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Publié par Edouard Boulogne

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Faut-il faire une absolue confiance aux Manuels d'histoire par lesquels, à « l'école de la République », l'on enseigne aux enfants le passé, et notamment celui des religions, des peuples, de leur nation en attendant, que peut-être, cette notion disparaisse du champ politique, du moins en Europe?

Cette confiance est généralement celle que fait le « citoyen moyen », son baccalauréat acquis, aux enseignements de l'université, tout en se vouant, quand il a de la chance, à son métier, à sa famille, à ses divertissements.

A un plus haut degré de culture on est plus distant à l'égard de ce que l'on appelle « l'histoire officielle », tout en n'en sachant guère plus, très souvent, sur ce passé réel, plus subodoré que connu.

Pour prendre un exemple, on discerne en général, dans l'histoire européenne : l'antiquité gréco-romaine, jusqu'à la chute de Rome à la fin du V ème siècle après Jésus-Christ, puis à partir de cette date une longue période très complexe, hâtivement désignée sous l'appellation de « Moyen-âge », jusqu'au XV ème siècle. Vient ensuite la Renaissance, l'âge classique, la période des « lumières » qui engendra la Révolution française, et l'âge moderne.

Une étude plus approfondie met en garde contre l'expression «  moyen-âge », qui présuppose, après la grandeur antique, une période d'obscurité et de ténèbres, avant une Renaissance. Enfin, vient, nous dit-on la période de l'accès à l'homme libéré ( par la Révolution ).

Les grands historiens du XX ème siècle ont noté l'absurdité de l'expression « moyen âge » pour désigner hâtivement une période de mille ans particulièrement variée et riche en inventions de toutes sortes, et où la vie philosophique fut extraordinairement riche. « Nous ne sommes plus au moyen âge » dit-on encore pour signifier que l'âge de l'obscurantisme est passé. Comme par hasard, « le moyen âge » fut l'époque de la civilisation chrétienne à son apogée, du moins à partir du 11 ème siècle jusqu'au XIV ème. N'y aurait-il pas dans cette appellation un rejet du christianisme, par des adversaires malhonnêtes?

Idem, pour le XVIII ème siècle qui se qualifia de « siècle des lumières », après le XVII ème qui fut pourtant celui de Descartes, Pascal, Molière, Racine, etc.

Etrange, très étrange.

Ainsi avalons nous, innocemment, et sans même nous en apercevoir, les présupposés idéologiques officiels, et ce qui s'ensuit concrètement dans nos moeurs privés et politiques.

 

( I ) La révolution française est-elle...ce qu'elle dit d'elle-même?

 

Aujourd'hui, en France, la révolution de 1789 est, officiellement, considérée comme la « splendide aurore » ( Hegel ) de la France et...de l'Humanité.

Ce qui s'est passé avant est rejeté dans les ténèbres. Ténèbres donc, les innovations techniques du « moyen-âge » ( telle l'invention du joug pour les animaux de trait, qui rendit possible, dès le XI ème siècle, l'abolition du servage ), celles de l'architecture qui permirent la construction de ces milliers de cathédrales, chef d'oeuvres du génie humain qui recouvrent notre sol, la floraison des oeuvres littéraires, philosophiques, musicales, artistiques en général, etc.

Les régimes politiques de cette époque sont assimilés sottement aux pires des dictatures, alors, qu'en la matière, c'est le XX ème siècle qui détient le pompon.

Je procède à un simple et rapide rappel, car entrer dans le détail, exigerait des centaines de pages, alors que j'écris un simple article ( Mais le Scrutateur, au jour le jour, traite de ces questions. Et l'ensemble de ses articles constitue une initiation à ces questions complexes et mal connues. Consultez les archives ).

En ce qui concerne notre Révolution ( noter la majuscule qui fait de cet événement politique, comme il y en eut tant, un événement fondateur. Mais fondateur de quoi? ), quelle est la version, l'interprétation officielle qui conditionne nos pensées et nos comportements.

Ce que nous apprenons, c'est que la Révolution fut le début de la vraie France, de la France des droits de l'homme de la République, fondatrice de la liberté, de l'égalité, et de la fraternité ( termes extrêmement complexes, et discutés par... des intellectuels, mais que la masse des citoyens entendent comme des réalités toute positive ), par l'abolition de la monarchie, considérée comme globalement négative, et liée aux « préjugés » religieux.

