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Publié par Edouard Boulogne

September_11_2001_just_collapsed.jpg  ( 2001 : Attentats contre les tours de New york. Les complotistes ne sont pas loin d'attribuer cet attentat au ...gouvernement américain, ou même...aux juifs, qui furent pourtant les plus nombreuses victimes, prévisibles, de cette horreur. Complotisme, quand tu nous tiens ). 






Pierre-Christian, un jeune ami guadeloupéen qui vit en Europe ( toujours ami, un peu moins jeune peut-être, puisqu'il y aura bientôt vingt ans que nous ne nous sommes vus. Il doit bien être quadragénaire maintenant! Comme le temps passe! ), m'écrit au sujet de la théorie du complot à laquelle il semble croire. Pour m'instruire, et peut-être solliciter mon avis.

Ce que je vais faire.

D'abord, il est clair qu'il y a des complots, à l'échelle de la vie individuelle, sociale, politique.

Le dictionnaire Robert en donne la définition suivante : c'est un

« Projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de quelqu'un, contre une institution »..

J'ai écouté attentivement la vidéo de l'économiste Etienne Chouard, deux fois.

Je vous propose d'abord de l'écouter, avant de lire mes observations.

 

La voici : http://www.youtube.com/watch?v=33Fq51TVohs

 

En premier lieu, le discours de M. Chouard ne me surprend pas beaucoup. Il reprend des thèmes assez fréquents sur notre site. En témoigne cet article de Maurice D..., du blog Minurne-Résistance que j'ai publié ici même il y a quelques mois ( http://minurne.blog4ever.com/blog/lire-article-431391-9700121-guerre_ideologique__mondialisme_et_pouvoirs_occult.html . On pourra lire, aussi, cet article publié intégralement en Annexe de cet article. ).

 

Pourtant le discours d'Etienne Chouard suscite en moi, une certaine défiance dont je voudrais donner les raisons.

Elle tiennent d'abord au style de cet économiste, à cette façon qu'il a de balayer ceux qui le contrediraient en les traitant de crétins ou de prostitués de l'intelligence. ( sic ). Et les journalistes, qui le suivent, sont qualifiés de « sentinelles du peuple », comme le furent jadis Lénine Trotsky, Jean Kanapa?

C'est un peu fort jeune homme !

D'autre part, c'est le propre sans doute de ceux qui prêchent, pour l'instant, dans le désert ( là est peut-être son excuse ), il semble favoriser, sans les nuances nécessaires LA théorie du complot ( Wikipédia : Théorie du complot : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_complot ).

 

Cette théorie a parfaitement été définie par le philosophe britannique Karl Popper : « C'est l'opinion selon laquelle l'explication d'un phénomène social consiste en la découverte des hommes ou des groupes qui ont intérêt à ce qu'un phénomène se produise (parfois il s'agit d'un intérêt caché qui doit être révélé au préalable) et qui ont planifié et conspiré pour qu'il se produise. »

Popper remarque par ailleurs que les personnes les plus désireuses d'amener le paradis sur terre sont les plus enclines, une fois au pouvoir, à adopter des théories du complot pour y expliquer leur échec.

 

D'autre part, Etienne Chouard néglige ce qu'il peut y avoir de pathologique, et de danger extrême dans le thème du complot, notion le plus souvent vague dans l'esprit des gens « ordinaires » ( le plus grand nombre des gens, qui ne connaissent rien à l'économie, et qui, selon une tendance profonde, et permanente de l'âme humaine ont tendance à « croire » ce qu'on leur dit, si l'on parle bien et si l'on a du charisme. Il évoque bien le terme de paranoïa, mais c'est pour l'évacuer d'un revers de langue comme émanant des « félons », et des traîtres, ce qui est un peu facile tout de même ).

Or cette fragilité humaine existe, et l'on ne doit pas jouer avec elle, même dans de bonnes intentions.

Voici comme en parle le grand psychiatre Eugène Minkowski dans son Traité de psychopathologie. Et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, je ne m'écarte nullement de notre sujet :

Minkowski-Tr-de-psychopathologie-.jpg

« La psychopathologie ne s'écrit point sans toucher au phéno­mène de la folie. Sans doute, sur le plan strictement médical, « folie » ne veut pas dire grand-chose ; elle est supplantée par les troubles, les syndromes, les maladies, décrits dans nos manuels. Nous aurions pourtant tort de l'ignorer. C'est que la psychiatrie a seule à connaître un phénomène particulier qui la fonde et qui fait qu'elle occupe une place à part en médecine. Or invoquer le phénomène de la folie n'équivaut nullement à déserter la médecine pour verser dans des conceptions mythologiques voire anté­diluviennes. Le phénomène en question reste de nos jours aussi vivant que de tout temps. Le dialogue se déroule sur le plan humain.

