Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit.

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

_La_Voix_des_lecteurs.-jpg-copie-1.jpg

 

 

« Pour la famille guadeloupéenne, Contre le mariage homosexuel »

De  Sully  TACITE,  Porte-Parole  du  Comité  départemental  de « LaManifpourtous971 »

 

De toutes les lâchetés, l’indifférence est certainement la plus grande et la plus méprisable. Car, il y a dans l’indifférence une perverse et cruelle complicité qui ne dit point son nom. Or, force est de constater que, face à cette injustice criante que constitue le projet de loi « Taubira » sur le mariage homosexuel, la Guadeloupe semble politiquement se complaire dans une indifférence aussi insupportable qu’irresponsable.

 

Pourtant, ce projet de loi s’attaque sans vergogne à ce qui, dans notre culture guadeloupéenne, fait immanquablement autorité et suscite  constamment l’unanimité : la famille.

 

Pour un homme ou une femme de culture antillaise, il parait littéralement monstrueux  qu’un être humain puisse naître, grandir, vivre puis mourir, sans jamais avoir le droit de connaître ses origines. Autrement dit, qu’un être humain puisse s’aventurer dans cette magnifique saga qu’est la vie, sans jamais savoir de qui il tient ou de qui il vient, voilà ce qui pour nous est humainement inconcevable.

 

Oui, dans notre culture guadeloupéenne, la figure respective du « père » et de la « mère » n’est pas une simple catégorie de pensée, mais constitue au contraire un élément ontologique relevant de l’essence même de notre identité tant individuelle que sociale.

 

Or justement, il se trouve que le projet de loi « Taubira » aura pour effet essentiel de fabriquer un homme nouveau, un être sans « père » ou sans « mère ». Bref, un type d’homme nouveau que ce projet de loi tente, par la force du droit,  de faire entrer dans notre imaginaire culturellement réfractaire de guadeloupéens.

 

Ce faisant, il va sans dire que le projet de loi « Taubira » s’attaque à ce qui constitue une des données fondamentales de notre culture. Pour nous guadeloupéens, la famille est avant tout incarnée par un « père » et une « mère », une « mère » ou un « père ».

 

Et qu’on le veuille ou non,  être « père »  ou être « mère » ne relève pas « de l’orientation sexuelle mais bien du sexe » (1). Qu’on le veuille ou non, tout enfant et généralement tout homme « a du masculin ou du féminin dans son histoire biologique. Et cette filiation biologique est première et fondatrice » (1). Aussi, aucune idéologie, aucune doctrine, aucun dogme et a fortiori une simple loi ne peut nier cette réalité incontestable et incontournable de la nature humaine.

 

Dès lors, apparait l’ultime vérité : « le mariage homosexuel ou lesbien ne peut pas construire la filiation » (1). En conséquence – et c’est l’unique objet du projet de loi « Taubira », les couples homosexuels et lesbiens ne peuvent accéder à la parenté qu’au moyen de la fabrication d’enfants par l’insémination artificielle -  la procréation médicalement assistée, pour les couples lesbiens, par le recours à la technique dite des « mères porteuses » - la gestation pour autrui, pour les couples homosexuels.

 

À terme, le projet de loi « Taubira » n’a nullement pour objet le mariage en soi mais la fabrication artificielle d’enfants adoptables.

 

Dès lors, comment ne pas voir qu’on assiste en réalité à une honteuse marchandisation de la femme et de l’enfant qui seront ainsi livrés à des trafics inavouables ? Comment ne pas voir que se prépare légalement un véritable marché d’enfants adoptables et de ventres à louer ? Comment ne pas voir ici une atteinte grave aux droits de l’enfant et à la dignité des femmes – pour ne pas dire des mamans ? Bref, comment ne pas voir une atteinte aux droits de l’Homme ?

 

Mais surtout, comment expliquer qu’une femme - qui, par une loi célèbre, condamna l’esclavage  (c’est-à-dire la marchandisation de l’homme par l’homme), comme crime contre l’humanité -  accepte aujourd’hui de condamner des femmes et des enfants à être légalement demain les victimes  d’adultes qui, par leur seule puissance d’argent, achèteront selon le bon vouloir des ventres et des enfants ?

