien avant ) des touristes dont nous ne pouvons deviner les caractéristiques visiteront les ruines de Notre Dame de Paris, ou celles du palais de Versailles, comme nous visitons aujourd'hui celles de Louqsor. J'estime pour ma part qu'il n'est pas nécessaire de presser le processus.

La France, disais-je plus haut est une oeuvre humaine, de longue haleine, un des chefs-d'oeuvre de l'humanité. Et je crois qu'on peut le dire sans tomber sous l'accusation de chauvinisme stupide.

Le mot de France, lui-même, n'existe, il est vrai que depuis un peu plus de mille ans, même si nous avons conservé quelques-uns des traits des habitants antérieurs du territoire, par exemple des gaulois, et de quelques-uns des peuples qu'évoque Attali. Nous avons aussi digéré et assimilé, en partie les patrimoines culturels des Grecs, des Romains et, par le christianisme des juifs.

C'est bien la preuve que la France est une nation, non point composite, mais complexe, riche de sa variété, mais dans l'unité d'une histoire, qui l'a faite telle qu'elle est, et pas autrement?

De ce fait, la France n'est pas fermée aux autres cultures, aux autres civilisations, et même à l'Islam.

Une personnalité forte incorpore au lieu de nier. Mais l'organisme le plus sain ne peut assimiler n'importe quoi, n'importe comment, en n'importe quelle quantité. Ainsi en est-il d'une nation, fut-elle riche et variée? Encore plus quand elle passe par une phase de doute sur elle-même, de dépression spirituelle.

Attali récuse l'héritage. Pour lui être Français, c'est exclure ceux qui ne le sont pas, en particulier les Musulmans ( on se demande bien pourquoi, car ces gens-là ont un héritage qu'ils ne mettent pas dans leurs poches, sous leurs mouchoirs).

Et puis, pour répondre à la stupidité d'un des propos de notre éminence Comment envisager des fruits, sans frondaison, tronc, et...racines?

Sans doute Attali a-t-il oublié, s'il l'a jamais su, le propos d'André Malraux en 1948, quand l'espoir des « intellectuels »de sa sorte n'était pas encore placé dans le mondialisme marchands, ou l'islamisme, mais dans le communisme marxiste : « Nous savons qu'on ne sera pas plus homme en étant moins Français, mais qu'on sera simplement plus russe ».

Il évoque le formidable « héritage des lumières »( sur lequel il y aurait beaucoup dire, et sur lequel nous reviendrons). C'est sans doute ce « formidable héritage » ( que l'on ne récuse pas pas pourtant; est-ce parce qu'il n'exclut que...la France? ) qui poussait tout récemment la commission européenne de Bruxelles à publier un agenda où figuraient toutes les fêtes religieuses du monde, sauf...les fêtes chrétiennes! Tout cela ne serait pas sérieux si ces coups de boutoirs n'étaient pas donnés à un pays ( notre pays ! ) en état détresse morale.

Et qui tient ce discours, un homme dont on peut s'étonner de l'importance que lui accordent les médias. Car enfin qui est Jacques Attali. Un ancien polytechnicien? Et alors. Nous en avons des centaines, de polytechniciens. Sa notoriété, et ses « airs » de prophètes ne lui viennent ni de cette école, ni d'Israël,... ni de son génie.

De son génie? Parlons-en. Les seules responsabilités concrètes qu'ils a exercées se sont achevées dans la déconfiture. Par exemple quand il eut à assumer la direction de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

En six mois il fut mis à pied pour incompétence et folie des grandeurs.

Non! La notoriété d'Attali fut bâtie par François Mitterrand qui en fit un de ses conseillers. Pour visiter Mitterrand à l'Elysée, il fallait passer par le petit bureau du « grand » Attali, que les personnalités les plus diverses rencontrèrent et courtisèrent comme ayant l'oreille du maître.

Plus tard Le cher Jacques qui prétendaient noter tous les échos dans l'antichambre du pouvoir en publia les minutes sous le titre Verbatim.

Voici ce qu'en dit l'encyclopédie Wikipedia:

« Le livre Verbatim a été très vivement critiqué par les historiens Tilo Schabert[16] et Frédéric Bozo[17], par le politiste Pierre Hassner[18], par les journalistes Pierre Favier et Michel Martin-Roland[19], ainsi que par Françoise Carle[20], ancienne collaboratrice de François Mitterrand, et Pierre Joxe, ancien ministre[21]. Ils reprochent à M. Attali la reproduction de propos apocryphes, l'utilisation de documents « invérifiables », un manque de sérieux, et même l'utilisation de notes prises par d'autres.

