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Publié par Edouard Boulogne

 

Retour sur l'affaire Zemmour.

 

( Cet article vient en complément de celui publié hier par l'UNI)..

 

zemmour-est-il-raciste-.jpg

Bref rappel historique : l'ancien manichéisme.

 

La vie n'est pas bicolore, elle n'est pas en noir et blanc, en innocents ou coupables, bons ou méchants. Elle est variée, infiniment riche et polychrome. Certains, pourtant voudraient qu'il en fut autrement.

Le manichéisme en effet est une arme très efficace aux mains des idéologues affamés de pouvoirs, ou animés d'esprit de revanche pour des faits parfois réels, souvent imaginaires, mais qui les rongent intérieurement.

Les dictatures totalitaires du XXème siècle, le nazisme et le communisme, ont abondamment usé de ce manichéisme.

Leurs adversaires, disaient-ils, étaient le mal, étaient la mort. Au nom du BIEN, au nom de la VIE, qu'ils prétendaient incarner, ils réussirent à persuader de leur idéologie suffisamment de gens pour prendre le pouvoir et pour passer au massacre des « méchants » ( quelques dizaines de millions de personnes). Heureusement au temps d'Hitler et de Staline, la télévision, internet et les formidables instruments de persuasion clandestine ( subliminale) n'existaient pas. Sinon!!!

De 1939 à 1941 les deux monstres étaient alliés, les Polonais en savent quelque chose!

Quand la rupture entre Hitler et Staline fut consommée en juin 1941, les Anglais, bientôt les Américains, pour des raisons stratégiques, s'allièrent à Staline. En 1945, le 3ème Reich s'effondrait.

Les communistes, ces anciens collabos, réussirent à se faire une virginité. Ils se présentèrent comme le parti du Bien qui avait vaincu le Mal.

Leur incontestable savoir-faire en matière de propagande leur permirent de faire main basse en France sur une part importante des médias et de l'Université.

Ils se présentaient comme l'espoir du monde, des pauvres, et des désespérés contre l'égoïsme capitaliste.

Quiconque s'opposait à eux étaient immédiatement qualifié de réactionnaire, d'égoïste, de capitaliste, de nostalgique du nazisme et du fascisme.

Le général de Gaulle lui-même fut ainsi qualifié de fasciste par le journal l'Humanité.

Le nouveau monde manichéen, en noir et blanc était en marche.

Il finit par échouer, et le communisme s'effondra après avoir glissé dans l'énorme lac de sang qu'il avait engendré. C'était la chute du mur de Berlin, et de l'URSS au début des années 1990.

Le communisme ( du moins en Europe) était moribond. Le communisme, mais non ses militants, nostalgiques du temps de leur toute puissance.

Dès lors leur problème devint : comment garder le pouvoir sur les esprits, en attendant, grâce à lui, de le reprendre sur les corps?

 

Le nouveau manichéisme.

 

Dans les années 1960, la France et l'Angleterre, épuisées par les deux guerres mondiales évacuèrent leurs anciens empires coloniaux, d'autant plus qu'on s'apercevait que ces empires avaient coûté à leurs métropoles bien plus qu'ils ne leur avaient rapportés? ( voir notamment sur ce sujet les travaux de l'universitaire Jacques Marseille).

C'est alors que la propagande créa un nouveau monstre, un effrayant Dracula : le colonialisme.

La colonisation avait, comme toute œuvre humaine, comporté des aspects positifs, et négatifs. Seuls les négatifs furent retenus.

Mais aussitôt « libérés », les peuples anciennement colonisés sombrèrent dans le marasme économique et les luttes tribales.

Innombrables furent leurs ressortissants qui émigrèrent vers les anciennes métropoles pour y couler des jours moins malheureux. Et le flux depuis lors n'a jamais cessé.

Le mode de production capitaliste permettait, ces années-là, une amélioration sensible des conditions de vie du monde ouvrier, qui dès lors devenait moins révolutionnaire, et ses membres quittaient peu à peu, en rangs serrés, de plus en plus nombreux, les rêts des partis communistes, et des partis de gauche.