 

Nous considérons ce projet de loi comme une attaque frontale contre notre culture. Nous pensons que l’Etat doit tout faire pour permettre à un citoyen français d’avoir accès à ses origines biologiques. Nous disons que le mariage – en tant qu’institution génératrice de la famille, ne saurait être dévoyé à des fins étrangères et à son essence et à sa vocation.

 

Dans cette affaire, nous croyons enfin que notre devoir est de défendre la culture guadeloupéenne et donc la famille traditionnelle guadeloupéenne, composée d’une « mère » et d’un « père », d’un « père » ou d’une « mère ».

 

Ce combat n’est ni de gauche ni de droite. C’est un combat pour l’Homme, pour la dignité de la femme et de l’enfant.  C’est la raison pour laquelle, lors du rassemblement du samedi 23 mars 2013, à 15H00, sur la Place de la victoire, nous affirmerons fièrement notre position : pour la famille traditionnelle guadeloupéenne, contre le mariage homosexuel.

 

 

****

 

(1) Mme Sylviane AGACINSKI, Philosophe, dans une interview donnée au Nouvel Observateur le 10/01/2013,publiée sous le tirtre « L’égalité n’est pas l’identité ».

Sully Tacite.  ( Sully Tacite ). 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Dissident 21/03/2013 18:31


Taubira dehors.

CH.FFRENCH 21/03/2013 17:38


Monsieur Tacite a tout à fait raison, comment cette "taubira" qui est née libre grâce à une loi intelligente et qui a échappée "à la marchandisation de l'être humain", peut-elle défendre toutes
griffes dehors une telle horreur ?


Mais je crois que nous avons la réponse! C'est la haine! La haine de la France, qu'elle projette de détruire avec l'aide de notre insinifiant "pingouin" !

Odile HELFT 21/03/2013 10:22


Pour un enfant,une Mere doit être plus qu'un ventre et un Père, plus qu'un spermatozoîde.


Notre société est déjà suffisamment en perte de repères, pour que cette loi soit votée.


Ce n'est pas seulement notre culture, qui est mise à mal, c'est notre civilisation.


Il est de notre devoir d'aller manifester le 23 mars à 15h sur la place de la victoire!

sus à la connerie 21/03/2013 05:18


Au nom de la tradition, on devrait toujours trainer les femmes par les cheveux pour les violer au fond des cavernes.


Au nom de la tradition, on n'aurait jamais dû abolir l'esclavage.


Heureusement qu'il s'est trouvé au cours de l'histoire de l'humanité des gens un peu plus évolués, qui sont parvenus à envisager que la vie pourrait être autrement, qui ne se sont donc pas
contentés de reproduire bêtement ce qu'ils ont eux-même vécu.


Cette capacité de s'extraire de la simple "reproduction" des comportements est d'ailleurs la seule chose qui différencie véritablement l'homme de l'animal. Avec votre "combat", vous ne parvenez
au fond qu'à finir de convaincre les esprits évolués que la majorité des homminidés sont finalement pas des êtres humains mais bien des brebis (ce fameux troupeau dont la crédulité est savamment
entretenue par la religion, et quand ce n'est pas la religion, ce sont les médias et la société de consommation, qui phagocytent tout autant les cerveaux...)


Le pire dans tout cela étant que les brebis se sentent un devoir de faire du prosélytisme acharné, avec une assurance que seule la bêtise peut produire (alors que les esprits évolués n'essaient
pas d'universaliser les "contraintes" qu'ils se sont éventuellement eux-même imposées...)


Je ne sais pas dans quelle Guadeloupe "idéalisée" vous vivez, mais ce qui est certain, c'est que nous ne devons pas vivre dans la même. Si vous discutiez avec des jeunes guadeloupéens, qui
atténuent parfois leur mal de vivre grâce au cannabis, vous verriez qu'ils détestent souvent leur "père", quand celui-ci s'est contenté de féconder les mères (souvent plusieurs, d'ailleurs) pour
laisser à ces dernières le soin de s'occuper de la progéniture, pendant que ce généreux géniteur passe le plus clair de son temps avec ses amis, "entre hommes". Un beau modèle que cette famille
"traditionnelle" guadeloupéenne, vraiment !