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Publié par Edouard Boulogne

Remettre en question les referendums du 24 janvier?

( Le titre de cet article est du Scrutateur).

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Suite au référendum du 24 janvier : Réponses aux questions d’une internaute Québécoise…

 

Si je comprends bien, malgré un si peu taux de participation la Guyane et la Martinique restent  administrées par la France  mais auront une structure  administrative simplifiée sans pour autant devenir  autonomes ?....Oui

 

Il y a donc eu 2 référendums coup sur coup ...  Est-ce une manœuvre dilatoire que la France utilise pour pousser vers l'autonomie et éventuellement vers la séparation d'avec la France? A mon humble avis oui

 

Toi tu te positionnais pour le NON dans le premier (#74)  et pour celui de  la «collectivité unique» #73 , c'était quoi ta position ? 

 

Ma position a été un « non » aux deux référendums.

 

Il était évident que deux référendums coup sur coup laissaient déjà bien comprendre qu’il y avait anguille sous roche.

 

La difficulté du dernier vote était sur trois plans;

 

Ø      Certaines organisations politiques particulièrement celles de la droite appelaient à voter « oui » le 24 janvier 2010, ainsi que le Maire de Fort de France.

Ce dernier, avide de pouvoir et voulant bien se positionner dans le cadre d’une collectivité unique, demandait à la population de voter « non » au premier référendum et « oui » au second.

Par ailleurs, il faut noter que la grosse concentration de la population se trouve à Fort de France. Cette concentration de population confortait le Maire dans sa stratégie politique. Évidement, cela a changé la donne des élections et le résultat final.

En Guyane, la situation a été plus ou moins identique.

 

Ø      La compréhension juridique où pas, de la question posée était difficile à maîtriser, tout à fait floue et ambiguë. Elle rendait l’électeur confus d’où un fort taux d’abstention + 68% aussi bien en Martinique qu’en Guyane

 

Ø      Le premier vote majoritaire Martinique /Guyane du « non » à l’autonomie avait rassuré la population et celle-ci pensait que l’objet du vote du deuxième référendum soit la dissolution de deux assemblées (générale et régionale) pour créer une assemblée unique ne présentait aucun danger d’où une autre justification à ce taux d’abstentionnisme.

 

A la question primordiale au sujet de la finalité du deuxième référendum vers une autonomie

« Il y a donc eu 2 référendums coup sur coup ...  Est-ce une manœuvre dilatoire que la France utilise pour pousser vers l'autonomie et éventuellement vers la séparation d'avec la France? »

 

 

Il convient de constater que, contrairement aux déclarations ambiguës émises par les défenseurs du oui, qu’il ne s’agit nullement d’une simple fusion conseil général et conseil régional, mais bien de la création d’une nouvelle identité à statut particulier, pour laquelle est-il besoin d’ajouter « tout en demeurant régie par l’article 73 », ce qui à contrario laisse supposer qu’il est possible de sortir de l’article 73, alors que l’article 72-3 affirme avec force que « La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, sont régis par l'article 73 », lesquels perdraient dès lors leur statut de département français.

-D’autre part il y a lieu de relever que l’article 73 alinéa 7 prévoit également l’institution d’une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités, Or cette éventualité qui a l’avantage  de ne pas faire disparaître le département au quel les antillais sont attachés n’est pas proposée.

-Enfin, il est inutile de mettre en avant le fait que le gouvernement entend procéder en métropole à une réforme du même genre en 2014 et de présenter les antillais martiniquais et guyanais comme des devanciers.

Les Martiniquais et les Guyanais ont donc été piégés lors de la deuxième consultation basée sur cette question ambiguë.

Maintenant ils ne pourront plus dire qu’ils sont des départements de France mais plutôt une Collectivité outre-mer (non plus DOM mais COM)

  1. Ce vote du deuxième référendum (24 janvier) est basé sur une participation de 35% 78 en Martinique et de 27% 42 soit une moyenne du taux de + 68% d’abstentionnistes.
  2. Dans le cadre du non du 10 janvier la moyenne de participation était de 51%, un taux bien plus raisonnable que celui du « oui » qui a comptabilisé un taux de 30% seulement.
  3. Incroyable, le 24 janvier 2010, 30% de la population dicte maintenant la conduite à 70% de la population
  4. Incroyable, ce vote basé sur des données cachées où encore comme il a été souvent dit, sur un sac vide, dont les perspectives à savoir les applications et modalités ont toujours été inconnues. En conséquence :« Vive le président Sarkozy »