Ceux-ci virent alors dans les immigrés, un nouveau prolétariat, leur chance de survie, et la matière première de leurs ambitions totalitaires.

D'où leur soutien actif à toute politique d'immigration massive, et la création de nouveaux mythes politiques indispensables à leur volonté de puissance.

Mais les faits sont têtus, et l'assimilation des nouveaux arrivants, appartenant à d'autres cultures que la culture européenne devint de plus en plus difficile à partir du moment ou ces populations, faisant corps, ne purent plus s'assimiler au pays d'accueil, avant, pour un certain nombre, de ne plus le vouloir du tout. Le multiculturalisme, idéologie nouvelle des partisans du manichéisme, n'est qu'un mot dans lequel, ceux qui y avaient fondés quelques espoirs ( les idiots utiles ) commencent à apercevoir le néant qui le constitue, et les nuisances dont il est gros.

Nos manichéens ont forgé les armes nouvelles de leur volonté de puissance. Par exemple l'antiracisme.

Cet antiracisme est, quand on y réfléchit, une preuve que, s'il y a des racistes en Europe, LE racisme n'est pas le fond culturel de cette civilisation.

Le vieux fond chrétien de ces pays fait qu'on y a honte du racisme. C'est sur ce terrain que se sont fondés principalement sous l'ère François Mitterrand, les MRAP, les SOS-racisme, les CRAN ( Conseil représentatif des associations des noirs de France).

La culture de la « mauvaise conscience fut leur activité incessante.

En passant, notons le vacarme ( justifié) qui aurait suivi la création d'un CRAB ( Conseil représentatif des blancs de France).

Le mot « raciste » prononcé à tout propos, et souvent hors de propos, a remplacé dans les joutes politiciennes, celui de « fasciste » naguère, lui aussi prononcé en toute occasion.

 

La culture malsaine de l'ambiguïté, et du déni de soi.

 

Ce n'est pas un hasard si la grande loi de l'antiracisme en France a été instituée sous Mitterrand par le communiste Jean-Claude Gayssot, ce représentant d'un parti aux ordres de Moscou, qui en matière de racisme n'avait rien à envier à personne, et à Hitler lui-même.

Dès lors les Français de souche ( expression peu satisfaisante quand on pense à la bigarrure de la population de notre pays, mais dont on voit ce qu'elle désigne) furent soumis à un intense travail idéologique de déni de soi, tendant à les culpabiliser. Ils seraient les tenants d'une France moisie, égoïste, frileuse, repliée sur elle-même, les descendants d'affreux colonialistes, dont la tâche la plus urgente serait de demander pardon pour leurs crimes supposés. Résumons tout cela par le terrible vocable de « racistes ».

Mais, répétons-le, les faits sont têtus. Les immigrés, s'intègrent mal en France.

Moins par la mauvaise volonté des Français «  de souche », que parce que, trop nombreux, constituant des nations dans la Nation, ils ne veulent pas l'assimilation ( notons que cela ne concerne pas les antillos-réunionnais, français depuis des siècles).

Dans un match de foot entre la France et l'Algérie, les beurs sifflent l'équipe de France, à la grande fureur de Lilian Thuram,.

Quand le tyran algérien, Boutlefika, rend visite à la France, et s'exprime à l'Assemblée nationale, c'est pour y insulter le pays, devant des parlementaires médusés, mais vissés à leurs sièges ( par crainte de l'accusation de racisme).

Un groupe musical de « jeunes » peut beugler impunément les grossières insultes que voici, sans susciter de mouvement d'ampleur correspondante :

 

Ministère Amer ( rétro-acronyme de Action, Musique Et Rap) )

 

« j'aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam
tandis que ceux de ton espèce galopent

Quelle chance d'habiter la France
Dommage mon petit que ta mère ne t'ai rien dit sur ce putain de pays [la France]
Où 24 heures par jour et 7 jours par semaine
J'ai envie de dégainer Sur des f.a.c.e.s. d.e. c.r.a.i.e. [hommes blancs]
Faces de craie bien placées qui m'empêchent de m'exprimer...
Pan ! dans tes dents
Je m'adresse à toi petit blanc je baise ton gouvernement
Tu me diras " pourquoi tant de Haine ? "
avec la sale haleine je te dirais ta mère ta soeur cette chienne
kiffe l'Afrique ma trique ma ziq logique elle veut un négroïde."


