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Publié par Edouard Boulogne

Racisme ouvert sur ATV, en Martinique.


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Sur DOMactu, cette information qui me laisse pantois -voir le lien-. Je croyais qu'il n'y avait plus de békés maires dans l'île soeur. Renseignements pris, effectivement il n'y a aucun béké à la tête d'une municipalité martiniquaise. Mais le propos raciste a bien été tenu, et par une personnalité séparatiste madininaise (donc humaniste, et antiraciste).
Ô tempora! Ô mores!
Faut-il donner à cet incident plus d'importance qu'il n'en mérite? Evidemment non!
Mais il est permis d'en sourire et d'en parler. Car gageons que Le Monde, Libé..;, et ous les médias de France et de navarre ne lui feront pas la publicité qu'il mériterait pour respecter certaines proportions.
C'est pourquoi, je publie, cidessous, après le lien, le commentaire de notre vieil ami martiniquais Raoul Tikitak qui rigole doucement, et sans méchanceté. Le Scrutateur).

http://www.domactu.com/actualite/912150538206253/martinique-des-petits-negres-menes-par-des-blancs-racisme-ouvert-sur-atv/ 

"J'ai vu de mes yeux et entendus de mes oreilles sur ATV M. Claude Cayol tenir les propos qui sont rapportés par DOM actu ci-dessous.
Et quand ce pauvre type a fini sa sortie, il a dit quelque chose comme : "je l'ai dit" (mais je ne me souviens pas de la formulation exacte).
Croustillant : cela venait des tripes.
Incitation à la haine raciale ?
Pourquoi en faire un plat ? cela vient de si bas (mais il ne faut pas le dire, sinon le diseur serait accusé de toute sorte de mal imaginaire et de mauvais sentiment).
Rions de voir l'État et les grands professeurs de morale se vautrer dans leur lâcheté habituelle, et souvenons-nous - non sans une certaine pitié - des réactions indignées et ô combien vengeresses de ceux-ci dans leur appel à la répression judiciaire aux propos (peu intelligents, certes, mais en aucun cas imprégnés de haine raciale) de ce malheureux Alain Despointes dont les paroles ont été si bruyamment travesties par des gueux pour exciter des sots avec le résultat qu'on connaît.
Laissons M. Cayol barboter dans sa salive, dans ses complexes et dans ses sentiments haineux. Et qu'on ne prenne surtout pas pour de la discrimination positive ce qui n'est simplement qu'un peu de sens du relatif. 
Le sens du relatif, là-dedans ?
Eh oui ! n'imaginez pas pouvoir disserter à l'infini sur les propos de M. Cayol : les dieux nous font l'honneur de condescendre à exposer leurs pensées les plus intimes devant nous, et, nouveau fruit défendu, nous interdisent d'en croquer le moindre morceau. C'est pourquoi nous devons être indulgents quand l'ange se fait bête : la moindre critique à l'égard de ce pur esprit (il nous l'a bien montré) qu'est M. Cayol peut être pris pour un mauvais sentiment à l'égard de toute une population. C'est normal, me direz-vous, M. Cayol est le représentant du Peuple Martiniquais... Et comme Adam, pour un autre fruit défendu, vous pourriez à votre tour être chassé du paradis terrestre - et institutionnel - que les représentants du Peuple Martiniquais, réunis en congrès ont, l'année dernière essayé de faire avaler de force à leurs électeurs trop complaisants.
Enfin ne perdons pas notre temps à ironiser sur ce qu'a pu vouloir dire M. Cayol par "blancs mal peignés" : s'il se prétend expert en coiffure, espérons seulement qu'il ne fait pas une fixation de dégoût sur les cheveux qui ne seraient pas crépus, cheveux qui - corollaire de l'effet du vent - peuvent parfois donner l'impression de ne pas avoir été convenablement peignés. 
Quant à ces blancs qui sentent ? Cela appelle deux ou trois petites questions. Mettons quatre.
