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Publié par Edouard Boulogne

Voiture-de-gestionnaire-de-station-service.jpg

 

http://www.politiques-publiques.com/Stations-Les-ge%CC%81rants-appellent.html#.UvD5_fuunxM

 

Sans reprendre à notre compte chacune des positions de cet article, de M. Degras, dans Politiques Publiques, il est difficile de n'en pas adopter l'orientation générale.

Les gérants de stations services se moquent du public. Ils se comportent comme des enfants gâtés, et gavés.

Enfants gâtés.

Il suffisait, avant hier, devant le portail de la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre, de considérer les deux représentants officiels de cette catégorie socio professionnelle, MM Colé et Marc Pétrelluzzi, mines boudeuses, et regards fuyants, déclarer, «  c'est nous qui sommes pris en otages. Puisque c'est comme ça, tout sera bloqué », pour s'en convaincre. Dans le même temps leurs automobiles de grosse cylindrée, et leurs bateaux de plaisance ne manquent pas d'essence pour leur permettre de villégiaturer, qui à Careth, qui à la Petite-Terre, qui même à Miami.

Il est temps de le dire, de la clamer haut et fort à ces irresponsables : ASSEZ!

 

Le Scrutateur.

 

 

 

Publié le 03/02/2014

Alors que le conflit des stations semble entrer en phase terminale, les salariés des stations service, pour les emplois desquels les gérants affirment se battre, réaffirment leur non-solidarité vis à vis du mouvement. Et livrent leur éclairage sur certains enjeux financiers. Alphonse Degras, responsable syndical CGTM Produits Pétroliers, dénonce "un chantage scandaleux".

Depuis le mercredi 29 janvier à minuit les gérants ont fermé boutique pour protester contre les arrêtés de méthode découlant des décrets de Victorin Lurel. L’annonce faite depuis la France le 27 janvier a entrainé une réaction de panique dans la population qui a pris d’assaut les stations services le même jour. Les conséquences pour nous salariés, ce sont des journées de surtravail, avec des poignets enflés, avec du stress et la respiration de 4 fois plus de gaz et produits polluants que d’habitude...

Ceux qui ont fait ces déclarations connaissaient très bien les conséquences : une totale désorganisation de la vie sociale, économique, culturelle, sportive dans le pays. Leur porte parole de Martinique, Steeve Victoire, a déclaré : « Nous assumons notre mobilisation, même si elle est impopulaire ». (France Antilles Martinique du 30 janvier 2014). Ainsi, ils disent clairement que pour préserver leurs seuls intérêts financiers, ils sont prêts à tout paralyser, à tout désorganiser.

Cette décision des gérants de stations-service est d’autant plus surprenante qu’ils avaient demandé et obtenu de ne pas être inclus par le décret Lurel. On est dès lors surpris de constater que ce sont eux qui communiquent régulièrement et publiquement sur ce dossier. Les déclarations hypocrites et à peine embarrassées de leurs compères patrons : MEDEF, CGPME, AMPI, CCIM, Contact entreprises, FEDOM, ne sont faites que pour l’opinion publique et pour l’histoire. Et surtout pas par conviction. Comme celle de Jean-Pierre PHILIBERT (FEDOM) : « Je rappelle à nos amis gérants qu’on ne peut pas prendre une économie en otage » Ses « amis » !
Mais les gérants de stations-services de Martinique sont coutumiers de la « prise d’otages » depuis des années puisque leurs premières victimes sont leurs employés : non application de conventions (accord décembre 2002, Négoce et distribution produits pétroliers), et surtout les arriérés de salaires de 2004 à 2009 non payés par nombre d’entre eux ou payés avec un compte-gouttes.

Outre quelques avantages dont ils profitent (carburants non payés par eux et leurs proches et des ami(e)s, produits issus de la boutique), les gérants hurlent car ils voient poindre le risque de perdre une manne dont ils jouissent depuis l’Accord Interprofessionnel Pétrolier (AIP) du 2 avril 2008 : la Prime de Fin de Gérance, qui ne figure pas dans leurs recettes d’exploitation.

En effet, chaque fois qu’ils prennent livraison de 30000 litres de produits, ils bénéficient d’une ristourne de 300 x 0,6854 € = 205,80€ (Article 1 de l’AIP : 0,6854 € par hectolitre). Du 21 août 2008 au 30 juin 2013, ce sont ainsi 11 700 000 euros qu’ils ont piqués aux consommateurs et qu’ils se partagent, certains d’entre eux touchant jusqu’à 230 000 euros.

Depuis quelques mois, les gérants appellent à l’aide ceux qu’ils spolient (salariés, consommateurs). En effet, ces messieurs prétendent découvrir qu’ils sont à la merci des grosses sociétés multinationales pétrolières avec lesquelles ils ont contracté et qu’ils courent le risque de se faire éjecter car économiquement dépendants d’elles. Voilà que ces petits patrons découvrent aujourd’hui qu’ils peuvent eux aussi être les victimes d’une méthode qu’ils appliquent à leurs salariés : la loi de l’argent, la loi du plus fort ! C’est la loi du système capitaliste !

Face à la situation découlant des décrets Lurel, les salariés et la CGTM PP dénoncent le chantage scandaleux des multinationales pétrolières qui font des milliards de profits et utilisent toutes sortes de méthodes pour continuer à se gaver.
Ils ne sont pas solidaires de la lutte des gérants de station service en dépit de leurs déclarations sur les intérêts communs salariés/gérants et la sauvegarde de l’emploi des employés.

En revanche, la CGTM PP appelle les employés de la filière pétrolière (stations-services, raffinerie, transport, compagnies pétrolières) à se réunir pour discuter des moyens à mettre en œuvre pour défendre leur emploi, leur revenu, leurs conditions de travail.

Alphonse DEGRAS

 

 

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