Ces jeunes posent problème, de gros problèmes qui ne peuvent être réduits par de nouvelles subventions aux associations de « grands frères » comme le réclament à l'envi les idiots utiles.

C'est ce genre de problème qu'à évoqué Eric Zemmour dans l'émission de Canal plus qui lui vaut aujourd'hui condamnation.

Zemmour n'avait pas dit « les noirs sont délinquants par nature ». Cela eut été, effectivement, du racisme.

Il avait réagi à une intervention qui dénonçait les contrôles au faciès par ces mots: “Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois’ Pourquoi’ Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait”.

Et ce fait est connu de tous. Il avait fait l'objet d'un rapport détaillé du Sénat de la République.

Et même, en octobre 2005, le président actuel de SOS-Racisme Dominique Sopo avait écrit : "L’exemple du traitement de la sur-délinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel. [...] Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse.".

On voit mal la différence entre ce qu'avait dit M.Sopo et le propos de Zemmour que SOS-Racisme attaque, et fait condamner.

Tant de mauvaise foi des plaignants laisse pantois. Tant de lâche faiblesse des juges laisse sidéré.

Il suit de tout cela une ambiance délétère.

La malignité des associations antiracistes ( qui distillent en fait dans l'ensemble de la société le racisme réel, et le ressentiment diffus qui constituent leur âme même) est patente.

Le malaise de ces gens là est diffusif, contagieux. Il crée de fausses solidarités.

Eric Zemmour « attaque les noirs », écrit Lozès. C'est faux.

Mais il est à craindre que dans le vacarme médiatique, nombre de personnes noires, qui n'ont de commun avec les subversifs que la couleur de la peau se laisse prendre au piège.

Accabler, sans avoir assez réfléchi, un Zemmour qui montre du doigt un fait, pour que l'on cesse de se voiler la face, et pour, dès lors, mieux résoudre les problèmes, c'est tomber dans le piège tendu par des malhonnêtes, et des gens qui n'ont pour faire valoir leur identité personnelle pauvre, que l'exaltation des valeurs ethniques. C'est très grave.

Ce sont les mêmes d'ailleurs qui vilipendent Le Pen, sans même se rendre compte que le ressort de l'argumentation des Rozès et compagnie est celui-là même que l'on prête, à tort ou à raison, à J-M Le Pen.

A ceux des lecteurs du Scrutateur qui se seraient laissés enfumer par les maîtres-trompeurs, je dis « casse-cou ». Face à la subversion, d'où qu'elle vienne, l'esprit critique est la valeur essentielle.

J'y ajoute le courage. Car il n'est pas facile de s'entendre dire, si l'on ne suit pas les moutons de Panurge, qu'on est un « bounty », un nèg à blanc ».

Et pourtant, cette résistance, c'est une question d'honneur.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

 

 

 

 

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castetsjj 20/02/2011 11:11



Bonjour Mr Boulogne,


J'en déduis, sentence pour Haute trahison !!!


Il est heureux que Mr Zemmour soit d'origine algérienne, que n'aurait-il écopé alors ?


Les peines capitales sont abolies, la déportation vers les divers bagnes est révolue, tout au plus il aurait risqué une extradition vers les banlieues mafieuses où les lois de la République ont
bien du mal à s'appliquer ; mais les juges ont préféré l'amende... Zemmour fera donc amende deshonorable, en espérant que sa parole ne sera pas atténuée, il faut bien que quelqu'un au moins en
France ne se cache pas derrière son petit doigt, tenu en laisse par toutes ces belles organisations à vocation anti-raciste, mais uniquement à sens unique.


Le monde des chatouilleux et des autistes est bien en place, mais rira bien qui rira le dernier !!!