Le peuple français cependant demeura très longtemps acquis à l'ancienne France. En 1871 encore, un vote au parlement, porta au pouvoir une large majorité...royaliste!

Les circonstances, sur lesquelles les limites d'un article ne me permettent pas d'approfondir, firent que le pouvoir fut, à partir de 1875, attribué au parti républicain. C'est à cette époque que Jules Ferry, ministre de l'éducation nationale entreprit, par l'école, de donner aux jeunes français une autre vision de l'histoire de France, et de faire de la révolution française le symbole de toutes les vertus.

En 1879, dans Le Journal ( n° de juin ) Jules Ferry écrit : «  Le monde moderne est placé dans l'alternative : ou l'achèvement de la Révolution, ou un retour pur et simple au christianisme ».

L'ennemi est clairement désigné.

Le même Ferry écrit : «  Mon but est d'organiser l'humanité sans Dieu ».

Plus tard, et je suis contraint de me limiter à ces quelques références mais il y en a des centaines d'autres du même genre, Georges Clémenceau ( dont l'activité largement positive pendant la guerre de 1914-1918, contre l'Allemagne, a fait oublier cet autre aspect fondamental de sa pensée, et de ses activités ) écrivait : «  Depuis la Révolution, nous sommes en révolte contre l'autorité divine et humaine » ( sauf quand c'était lui et son parti qui exerçaient le pouvoir ).

C'est pourquoi, un évêque parmi d'autres, en 1877, Mgr Gaume pouvait écrire ( en 1877, dans La Révolution, recherches historiques T.I, p.18, Secrétariat, société St-Paul ) : « Je suis ( c'est-à-dire la Révolution. Mgr Gaume utilise cette figure de style qu'on appelle une prosopopée ) la haine de tout ordre que l'homme n'a pas établi et dans lequel il n'est pas roi, et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l'homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l'état religieux et social sur la volonté de l'homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l'homme à sa place. Voilà pourquoi je m'appelle la Révolution, c'est-à-dire renversement ».

 

( II ) La profession de foi du Frère ( révérend ) Vincent Peillon.

 

 

Peut-être sera-t-on tenté de nier la vérité d'un tel jugement venant d'un évêque catholique.

Mais la publication en 2008 du livre de Vincent Peillon, l'actuel ministre de « l'éducation » du gouvernement socialiste, et Franc-maçon de haut grade La Révolution française n 'est pas terminée(Seuil, 2008) ne laisse aucun doute sur la continuité du projet révolutionnaire jusqu'à nos jours. Voici : « La révolution française est l'irruption dans le temps de quelque chose qui n'appartient pas au temps, c'est un commencement absolu, c'est la présence et l'incarnation d'un sens, d'une régénération et d'une expiation du peuple français. 1789, l'année sans pareille, est celle de l'engendrement par un brusque saut de l'histoire d'un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c'est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l'oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l'école a un rôle fondamental, puisque l'école doit dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l'élever jusqu'à devenir citoyen.Et c'est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiationqui opère dans l'école et par l'école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »( Les passages soulignés l'ont été par le scrutateur ).

Ce texte est remarquable. D'abord, il confirme l'analyse de Mgr Gaume.

Ensuite, il montre à ceux qui s'imaginent que la gauche incarne le changement dans le sens d'une amélioration de la vie des gens, la lutte contre les abus, ( socialisme = faire du social . Grossière erreur ). En fait la Révolution veut créer un homme nouveau qui prend la place de Dieu, et n'aura d'autre maître que lui-même. La politique pour ces gens là, Peillon dixit est « de dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines ». Une religion, avec son clergé ( d'où notre titre ironique , surtout concernant un franc-maçon, de « révérend » Peillon.

L'auteur va même jusqu'à parler de « transsubstantiation » par l'école.La transsubstantiation étant un concept de la théologie catholique par laquelle dans l'Eucharistie le pain et le vin sont transformés en Chair et en sang de Jésus-Christ.

On pourrait presque parler d'une religion inversée, l'homme esprit, dans la religion chrétienne est ainsi transformé en pure matière, robot mécanique, par « l'éducation républicaine » ( telle que conçue par la FM ).

