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Publié par Edouard Boulogne

Sortir Haiti de la fatalité. 

( Nous recevons ce commentaire de Jany, une lectrice, qui, par son bon sens nous parait mériter de paraître en article. Le Scrutateur );

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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par jany sur l'article Haiti : Organiser le pays au plus vite, avec qui? et Comment? par Dolto., sur votre blog lescrutateur

Extrait du commentaire:

Sortir Haïti de la fatalité et non régulariser
des milliers d’HAITIENS en guadeloupe


Sur RFO AVANT Hier soir ils disaient que les associations demandaient la régularisation des 5 à 6 000
haïtiens estimés en situation irrégulière en Guadeloupe. Ils argumentaient que l’on pouvait les régulariser vu qu’ils occupent des jobs que les guadeloupéens ne veulent pas.


Mais pour un haïtien régularisé il faudra compter après femme et enfants et regroupement familiaux. Et après suivront les RMI, Allocs,
sécu…. Une fois qu’ils auront “goûtés” à l’assistanat sociale, eux non plus ne voudront pas faire ce que les guadeloupéens ne veulent pas faire aujourd’hui.


Les plantations de bananes et le maraichage ;ceux qui ont pour habitude de les faire jobber,
utiliseront alors d’autres haïtiens en situation irrégulière à la place des régularisés et ainsi de suite et la machine a sans papiers s’emballera sans fin, tant que les passeurs et clandestins y
trouveront leurs comptes et ce encore plus depuis le séisme .


Cependant concernant la régularisation de tous les clandestins qui vivent en Guadeloupe, certains ont trouvé à travailler, il est faux
de dire ou de laisser croire que tous trouvent à travailler,ceux qui ne travaillent pas restent à la charge des services sociaux des autorités compétentes.


Parmi les DOM la Guyane est le plus vaste et le moins peuplé par rapport à sa superficie.
La Guyane est régie par la loi française,il existe les mêmes avantages sociaux qu’en Guadeloupe.quid d'une régularisation ?


Pourquoi les GUADELOUPEENS responsables de mouvements politiques associatifs,droits de l’hommiste,protestent , réclament la
régularisation,de tous les clandestins haïtiens qui vivent en GUADELOUPE,je ne veux pas mettre en cause les clandestins,car si j’étais à leur place j’aurais sans doute eu la même
réaction.


Ce sont des guadeloupéens qui interpellent les autorités préfectorales pour demander la régularisation de 6.000 haïtiens,alors que ce
chiffre reste une estimation,on ne sait pas exactement le nombre de clandestins qui se trouve sur le sol guadeloupéen.
Les techniciens disent qu’un clandestin n’a pas d’existence légale,quelqu’un qui n’existe pas donc le chiffre qu’on avance ne peut être qu’une estimation et non une exactitude.
La Guadeloupe en aucun cas ne peut se mesurer aux pays comme le Canada,les USA , la france métropolitaine.


Ceux qui reprochent à la France de ne pas régulariser les clandestins haïtiens,comme l’ont fait le Canada et les USA .


Pour le teritoire français,l’hexagone la comparaison est normale et possible .MAIS PAS sur le territoire guadeloupéen,y a pas
photo,territoire exigu,chomage important,manque de logement social ou normal instabilité économique,difficultes sinon pourquoi y a t-il eu le grand mouvement des 44 jours,n’était-ce pas dù à un
malaise dans la société guadeloupéenne ?
Demander la régularisation de 6000 haïtiens alors que ceux qui sont en situation régulière,à cause du seisme,iront chercher leurs parents et parfois ceux qui ne font pas partie de leur famille
personne n’aura besoin de papiers,et la circulation de faux papiers continue,les haïtiens qui avaient fait la demande de regroupement familial avant le seisme,obtiendraient l’accord des autorités
fraçaises.


Combien seront ils à la fin ?
N’exploite t-on pas au maximum le passage du seisme en Haïti pour exiger du gouvernement français la régularisation des sans-papiers ?


Je n’en veux pas aux Haïtiens,mais aux Guadeloupéens qui soutiennent et réclament avec les sans papiers, répétant sans cesse qu’ils
viennent faire les travaux que les Guadeloupéens refusent d’accomplir.


C’est une escroquerie intéllectuelle,c’est cousu de fil blanc en même temps.
Car il y a bien trop de jeunes qui sont en échec total qui auraient pù se diriger vers le secteur agricole,mais personne ne leur donne le gout du travail de la terre,il faut le laisser à
l’haïtien,la main d’oeuvre coute moins cher et le propriétaire de la bananeraie,l’agriculteur et le possesseur de terre non travaillé pourront tirer profit , vivre très confortablement de leur
production.


Régularisation d’un nombre de clandestins que l’on connait pas,répéter à la presse qu’ils ne prennent pas le travail des
guadeloupéens,le travail de qui prennent ils ?
A qui profite le crime ? surement au démagogue de HERMANTIN ET AU CORECA?
Pas aux guadeloupéens qui eux connaissent la précarité.
C’est de la démagogie pure !


Plutôt que d’initiatives dispersées de la part des puissances mondiales, la république dévastée a besoin d’un projet global de
développement.