Comme dans la doctrine anarchiste, quand tout le monde est élu, il n'y a plus d'élus, surtout dans le domaine de la co....rie où les c..s finalement s'exterminent  entre eux...



hello 20/02/2011 03:57



Monsieur Boulogne je vous remercie pour votre article qui résume avec clarté une situation malsaine dans laquelle nous nous trouvons englués. Une pensée mensongère a asphixié les esprits jusque
dans nos écoles , comme un poison distillé  dans le raisonnement meme ; cela a été possible grace à la complicité de partis politique, de médias aussi  et également grace à la
propension de la tradition chrétienne à se reconnaitre coupable qui fait taire les accusés devant ce qu'ils prennent pour de la souffrance


ainsi le communisme  considéré comme idéologie de progres qui a  encore ses adeptes a pu etre longtemps regardé comme vertueux ,malgré ses mensonges et les morts qu'il a engendré ,parce
que des révoltés  pensaient que c'etait " un beau projet de justice qui méritait d'etre imposé" on connait le resultat


De meme  la nouvelle forme  d'oppression morale exercée quasiment officiellement  encore  au nom de la justice , sur les populations blanches qu'on accuse toujours
davantage  s'est installée sans réaction . le racisme anti blanc  se répand  : répondre de tous les maux du monde serait donc le lot d'un seul groupe humain


  comment se défendre d'ETRE? ; en n'étant plus?   monsieur zeymour a eu le courage de dire la vérité et le voilà condamné


mais la plus grande preuve de mépris n'aurait  elle pas été dans le silence qu'il eut fallu observer comme toujours face aux attaques, ?  considerer l'autre comme incapable d'entendre
ou de comprendre ; n'est ce pas le pire des rejets?


voilà bien maladroitement exprimé ce que je ressens devant ces agressions écrites ou verbales parfois affreuses que certains affichent ici ou là  qui font du mal à celui qui les reçoit comme
à celui qui les envoie et qui imanquablement portent à se refermer sur soi


nous ne sommes coupables de rien quand nous naissons


 



CH.FFRENCH 20/02/2011 01:16



Il faut dire que l'école de la magistrature sise à Bordeaux et fondée par François le pourri, ne façonne que des juges rouges!


Et donc le jusice s'en va à vau-l'eau...



Claude HOUEL 19/02/2011 22:29



Affaire à suivre :


Le 21/06/2007 Houria Boutelfja avait traité les français  dits "de souche" de souchiens en précisant bien ce qu'elle entendait par là.


Seule l'AGRIF avait réagi en déposant plainte.Silence de sos racisme,licra et autre cran.


Le procureur de la république de Toulouse a demandé un renvoi en correctionnel le 18/01/2011 mais la date du procès n'a pas été fixée.


Fort à parier que l'on dira qu'il est aux ordres.


Petit calcul :Pourquoi cette décision a-t-elle pris 43 mois,et encore nous sommes loin du procés ?


Qui a dit que la justice a plusieurs vitesse ?


Il sera très intéressant de suivre cette affaire.


En parlant de justice,la jurisprudence voudrait que le Sénat et M. Soppo soient condamnés à la même peine que M. Zemour pour leur analyse identique,au nom de la jurisprudence et pour que le
peuple français s'y retrouve dans des décisions prises en son nom.


 



Septime Berrurier 19/02/2011 16:49






Comme chacun sait, Thémis a le sens des priorités. De la hiérarchie, aussi (dans les priorités). L’actualité judicaire consacrée à Éric
Zemmour, permet de en tout cas de mieux comprendre, grâce au jugement prononcé contre sa personne, pourquoi tant de délinquants dangereux et confirmés ne sont pas jugés, ou semblent être jugés à
la va-vite, avec des peines dérisoires. C’est que la justice a fort à faire. Et les magistrats, auxquels rendait encore hommage le Président de la République sur TF1 cette semaine, sont des gens
très consciencieux. Évidemment, on déplore que, pendant ce temps-là, les années de préventive sont des années en moins que les coupables de délits graves ou de crimes odieux passeront en prison,
mais la justice passe : la preuve ! Il lui arrive même de se surpasser. On ne peut pas tout faire en même temps. Et puis avec tous les budgets consacrés à la culture et les subventions
aux associations, comment la justice pourrait-elle être partout à la fois alors qu'elle dispose de si peu de moyens ? On ne peut tout de même pas demander aux délinquants et aux criminels de tout
poil de faire la grève des crimes et délits.