Ceux de nos lecteurs qui s'imaginaient que le retour de la « morale à l'école » voulu par Peillon, serait celui des débuts de la République sous les directives de J. Ferry, se trompent. En effet, au début, Ferry, à partir de 1875, dût amorcer la Révolution, à partir d'un socle civique chrétien. Il garda donc, pour commencer les principes majeurs du christianisme en se contentant de supprimer les références à Dieu et aux Ecritures. L'évolution vers le matérialisme s'effectua très lentement, en douceur. C'est à partir des années 1960, que le changement s'accélère, devient perceptible, avec les résultats que l'on sait : la société déboussolée dans laquelle nous vivons.

La morale à l'école, c'est Peillon qui nous dit ce qu'elle sera : un outils de conditionnement, et de bourrage de crane des enfants, au service de l'idéologie révolutionnaire, de gauche.

Nous voici prévenus de ce qui nous attend, si nous continuons à subir, sans en percevoir les fondements et présupposés idéologiques de ces gens là, et sans réagir.

 

Edouard Boulogne. 

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Ch.Etzol 29/04/2013 14:26


A méditer à la lumière de "la pensée du jour" du 23/9/2009 sur le scrutateur analysant la signification du terme de démocratie par deux textes de M Claude Pollin

Dissident 28/04/2013 00:51


Connards.





Un
député suédois va défendre cette semaine une loi obligeant les hommes à
uriner assis. Objectif selon lui : améliorer l'hygiène, renforcer l'égalité homme-femme et lutter contre le cancer de la
prostate.


 


Viggo
Hansen a peut-être trouvé le moyen de mettre un terme à certaines disputes conjugales. Ce député de gauche suédois va défendre cette semaine, dans la région de Södermanland, près de Stockholm,
une proposition de loi obligeant les hommes à uriner… assis!


 


(…)


 


http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/26/01003-20130426ARTFIG00685-les-suedois-bientot-forces-d-uriner-assis.php


 


Via


 


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/04/id%C3%A9ologie-du-genre-jusquo%C3%B9-iront-ils.html


 





 

Raoul Hala 27/04/2013 20:35


C'est bien connu, les juges - révolutionnaires - du Syndicat de la Magistature sont des potaches, et les gens qu'ils insultent ne sont que des ennemis du droit et du peuple. Quant au Groland Jazz
band, il(s) nous jou(ent) toute la musique qu'on aime... Le problème, c'est que le choix du frère - fraternité, n'est-ce pas ? - Vincent à l'élevage national, traduit parfaitement le projet de
M.M. Hollande et Ayrault concernant le virage social qu'ils ont voulu donner à la France en recyclant les cerveaux des la plus tendre enfance vers un projet très particulier où la liberté et
l'égalité doivent céder le pas à la... fraternité. Frère Vincent, ou monsieur le ministre Peillon, si l'on préfère, est donc prépposé à la Hollande-jurgend, et son combat ("seinen Kampf", en
Allemand), est assez clairement exposé pour que l'on ait aucun doute sur sa résolution. Espérons seulement que les changements qu'opèrent - grâce aux vote d'une majorité de Français visiblement
très éclairés (je me moque) - nos guides ne vont pas nous en faire prendre pour... mille ans.

Dissident 27/04/2013 12:27


Et voilà ! On avait beau le savoir ou le subodorer ou le deviner, cette fois-ci il n'y a plus de doutes, grace à Peillon nous avons maintenant la preuve que l'education "nationale" francaise
est antichristique. Merci Peillon, sacrée tete lolo ababate, pour nous avoir si bien déniaisés ! Ainsi tu travailles pour Lucifer pov'con ! Et, sans
vergogne aucune, toi et ta clique "éducative" immonde, allez tenter de capturer nos petits enfants innocents dans vos filets maudits pour les dénaturer à loisir ? Pendant
que vous autres, les démoniaques, les vereux du Temple, allez pouvoir vous vautrer en toute impunité - croyez-vous ! - dans le lucre et le stupre, avec les 30 deniers
de votre horrible trahison ? Tu oublies une seule chose mon pote, c'est que les legions de Titus ont vaporisé le Temple maudit et ses occupants maudits et que c'est exactement ce
qui vous arrivera...car l'eleve n'est pas plus que le maitre et que les temps sont dirait-on révolus.