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Publié par Edouard Boulogne

Rencontre avec Claudie ADOLPHE :

 



Claudie-Adolphe.jpg


Pourriez-vous éclairer le lecteur sur le choix de ce titre ?

 

Quoi de plus normal que d’avoir donné ce titre à mon ouvrage. Pourquoi

« Poussière de vies » ? Tout simplement parce que dans le terme « poussière »

il-y-a un paradoxe qui fait que  la poussière symbolise  à la fois la mort :

« souviens-toi que tu retourneras en poussière »  et en même temps, l’aurore de la vie, la force créatrice, car ne lit-on pas dans la genèse que l’homme a été formé de la poussière ? On trouve aussi dans ce terme, une idée de postérité. Il est dit à l’homme « ta descendance sera aussi nombreuse que la poussière du sol ». C’est également , étymologiquement en botanique, la semence, le pollen. Ce titre m’a semblé très approprié pour parler de toutes ses vies  inspirantes  qui ont pénétrées mon univers imaginatif dès mon enfance, certaines provenant de cette mémoire imagée que m’a transmis ma grand-mère née en 1882 .     

 

D’où  vous est venu le goût de l’écriture ?

 

Petite, je n’avais pas d’autre choix que de rester écouter les récits de ma grand-mère surtout quand nous partions en « changement d’air » à la Lézarde, dans la maison qui a inspirée mon poème « Maison d’enfance ». A cette époque,

nous n’avions ni eau courante, ni électricité. Donc pas de télévision, magnétoscope, jeux-video, ordinateur et autres, tout ce qui, aujourd’hui, occupe les enfants.  J’étais la petite dernière d’une fratrie de six enfants composée de quatre garçons et de deux filles. Très tôt, j’ai senti grandir en moi une spontanéité créatrice très forte. J’ajoutais alors ma part de  fantastique aux histoires « d’en temps longtemps » que me contait ma grand-mère. Tout prenait forme à mes yeux et je m’appropriais l’aura de personnages déjà disparus pour créer mes propres histoires.

Je me suis d’ailleurs mise à écrire très tôt. C’est ainsi qu’il me fut décerné, en

1966 , lors des jeux floraux de l’an XV de la Guadelouope,  un diplôme d’honneur dans la section junior.   

 

Quel est votre objectif en écrivant cet ouvrage

 

J’ai voulu réconcilier les lecteurs avec la poésie. Au début, les éditeurs qui ont un intérêt marchand dans la vente des ouvrages, m’ont tous dit « la poésie, ça n’intéresse personne ». Aussi ai-je voulu prouver qu’à travers la poésie, l’on pouvait très bien, en employant des termes accessibles à tous,  parler du patrimoine guadeloupéen je peux citer « l’âme millénaire » qui traite du lit à colonne, « du violoniste et de la pianiste » qui parle des bals du début du siècle qu’animait le « Fairness Jazz » de Roger Fanfant crée en 1929 , des sérénades dans les rues de Pointe-à-Pitre, du casino de la rue Frébault…

 

Quels sont les autres thèmes développés dans votre ouvrage ?

 

Je traite également des choses  de la vie, à savoir  la mort, la vieillesse, la solitude, la maladie, la souffrance, de tout ce que le lecteur connaît déjà pour les avoir ressenties, vécues, mais qu’il  n’arrive pas toujours à exprimer . Mes mots ne lui sont pas étranger , je le comprends et il me comprend. Du coup, il se reconnaît dans mes textes.    

J’aborde aussi le thème de la généalogie et de la réincarnation de l’âme qui pour moi fait partie d’un des mystères  de la vie.

 

Que pouvez-vous rajouter sur la présentation de votre ouvrage ?

 

Il se compose d’une partie poème, et d’un essai inspiré d’un fait divers

Arrivé à un notable de la ville  de Basse-Terre et  dont on  a beaucoup  parlé à l’époque. Je tiens toutefois à préciser qu’à partir de ce fait, j’ai crée ma propre histoire. Cela m’a permis, à partir de ce récit drôle et délassant de parler de l’épidémie de choléra qui ravagea l’île d’octobre 1865 à mai 1866 et qui fit, rien qu’à Basse-terre, 1460 décès.

 

 A qui destinez-vous cet ouvrage ?  

 

Mon ouvrage, d’écriture limpide,  est accessible à tous les âges ; d’autant que je lui ai adjoint un lexique explicatif  et éducatif. De  présentation luxueuse,  tout en pages glacées, richement décoré de tableaux peints par ma sœur, artiste peintre et mon frère malheureusement décédé, et par moi-même. Pour rompre toute monotonie et rendre la lecture attractive, nous avons pensé, mon éditeur et moi-même,  à donner à  chaque page une teinte pastelle différente en harmonie avec non seulement les couleurs des tableaux, mais aussi avec le thème des poèmes. Cet ouvrage peut être offert aux mamans âgées ou aux gens qui ont des problèmes de vue car nous avons étudié des grosseurs de caractères offrant une grande facilité  de lecture.    

 

Quels sont vos projets ?

 

Mon véritable créneau est le roman mais mon écriture, quelque soit ce que j’écrirai, restera une écriture poétique. J’ai commencé  à écrire une histoire fantastique à partir de mes recherches sur notre patrimoine.

 

Pouvez-vous nous dire deux mots sur ce futur ouvrage ?

 

Mon imaginaire est sans frontière aussi j’irai aussi loin qu’il m’emportera.

Pour le moment, je ne peux rien dévoiler.   ( V.03/12/2010).





 

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