Zorro lui-même 19/02/2011 16:32






Dans ces temps d'insécurité et de laxisme, il m'est venu une idée que je voudrais soumettre à la sagacité du Scrutateur.


L'exemple de la punition infligée à M. Zemmour montre bien que là où il y a une volonté politique, le législateur, l'autorité administrative
et le juge peuvent très bien mettre fin à tout comportement nuisible, et de surcroît enrichir les très nécessaires zassociations et le non moins nécessaire Trésor public aux frais des individus
les plus dangereux pour l'ordre public, pour la sécurité des personnes et pour la paix des habitants en général (qu'ils soient patriotes des droits de l'homme ou résidents ordinaires et sans
histoires).


Comme nous le savons, doivent être réprimés les comportements les plus graves (et nous en avons eu récemment la preuve avec différentes
affaires récentes). Aussi existe-t-il dans l'arsenal judiciaire de notre pays quelques lois inflexibles qui ont été élaborées afin d'endiguer, entre autres : l'outrage à magistrat, les insultes
catégorielles, ethniques ou morales (c’est-à-dire ayant trait aux mœurs) diverses, l'incitation à la haine catégorielle, sociale, ethnique ou morale, et plus généralement toutes les formes de
discrimination. Cet arsenal juridique, qui vise à terroriser les terroristes rend, certaine la condamnation des contrevenants, dès lors que ces derniers n'appartiennent pas à une catégorie
dérogatoire du droit commun.


Il faut également observer que la justice est rendue au nom du peuple français. Il faudrait donc que le peuple français, de temps en temps,
puisse - souverainement - montrer sa satisfaction ou son déplaisir quant au travail de ses subordonnés appartenant à l'appareil judiciaire. C'est pourquoi - le peuple souverain n'entendant pas
exercer sa souveraineté d'une manière aussi mérovingienne que les rois fainéants - ledit peuple souverain ou le peuple dit souverain (comme on préfère) devrait de temps en temps, et à l'occasion
d'une décision de justice particulièrement valorisante pour l'appareil judiciaire, entreprendre une véritable opération de communication pour montrer combien sont injustes les critiques à l'égard
de son fonctionnement).


L'affaire présente me paraît tout à fait indiquée, car je dois aussi vous informer que ne partage pas du tout l'avis du Scrutateur : il
s'agit là d'une décision qui fait honneur à la Justice et à ceux qui la rendent au nom du peuple français, et il faut saisir la balle au bond :


pourquoi ne pas profiter de ce jugement de principe pour faire un référendum, ou à tout le moins avoir recours à une batterie de sondages
pour mesurer la satisfaction du peuple français à propos de cette décision rendue en son nom. Il serait assez fâcheux, en effet, que des fachistes malintentionnés pussent croire à tort que le
peuple français n'eût été, là, qu'un prête-nom. Donnons donc au peuple français l'occasion de manifester son bon plaisir et de renouveler son blanc-sein à cette administration qui fait dire à
toutes les belles consciences : « Je fais confiance à la Justice de mon pays ».


Parallèlement, nos législateurs pourraient élaborer le projet d'une loi réprimant l'outrage au peuple français, au cas ou le souverain
peuple aurait le sentiment que la justice pourrait, d'une manière ou d'une autre, se moquer de lui ou tout simplement lui manquer. La Justice s'exerçant comme toujours en toute indépendance,
quelle belle leçon de savoir-vivre juridique le pays des droits de l'homme donnerait-il là à tous les régimes totalitaires qui entachent encore de nos jours l’éthique exemplaire à laquelle tend
la Communauté internationale. 