Elie Wiesel et son éditeur Odile Jacob ont accusé Jacques Attali d'avoir utilisé des notes prises pour le livre d'entretiens entre MM. Wiesel et Mitterrand (Mémoire à deux voix) ; de leur côté, Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy et Laurent Fabius ont affirmé, dès la sortie du premier volume, que Jacques Attali avait déformé leurs propos[22]. François Mitterrand lui-même a déclaré que son ancien conseiller a « le guillemet facile » et qu'« il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique »[23].

Jacques Attali avait déjà été accusé de plagiat lors de la publication de Histoires du temps (cf. le Canard enchaîné du 12 janvier 1983) »



C'était donc, pour relativiser quelque peu le personnage!

Mais la philosophie du petit monsieur est des plus simples ( Tout est relatif, évidemment ). Et elles ne lui est pas propre. Il la partage avec nombre d'autres acteurs du monde politique et économique de gauche comme de la pseudo droite, les Laurent Fabius, les Strauss-Kahn, les Bernard Arnaud, etc.

Ces messieurs ne croient nullement en « l'homme »contrairement à ce qu'ils racontent à longueur de discours et d'articles ou d'ouvrages.

Ils sont des utopistes ( voir Utopie, dans le Scrutateur – in rechercher un article- ), qui d'un point de vue strictement matérialiste veulent constituer un gouvernement mondial ( d'un point de vue « humaniste », bien entendu! ). L'humanité, « ce troupeau », parfaitement mise en condition, par les techniques les plus au point serait docile, comme l'avait anticipée et décrite dans sa splendide contre utopie le romancier Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes.

L'homme, tel qu'ils le conçoivent est l'Homo oeconomicus décrit par Thorstein Veblen : «  c'est un calculateur général de plaisirs et de peines, qui, comme une sorte de globule homogène, fait de désir de bonheur, oscille sous l'impulsion de stimulants qui le promènent un peu partout sans le déformer. Il n'a ni passé, ni avenir. Il est un fait humain, isolé, immuable, en équilibre stable, sauf sous le contrecoup de certaines forces agissantes qui le déplacent dans un sens ou dans l'autre. Se plaçant lui-même au milieu des éléments naturels, il tourne régulièrement autour de son axe spirituel, jusqu'à ce que le parallélogramme de ces forces pèse sur lui, de façon qu'il suive la ligne de la résultante. Quand cesse l'action de ces forces, il revient au repos et n'est plus comme auparavant qu'un simple globule » ( Veblen, cité par Raymond Barre in Economie politique, tome I, P-U-F).

Nulle place dans une telle conception des choses pour la famille, la nation, les religions, tout ce qui unifie, personnalise, enracine dans une tradition. La haine pour l'Eglise catholique, ( indépendamment des erreurs éventuellement commises par cette Eglise, du fait de la faillibilité des hommes qui la constituent ) -haine permanente, acharnée-, vient de ce qu'elle leur oppose un principe spirituel transcendant irréductible à toutes leurs combines et combinaisons. Et leur relative indulgence pour l'islam, actuellement, n'est que tactique, en tant que la religion de Mahomet ( en attendant son tour d'être réduite ) est perçue comme un excellent bélier contre l'édifice deux fois millénaire construit par les disciples du nazaréen.

Leur force est l' inconscience des masses aisément manipulables par les grands médias, par la paresse aussi du plus grand nombre. On lit et l'on philosophe de moins en moins de nos jours. Et je me demande combien de lecteurs ont eu la patience de lire cet article jusqu'à son terme.

Leur faiblesse, c'est que l'homme est plus complexe qu'il ne le croient. Que l'histoire ne s'élimine pas, comme cela, par un lavage de cerveau si habile qu'il soit.

Des résidus de santé demeurent, même s'ils prennent parfois des formes paradoxales.

Dieu sait que je ne me fais guère d'illusion sur les discours du Front National. Ily entre pas mal de démagogie. Mais c'est autour de noyaux, même impurs, que l'esprit joue sa partie, qu'il manifeste ses ruses pour survivre.

Là où la réfutation des philosophes qui ont su raison garder, demeure imperméable aux larges masses comme disait naguère feu Mao Tsé Toung, les discours « populistes » attirent comme des bouées de sauvetage, les « petites gens » qui sentent obscurément qu'on veut les « esclavagiser ». ( Et les religions, tout comme les forces de la réflexion authentiquement philosophique n'ont pas dit leur dernier mot ).