 

Rupture du dialogue humain.

 

Bien sûr, lorsque nous endossons notre blouse avant d'entrer dans le service, nous revêtons avec elle l'attitude qu'elle symbolise, avec la formation et peut-être aussi quelque peu avec la défor­mation qu'elle comporte. Nous savons d'avance que nous aurons des malades à examiner, à consigner des symptômes, à prendre des mesures appropriées, à régler le traitement. L'image de la folie ne nous effleure guère ; nous l'avons déposée au vestiaire. N'empêche que tout vieux psychiatres que nous sommes, lorsque,à l'occasion d'une conversation banale avec un ami, nous sommes mis en présence, à l'improviste, brusquement, brutalement, sans que rien ne nous ait permis de le prévoir, en présence d'un aliéné, nous vivons douloureusement la rupture qui se produit ainsi, et voyons l'image tragique de l'insensé, de la folie se dresser devant nous.

Un jour, M. H., que je connaissais depuis des années, exprime par téléphone le désir de venir me voir, comme il avait l'habitude de le faire de temps en temps. Il vient à l'heure fixée. Je me préparais à passer une heure en « bavardant » avec lui, comme à l'accoutumée. En effet, la conversation roule sur des sujets banals. Puis, à brûle-pourpoint, H. me pose la question : « Et que pensez-vous de la police française ? » Toujours sur le plan de la conversation, sans la moindre méfiance, je réponds : « Ceque j'en pense ? La police française est un peu comme toutes les autres, il vaut mieux ne pas avoir affaire à elle. » Tel n'était pas le sens de la question que mon interlocuteur me posait. De fil en aiguille, j'ai dû me rendre à l'évidence : je me trouvais en présence d'un vaste système délirant, fait d'hallucinations auditives et d'idées de persécution. J'ai vécu en ce moment le déchirement intérieur qui se produit fatalement lorsque, en un instant, il faut passer du plan des interactions courantes à celui, non médical encore, de la folie. C'est une véritable cassure. C'est cette cassure que je vis, en tant que commun des mortels, sans me préoccuper à ce moment le moins du monde du diagnostic, des mesures à prendre, comme j'aurais dû le faire en ma qualité de psychiatre ; cela n'interviendra que plus tard. » ( pp. 28 et 29 ).

 

Quand on est responsable de quelque chose, d'une famille, d'une salle de classe, d'un hôpital, d'un peuple, on ne peut, on ne doit jamais négliger l'importance de cette fragilité humaine, qui pour ne pas déboucher toujours sur la désorganisation psychologique de l'ami du professeur Minkowski, n'en reste pas moins vulnérable aux propos des personnes publiques, comme aussi de l'ambiance générale, souvent pathogène, dans laquelle nous vivons, fortement créée par des médias irresponsables.

Ce thème du « complot » est propre a saisir, au profit de n'importe quele parti politique, ou de n'importe quelle secte, le nombre considérable des gens fragile, et /ou crédules, pour en faire des « paumés » mobilisables pour n'importe quelle basses besognes.

Peut-être est-ce cette vulnérabilité qui explique le succès extravagant à travers l'histoire de la théorie, en définitive traumatisante du thème du complot et de la cabale.

Augustin-Barruel-Memoires-pour-servir-a-l-histoire-du-jac.jpg

N'évoquons pour nous limiter que le thème obsessionnel du complot des francs maçons à l'origine du séisme qu'a été la Révolution française. Le livre de l'abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, en est partiellement à l'origine. Cet ouvrage est très riche en précieuses informations, mais l'organisation de celles-ci laisse une impression de manipulation déplaisante. Le romancier Roger Peyrefitte dans son roman Les fils de la lumière, a tourné en dérision, parfois à l'excès l'état d'esprit tourneboulés de cette obsession complotiste.

 

Celui du complot des jésuites, ces méchants catholiques, avides de pouvoirs, et ne reculant devant rien pour l'obtenir. ( Alexandre Dumas, en romancier, évoqua ce « complot jésuite », et le rôle qu'y joua, le mousquetaire Aramis, dans un de ses romans, Le vicomte de Bragelogne, je crois ).