Lucien Zaboi 19/02/2011 15:52



Cher Scrutateur,


 


Je vous écris pour vous demander un conseil car je suis très préoccupé. En effet, un de mes amis vient d'être accusé d'avoir volé les tours de Notre-Dame. Quel conseil lui donneriez-vous ? Par
ailleurs, croyez-vous qu'il soit vraiment la peine qu'il prenne un avocat ? Les conseils qu'il a reçu jusqu'à présent me paraissent certes très avisés, mais je ne les comprends pas tous. Le
premier lui propose la ligne de défense suivante : reconnaître les faits, mais plaider soit l'égarement passager, soit la nécessité, l'immaturité, et que ce vol constitue en réalité une première,
et qu'il sollicite l'indulgence de la cour ; le deuxième lui suggère de proposer une transaction : la restitution des tours contre un allègement de la peine ; le troisième de dénoncer ses
complices et de minimiser son rôle dans cette exaction ; le quatrième de tenter d'acheter des témoignages ou plus exactement des alibis ; le cinquième, de faire intervenir le premier secrétaire
d'un parti influent qu'il connaît personnellement. Que faire, Cher Scrutateur, alors que la justice est si rigoureuse, et les faits, si... volatils.


Merci de me répondre afin que je puisse aider mon ami qui fait une véritable dépression suite à ces accusations qui se rapportent à des faits dont je suis prêt à témoigner que mon ami n'est pas
capable. Merci, Cher Scrutateur, d'être là, à l'écoute de nos petits et grands tracas quotidiens.



Rigobert Saxohaffone 19/02/2011 15:34



Comme tous les délinquants, Eric Zemmour a beaucoup de chance : la peine de mort a été supprimée (en France) il y aura bientôt 30 ans. 



Jean-Tartuffe de Lalèche de Boncoeur 19/02/2011 15:24



Qui a dit que la justice ne fait rien ? Voyez comme s'occupe consciencieusement des pires les ennemis du bien commun, car ils représentent un danger pour la société tout entière...


Qui a dit que la justice était aveugle ? Voyez comme elle poursuit du regard les mauvais sujet ; voyez comme elle scrute jusqu'au fond des coeurs les mauvais sentiments...


Qui a dit que la justice était laxiste ? Voyez comme elle châtie les mauvais sujets...


Qui a dit que la justice était "aux ordres aux désordres" ? Voyez comme elle sert la vérité, l'honneur et le bien commun...


Qui a dit que la justice était le rempart de la vertu, de la morale et de la paix dans les rues et dans les coeurs ? Moi, M'sieur le commissaire.


Qui a dit que les juges... laissez-moi finir... étaient des gens formidables, exemplaires, et des modèles pour la jeunesse ? Moi, M'sieur le commissaire.


Qui se souvient de Ponce-Pilate ? de Fouquier-Tinville ? Pas moi, M'sieur le commissaire. Qui c'étaient ? des bandits ? des terroristes ? des dealers ? Ah ! M'sieur le commissaire, on nous cache
tout ! Heureusement qu'il y a de plus en plus de transparence, n'est-ce pas ?



Antoine de Panou 19/02/2011 14:58



Le bruit circule qu'il est écrit quelque part dans les évangiles : « Que votre oui soit oui ; que votre non soit non ». Cela pourrait même se trouver à Mt 5, 37. S'agissant de la Justice, dont
chacun sait que son spectre est large, on est certain que son oui est oui et son non, non, quelle que soit la décision, jusqu'à ce qu'une autre juridiction dise le contraire avec autant d'autant
d'assurance dans la ouititude ou dans la nonitude, à moins qu'elle ne dise le contraire du contraire, c'est-à-dire qu'i lui arrive de confirmer le oui ou le non, jusqu'à ce qu'une autre
juridiction à son tour... Bref, peut importe le parfum du oui et du non, avec la justice, on sait que le oui est oui et le non, non et que quiconque s'en plaindrait ou émettrait le moindre doute
commettrait une sorte de sacrilège. Car,la justice étant rendue au nom du peuple souverain, elle est aussi souveraine que le peuple lui-même, et qui prendrait le risque de verser dans le
lèse-majesté, hein ?


Tiens, au fait ? qu'en est-il des présumés juges ? Est-on bien toujours sûr que leur oui soit oui et que leur non soit non ?


Sur cette intéressante question, il n'est pas inintéressant de se... poser la question.