Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

 

Subversion-a-Mayotte-jpg  ( Une manifestation à Mayotte l'an dernier. On notera l'allusion à l'immigration clandestine, en provenance des Comores, et d'Afrique, qui semble avoir joué un rôle déterminent dans les manifestations sauvages du mois dernier, avec la complicité de certains milieux métropolitains cartiéristes )/

 

 


 

Il y a à peine six mois que les habitants de Mayotte ont, à l'occasion d'un referendum, obtenu la départementalisation de leur île de l'océan indien. Leurs motivations principales étaient 1) d'améliorer leurs conditions de vie, 2) d'échapper, si possible définitivement , à l'intégration à l'archipel des Comores, dont, géographiquement, ils font partie.

L'archipel des Comores est une ancienne colonie française devenue indépendante en 1974. Cette indépendance est l'oeuvre de Valéry Giscard d'Estaing qui, contre l'assurance d'une majorité de voix aux élections présidentielles de cette année là, livra les Comoriens aux ambitions dictatoriales des « élites » comoriennes, et aux aléas du grand « vent de l'histoire ».

L'archipel comporte quatre îles. L'une d'entre elle, Mayotte, plus lucide, et désireuse, pour des raisons ethniques, notamment, d'échapper à l'emprise des autres îles, notamment la Grande Comore, et Anjouan, décida de rester française. Elle ne cessa, à cor et à cri, de réclamer la départementalisation. Les gouvernants français se firent prier, et finalement cédèrent à la volonté populaire, cette année 2011 ( à 95% de l'électorat ).

Et voici que six mois après des « grèves » ayant pour motivation officielle la cherté de la vie dégénèrent en manifestations violentes, et en chasse aux blancs.

Nous publions aujourd'hui un témoignage fort intéressant d'un habitant de Mayotte, qui en dit long, et bien davantage que tout ce qu'en ont pu dire des médias soumis au politiquement correct.

Tout indique que les « évènements » de Mayotte ont été suscités par une subversion internationale soutenue par des groupes de pression européens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Dans les années 1950 et 1960 on les appelait les cartiéristes ( du nom d'un journaliste connu à l'époque, Raymond Cartier. «  La Corèze avant le Zambèze » était leur slogan ).

Tout indique, et le témoignage ci-dessous, en fait mention, que les « évènements » de Mayotte sont créés par les Comores voisines ( qui y dégorgent à profusion leurs habitants qu'ils ne parviennent pas à nourrir. Ainsi pensent-ils prendre à terme le contrôle de Mayotte. Version océano-indienne du « génocide par substitution » de Césaire? N'oublions pas les guillemets, ces pincettes de la pensée ). N'oublions pas non plus, parmi les agents de la destabilisation : l'organisation des nations africaines, et les lobbies obscènes grouillant à l'ONU. Tant il est vrai aux yeux de ces gens là que le sens de l'histoire va dans le sens du reflux de l'Europe, jamais en sens contraire, et que le désir de devenir françaises pour des populations africaines est un déni d'histoire, et une atteinte inqualifiable au douloureux complexe d'infériorité qui, à défaut d'autre chose, régule leurs choix, et leurs obsessions politiques et sociales.

Il faut donc être très attentif à ce qui se passe à Mayotte. Cela nous concerne aux Antilles. Certes nos histoires sont bien différentes. Nous étions Français bien avant nombre de provinces de la France d'Europe. Nous avons contribué à la richesse nationale, de façon considérable par la production du pétrole vert ( la canne à sucre) et nous avons mêlé notre sang à la terre de France, à maintes reprises au cours des guerres.

Mais tout est toujours menacé, c'est une vérité qu'il ne faut jamais oublier, sur le plan des existences individuelles, comme sur celui de l'existence collective.

Ce qui se passe à Mayotte a ravivé les souvenirs encore saignants de l'année 2009. Le recours à Domota, de la subversion mahoraise, l'exaltation d'une idéologie raciste, le dévoiement d'une frange minoritaire «  samaritainienne » en quelque sorte, mais effervescente et dévoyée d'un certain clergé, tout nous incite à la vigilance.