Aux côtés de la Minustha (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti), militaires et humanitaires de tous pays communient
dans un même effort pour sauver ce qui peut l’être en Haïti. C’est-à-dire pas grand-chose. Et pas seulement à cause du séisme. Haïti est un pays désolé : 80 % de la population y vivent sous le
seuil de pauvreté ; son PIB en dollars par habitant fond plus rapidement que les glaciers d’Alaska, sous l’effet conjugué d’une érosion économique et d’une explosion démographique continues ;
l’agriculture est de moins en moins nourricière, et l’industrie de main-d’oeuvre low cost, soumise à toutes les sous-enchères. Au bout du compte, un Etat que le classement “indice de
développement” de l’ONU place autour du cent cinquantième rang mondial sur quelque 160 pays.


Aux sources de cette désolation, le défaut de matières premières, bien sûr, mais surtout, selon les hommes et selon les ans, les
désastres dictatoriaux et les catastrophes naturelles en série. Autant de causes bien connues, récurrentes, comme l’est le recours à l’aide extérieure pour tenter de rebâtir les infrastructures
et la démocratie. L’horreur 2010 atteignant des sommets, n’est-ce pas le moment d’agir pour l’histoire ? Les très grands moyens proposés par le président sénégalais Abdoulaye Wade (le retour des
descendants des esclaves à la maison mère, l’Afrique) ou par l’intellectuel Régis Debray (la création d’un statut de “pupille de l’humanité” pour les pays sevrés d’avenir, sans doute
infantilisant) pointent la nécessité de faire émerger des idées nouvelles.


Les USA offrent sur place aux haitiens une somme de 5 dollars par jour , pour travailler à la reconstruction du pays.


Ils auront besoin de bras pour déblayer,les maisons détruites,une solution pour ceux qui ont seulement un job en Guadeloupe,car on ne
peut pas vivre en Guadeloupe,de job,la vie est beaucoup trop chère,les guadeloupéens



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clovis simard 12/03/2012 20:46


Fatalité ou culpabilité? - Le blog de la-crabeuse-se-rebiffe.over-blog.com : http://0z.fr/6OFUI

castetsjj 06/01/2012 07:19


Bonjour Mr Boulogne,


Dans un de ses paragraphes, l'article semble présenter la Guyane comme une possible terre d'accueil à une immigration haïtienne en déshérance, il est bien dommage que je n'ai à ma disposition que
mon expérience qui date maintenant de 20 ans, et qu'un Guyanais inspiré n'ai pas encore mis son grain de sel.


Certes la Guyane est vaste et sous peuplée, mais il ne faut pas oublier que seule sa bande littorale est viable et malgré celà, en dehors des "grandes Communes", c'est aussi un petit désert, car
le climat n'est pas une partie de plaisir, et il faut avoir un esprit de pionnier pour se lancer dans une création agricole quelconque ou autres à l'intérieur des terres ou ailleurs sur le
littoral. En dehors de quelques axes récents de pénétration, le seul accès est souvent fluvial. Ce ne sont pas les tentatives soldées par des échecs cuisants qui manquent. Même si le CNES et
l'administration sont des phares dans la nuit, le pays souffre d'un manque total de pionniers inventifs et de moyens colossaux pour imaginer un développement des terres de l'intérieur ; et même
les aurions nous, cela serait-il souhaitable, vu l'élongation et la dispersion imaginée des futures populations ?


La Guyane souffre déjà d'une immigration clandestine importante, tant sur son front brésilien que surinamien et cela pose déjà de gros soucis administratifs.


Je profite de cette ouverture pour rendre un hommage appuyé aux communautés Mongs, déplacés dans les années 1970 et qui ont su se faire un place prépondérante dans une économie agricole délicate,
ces gens sont doués d'une extraordinaires ténacité, d'adaptation au milieu, de courage et de savoir faire lié à leurs traditions, ils sont vraiment des exemples ; mais qui, à part eux, pourrait
présenter des capacités aussi adaptables.


Je serai très heureux de trouver un contradicteur guyanais, ce qui voudrait dire que le pays aurait fait un bond en avant significatif, et cela me rendrait très heureux, même si une nature vierge
présente un intérêt pour le bilan carbone.


Cjj


 

clovis simard 05/01/2012 23:18


 Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-17. - THÉORÈME FATAL. - L'INCONSCIENCE C'EST ANIMAL.

Luc ANDRE 01/02/2010 17:06


L'article de Janny a le mérite d'être clair, respectueux d'une réalité et de la logique en matière d'immigration. Tous s'accordent à dire et à répéter qu'Haïti doit se reconstruire sous la houlette
des haïtiens ce qui pour moi est indiscutable mais encore faut-il que ceux qui pensaient trouver le "pérou" ailleurs, en Martinique et en Guadeloupe acceptent de retourner au pays pour que d'autres
ne le reconstruisent pas à leur place. L'ONU offre 5 dollars par jour pour nettoyer et déblayer ce qui est bien au dessus du revenu moyen d'un haïtien. Compte tenu du niveau de vie et du pôuvoir
d'achat c'est l'équivalent voir même parfois un peu plus que ce qui serait perçu aux Antilles.
La Guadeloupe et la Martinique doivent cesser d'avoir cet alibi consistant à dire qu'il faut des haïtiens pour faire ce qu'ils ne veulent pas faire dans leur pays.
Ces deux régions ne parviennent pas à donner du travail à leurs enfants et encore moins à les loger alors soyons humains et acceptons d'aider Haïti à se reconstruire car ce n'est pas en attirant
ses enfants que nous l'aideront à mettre la tête hpors de l'eau.
Bravo Janny pour cette clairvoyance et cette franchise que personne ne doit prendre pour une quelconque xénophobie ou un quelconque rejet de nos voisins caraibéens.