En premier, M. Cayol nous met l'eau à la bouche, sans satisfaire notre curiosité. Ils nous dit "des blancs (...) qui sentent", sans nous dirent ce qu'ils sentent. Nous voilà privé des effluves du verbe sentir et de son complément d'objet direct qui eût sans doute valeur d'éclaircissement qualificatif. Nous aurions aimé savoir comment quelqu'un d'aussi raffiné que M. Cayol situe les blancs en question sur son nuancier olfactif. S'ils sentent bon ou mauvais, par exemple.
En deuxième, à quelle distance a-t-il pu prendre la mesure de leur odeur ?
En troisième, cet aimable divertissement nous amène à nous interroger sur ce qu'à voulu dire exactement M. Cayol dont on peut éventuellement penser qu'il a voulu, dans un lapsus, exprimer qu'il s'agissait de blancs qu'il ne pouvait pas sentir (ces blancs-là, pas la race blanche, évidemment : il faudrait être vraiment mal intentionné pour prêter de tels sentiments racistes à un authentique patriote martiniquais).
Évacuons donc toute connotation à caractère raciste ou discriminatoire du propos de M. Cayol, qui, comme nous venons de le démontrer plus haut n'a certainement jamais voulu stigmatiser toute la race blanche dans une odeur particulière. Sans compter, qu'en humaniste éclairé, M. Cayol sait parfaitement que les races n'existent pas dans l'espèce humaine et que c'est même une des raisons pour lesquelles le racisme a été ainsi considéré par le législateur comme une attitude délictuelle de l'esprit. 
C'est alors que la quatrième et dernière question se pose, à propos des subtilités de la langue française et du verbe pouvoir.  Pouvoir peut aussi bien vouloir dire, en l'espèce, "avoir la possibilité de" ou "arriver à supporter de". Dans le premier cas, comment M. Cayol pourrait-il savoir que ces blancs sentent, s'il ne peut pas les sentir au sens créole de "prendre leur odeur" ? Et dans le deuxième, celui où il n'arriverait pas à supporter leur odeur : trois solutions. Essayer les mouchoirs parfumés, consulter au plus vite (consulter un médecin, bien sûr), enfin, on n'ose pas imaginer de troisième solution, et encore moins quel "parfum d'ambiance" de tels propos laisseraient présager....
M. Cayol s'est sans doute lâché. Le mieux serait peut-être que tout le monde en rie - M. Cayol le  premier - et qu'on n'en parle plus. La Martinique est un petit pays, une famille. Ce n'est pas la peine de se complaire dans les complexes, la susceptibilité et la vanité, jusqu'à se prendre pour un héros chaque fois qu'on se trompe ou qu'on fait une bêtise.
Autrefois, les Martiniquais savaient rire de tout. Aujourd'hui, on pourrait en douter. Il est vrai qu'aujourd'hui il y a les Zintélektuels, la Culture, et cela fait une sacrée différence !!!
Raoul Tikitak
Martinique | Infos Locales
"Des petits nègres menés par des blancs " : Racisme ouvert sur ATV?
L'un des membres du Rassemblement Démocratique de la Martinique a tenu des propos tendancieux, à l'encontre de trois enseignants originaires de l'hexagone, sur l'antenne d'Antilles Télévision ce lundi soir...
[ mardi 15 décembre 2009 à 00:50:59 | DOMactu.com | Par Marie Jean ]
"Ce qui me fait de la peine c'est de voir des petits nègres menés par des blancs". 

Cette phrase a été prononcée hier lundi par l'un des membres du Rassemblement Démocratique de la Martinique, au Conseil régional. 

Cet élu, faisait allusion à trois enseignants qui manifestaient au côté des élèves du lycée Schoelcher à Plateau Roy.

Interviewé par une journaliste de la chaîne privée, ce militant a par la suite dénoncé ouvertement que cette mobilisation était menée "par des gens qui n'avaient rien à faire dans son pays".

La journaliste rebondit alors et demande à qui il fait allusion. Réponse: "à des blancs mal coiffés et qui sentent !"
Marie Jean - DOMactu.co

 

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renaudgwada 17/12/2009 11:56


attendons la réaction des professionnels de l'antiracisme (licra, mrap) qui devraient logiquement porter plainte contre ce monsieur. parions sans trop de risques qu'ils ne diront rien !