Restons vigilant. Quant à nous, nous continuons à scruter inlassablement à notre poste de vigie.

Veilleur! Où en est la nuit?

 

Edouard Boulogne.

 

( Dans le témoignage ci-dessous, les passages soulignés en gras, l'ont été par le Scrutateur ).

 

 

Regard sur un désastre annoncé

 http://www.alterinfo.net/L-ile-de-Mayotte-Regard-sur-un-desastre-annonce_a66395.html

Mardi 8 novembre 2011, Trévani

 

 

 

L’île de Mayotte connait actuellement la plus  grave crise de son histoire récente. Taux de chômage en hausse, économie en berne, incapacité à développer le tourisme, inflation croissante, aides sociales insuffisantes, immigration galopante, valse quotidienne des « kwasas », travail au noir, exploitation des clandestins, pression démographique, dilapidation des deniers publics par des collectivités locales, irresponsabilité de certains élus...  depuis des années, et malgré les efforts de l’État, tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge et cette explosion de violence était prévisible.

 

Les événements qui secouent l’île depuis plusieurs semaines nous ont atteints particulièrement et profondément. Nous, les Métropolitains, les Domiens…( Souligné par le Scrutateur ) avons été rendus en partie responsables du malaise de la société mahoraise. Nous sommes devenus la cible d’attaques verbales ou de violences physiques. Pas besoin de connaître le shimaoré pour appréhender la substance des mots qui nous sont souvent adressés. Et les exemples sont nombreux de ce que nous avons vécu… À l’heure où j’écris, des collègues ont renvoyé leur famille en Métropole, d’autres craquent nerveusement et quittent l’île, des voisins ont été agressés au shombo, des collègues et amis braqués sur une plage, dans notre lotissement, on ne compte plus les personnes lapidées, les cambriolages se sont multipliés, et on entend tant d’histoires sordides. Combien d’exactions raciales ont donc accompagné cette grève ? Nous voulons connaître la vérité et nous voulons pouvoir en parler. Nous voulons savoir et nous voulons que cela se sache... dans l’espoir que ces terribles « dérapages » ne se reproduisent plus jamais à Mayotte. Je ne parlerai pas ici des rumeurs tellement nombreuses qui ont participé à rendre l’atmosphère anxiogène, mais seulement de quelques événements dont j’ai été le témoin direct ou qui sont avérés.

 

Depuis deux ans, nous avons tissé des liens particuliers et parfois privilégiés avec des habitants de notre village. Notamment avec notre marchande de légumes sur le marché de Koungou. Un jour où je viens d’acheter mes tomates, un homme s’approche d’elle pour la vilipender. Je retiens deux mots : « grève » et « mzungu ». Le lendemain, nous débattons longuement pour acheter du poisson. Toute la pêche est « réservée ». Notre insistance nous permet de nous procurer deux barracudas et quelques sardines. Depuis le 20 octobre, les jeunes et les femmes qui arpentaient quotidiennement, matin et soir, la résidence pour vendre fruits et légumes ne viennent plus. Je me doute qu’ils reviendront après le conflit. Leur a-t-on demandé d’affamer les wazungu ? Où est passé le jeune Bacar à qui nous offrons régulièrement des biscuits ? Dans le village (Trévani), on ne nous regarde plus, les hommes ne répondent plus à nos saluts (sauf exception !). Le ton monte quand nous passons devant des groupes d’adultes. Un soir, on refuse de me vendre du gaz.

 

Le mardi 27 septembre, à hauteur du village de Longoni, je me rends au travail à bord de la voiture de notre CPE, un flot de jeunes se jette sur nous,  entoure la voiture, nous immobilise avant de nous secouer  sous le regard impassible voire amusé des adultes, alors que plusieurs voitures circulent librement devant nous, conduites par des Mahorais.  Dans la foule, je reconnais un de nos élèves. Je l’appelle, lui serre la main et lui demande de dégager la voie. Cette fois, nous passons.

