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Publié par Edouard Boulogne

Soyez plus clair, M.Victorin LUREL!

 

( J'aurais pu manquer cette interview de M.Victorin Lurel, donnée au magazine Nouvelles semaine, du 23 juin, sans deux de nos lecteurs scrutateurs qui m'adressent leurs remarques non dépourvues de bons sens critiques sur certains points de ces déclarations.

Je reproduis ci-dessous les deux points particulièrement incriminés, puis puis une synthèse des remarques de nos amis. EB).



img009.jpg ( Pouce? Halte au feu? Mais il n'y a pas de feu, M. Lurel, du moins de notre part. Ce qu'attendent de vous les citoyens de ce pays, c'est le respect de la parole donnée, le respect des électeurs, qui en Guadeloupe, ont clairement, et à plusieurs reprises dit par des élections sans équivoque, leur refus de toute autonomie politique, de toute Assemblée unique, de toute aventure politicienne. Ne comptez pas sur nous pour garder le silence devant les errements d'où qu'ils viennent sur les questions fondamentales que se pose notre société. A vous de jouer! EB).




Extraits de l'interview:



« Nouvelles.Semaine. : L'URAG a-t-elle vocation à en­gendrer une super Région ? Celle que tout le monde a refusée depuis toujours ?


V.Lurel. : Il n'est pas du tout question de "super-Région". Cette idée a germé il y a des années et il y a eu, un temps, des velléités de la concrétiser. Mais, cela a été abandonné en 1972. Aujourd'hui, je ne pense pas que cela aille clans le sens clé l'Histoire, ni que cela soit attendu par nos peuples. Nous sommes à la fois plus modestes et. plus ambitieux. Plus modestes parce que nous ne voulons pas nous lancer dans un projet pharao­nique qui, d'ail­leurs, cristalliserait des oppositions farouches. Mais nous sommes aussi plus ambitieux, parce que nous voulons travailler concrètement dès mainte­nant.


N.S. : L'Etat annonce le gel des do­tations aux collectivités et un plan de rigueur sans doute pour faire face à la crise, mais il est clair que l'Etat se désengage de plus en plus au niveau des collectivités locales et plus particulièrement dans nos régions, l'URAG peut-elle être plus forte pour négocier avec l'Etat ou l'Europe ? Avec quels moyens et quelle stratégie mettront en œuvre les trois régions ?


  1.  
    1. V Lurel: Je l'ai dit : nous serons tou­jours plus forts si nous sommes unis et si nous parlons d'une seule voix dans nos discussions avec l'Union européenne et avec le gou­vernement. La problématique des fi­nances locales se pose chaque jour de façon plus aiguë dans nos ré­gions. Ensemble, nous veillerons à nos intérêts partagés et il y a même de nombreux sujets sur lesquels nous pourrons parler d'une même voix avec la Réunion. Nous met­trons aussi en commun les bonnes pratiques que, chacun, nous avons pu expérimenter clans tel ou tel do­maine de compétences. L'Associa­tion des Régions de France dont je suis l'un des vice-présidents, joue ce rôle dans l'Hexagone avec quelques succès, malgré la bru­talité avec laquelle le gouverne­ment ( c'est le socialiste qui parle! Note du Scrutateur) gère ses rapports avec les territoires on général et avec les Régions en particulier.

N.S. : Au-delà de l'aspect déclaratif d'une telle organisation pensez-vous donner à l'URAG une quel­conque identité juridique autre qu'une association ? La­quelle et par quel biais ?


V.L, La charte constitutive de l'URAG dît clairement que nous la doterons très vite de la personnalité mo­rale. Cela se fera sous une forme associative dans un premier temps, ce qui nous permettra de fonctionner rapidement. Nous verrons ensuite s'il y a lieu d'adopter une autre option de type syndicat de collectivités ou établissement public. Nous voulons faire vite mais nous procéderons par étape. Soyons pour une fois gradualistes et évitons de créer un "machin" bureaucratique, alors que ce dont nous avons besoin c'est de réactivité et de présenceau bon moment sur les bons dossiers devant les bonnes instances de décision ».


Synthèse de commentaires de nos lecteurs :



I) V.Lurel estime que la grande région Antilles-Guyane, estun « projet pharaonique », ne va pas dans le sens de l'histoire....
Notre commentaire 1
:" Ainsi,La Guadeloupe pour répondre au défi de la crise mondiale pourra sortir du droit commun de la réforme territoriale(fusion départements-régions) en créant une association,type loi 1901, de solidarité territoriale avec La Martinique et La Guyane....
 C'est une aberration juridique, budgétaire , financière et une imposture intellectuelle de mystification.
 C'était donc cela la volonté de la population exprimée  par son élection au 1er tour ?
Décidement LMC,VL,Sarko même combat !"
 