Protocole-des-sages-de-Sion-.jpg  ( Ce livre, fut publié pour la première fois en 1906, vers la fin du régime tsariste. Il était censé être la transcription des projets d'un rassemblement des autorités juives internationales, complotant pour détruire la civilisation, et préparer l'avènement de l'Antéchrist. Il s'agissait en fait d'un faux, fabriqué par la police tsariste pour dresser l'opinion publique contre les juifs. Cet ouvrage est aujourd'hui introuvable. La photographie ci-contre, est celle d'un exemplaire que j'ai pu trouver, chez un bouquiniste parisien, et que j'ai fait restaurer tant bien que mal, ici même, en Guadeloupe ). 

 

Ou encore, bien sûr le « complot juif » dont se sont servis les Russes de l'époque tsariste, mais aussi de celle de Staline, et aussi « à la puissance plus », les nazis hitlériens. ( Même les chrétiens y allèrent de leur « anticomplotisme » judaïque au XIV ème siècle, imputant le mauvais rôle aux juifs dans la diffusion de la peste noire, et aussi grands empoisonneurs de puits, dans les campagnes.

 

Avec la théorie du complot, devant une catastrophe, une crise économique, ou morale, ou politique on peut être certain de trouver comme « thérapeutique » de bons pogroms de juifs, de jésuites, de patrons, de békés, ou même de...Roms ( et je n'oublie pas l'article du Scrutateur, hier, dont l'intention n'était pas de désigner des boucs émissaires, mais de stigmatiser les « responsables » politiques actuels incapables de régler les problèmes, notamment ceux créés par cette population errante.

Ce sont donc moins les arguments économiques d'Etienne Chouard qui suscitent ma réticence que son style de militant, plus que d'analyste, et l'imprudence dont il fait preuve, faute d'une vue suffisamment large, et politique, au grand sens du terme de la vie de nos sociétés.

 

Edouard Boulogne.

 






Annexe : La Théorie du complot sur le Scrutateur ? :

 

GUERRE IDEOLOGIQUE, MONDIALISME ET POUVOIRS OCCULTES (2) (par Maurice D.)

 

Nous ne voudrions, ici, céder à la théorie du complot, ni céder à la manie du conspirationisme. Mais aussi, il ne fut pas donner dans la naïveté niaise qui consiste pour certains ( je connais nombre de personnes, fort honnêtes au demeurant qui face aux conflits qui déchirent le monde, déclarent benoitement : «  ce qu'il faudrait c'est un gouvernement mondial » ) à s'incliner sans discuter devant les propos de personnalités présentées comme des sages, quand elles ne sont que des portes voix, gagés, de manipulateurs qu'on ne voit pas.

Or un tel gouvernement ( mondial ) est en voie de constitution, et les principes qui l'inspirent n'ont pas grand chose à voir avec l'humanisme, le désir de paix, et la promotion des peuples vers le savoir et la liberté de l'esprit.

Nos candides seraient fort surpris d'apprendre que les promoteurs actuels, visibles ou cachés, du gouvernement mondial ( mondialisme ) sont à l'origine de nombre de conflits d'hier ou d'aujourd'hui, fort meurtriers,, autour de la Méditerranée notamment, parce que ces conflits vont dans le sens de leurs intérêts très particuliers.

Nos candides seraient fort surpris d'apprendre que nombre de crises économiques et sociales ( en cours pour certaines ) contre lesquels nos agents du gouvernement mondial prétendent lutter, et apporter des solutions, ont été, en réalité, suscitées par eux, dans le sens de leurs intérêts très particuliers.

Nos candides seraient fort surpris d'apprendre que ces mondialistes, ardents défenseurs de la diversité, sont aussi les promoteurs de l'uniformité, sous le nom magique de métissage.

Qu'ils sont les promoteurs réels des immigrations ( j'y reviendrai dans un prochain article ) qui créent actuellement dans le monde, et spécialement en Europe, de redoutables problèmes. Et ceci dans le sens de leurs intérêts très particuliers ( en dollars, pour l'instant ).

Quand l'immigration devient, en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, l'équivalent de véritables transports de peuples, des conflits graves de culture sont à attendre, à plus ou moins brève échéance dans les pays d'accueil.

