Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Il faut répéter que ni pour moi, ni pour ceux qui prennent en considération ce blog ( et qui le lisent régulièrement, l'enrichissent quotidiennement de leurs conseils, de la documentation qu'ils m'envoient, etc ) il n'y a rien qui ressemble de près ou de loin à un quelconque mépris, une quelconque haine, à l'égard des homosexuels hommes ou femmes, à une homophobie, comme disent les manipulateurs de l'opinion publique.

Notre opposition au projet de loi qui est en train d'être voté au parlement à l'heure où j'écris ( 09h50 de ce mardi 23 avril 2013 ), opposition qui perdurera après le vote de la loi, car une loi peut en changer une autre, notre opposition donc, est fondée sur une conception fondamentale de la civilisation. Celle qu'on veut nous imposer ( ce sera fait aujourd'hui même ) conduit à la mort de notre civilisation. Pas seulement de la France d'ailleurs. Ne nous dit-on pas en effet que la France est en retard par rapport à certains Etats des USA, par rapport à la Grande Bretagne, au Canada, etc?

Argument totalement nul. Est-il recevable d'opposer à un adversaire le «  vous avez tort parce que vous ne suivez pas la majorité »?

Cet abandon au conformisme considéré comme critère du Vrai et du Bien, est d'une niaiserie sans pareille. Se droguer, s'adonner au stupéfiants, est-ce acceptable sous le prétexte que cela se fait de plus en plus? Dans les groupes d'adolescents, ceux-là même qui refusent en leur for intérieur de faire comme les autres, ne cèdent-ils pas trop souvent à la tentation mortelle du « si tu ne le fais pas c'est que tu es un « petit garçon à sa maman ». Et c'est ainsi, pris dans l'ambiance du groupe, ( les copains ) que commencent tant de dérives mortelles.

Les tricheurs, les marchands d'orviétan, jouent de ce conformisme lâche pour imposer leur came.

On nous parle de l'amour, que nous refuserions à ceux qui ne partagent pas nos vues, en leur refusant le fameux « mariage ». Sur l'amour, je reviendrai dans un autre article, me bornant aujourd'hui à faire remarquer que c'est une notion extrêmement complexe, mais toujours utilisée de façon particulièrement vague dans le discours quotidien, surtout dans les séries télévisées ( télé-réalité ) qui « éduquent » aujourd'hui nos sociétés en voie de déshumanisation rapide.

Je rappellerai seulement ce qu'en disait Voltaire :

« Il y a tant de sortes d'amour que l'on ne sait à qui s'adresser pour le définir. On nomme hardiment amour un caprice de quelques jours, une liaison sans attachement, un sentiment sans estime, des simagrées de sigisbée, une froide habitude, une fantaisie romanesque, un goût suivi d'un prompt dégoût : on donne ce nom à mille chimères ».

Or nous ne leur refusons pas l'amour, la tendresse, etc, mais d'assimiler leur cohabitation au mariage, et à ce qui s'ensuit. Ce qui n'est pas du tout la même chose ( alors que déjà existe le Pacs ). On comprendra mieux, je crois, si l'on veut bien réfléchir, en lisant notre dossier.

Ce dossier que publie aujourd'hui Le Scrutateur porte sur l'idéologie des déconstructeurs, celle dite du Genre ( Gender, en anglais ).

Il demande un peu d'attention, mais est parfaitement assimilable à quelqu'un qui veut réfléchir, sans être pour autant un spécialiste des sciences-humaines, ou de la philosophie.

Bonne lecture.

 

Edouard Boulogne.

 

La présentation de ce dossier, et davantage encore sa composition a demandé un "certain temps".  J'espère que le lecteur lui consacrera un minimum d'attention. ( EB )? 


Mission-ML-Gender4

 

( I ) Sur l'idéologie du Gender.

 

A) L'analyse de Michel Boyancé, doyen de la faculté libre de philosophie et de psychologie et auteur de Masculin Féminin, quel avenir ?, sur le concept de genre. (Decembre 2011) doyen de la faculté libre de philosophie et de psychologie et auteur de Masculin Féminin, quel avenir ?, sur le concept de genre. (Decembre 2011)

http://www.dailymotion.com/video/xn5jzl_le-gender-interview-de-michel-boyance-libertepolitique_news#.UXaFKaLEKmU

B) L'analyse de Tony Anatrella, psychanalyste :

Interview très remarquable de ce psychanalyste très expérimenté et savant qu'est Tony Anatrella : http://www.dailymotion.com/video/xmksdm_tony-anatrella-et-la-theorie-de-genre_news#.UXaJmqLEKmU