II) La lecture de cette interview est limpide ,car il semble être en contradiction flagrante par rapport à l'enjeu de la réforme territoriale et au droit commun réclamé par le vote de la population et "affiché" pendant la campagne par V.Lurel.
C'est la première fois que je constate une telle opération de bluff juridique avec la loi de 1901 sur les associations....
LMC avait eu l' "honnêteté" ( tout est relatif, evidemment. Note du Scrutateur) d'annoncer la couleur avant le vote. Mais elle a été sanctionnée.
VL,fort de la légitimité de son succès pour son opposition à cette tentative  de manipulation, ( en 2003 ) propose en définitive lui aussi la sortie du droit commun. Mais après son élection à la tête de la région, puisque le type d'union "régionale" qu'il préconise,n'existe nulle part... et n'a aucune consistance et validité institutionnelle pour construire une solidarité territoriale financière et budgétaire entre ce que deviendront ces ex-départements français d'Amérique(DFA).Dispositions  devant être validées au moins à la Guadeloupe par référendum....
A moins que le terme Région corresponde à une définition dans le droit commun qui m'échappe.La Martinique et La Guyane bien que "collectivité unique" conservant l' appellation de région comme la Guadeloupe,assemblée unique-régionale-départementale constitueraient une union"régionale"sui generis et inconnue dans le droit commun pour les négociations avec l'Etat, l'union européenne et les Etats non européens. Cette "union régionale Antilles-Guyane",simple construction juridique de concertation associative ne pourrait pas toutefois,comme les autres régions,  bénéficier du maintien de la caution financière de la République française.Chacune de ces entités  validant séparément leurs engagements communs. Alors que les communes et villes dans le cadre de communautés d'agglomérations ou de communes disposent,déjà, de cette latitude de solidarité financière et budgétaire déléguée.Comme les Etats de l'union qui ont délégué à la commission des compétences budgétaires et financières qui s'avèrent aujourd'hui insuffisantes face au défi de la mondialisation.
En fait faute de confiance  commune et réciproque pour construire une efficace et moins coûteuse solidarité territoriale régionale,les DFA, perdraient implicitement leur statut départemental et constitueraient une "union régionale" de présidents et de conseillers territoriaux,percevant des indemnités qui ne seront pas réduites pour le contribuable ,comme dans l'hexagone ,mais que ce dernier continuerait à assumer pour leurs beaux yeux.....
Quelle pathétique contorsion et fantastique gymnastique .

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CH.FFRENCH 27/06/2010 20:16



Ce vote en faveur d'un socialiste, n'était pas une bonne chose!


Il faut toujours être prudent et se garder à gauche!



Dissident 27/06/2010 18:49



C’est bizarre, on dirait que ces gens-là sont sur une autre planète et que coupés des réalités, ils ne voient
pas le sol se dérober sous leurs pieds. Ce n’est pas croyable ca ! Mais Toto et consorts, vos histoires d’Union on s’en tape bande d’azimutés déments ! Regardez plutôt à vos pieds et
pas dans la lune où vous siégez grotesquement les mecs, alors, c’est fait ? Bien, et maintenant que voyez-vous ? Vous voyez d’abord que les financiers qui vous font vivre en ont assez
de vous refiler du pognon à fonds perdus ; vous voyez bien, j’espère, que la fameuse « Identité » dont vous vous gaussez ridiculement n’intéresse personne puisqu’elle n’est pas
vendable à quiconque ; en ajustant un peu mieux vos besicles, vous pourriez voir si vous n’étiez si naïfs, qu’il n’y a plus de pognon en France et qu’il n’y en aura bientôt plus dans
l’UE ; en branchant sur vos besicles une petite loupe à bon marché toute simple, vous verrez bientôt que l’UE risque de cesser d’exister avec cette crise espagnole ; un tout petit zoom
avant vous permettra ensuite de distinguer très clairement que l’Allemagne est en train de pencher à l’Est selon sa bonne vieille habitude, donc qu’elle n’entend plus payer pour les cancres
grecs, et bientôt pour les super-cancres espagnols ; mais arrêtons-nous là car vous êtes bien trop déconnectés pour vous rendre compte que l’Allemagne entrainera derrière elle la France
ruinée vers la Russie et ses marchés ; mais vous, Antillais virtuellement ruinés à 95 % sans le parapluie français du Droit Commun, vous vous imaginez encore que vous compterez un peu
dans cette débâcle ? Vous compterez pour beurre et vous êtes déjà rances, en plus, les gars; ce qui fait que l’Etat n’attend qu’une seule chose c’est de vous satelliser dans vos
montages absurdes pour vous dire – enfin ! - la bave aux lèvres : « Ce fric, c’est à nous, c’est pas à vous et foutez-nous la paix ». Ils vous attendent au tournant,
voyez-vous, et ils vont vous porter le coup de grâce avec délectation, puisqu’ils ne veulent plus de vous depuis que vous êtes devenus odieux. Capito Toto ?     



Oupédisa 27/06/2010 18:04



En inversant URAG on obtient GARU.


Prononcé à l'espagnole (pour faire bien pointois  ) ç'est devenu GAROU.


Transformation !


Le mofwazé de Mr Bacchus n'a encore rien dit ?