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Publié par Edouard Boulogne

Dans son blog François-Xavier Guillerm, ( voir nos Liens permanents ) publie une interview du président Sarkozy. Nous en publions quelques extraits. Cliquer sur le Lien pour lire la totalité du texte. LS ).

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http://www.fxgpariscaraibe.com/article-presidentielle-2012-sarkozy-et-les-antilles-103683491.html

 

 Êtes-vous toujours pour une évolution institutionnelle "à la carte" en Guadeloupe ?

Je ne suis demandeur de rien. En Martinique, en Guyane ou à Mayotte, la demande est toujours venue des élus, et j’ai tenu à chaque fois à ce que les électeurs donnent leur accord. Il y a bien d’autres priorités, à commencer par l’emploi dont je viens de parler. Ceci dit, si les élus de Guadeloupe souhaitent une évolution de vos institutions, j’en discuterai avec eux comme je l’ai fait avec leurs collègues sur d’autres départements d’Outre-mer. Ils savent bien que, quoiqu’il arrive, je consulterai les Guadeloupéens sur les projets qui me seront proposés et que sans leur accord, il ne pourra pas y avoir d’évolution. Il faut être clair : soit la Guadeloupe souhaite rester dans le droit commun, ce que je crois ; soit les élus souhaitent une évolution, mais alors il ne faut pas que ceci se fasse dans le dos des Guadeloupéens, c’est-à-dire que l’on propose un système qui aboutirait à contourner une consultation populaire.

 

 

 

2 Après la crise sociale de 2009, le comité interministériel de l’Outre-mer a arrêté un certain nombre de dispositions pour répondre aux attentes des populations. Néanmoins, les prix continuent à augmenter et le chômage concerne toujours plus 25 % de la population active. Sur quoi faut-il vraiment agir pour inverser la problématique économique et sociale des Antilles ?

D’abord, sur les prix, je souhaite amener les distributeurs à diminuer leurs marges lorsque celles-ci sont trop élevées. C’est pourquoi j’ai proposé que, dans les 6 mois qui suivront mon élection, l’Autorité de la concurrence vienne vérifier que les écarts de prix avec la métropole correspondent bien à une réalité comme l’éloignement, le coût du transport ou les taxes locales, et pas à des marges substantiellement supérieures à ce qui est pratiqué dans l’hexagone. Si c’est le cas, la grande distribution devra revoir ses marges. Si elle refuse de le faire, alors je donnerai le pouvoir à l’Autorité de la concurrence d’obliger les distributeurs à céder un ou plusieurs de leurs magasins.

Ensuite, il y a la question de l’emploi, et plus particulièrement de l’emploi des jeunes. Je le dis très clairement : ce sera la priorité absolue de mon prochain quinquennat. C’est la raison pour laquelle je souhaite que tous les recrutements de jeunes de moins de 25 ans soient dispensés totalement de charges patronales, quel que soit le secteur d’activité concerné. C’est simple : pour une embauche d’un jeune de moins de 25 ans dans une entreprise, ce sera là encore zéro charge. Grâce à cette mesure, nous pouvons faire diminuer d’un tiers le nombre de jeunes actuellement au chômage.

J’ai veillé avec Marie-Luce Penchard à ce que les Outre-mer bénéficient de 9 à 10 % de l’enveloppe totale de contrats aidés disponibles nationalement. Cet effort sera évidemment maintenu, nous devons utiliser tous les leviers à notre disposition pour favoriser l’emploi des jeunes.

Dans l’hypothèse où vous ne seriez pas élu, que regretteriez-vous ne pas avoir réussi à mettre en place Outre-mer ?

J’ai porté une attention extrêmement soutenue à l’Outre-mer. Au-delà de mon implication personnelle à travers 12 déplacements et de nombreuses réunions de travail, j’ai souhaité apaiser les blessures de l’histoire : c’est l’hommage à Aimé Césaire au Panthéon, c’est la reconnaissance du combat des esclaves pour la liberté le 10 mai 2011. J’ai donné davantage de responsabilités aux Outre-mer en matière institutionnelle, c’est la collectivité unique en Martinique et en Guyane, c’est la promesse tenue pour Mayotte, notre 101edépartement, comme en matière économique, avec la loi de 2009. J’ai porté une politique sociale ambitieuse, en revalorisant de 25% les petites retraites et en relançant le logement social.  Pour la première fois de l’histoire, j’ai confié le portefeuille de l’outre-mer à une ultramarine, Marie-Luce Penchard, dont je veux saluer le travail. Aujourd’hui, je sais que beaucoup reste à faire, notamment pour réduire le chômage. C’est ma priorité absolue.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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