 

Le mardi 25 octobre, je me rends au travail à Dzoumogné. Je suis arrêté à l’entrée du pont où le contact a commencé entre les jeunes du village et les gendarmes mobiles. De toute évidence, le barrage du pont a été préparé durant la nuit. Des milliers de pierres ont soigneusement été engrangées par les adultes. Toute la matinée, les gendarmes, venus dégager le pont et protéger la station-service, sont lapidés par des garçons dont les plus jeunes ont à peine 8 ans. Est-ce la place d’enfants ? Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que seuls les enfants « sans parents » ont participé à ces caillassages et que les adultes Mahorais ne peuvent empêcher les petits de créer des barrages et de lapider. C’est faux. Ce sont les mêmes qui, dans les jours qui ont suivi, pillent les boutiques du village, retournant tranquillement chez eux (au vu et au su de tous !), pour apporter aux parents des sacs remplis de leurs rapines. Des adultes connus des villageois les envoient au front. Certains jeunes ont bu (on leur a offert de l’alcool !), d’autres sont sous l’emprise de drogues. J’ai essayé de discuter avec l’un d’eux. Ses yeux étaient injectés de sang, son regard était vague et il bafouillait. Un autre me raconte que leur instituteur leur a dit de « faire la guerre aux Blancs ». Comment peut-on envoyer des petits face aux gendarmes ? S’agit-il d’une des formes les plus basses de la lâcheté ? Comment éviter ensuite l’inévitable, c’est-à-dire que des enfants soient blessés ? Va-t-on une fois pour toute dire à ces adultes que lapider est un crime ? Ce mardi noir, je suis resté près de deux heures en observation en retrait de la compagnie de mobiles avant de rentrer chez moi, dégoûté.

 

Le 26 octobre matin, je me rends à pied sur un barrage à Trévani pour dialoguer avec les jeunes et tenter de comprendre. Je leur demande pourquoi ils font ça. « On lutte contre l’État », me répond l’un d’eux sans autre explication rationnelle. ( C'est aussi le leitmotiv de l'UGTG -pseudo LKP, en Guadeloupe . Note du Scrutateur )Ils ne savent pas pourquoi ils se battent. En revanche, ils cherchent l’affrontement et sont eux aussi manipulés par des adultes de Koungou. L’après-midi, voyant que les forces de l’ordre ne dégagent pas les barrages (au nombre de 4 entre Trévani village et l’hôtel Trévani), une horde d’enfants, accompagnés et excités par des hommes en voiture en provenance de Koungou, traverse le village de Trévani et se rend à l’hôtel pour lapider les mobiles. Dans le lotissement, c’est la panique. Le repas de l’association est interrompu. Beaucoup pensent qu’ils viennent nous attaquer ! Dans la soirée, je discute avec d’autres jeunes qui m’avouent qu’ils veulent l’argent de la France mais pas les Français.  « Les Blancs, dehors ! ». Nous ne sommes pas les bienvenus à Mayotte ? Ce discours, je l’avais déjà entendu en 2007, alors que j’étais en mission à Mayotte en tant qu’écrivain. Il est récurrent et hélas trop fréquent.

 

Le 27 octobre, je quitte mon domicile à 5 H 40 dans l’espoir d’atteindre Dzoumogné. Je slalome entre les barrages puis, à hauteur de l’hôtel Trévani, deux gendarmes mobiles m’arrêtent et me suggèrent de rebrousser chemin.  Je rentre chez moi. Vers 10 H 30, je roule vers Koungou. Un barrage dérisoire, gardé par des enfants (entre 8 et 14 ans) barre la route devant le collège. Je suis avec ma femme en moto. Nous faisons demi-tour quand un petit (8 ans) ramasse une pierre pour nous la jeter. Nous essuyons ainsi plusieurs tirs qui, fort heureusement, ne nous atteignent pas. Le même jour, vers 15 H 30, on entend des cris, l’hélicoptère tourne autour de Trévani. Une collègue reçoit un SMS d’une ancienne élève et nous le lit. En substance, « attention madame, les adultes vont s’attaquer aux Blancs car les gendarmes ont tabassé un Mahorais ». Vent de panique dans la résidence. On rappelle les enfants à l’intérieur des appartements, en essayant de ne pas les affoler. Mais comment ne pas les inquiéter ? Certains adultes de la résidence sont désormais incapables de se contrôler, la psychose s’est installée. Un peu plus tard, on nous confirme que des gendarmes ont tabassé un homme qui travaillait tranquillement dans son champ ! Comment peut-on diffuser et avaliser de telles inepties ?