Mais le but réel des maîtres d'oeuvre, en coulisses, est de provoquer, ce qu'ils appelleront une synthèse ( harmonieuse, évidemment ), et qui ne sera en réalité qu'un abatardissement généralisé des cultures en conflits. Le tout aggravé par la décérébration comme dit Maurice D ( ci-dessous ) des nouvelles génération par le biais d'une école ( souvent inconsciemment ) aux ordres des manipulateurs, en coulisses.

Beaucoup ne s'aperçoivent d'ailleurs déjà pas de la contradiction entre le thème du métissage généralisé ( non pas le métissage biologique, mais celui des cultures, car c'est de cela qu'il s'agit ) des cultures, et celui qui consiste à prétendre défendre la diversité. Il y a là un vrai paralogisme, ou mieux, un mensonge, évident, du moins pour ceux qui raisonnent et réfléchissent un peu. Ce qui n'est peut-être pas l'occupation majeure des « larges masses », chères au feu président Mao Tsé Toung.

Voici pourquoi je vous propose la lecture de l'article de Maurice D paru, ce jour, sur le Blog Minurme-Résistance.

On peut lui objecter sur certains points. Mais la ligne générale de l'article est très pertinente, et les renseignements qu'il fournit sont extrêmement utiles.

Quand nous verrons désormais s'exprimer « d'éminentes » personnalités du monde politique, de l'économie, ou des affaires, les Attali, les Alain Minc, les Fabius, ou même ( au fait, pourquoi «  même « ? ) Barrack Obama, nous serons peut-être plus distants, moins soumis aux « prophéties » qu'ils nous énoncent sur le ton d'un Moïse au mont Sinaï, et un peu plus scrutateur, critique.

La scrutation critique, n'est-ce pas ce l'on est en droit d'attendre d'un vrai citoyen?

 

Edouard Boulogne.

 

 

http://minurne.blog4ever.com/blog/lire-article-431391-9700121-guerre_ideologique__mondialisme_et_pouvoirs_occult.html

 

Dans mon billet précédent, je vous disais que François Hollande était "un adepte du paralogisme de diversion, autrement dit de l'art de la fourberie mentale et de la manipulation" dont vous avez eu un excellent exemple avec la présentation de ses vœux à la nation : ( Un paralogisme est un raisonnement incorrect mais de bonne foi. Dans le cas ci-dessus évoqué par notre confrère, le paralogisme serait plutôt volontaire, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un mensonge. Note du Scrutateur ). Ma priorité est la lutte contre le chômage, mais on verra plus tard, fin 2013 peut-être… On va vous administrer le fouet en 2013 mais vous ne le regretterez pas parce que vous connaîtrez le bonheur en 2017 (pour me réélire)… On va encore augmenter vos impôts, vous priver que quelques libertés par diverses réformes bien socialistes, vous imposer de nouvelles mœurs, mais vous serez tellement heureux ensuite, je vous le promets, etc.

 

Le paralogisme de diversion est le fondement de l'action de tous ces organismes qui militent pour la création d'un monde globalisé et unifié culturellement, moralement, socialement, ethniquement dans la pauvreté et l'inculture, dirigé par une élite formée dans les grandes écoles et financée par les banques qui dirigent la finance mondiale. Tous les leviers possibles sont utilisés, politiques, médiatiques, syndicaux, religieux, altermondialistes et écologistes, du moment qu'ils concourent à atteindre le but final.

 

Un exemple national : la plus politisée des sectes maçonniques, le Grand Orient de France ou G...O...D...F... , se dit libéral et porteur d'humanisme, car il a pour principe la liberté absolue de conscience et n’impose donc pas de croyance notamment religieuse à ses membres. "Religieuse", peut-être, mais politique ? En 1928 il donnait à ses membres l'instruction suivante qui a exactement le même objectif que celui des instances supérieures de la Trilatérale qui veulent détruire l'idée de patrie et de nation : "L'idée de Patrie, du moins telle qu'elle est comprise actuellement, doit être détruite dans l'esprit des enfants. Elle doit être modifiée complètement" (Convent du Grand Orient de France1928, p. 120). ( Un convent, dans la franc-maçonnerie, est l'équivalent d'un congrès. Note du Scrutateur ).

 

On a vu qu'au sommet de la pyramide, à l'étage intermédiaire de laquelle on trouve Bilderberg, FAF, etc. il y a la Trilatérale. Avant d'en arriver aux moyens que décrit Jacques-Yves Rossignol dans ses "Notules", notamment la décérébration de la jeunesse occidentale, il faut bien comprendre qui est à la tête du système de mise en place du gouvernement mondial.

