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Publié par Edouard Boulogne

Trois hirondelles dans le PPF ( Paysage politique français ), par E.Boulogne.

 

Hirondelles.jpg

 

( I ) Hier soir, au journal de 19 heures de Guadeloupe 1ère, au moment de la présentation du conflit entre les bretons et le gouvernement : cet étonnant flash, qui nous montre, bien sûr, des travailleurs d'une entreprise qui a de gros ennuis et risque la fermeture du fait de l'inertie gouvernementale.

Le représentant ouvrier tonne. Ses propos sont sans équivoque, qu'on peut résumer ainsi : « La Bretagne a voté socialiste en 2012. Nous nous sommes trompés. ».

C'est déjà bien

Mais le plus surprenant vient ensuite.

C'est au tour du patron de l'entreprise de s'exprimer. Il le fait sans ambages, et sans langue de bois, sur un ton sévère, et juste, et s'en prend au ministre Le Foll, l'un des donneurs de leçons attitrés du parti socialiste français.

Et là, Ô merveiiiiille! comme dit Faust au début de l'opéra de Gounod, tout le personnel de l'entreprise, regroupé autour du patron, qui approuve du chef, et applaudit à tout rompre.

C'est là un fait nouveau, dans le concert politique français, où habituellement, règne, en partie du fait des médias qui ne présentent de la réalité, que ce « qui convient » du point de vue de l'idéologie régnante de la lutte des classes. On se souvient qu'avant-hier encore, à Quimper, tandis que 30 à 40000 bretons défilaient, tous confondus de droite, de gauche, patrons, ouvriers, à quelques kilomètres de là, Mélenchon à la tête de quelques centaines d'apparatchicks d'extrême gauche, éructait au micro : «  il est regrettable qu'à Quimper des milliers de travailleurs défilent au côté des patrons. C'est comme si des esclaves défilaient au côté de leurs maîtres pour maintenir l'esclavage ».

Mais ce n'est pas la seule embellie.

 

( II ) Ce matin, 05 octobre, sur RCI ( qui se célèbre comme la « radio de la vie »! ), cette tribune d'un économiste ( d' Europe n° 1 ) : « la situation économique de la France ( je résume ) est catastrophique. Si nous en sommes arrivés là c'est, il faut bien le dire à cause de la loi sur les 35 heures, chère à Martine Aubry. Loi à dire vrai, calamiteuse ».

J'étais en train de me raser. Mais là, je dois l'avouer, bien que d'ordinaire l'écoute de RCI me facilite la tâche, j'ai eu un sursaut de bonheur, tempéré par une légère balafre causée par une main soudain distraite.

Le journaleux d'Europe 1 a évidemment tenté de faire ce pour quoi on le paye, c'est-à-dire limiter les dégâts. «  Loi, dit-il, sur les 35 heures que la droite n'a pas supprimée quand elle est arrivée au pouvoir ». Manière de dire, « pitié pour la gauche, les autres ne sont pas meilleurs ».

Or c'est vrai, Chirac et ses Juppé, Raffarin, n'ont rien fait pour revenir sur la calamité Aubryenne. Sarkozy lui-même n'a pas osé y aller franchement se contentant d'expédients.

C'est bien ce que l'électorat de droite reproche de plus en plus à ses « représentants » politiques : d'être intimidés par l'idéologie de la gauche, et, dans la rue par la force syndicale des gauchards les CGT, les IGTG, les CGTG, les Mélenchon, et les Domota.

 

( III ) Une troisième hirondelle survient : Elle consiste en ce que les deux premières sont maintenant filmées, enregistrées, et même, ( un tout petit peu ) diffusées.

Qu'est-ce à dire? Serait-ce que la glace commencerait à fondre? Qu'il faut, pour nos folliculaires, penser à l'avenir?

Quand Groland est à 19 % d'opinions favorables, cela donne à penser ( enfin n'exagérons rien, disons à prévoir. «  On n'sait jamais », comme on dit d'une politicienne guadeloupéenne particulièrement changeante, et qui a adopté le mot d'Edgar Faure «  on me traite de girouette. Mais ce ne sont pas les girouettes qui changent de direction, c'est le vent »).

Bientôt, qui sait, vous les verrez courir, nos informateurs, le sourire aux lèvres, vers Marine Le Pen, en chantant comme en 68 : « cours camarade, le vieux monde est derrière toi ».

Certes une hirondelle ne fait pas le printemps, ni deux, ni même trois. Mais en ces temps de disette, bouffons les miettes. Elles nous permettront de voir venir, et de savourer peut-être, un jour proche, le retour du balancier. Mais avec prudence, tant est grande la pensée de Qohélet, qu'il faut méditer nuit et jour, malgré Peillon, qu'elle insupporte ( et l'on voit bien pourquoi! )

Ainsi vont les choses de siècles en siècles, et la sagesse de Kohélet demeure immémorialement actuelle : «  Vanité des vanités, et tout est vanité »!

 

 

Le Scrutateur. 

 

Malus : Taubira III  ( Domota devrait être plus prudent ! ).

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