 

Autour de nous, certains sont angoissés et vivent très mal tout ce qui se passe. Pour les rassurer, nous communiquons beaucoup entre nous, enseignants, amis. Nos familles en Métropole nous demandent de quitter l’île. Plusieurs fois par jour, nous avons notre hiérarchie au téléphone et essayons de faire le point. Un collègue renvoie sa fille ainée en Métropole sans savoir si c’est une bonne décision. Une voisine décide de fuir à la Réunion. Autour de nous, des familles sont en détresse, par manque de réserves, par crainte pour les enfants, pour avoir subi des violences. Le 6 novembre soir, un voisin est attaqué au shombo : il parvient à faire fuir ses agresseurs…

 

Durant plus d’un mois et demi, nous avons circulé avec difficulté, parfois dans des conditions non sécurisées, nous n’avons pas pu nous ravitailler, nos enfants et nos élèves n’ont pas pu étudier. Nous avons été lapidés sur les barrages car nous voulions nous rendre sur notre lieu de travail et exercer notre métier. Ces entraves aux libertés publiques et aux libertés fondamentales sont inadmissibles. Comment ose-t-on parler ici de démocratie et de République ? Que dire de l’attitude provocatrice des médias et en particulier de Mayotte première, qui, jusqu’au journal du mercredi 26 octobre, a donné une vision souvent déformée et unilatérale des événements, insistant sur certains faits, attisant quotidiennement la haine ? Comment expliquer que les informations transmises en  shimaoré ne correspondaient pas toujours aux informations données en français ? Désinformation est un mot bien faible…Que dire des rumeurs véhiculées par SMS et qui ont souvent mis le feu aux poudres ? Et comment expliquer que nous ayons été intégralement ostracisés de la société civile mahoraise pendant la durée des événements ? Que dire de l’attitude d’élus capables de demander la démission d’un préfet, d’inciter les manifestants à barrer les routes, de pourfendre les forces de l’ordre et leur action légitime, de pousser des concitoyens au mépris des lois de la République ? Que dire de celle de certains religieux appelant parfois à la violence ?( Les lecteurs guadeloupéens du Scrutateur n'ont pas besoin d'explication sur nos raisons de souligner cette ligne !) Que dire de syndicats qui refusent leurs collègues à la table des négociations ? Que dire surtout de l’attitude de délégués syndicaux qui portent en partie la responsabilité de cette catastrophe humaine, économique, sociale et environnementale dont Mayotte ne se remettra pas ainsi ? Comment des adultes, des parents, des instituteurs, des maires, des policiers municipaux, des religieux ou des gens de foi qui se rendent à la mosquée quotidiennement peuvent-ils être aussi aveugles pour accepter, voire provoquer ces débordements de violence ? Quel est le sens du mot « éducation » pour ces hommes et ces femmes qui envoient des petits sur les barricades ? Quelles valeurs prônent-ils ? Quel avenir et quel devenir veulent-ils pour leurs enfants et pour leur île ?

 