C) Point de vue énoncé dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles 3 février 2011 Elizabeth Montfort (ancien député européen, présidente de l’Alliance pour un nouveau féminisme européen) 
Avec la théorie du gender, une véritable déferlante s’abat sur la France et l’Europe, dans une indifférence quasi générale. [...]
Cette 
théorie née aux États-Unis s’est développée dans les années 1990. Mais c’est vraiment la 4e conférence mondiale sur les femmes, organisée par l’Onu en 1995, qui a imposé ce concept dans le vocabulaire international, largement relayé au Parlement européen. Cette théorie est une véritable révolution anthropologique dont l’objectif est de repenser les rapports homme-femme à partir d’une déconstruction de leur identité. Ce mouvement succède à deux courants féministes : l’égalitarisme où la femme prend comme modèle l’homme pour s’affranchir de sa domination, et le différentialisme qui exalte les différences entre les sexes au mépris de ce qui est commun, c’est la revendication des droits de la femme et la guerre des sexes. Ces deux courants avaient encore un aspect pratique car leur but était d’obtenir par la loi l’égalité des droits (droit de vote, égalité salariale…).
Avec la théorie du gender, un nouveau courant idéologique apparaît. Une partie des féministes radicales, notamment dans leur composante lesbienne, ne sont pas satisfaites de l’égalité des sexes et de la parité. Pour elles, l’égalité et la parité sont un leurre car elles supposent une distinction entre les sexes, synonyme d’inégalité et de la domination de l’homme sur la femme. Leur féminisme s’inspire d’un mélange de néomarxisme, de structuralisme et d’existentialisme : d’une part, la dialectique dominants-dominés ; d’autre part, la déconstruction des stéréotypes imposés par la culture. Admettre la différence des sexes, c’est admettre la complémentarité des sexes, la domination patriarcale, donc l’oppression et l’aliénation de la femme.
Chez 
Judith Butler, la grande théoricienne du gender, la définition du genre est une construction sociale et culturelle au service de cette domination. Son livre, traduit en 2005 en français, s’intitule Trouble dans le genre, pour un féminisme de la subversion. Judith Butler affirme vouloir penser ensemble « le féminisme et la subversion de l’identité ». En d’autres termes, elle entreprend de définir une politique féministe qui ne soit pas fondée sur l’identité féminine et précise, dans son introduction, son objectif : déstabiliser « l’hétérosexualité obligatoire » pour repenser l’organisation sociale selon les modèles homosexuels et transsexuels. L’hétérosexualité sert la domination de l’homme. Il faut y mettre fin en supprimant les concepts d’homme et de femme et imposer un nouveau genre fondé sur les orientations sexuelles et non sur l’identité sexuelle : « Les femmes ne seraient pas opprimées s’il n’existait pas un concept de femme. »
Le deuxième point d’appui de la théorie, c’est l'opposition entre nature et culture. La société de la personne capable de créer des relations avec son semblable est remplacée par la société de l’individu qui se choisit ses vérités, ses intérêts et ses plaisirs. L’individu postmoderne doit se créer lui-même. C’est son droit le plus fondamental : « le droit à être moi ». Or la nature lui impose d’être homme ou femme. Accepter cette dictature, c’est refuser d’être libre. Se considérer comme homme ou femme, c’est refuser de se construire soi-même. Et pour la femme, c’est refuser de s’affranchir de la domination de l’homme. Ainsi, l’individu serait mieux caractérisé par son orientation sexuelle choisie que par son identité sexuelle comme donnée biologique, donc de nature.
On entrevoit aisément 
les conséquences de cette idéologie pour notre vie sociale. Après avoir déconstruit la différence sexuelle, il est nécessaire de déconstruire le couple, la famille et la reproduction. Pour les gender feminists, le couple doit être choisi. La famille fondée sur le mariage monogamique, comme survivance de la domination de l’hétérosexualité, devient polymorphe (bi, pluri, homo, monoparentalité…). La filiation se décline : filiation biologique, intentionnelle, juridique, sociale. L’individu fait son choix dans ce grand marché libertaire. Et enfin, la reproduction doit évoluer. Les techniques permettent une reproduction asexuée (AMP, mères porteuses, utérus artificiel...) et les révisions des lois de bioéthique sont une opportunité pour obtenir satisfaction. Dans ce grand bouleversement, la loi enregistre les revendications individuelles et crée de nouveaux droits arbitraires et déconnectés du bien commun et de la stabilité de notre communauté humaine

http://www.infoselec.net/politique/mariage-gay.html

( II ) Documentation sur un sujet controversé. ( Dossier à conserver dans vos archives, lecteurs du Scrutateur, pour ceux d'entre vous, qui, quoi qu'il arrive ce 23 avril, pense à l'avenir et au combat qu'il faudra mener d'arrache-pied, dans les mois et les années qui viennent contre l'idélogie anti-humaniste qui ravage la civilisation d'occident ) :

Personnalités de toutes tendances

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse :

...pour en savoir plus (avant-projet de loi, sondage, pétitions)




( III ) Sur les idéologies du Genre ( exposés contradictoires ).

Déjà paru sur le Scrutateur. Peut-être relu par ceux qui sont soucieux de comprendre ( et d'assimiler ), et par ceux qui ( par extraordinaire ), auraient négligé d'en prendre connaissance ).

http://www.lescrutateur.com/article-sur-les-theories-du-genre-exposes-contradictoires-116394859.html

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article