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Publié par Edouard Boulogne

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Nul homme n'est sans péché. Nul groupe social non plus, quels que soient sa couleur, ses convictions philosophiques ou religieuses. Les békés, ni plus, ni moins que les autres. 

Les sociétés sont ce qu'elles sont, faites d'hommes, tels qu'ils sont. Autrement dit elles sont, sans cesse tourmentées par les ambitions, les passions, généreuses parfois, troubles et dévergondées, aussi,  des uns et des autres. 

En disant que "les nations sont des amitiés" Aristote ne se trompait pourtant pas. Mais il assignait "l'amitié" comme un but, une finalité sociale et politique, plus qu'un fait, une donnée. 

Et il assignait aux responsables, aux vrais polititiques ( et non politiciens ), aux journalistes, écrivains, philosophes la mission de lutter contre les forces de destruction, et de dissociation sociale, et de poser les bases d'une société, certes imparfaites, mais en lutte contre les forces de subversion sociales. 

Pourtant, et c'est probablement inévitable, il existe des forces au service de la subversion, et de la dissociation. 

Le marxisme a été, depuis deux siècles une de ces forces de destruction systématique. Il a érigé la "lutte des classes", non comme un phénomène factuel, une réalité contre laquelle il fallait se mobiliser pour l'instauration d'un monde moins injuste, mais comme le "moteur de l'histoire". 

Le communisme, s'appuyant sur cette conception de l'histoire s'est installé en Russie, en Chine, et plusieurs autres pays de plus ou moins grande importance. Au nom du BIEN qu'il prétendait incarner, il a créé les plus monstrueuses dictatures totalitaires qui aient jamais été, auteurs de dizaines de millions de morts. 

Le communisme s'est effondré en URSS, noyé dans les lacs de sang qu'il avait créés. 

Mais le marxisme demeure, dans son esprit pestilentiel. Chaque jour, il est à l'origine de troubles, dont il se nourrit, toujours à la recherche de boucs émissaires. 

Chez nous aux Antilles, ces boucs émissaires sont, souvent les "békés", sortes de zombis affamés d'or et de sang. 

Les relais de nos marxistes antillais, encartés ou non dans des partis politiques, sont nombreux, notamment à Paris, dans une certaine presse. Le Nouvel ,Observateur, revenant sur les déboires financiers du défunt Crédit Martiniquais, lui attribuait récemment pour origine la cupidité des "békés" martiniquais, boucs émissaires traditionnels des aspirants à la dictature des représentants du BIEN. 

Pourtant Bernard Hayot, dans ce journal vient de remettre les pendules à l'heure, prouvant que les membres de ce groupe social ne se sentent pas la vocation qu'on leur destine de boucs émissaires, et de proie naturelle des prédateurs que l'on sait. 

Voici la mise au point du président du groupe GBH. 

 

Edouard Boulogne. 

 

 

"Comptes et mécomptes antillais - Découverts abyssaux, prêts jamais remboursés, largesses accordées aux amis et aux partenaires en affaires. Pendant des décennies, le Crédit martiniquais, tenu par les puissantes familles créoles qui dominent l'économie de l'île, a dilapidé les économies des épargnants. Marie-France Etchegoin relève les dessous d'un scandale qui ravive les brûlures de l'histoire coloniale. ( En-tête de l'article du Nouvel Observateur du 12 janvier 2013. ). 

Droit de réponse de Bernard Hayot

 

B.H.Cet article (« Qui a vidé la banque des békés ? », « N.O. » n°2515 du 17 janvier 2012), dans lequel mon nom est cité 22 fois, le plus souvent à charge, comporte des contrevérités qui doivent être révélées à la connaissance des lecteurs. Contrairement à ce que vous laissez croire, je n'ai nullement été l'acteur principal de l'affaire du Crédit Martiniquais. Je rappelle que son actionnaire le plus important, et de surcroît administrateur, était une banque internationale bien connue, la Chase. Le reste du capital regroupait dans une holding plus de 600 actionnaires de toutes origines, parmi lesquels aucun ne détenait en direct plus de 4% du capital du Crédit Martiniquais. Le Crédit Martiniquais, qui a largement contribué au développement de l'économie martiniquaise, a connu des difficultés en 1996, conséquences directes de la crise économique sans précédent que connaissait alors l'Outre-Mer. Un rapport de la Commission Bancaire a prétendu que les administrateurs de la banque avaient disposé de crédits considérables, tout en jetant le doute sur les conditions dans lesquelles ils avaient été accordés. Le cabinet d'expertise et conseil financiers Ricol Lasteyrie a conclu, dans un rapport daté du 19 novembre 2012, que le groupe que je dirige n'a jamais bénéficié auprès du Crédit Martiniquais de conditions plus favorables que celles qu'il obtenait auprès des autres banques. L'endettement du Groupe Bernard Hayot (GBH) auprès du Crédit Martiniquais s'élevait à 44,6 millions de francs (6,8 millions d'euros), ce qui représentait moins de 7% de l'endettement total de GBH. Selon le rapport Ricol Lasteyrie, « GBH n'était donc que faiblement endetté auprès du Crédit Martiniquais et n'a pas bénéficié d'avantages particuliers ». Quant aux propos relatifs à la société Point de Vue : contrairement à la présentation qui en est faite, GBH a tenu à assumer ses responsabilités, ainsi que l'a relevé le cabinet Ricol Lasteyrie qui conclut sur ce point : « C'est GBH qui, en assumant ses responsabilités d'associé, a permis le remboursement de la totalité de l'encours du Crédit Martiniquais, et la limitation des pertes des autres associés, le Crédit Martiniquais compris. » Concernant les activités de GBH ensuite, le groupe n'est en aucun cas en situation de monopole. Dans le domaine de la distribution alimentaire (source : magazine « LSA »), notre part de marché est de 14% en Martinique (4e position), 15% en Guadeloupe (4e position), 23% en Guyane (2e position), 8% à la Réunion (5e position). Les parts de marché les plus importantes (1re et/ou 2e position) ne sont pas détenues par des groupes « békés ». Je précise à ce propos que GBH ne détient pas la franchise Leroy Merlin. Je réfute fermement les propos qui me sont prêtés au sujet de M. Jego.S'agissant enfin de la référence à l'esclavage et à l'Habitation Clément : le site de l'Habitation Clément valorise la création, après l'abolition de l'esclavage, d'une activité agricole et industrielle (la distillation de rhum) par la famille Clément, une des premières familles non « béké » de l'île à posséder une plantation de canne. Il s'agit du site le plus visité de la Martinique avec 80 000 visiteurs par an. Contrairement à ce qui est indiqué, l'esclavage et le colonialisme y sont évoqués dans les espaces de visite, et de nombreuses expositions abordant ces questions s'y déroulent de manière récurrente.

Le nouvel Observateur






 

 

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Commenter cet article

guy 14/08/2014 00:43

Bernard Hayot se défend de favoriser le recrutement de jeunes locaux a travers des partenariats avec l' UAG, c'est faux, le caissier brico-marché peut être, mais pas le cadre financier, qui lui est bien recruter depuis la métropole