Demain, quand la colère sera passée, les sourires reviendront sur les visages. On fera tout pour effacer ces événements de la mémoire collective et faire semblant de retrouver une vie normale. Mais doit-on oublier ? Peut-on oublier ? Non. Je voudrais rouvrir ici une page d’histoire, hélas trop récente, mais oubliée de tous. Le jeudi 28 mars 2008, terreur sur Mayotte. Rappel des faits : Attoumani Bacar (surnommé « le chien »), dictateur anjouanais, est renversé par le pouvoir central de l’Union des Comores. Il s’enfuit et se réfugie à Mayotte de peur d’être lynché. La France le protège et l’envoie à la Réunion. Réaction immédiate des immigrés anjouanais de Mayotte : des milliers de personnes, surtout des clandestins, manifestent à Mamoudzou, demandant le retour à Moroni du dictateur pour y être jugé. D’autres veulent tout simplement sa tête. La France n’accepte pas de se laisser dicter ce qu’elle doit faire par la foule. Les manifestations dégénèrent et se transforment très vite en « chasse aux Blancs ».Les bandes incendient, pillent, armées de couteaux, de sabres et de barres de fer. Ils s’en prennent aux wazungu, les lapident,  attrapent ceux qu’ils peuvent, les traînent sur le sol et les rouent de coups. Mon beau-frère se trouve à Mamoudzou. Panique. Comment sortir de ce piège ? Dans les communes du nord, on n’est au courant de rien. Mamoudzou est à feu et à sang. Le bruit circule : un Blanc a eu le bras coupé d’un coup de shombo, un autre est mort. Vérité ? Rumeur ? Plusieurs familles regagnent la Métropole. Définitivement. Ces exactions ont un relent de déjà vu. Massacre à la machette, racisme exacerbé. Règlement de compte interethnique. Dans les premières heures, pas un policier en vue. Pas un gendarme. Ils ne sont pas préparés. Les enfants sont à l’école, au collège, les parents paniquent.Une femme est sauvée de justesse par des Mahorais courageux.La haine est virulente. Les manifestants clament : « Après les Mzungus, ce sera le tour des Mahorais ».Quelques jours plus tard, c’est l’apaisement. Le coup de sang de la population est passé. Les acharnés d’hier sont désolés. Ils ne voulaient pas. Ils regrettent de s’en être pris aux wazungu. Ils promettent que cela n’arrivera plus jamais ! Plus jamais ? Mais ce genre d’événement vient de se reproduire. Et il se reproduira encore, encore et encore si rien n’est fait. La cause (je devrais dire l’étincelle) ne sera jamais la même. Aujourd’hui, il s’agissait d’une grève « légitime » contre la vie chère qui a dégénéré. Et demain ? Le refus de se soumettre à la solidarité nationale en payant des impôts ? Aujourd’hui, la cellule de crise de la préfecture a montré qu’elle était prête à réagir contre ce type de débordement spontané. Et l’action des gendarmes a été exemplaire, leur coordination d’une efficacité sans faille. Je me suis souvent entretenu avec eux près des barrages, sur le bord des routes. Leur présence est rassurante pour nos familles. Je les félicite et les remercie. Mais ne serait-il pas temps de mettre tous les habitants de Mayotte à l’abri de tels excès de violence ?

 

Il est urgent aujourd’hui de faire le bilan de ce que nous avons tous vécu, Métropolitains et Mahorais, et surtout d’ouvrir un dialogue authentique entre nos sociétés et nos cultures, la République et Mayotte. Car tout ce gâchis est le résultat d’une forte incompréhension entre citoyens d’un même pays. Les freins qui empêchent Mayotte de se développer sont nombreux. Nous les connaissons tous. Ensemble, nous devons agir, en commençant peut-être par ouvrir un grand débat, en initiant de véritables assises du développement et de l’intégration de Mayotte à la République et à l’Europe. Enfin, en ce qui concerne les enseignants et tous les fonctionnaires, il serait sans doute temps de nous permettre de rester aussi longtemps que nous le souhaitons pour favoriser notre intégration à la population, laisser grandir nos enfants avec les enfants mahorais, pérenniser des engagements et des actions au niveau associatif, sportif et culturel, encourager notre participation aux différents scrutins républicains.

 

À l’heure où j’écris ces lignes, le conflit n’est pas encore terminé. J’éprouve une grande lassitude…

 

 

Yves-Marie Clément

 

Professeur de lettres-histoire LPO Dzoumogné

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Candide 18/11/2011 21:15


Ils ont reçu le vaccin 2 ans après la Guadeloupe. La Guadeloupe a compris c'est l'important et au diable Mayotte, le Katar n'a qu'à la racheter à la France. Pour revenir en Guadeloupe : on a vu
les images des "militants" devant le tribunal au moment de la comparution de la fille de qui on sait. Pas plus de trente "patriotes", alors que les appels au rassemblement avaient été largement
diffusés sur les médias médiocres.

olindi 18/11/2011 01:15



C'est le même scénario qu'en 2009. Inoubliable !! Et ce ne sera plus jamais pareil. Il faut que cet homme se le dise.