 

La Commission Trilatérale réunit les magnats des Etats-Unis (Wall Street), de l'Europe (City de Londres) et du Japon (Tokyo Stock Echange), tous déjà membre de sociétés secrètes : le B'nai B'rith, le Bilderberg, la French-American Foundation, le Concil on Foreign Relations (CFR), la Round Table, les Skull & Bones(Crâne et Os), le Club de Rome, le Bohemian Clubet différentes loges maçonniques comme le GODF...

 

Les secteurs stratégiques des pays les plus riches de la planète sont ainsi "contrôlés" : appareil d'Etat (Elysée, Matignon, ministères, conseils régionaux, conseils généraux), secteur militaire, secteur de l'énergie (pétrole, nucléaire, nouvelles énergies), médias (presse écrite et télévisuelle, radio, satellite, internet, édition), secteur bancaire (banques, paradis fiscaux...), immobilier, assurances, syndicats....

 

La Commission Trilatérale compte environ 160 membres européens, mais quelques-uns seulement font partie de l'instance dirigeante, celle qui coordonne les "tasks forces" et rédige les "drafts reports", instructions écrites remises à ses représentants au sein des gouvernements qui n'ont plus qu'à se débrouiller pour les mettre en œuvre.

 

La France a joué un rôle important dans les débuts de la Trilatérale : "Dès 1972, Michel Crozier avait eu l'occasion de développer certaines de ces thèses dans un colloque organisé par le Grand-Orient de France sur le thème : "Les bases économiques sociales et institutionnelles de la cité de l'an 2000"(Le Monde,14 mars 1972).

 

L'un des premiers hommes politiques français recrutés par la Trilatérale, fut Raymond Barre, le second fut Valéry Giscard d'Estaing. Avant de mettre l'un de ses membres, Jimmy Carter, à la tête des Etats-Unis en 1977, la Trilatérale ordonna l'instauration de rencontres régulières entre les dirigeants des principales puissances industrielles d'Europe, du Japon et d'Amérique.

L'un des principaux artisans de ces rencontres devait être le Président de la République française.


"L'initiative en fut prise par Monsieur Valéry Giscard d'Estaing, dès son arrivée à l'Elysée. Elle se concrétisait, en novembre 1975, par le Sommet de Rambouillet, minutieusement préparé par un Ministre obscur, ( un ministre alors obscur, sauf pour les étudiants en économie. Note du Scrutateur ) Raymond Barre, lui aussi membre de la Trilatérale."

 

La tête reste pourtant américaine, parce que les fondateurs furent américains et, surtout, que le nerf de la guerre pour la Trilatérale est, comme partout, la finance incarnée par Goldman Sachs.

 

Goldman Sachs est un empire discret riche de 700 milliards d'euros d'actifs, soit deux fois le budget de la France. Goldman Sachs joue à tous les coups gagnant puisque c'est elle qui organise les crises et aide à les résoudre : de la bulle des subprimes de 2007 à la crise de l’euro et des dettes souveraines européennes depuis 2010. Elle a parié sur la faillite des ménages américains en 2007, elle a été l'un des instigateurs de la crise de l'euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Elle bénéficie de l'impunité des justices américaine et européennes puisque les ministres des finances et les dirigeants ou ex-dirigeants de Goldman Sachs sont les mêmes hommes. Il y aurait un film à faire avec pour titre "le crime était légal" ! Le pouvoir de cette mégabanque est tel que le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire n'ont d'autre possibilité que d'abdiquer et de renoncer à toute poursuite contre elle.

 

Quand les gouvernements européens tombent les uns après les autres, "la Firme" en profite pour étendre son formidable réseau d’influence sur le Vieux Continent. Et elle place ses pions à la Commission européenne et à la tête des gouvernements, nombre de ses anciens cadres sont maintenant aux manettes des plus grandes institutions privées et publiques de la planète, secondés par une armée de 30 000 "moines-banquiers".

 

Gouvernements, institutions internationales, grandes entreprises..., nul acteur de l’économie et de la finance n’échappe aujourd’hui à la toile tissée par Goldman Sachs, la banque sans laquelle peu de décisions économiques et politiques sont prises.

 

La Trilatérale voulait Barack Obama à la tête des Etats-Unis (métis, diplômé, enfance internationale, Hawaï, Indonésie, etc. mi-catho-mi-musulman, tout un symbole) en 2008 et en 2012, Goldman Sachs a subventionné ses campagnes électorales.