C'est pourquoi, au fond, je dis qu'un Jacques Attali est un excellent agent de promotion de Marine Le Pen.



Edouard Boulogne.

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Dissident 10/04/2011 17:32



« Le pire con, c’est le vieux con. On ne peut rien contre l’expérience. »



hello 10/04/2011 02:56



BRAVO !!! vous avez dit avec talent tout ce que je ressens et que je ne sais pas bien défendre  quand je tombe sur des ciniques comme cet homme .Il y a en France une inteligentsia athée qui
a pour enemis les chrétiens non pas à cause de leur foi mais parce qu'ils SAVENT  qui ils sont ; ils les gènent pour cette raison; monsieur Jospin a fait enlever de la constitution de
l'Europe son origine JUDEO CHRETIENNE : il ne s'agissait pourtant que d'une vérité mais elle le dérangeait .Dès lors qu'on ne s'étonne pas de la décadence de notre pays si on le  prive de
ses racines  sans réferences et sans reves ,( car l'Europe ne fait pas rever).si nous sommes  une juxtaposition de populations autour d'un système economique ; lequel pour l'instant ne
nous a pas apporté beaucoup. Une nation a une ame , une mémoire une histoire quelquefois douloureuse qui unie tous ces citoyens , ils n'ont pas besoin d'etre croyants pour reconnaitres leurs
racines judeo chrétiennes ; car c'est aussi une civilisation et des valeurs .La vindicte des  opposants à cela est louche ; elle est politique , elle a un but.



castetsjj 09/04/2011 07:08



Bonjour Mr Boulogne,


Merci, article passionnant et qui interpelle.


Mr Attali parle de Septimanie...


"Et dans une partie de la France d'aujourd'hui, connue alors sous le
nom de Septimanie, des musulmans ont fait souche au VIIIe siècle, avant que la chrétienté n'y soit vraiment dominante".


Cette région englobant France et Espagne de l'époque
ne me disait pas grand chose en matière d'histoire et faits historiques.


Mon ami google est assez prolixe sur le sujet, et
tout le monde pourra y trouver son bonheur.


Si en Andalousie, l'occupation Arabe a laissé une
architecture inégalée, ailleurs les traces se sont  estompées et effacées.


Comme la vague et son reflux qui s'infiltre dans le
sable et dont l'écume est offerte au vent, cette vague conquérante sur quelques siècles a laissé peu de traces visibles, à contrario des Romains.


Il est possible que comme tous bons envahisseurs,
après la progression conquêrante et le sang versé, ces derniers ont amenés des connaissances, et sans imposer des dictats ou de transformation de la Société se sont intégrés sans histoire,
digérés par la masse et dilués dans l'espace des campagnes...


Dommage que de manière générale ce ne soit pas le cas
aujourd'hui !


Un aperçu de l'histoire vu par Mr Boubakeur
:


http://www.mosquee-de-paris.org/Conf/Histoire/V01.pdf


Bonne journée, Cjj



André Derviche 08/04/2011 22:44



Puis-je me permettre, cher Scrutateur, un petit commentaire : Attali promoteur de Marine Le Pen, écrivez-vous ? Certes, incontestablement. Un indiscutable levier. Mais il ne faudrait pas que
cette qualité - que nul ne saurait lui retirer - soit perçue comme un monopole. Car, dans ce que j'appelle le crétinodrome, ils le sont tous. Et plus ils aboient leur dépit, plus ils sont
d'actifs promoteurs. La liste serait trop longue, il suffit de recenser tous ceux qui s'expriment sur le sujet, et on verra que l'air du temps et le vide du discours politique font à M. Attali un
boulevard sur lequel il parade en intellectuel ébahi.



Mottet Marc 08/04/2011 09:09



Merci M. Boulogne pour cet excellente analyse que j'ai lue jusqu'au bout.


MM



le journal de personne 08/04/2011 06:49



ô Marine, si tu pouvais...

Marine ne me fait pas peur dit la plus jeune d’entre nous
Mais Marine ne cherche pas à te faire peur, ma petite chérie
Marine voudrait juste te l’entendre dire
C’est là-dessus qu’elle excelle
Quand elle parle… quand on parle d’elle
Surtout quand ils disent : « surtout pas elle »
Et que les ânes leurs emboitent le pas
En hésitant entre la carotte et le bâton

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/04/o-marine-si-tu-pouvais/