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Publié par Edouard Boulogne

Tribune libre : Non à la lurelâtrie.

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( Dans l'article que je rédigeais, le soir même de l'élection triomphale de la liste conduite par M. Lurel, je rappelais, à la fois l'indépendance totale du Scrutateur à l'égard de tout parti politique, de gauche comme de droite, mais j'appelais aussi, tout en me félicitant du choix populaire qui me paraissait, cette fois, le moins mauvais parmi les possibles, j'appelais donc à la prudence, et à la circonspection à l'égard du nouvel élu.
Je pensais à la parole d'un humoriste de la politique qui prétendait, non sans sans justesse, que "lhomme politique est quelqu'un qui prête sa parole, plus qu'il ne la donne, pour la reprendre quand il en a besoin".
Je n'ai pas à ce jour ( 20 mars 2010), de raison précise d'en vouloir à Victorien Lurel. Mais abstraction faite de ses qualités humaines personnelles, je m'apprête, comme beaucoup, à rester vigilant à l'égard de ses dits, et de ses actes. Nous l'avons élu pour une certaine politique, non pour une autre, y compris, bien entendu, son contraire.
Un de nos lecteurs, m'adresse ce texte où il dit, au fond la même chose, mais en d'autres termes, et sur un ton qui n'est pas présentement le mien.
S'il faut rester vigilant, il ne faut pourtant pas préjuger des intentions du président du conseil régional, ne pas lui faire de procès d'intention.
Aussi ai-je décidé de publier ce texte d'un ami, que ses activités professionnelles contraignent à garder l'anonymat, en Tribune libre.
La tribune libre est un procédé qui consiste à publier un texte que l'on croit utile, tout en signifiant qu'on n'en reprendrait pas nécessairement à son propre compte chaque mot, qu'on n'en contresignerait pas nécessairement chaque proposition.
C'est en ce sens qu'il faut le lire : un mouvement d'humeur, qui donne à penser, mais qui n'engage pas, présentement, le Scrutateur.

Edouard Boulogne).

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Tribune:

Je veux parler de  la ré investiture de Victorin Lurel à la tête de la Région.

 


Comment peut-on oublier que Victorin Lurel s'est illustré par son attentisme lors de la grave crise sociale, insurrectionnelle, de début 2009, notamment à propos de cette ambiance alors fortement teintée d'incitation à la haine raciale ?

N'a-t-il pas même jeté de l'huile sur le feu en signifiant au milieu de la tourmente qu'il ne se rendrait pas chez le "Papa blanc"? 

Les mains de cet à-nouveau-président ne peuvent assurément que sentir bon le savon, à faire pâlir Ponce Pilate de jalousie.

Hier les guadeloupéens ont eu droit à un discours d'investiture où, comme il se doit, est interprété joliment mais surtout gratuitement les intentions de vote des électeurs.

Lors de cette ré-investiture ont été dits monts et merveilles sur le retour à la paix sociale et sur la réconciliation des ethnies qui composent l'archipel guadeloupéen.

Je note cependant que parler politiquement et publiquement de la problématique ethnique en Guadeloupe est une première.
Car la stratégie générale des politiciens a été jusqu’alors de passer la chose sous silence, en dépit des évidences.


Je suis toujours pantois de constater comment les sociologues attachés aux cabinets politiques sont capables, grands alchimistes devant l'Eternel, de transformer le score électoral chiffré en langage parlé
Traduire des chiffres en paroles est une offense à l'esprit humain.

Je ne connais qu'une Evita Perón (fer de lance de son dictateur de mari) pour en faire autant, lorsque drapée dans ses fourrures, du haut de son palais providentiel, elle s'écriait combien elle était l'âme, intégrale, du peuple argentin...


Reconstruction, dit Lurel,

 


Au nom de :

Oui au fait, au nom de quoi ?


Au nom de l'ECONOMIE, dit-il d’abord.

L’économie, maître mot à l’heure qu’il est, pain béni des politiques.
Parlons français : le cher homme veut dire "au nom du business", du capitalisme.

Et du SOCIAL, dit-il ensuite.
Je traduis : "Le social, autre tarte à la crème, revient pour les politiques à la distillation d'un sirop aux vertues hypnotiques à l'usage du peuple; Afin que les Gros siens, régionaux assurément, pas trop blanc de préférence (discret artefact de la modernité) puissent faire leur jus tranquillement".

J'aurais souhaité entendre que cette paix se formule au nom de l'Humanité, de l'Universalité de l'Esprit
, Seules valeurs qui permettent la Progression,
Seules valeurs qui puissent faire remparts contre l'Adversité.
Qui puissent rassembler les hommes de toutes origines, de toutes conditions sur un Fondamental, aux antipodes de notre actuelle culture nombriliste en diable.

Mais non,

Rien de tout cela,

Car l'homme, que certains nomment "Victorien",

En beau politicien de son Etat, n'est pas un Humaniste,

 


Lurel n’est pas un Luther King,


C'est juste un "coq à bel poz"...

 

 

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manoucha 21/03/2010 23:51


La citation de l'humoriste relevé dans vos propos M. Boulogne s'adapte comme un gant à notre président de région qui au cours de sa dernière mandature a su pratiquer avec brio l'art du changement
de discours. Avec lui, la politique devient l'école du mensonge. Souhaitons que cette deuxième mandature voit enfin un homme debout derrière des paroles sensées et vraies!
Bravo à l'auteur de la tribune libre pour son analyse!