Ses hommes sont ceux à qui nos dirigeants et la Commission Européenne (non élue) demandent de l’aide pour nous sortir de la crise :

 

Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005, il a aidé la Grèce à maquiller ses comptes, Gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011. Il est Président de la Banque centrale européenne depuis 2011.

 

Mario Monti, commissaire européen pendant des années, ce conseiller international de Goldman Sachs à partir de 2005 a été nommé (pas élu) chef du gouvernement italien depuis novembre 2011. Il ne l'est plus, mais quelle est sa nouvelle mission pour Goldman Sachs et la Trilatérale ?

 

Peter Sutherland, est peu connu en France, c'est pourtant l'un des piliers de la Trilatérale. Cet ancien ministre de la justice d'Irlande (1981-1984) a été commissaire européen, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (1993-1995). Il est président non exécutif de Goldman Sachs depuis 1995. Il est président non exécutif de BP (compagnie pétrolière), président de la section Europe de la Commission Trilatérale (2001-2010). Et il est aussi membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Il a écrit un livre, 21stCentury Strategies of the Trilateral Countries: In Concert or Conflict (Stratégies du 21èmesiècle pour les pays de la Trilatérale : par la négociation ou le conflit), dont les conclusions sont enseignées à l'ENA et à Sciences Po, qui rappelle le titre de J. Warburg en 1950 : "Un gouvernement mondial, que ça nous plaise ou non" !

 

Tout ça dans l’indifférence et l’ignorance la plus totale des peuples concernés. Réveillons-nous!

 

En France, la Trilatérale est toujours très active, chacun de ses membres ayant mission de surveiller et de "guider" le secteur politique, économique ou social dans lequel il est actif et reconnu :

 

Pour la droite et l'UMP : Patrick Devedjian

 

Pour le centre UNI et Modem : François Bayrou

 

Pour la gauche : Laurent Fabius; Hubert Védrine; Alain Richard, sénateur PS, ministre de la Défense du Gouvernement de Lionel Jospin, administrateur de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI)depuis 1991, membre du Comité d'orientation scientifique de l'association "A Gauche en Europe" (cercle de réflexion fondé par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn) ; Louis Schweitzer ex- directeur de cabinet de Laurent Fabius, Président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) et Serge Weinsberg, ex-chef de Cabinet de Laurent Fabius, président de l'Institut d'Etudes Stratégiques et internationales.

 

On note que la gauche, principal vecteur de la mondialisation en France est bien représentée au sein de la Commission Trilatérale!

 

Pour la presse : Nicolas Beytout, journaliste, directeur de DI Group, le pôle Médias de LVMH, directeur de la rédaction du Figaro de 2004 à 2007, et Dominique Moïsi : professeur "médias" à l'ENA et Sciences Po, éditorialiste aux quotidiens "The Financial Times", "Die Welt" et "Ouest France"

 

Pour l'énergie : Edmond Alphandéryex-ministre de l'Economie et des Finances d'Edouard Balladur, Président d'EDF de 1995 à 1998, et Anne Lauvergeon, ex secrétaire-générale adjointe de Mitterrand, ex-directrice d'AREVA (nucléaire), Associée-Gérant de la banque Lazard Frères & Cie

 

Pour le secteur de l'assurance : Henri de Castrie, président d'AXA et Jean-Philippe Thierry Président Directeur Général du Groupe AGF depuis 2001

 

Pour la banque : Michel-David Weill, héritier de la Maison Lazard, Président Directeur Général de Lazard Frères Banque SA, (la banque du PS)

 

Pour l'industrie : Bertrand Collomb, Président d'honneur de LAFARGE et Henri Proglio, Président du Directoire de Vivendi Environnement depuis 2000

 

Pour le patronat (MEDEF) : Denis Kessler où il représente AXA

 

Quelques autres membres français de la Commission Trilatérale, âgés, ne sont plus en activité.

 

Dans le prochain article, nous verrons où se situent les quelques avantages et les très gros inconvénients pour les peuples de l'idéologie globalisante qu'est la mondialisation.

 

Et aussi, pourquoi la Trilatérale aime tant la gauche (aux Etats-Unis elle a mis en place Obama et en France Hollande), les immigrés et l'islam.

 

Maurice D.

 

 

 

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Dissident 24/08/2013 01:36


On peut effectivement se demander avec angoisse qu'est-ce qui peut bien se passer dans cet aujourd'hui incompréhensible et à quelle sauce un quelconque gouvernement evidemment
fantoche nous devorera demain.