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Publié par Edouard Boulogne

Il doit y avoir ce matin un mauvais djinn ( diable, pour les musulmans ) veillant à enquiquiner le scrutateur, car M. Claude Houël, a envoyé par deux fois un commentaire sur l'article d'hier Il y a 50 ans, le drame de l'Algérie....J'ajoute ici, pour compléter la pensée de notre ami, que parmi les Français soumis à l'exode, il n'y eut pas seulement des chrétiens et des musulmans, mais aussi des juifs, nombreux, essentiellement des séfarades, tel le grand André Chourqui, penseur, écrivain, traducteur de la Bible, et du Coran, et bien d'autres dans des domaines différents ; Marthe Villalonga, Enrico Macias, et, toute les communautés ayant leurs moutons noirs...Guy Bedos!

Enfin le commentaire m'est arrivé par courriel, et là le Djinn a été joué. Je publie donc, ce comm parmi les articles. LS

Exode-des-pieds-noirs.jpg

 

 

J'ai remis le texte en commentaire, le voici :



"Grand merci à E Boulogne pour ce rappel, nécessaire, de l'Histoire que d'aucun façonnent à leur manière. Il est en effet primordial de préciser que le pays , conquis par les français, n’appartenait pas aux algériens mais aux turcs.

Utile également de dire que la colonisation fut européenne et pas seulement française à l’heure où seule notre nation est sommée de se repentir.

A ce sujet il faut savoir que même les Suisses y ont participé avec une très importante concession (région de Constantine) dévolue à de braves paysans helvêtes et financée par de gros banquiers génevois. Ce qui n’a pas ému la délégation « algérienne » de signer les accords de cessez le feu sur les bords du lac Léman.

N’en déplaise à Taubira il y eut des aspects positifs à la colonisation à côté des drames et des loupés de l’histoire comme le refus d’accorder aux musulmans la pleine nationalité française contrairement aux juifs installés avant la conquête (décret Cremieux) alors qu’ils avaient donné leur sang dans les deux guerres mondiales.

Il ne faudra jamais oublier le rôle de l’Etat français dans l’abandon honteux des harkis

Et des pieds noirs (Oran) après la fin de la guerre, soumis à des massacres de masse.

Il faut tout dire pour que soit compris l’exode, mal accepté par les métropolitains, des français d’Algérie, chrétiens et musulmans, la douleur des familles françaises qui ont perdu des fils pour une cause mal perçue .

Ce n’est qu’à ce juste rappel de l’histoire que les douleurs seront partagées de part et d’autre de la Méditerranée."

Bonne journée,cordialement

 

Claude HOUËL

 

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Claude HOUËL 07/07/2012 17:28



Edouard Boulogne 08/07/2012 02:07



Nouveau petit dysfonctionnement. M. Claude Houël m'envoie en courriel, les précisions suivantes : 


 


 


 










Mon nouveau commentaire avec un lien relatif au sujet n'est de nouveau pas paru.J'utilise pourtant la  procédure habituelle,probablement encore un tour des djinns !


Pouvez-vous svp faire suivre à "Mouttet" ?


Merci bien et bonne soirée


Claude HOUËL






Les Suisses en Algérie, pour plus de précision et particulièrement pour Mottet :


 


Voir le lien ci-joint : http://wodka.over-blog.com/article-claude-lutzelschwab-la-compagnie-genevoise-des-colonies-suisses-de-setif-41580634.html


 


J’ai découvert très tardivement cet aspect de la colonisation  par le biais de mon histoire familiale : Mon grand père maternel était le fils naturel d’un noble suisse affilié
aux De Gingins, riche banquiers (surement un pléonasme) et associé de "la compagnie génevoise des colonies suisses de Sétif". Ce jeune noble a été déshérité par sa famille pour avoir
choisi une belle  paysanne espagnole sans le sou, mon arrière grand-mère, avec qui il a fait sa vie en Algérie et Tunisie. L’Algérie de cette époque était un sacré « melting
pot » ou les français côtoyaient les Suisses, les Espagnols, les Italiens, les Maltais et même les Russes !







 



Mottet 06/07/2012 21:03


Merci d'avoir rajouté ce commentaire qui précise certaines vérités. Je suis moi même concerné par la présence des suisses en Algérie. Ma grand mère paternelle est née à Constantine et s'appelait
Vonwill!! Très Suisse comme nom!! Son père, mon arrière grand père, était dans l'élevage du bétail!! Après l'histoire a fait le "reste"!!

Dissident 06/07/2012 19:07


Massacres d’Oran 5 juillet 1962


TÉMOIGNAGE
de monsieur Étienne ESTÈVE-CASTILLA P.55 à 59


Récit d’évènements qui m’ont fortement marque psychologiquement.


La station côtière radio était située sur le toit de la poste dans une
"villa" sur la grande terrasse dont le revêtement spécial de sol venait d'être refait. Je me penchai côté cour et je vis tous les employés des P.T.T. (plus de soixante personnes) rassemblés et alignés à
genoux.


Les assaillants, occupés à l'intérieur des bâtiments avaient mis un seul garde qui, dos au
mur, pointait son fusil sur les collègues. J'étais juste au-dessus de lui. Je saisis un seau rempli de goudron (laissé par les ouvriers) qui se trouvait à proximité et le jetai
espérant venir un aide aux collègues mais l'un d'eux m'aperçut et cria : "Ne fais pas le con là-haut". Le seau n'atteignit pas son but, le garde entendant le cri du
collègue s'écarta. Ce fut le grand branle-bas de combat. Les collègues furent poussés vers la rue se déplaçant à genoux.


Des individus armés envahirent les trois escaliers. J'eus la présence d'esprit de vider
plusieurs gros extincteurs dans les cages d'escaliers qui furent remplies de mousse carbonique dilatante rendant impossible la montée. La terrasse devint inaccessible. Et j'eus, de ce fait, la
vie sauve.


Côté rue, d'une fenêtre de l'immeuble face à la station, un monsieur penché criait de lui
jeter une corde pour venir vers moi car dans son immeuble on tuait à vue, femmes,
enfants, vieillards. C'était un massacre.


Dans le même temps en bas, dans la rue, je vis un vieillard qui revenait du marché avec son
panier de provisions, tué sous mes yeux. Un jeune armé pris un vélomoteur qui se trouvait là, le jeta sur le vieux monsieur qui tomba à terre et
pointant son arme, le tua. Je ne trouvais pas de corde pour venir en aide au
voisin.


J'appelais sur les ondes radio : Au secours
en mer ! ici on massacre femmes, enfants et vieillards. La station de Gibraltar radio me répondit la première.


Elle me rappela un peu après et me dit que
l'escadre anglaise, en alerte, appareillait pour porter secours.


Il était déjà 12 heures 45, le navire français Colomb-Béchar me
contacta.


Le Cdt se mit à ma disposition.


[…]


http://www.algerie-francaise.org/katz/castilla.shtml


http://www.algerie-francaise.org/main.shtml