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Publié par Edouard Boulogne

Simone Veil ( à ne pas confondre avec Simone Weil – avec un W – qui fut une éminente philosophe, décédée en 1943, à Londres ) était à la manifestation du 13 janvier, parmi le million de citoyens indignés. La presse aux ordres n'en a pratiquement pas parlé, ce qui ne surprendra pas nos lecteurs. .C'est le Site 24 heures Actu qui nous l'apprend, dans un excellent article, à un détail près, lorsque l'auteur de l'article, évoquant Margurite Yourcenar, parle de l'auteure; là où il eut fallu écrire auteur. Petite concession inconsciente au parti de la décomposition ( par la langue ) que l'on combat par ailleurs avec courage. LS.

 

Simone Veil à la Manif pour tous : les limites du progrès

 

Simone-Veil-a-la-manif-pour-tous.jpg

 

Simone Veil : http://24heuresactu.com/2013/01/17/simone-veil-a-la-manif-pour-tous-les-limites-du-progres/

 

La présence de Simone Veil à la Manif pour tous a fait couler beaucoup d’encre et a surpris les défenseurs du mariage homo : « les manifestants de dimanche ne sont pas tous des militants d’extrême droite opposés à l’IVG, à la pilule, favorables à la peine de mort et antidreyfusards ? » Quand les acteurs des avancées sociétales déplorent ce que la société de consommation en fait…

Simone Veil est la personnalité politique préférée des Français. Cette femme politique s’est fait connaitre en mettant en place les lois sur l’avortement, dont les applications, avec le temps, ont fini par l’effrayer elle-même. Si elle avait su que l’IVG deviendrait l’équivalent de prendre un aspirine ou une cure de vitamine et qu’elle toucherait 40% des femmes françaises…

Quoi qu’il en soit, Simone Veil est allée manifester son opposition au mariage homo. N’est-ce pas étrange, pour celle qui a instauré l’une des plus importantes mesures sociétales en France, que d’aller manifester contre la suivante ? Bien sûr que non ! Au contraire, dans l’Histoire, on se rend compte que les avancées sociétales ont toujours dépassé leurs porte-paroles car, contrairement à ce que nous disent les journalistes, il ne s’agit pas de « progrès », mais d’une course folle et sans limite vers la déshumanisation, afin de créer des moutons consuméristes déconnectés de toute cellule stable (famille avec le mariage homo, religion, état avec la légalisation des sans papiers…). Désormais, on jouit, on consomme le corps et l’amour sans vergogne et si ça tourne mal on se fait une petite IVG, comme on se fait un lifting ou un détartrage….

En dehors de Simone Veil, qui a avoué plusieurs fois être déstabilisée par la tournure consumériste qu’a pris l’IVG, d’autres exemples montrent comment le progrès sociétal n’est jamais rassasié. En effet, depuis le 18e siècle et l’avènement du Libéralisme, chaque génération impose à la précédente des progrès sociétaux libertaires.

Brigitte bardot était une icône féministe dans les années 60, elle a fait beaucoup pour l’émancipation sexuelle des femmes. Depuis, elle regrette de voir que la principale conséquence de l’émancipation de la femme est sa marchandisation. Désormais, on met des femmes nues partout, même pour vendre un yaourt. Mais cela n’a rien à voir avec la société de consommation, c’est juste le « progrès » de la condition de la femme : être devenue un objet !

De la même manière, un peu plus sérieusement, Karl Marx a passé la fin de sa vie à dire que le marxisme était dangereux et que ce n’était pas cette vision totalitaire qu’il avait voulu théoriser.

Autre exemple important du féminisme français, Marguerite Yourcenar, première femme à être entrée à l’Académie Française, qui a toujours lutté pour la cause féminine. Citée comme référence par nombre de nos actuelles féministes hystériques incultes, Yourcenar passerait, aujourd’hui, pour misogyne, comme en témoigne le sage passage de l’auteure, reproduit ci-dessous :

« En principe, je suis passionnément pour tout ce qui relève de la dignité humaine, donc celle de la femme. En pratique, je crois qu’on ne peut trop lutter pour cette égalité de fait qui, comme vous le montrez très bien à propos des salaires, n’est pas encore atteinte. Mais j’avoue que les femmes me découragent par leur perpétuel refus d’être au meilleur sens du mot « la femme ». Je pense à leur soumission niaise à la mode qui si souvent les enlaidit ou les ridiculise, à leur acceptation séculaire de modes cruelles ou extravagamment luxueuses, à leur respect non pour la virilité, ce qui serait beau, mais pour les attributs postiches de celle-ci : l’uniforme, le fusil, sans oublier le rassurant portefeuille (…).

Je n’aime pas voir la femme émuler l’homme dans son adhésion à la civilisation du gâchis, de la concurrence, du commercialisme et de l’industrialisme exacerbés, malfaisants et futiles. Je n’aime pas la voir s’imaginer qu’alimenter des ordinateurs est une tâche plus noble que récurer le plancher. Que les circonstances économiques l’y obligent, je le veux bien, encore qu’il y ait beaucoup de choses à dire là-dessus.

La civilisation à laquelle j’aspire n’aurait pas de place pour le féminisme militant, non plus que pour l’agressive masculinité. Et tout le reste ne me paraît qu’ajouter à notre chaos, pour ne pas dire à nos désastres. »

Ça a le mérite d’être clair !

Enfin, dernier exemple en date, Élisabeth Guigou, qui a imposé le Pacs à la France dans les années 90. A l’époque, elle jurait qu’il n’y aurait jamais de mariage ni d’adoption pour les homosexuels, elle défendait l’altérité, la cellule familiale, la filiation. « Le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir la différence entre les sexes », déclarait ainsi la ministre socialiste, jurant qu’on irait jamais plus loin que le Pacs. ( Hélas! La Guigou n'en reste pas moins une militante socialiste, soutien du gouvernement actuel, qui préconise le « mariage pour tous ». Nous ne lui donnerons l'absolution que lorsqu'elle aura tiré toutes les conséquences de l'invraisemblable dérive subversive de ses «  camarades ». Note du Scrutateur ).

Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que les générations futures voudront toujours aller plus loin. Ce qui ressemble au progrès pour une génération n’est en fait qu’une horreur pour la génération précédente et bien souvent pour la génération suivante, à l’image de ces nombreux textes en faveur de la pédophilie que défendaient nos élites intellectuelles et nos journalistes (Jack Lang, PS, Nouvel Obs, Libé, Le Monde, les mêmes que ceux qui défendent aujourd’hui le Mariage pour tous, comme par hasard).

Le progrès comme idéal pour les millions d’ignares qui n’ont jamais ouvert un livre d’Histoire, c’est maintenant !



 

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