Et, par surcroît,

  1. Il est inutile aussi de dire où de prétendre que ce changement de statut apportera une amélioration économique où sociale.
  2. La grande réalité de ces référendums, c’est que l’attention du peuple (dans les trois DOM, Martinique,Guyane,et Guadeloupe)qui manifestait contre la vie chère a été détournée par la remise en cause du statut des DOM qui est la grande coupable.
  3. Autre réalité référendaire, il ne s’agit pas d’élections traditionnelles où les modalités d’applications sont connues mais d’une consultation pour un changement inédit du statut  qui ne propose aucun quota de participation minimum ni des modalités effectives d’applications
  4. Pour un changement tout à fait inédit ne devrait-on pas rejeter ce dernier référendum du 24 janvier  qui ne représente que 30 % de la population? Et reposer une question claire aux Antillais pour qu’ils puissent bien comprendre la finalité du vote?
  5. Remettre en cause ce référendum n’est pas une idée farfelue car bien des gens disent qu’ils ont simplement voté « oui » à la demande d’un parti mais qu’ils n’ont rien compris aux implications sous jacentes.

Par ailleurs, quoique les élus guadeloupéens aient demandé un moratoire de deux ans dans le cadre de ces consultations, à mon avis le plus grand piége posé n’était pas seulement de convertir Martinique /Guyane en COM mais de prendre aussi au filet la Guadeloupe qui avait déjà voté en 2003 « non » contre l’Article 73 à plus de 75%

 

Il demeure évident que l’administration Sarkozienne proposera maintenant une seule consultation référendaire à court terme, en Guadeloupe, celle d’une assemblée unique afin d’uniformiser les DOM de la zone caraïbe en COM, un projet tout à fait logique pour la suite à donner : À méditer

 

A cet effet il serait judicieux de rappeler aux Antillais que le président disait lors d’un de ces premiers discours « tout dépendra du degré d’autonomie…mais il faudra parler finance avec la République »

 

 

Guadeloupéens soyez vigilant, ne vous laissez pas à votre tour conduire dans une impasse.

 

 

Christian Martin

 

 


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castetsjj 27/01/2010 07:43



Bonjour à tous,


 


A lire ou à entendre les commentaires, journalistiques quel que soit le support médiatique, les analyses politiques, les réactions sur le
net, je m'interroge sur  :


La compétence et la capacité des pros de l'information  face à une situation donnée.


L'analyse, la compétence, la clairvoyance à appréhender les problèmes de nos politiques.


La pédagogie développée par ces deux catégories de responsables... mais jamais coupables !!!


La force, la qualité pédagogique de notre système d'enseignement à transmettre un savoir qui apparait comme éculé.


La capacité de compréhension du citoyen à qui l'on demande de se prononcer pour effectuer un choix qui engage l'avenir, non seulement le sien
mais aussi celui de sa descendance qui vient à peine d'ouvrir les yeux.


Ce citoyen est-il intéressé par sa vie dans la cité et par son avenir... j'en doute !


Si les questions  sont trop techniques ou incompréhensibles, la parade n'est pas l'abstention, mais le bulletin nul qui est comptabilisé et
qui représente au moins la volonté d'une expression du citoyen.


Dans le cas présent, si les bulletins nuls étaient la représentation des 70% d'abstentionnistes cela aurait eu au moins le mérite
d'éclaircir le débat.


Pour qu'un bulletin soit nul, il peut être surchargé avec un stylo, coupé en deux etc...


cf (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_nul) 


 




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Luc ANDRE 27/01/2010 01:20


Le President de la République allié au Ministre de l'outremer nous ont posé une seconde question que eux ont choisi et nous ont proposé une consultation populaire!! ce qui en principe impose de
tenir compte de la participation. En Marinique le Président s'est contenté du choix d'un électeur inscrit sur cinq! il n'y a pas eu 50% de participation et le gouvernement décide d'entériner le
vote.
Nos élus proposent des listes pour les prochaines régionales et tous les leaders sont des retraités qui ne semblent pas trop montrer la volonté d'un changement du personnel politique: Marie Jeanne,
De grandmaison, Samot tous les trois plus de 70 ans!!!j'attends donc la liste que ne manquera pas faire Mr Aliker!!!
Y aurait-il une possibilité de faire annuler ce vote?