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Publié par Edouard Boulogne

 

Pourquoi tant de violence en Guadeloupe ?

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STOP à la violence en Guadeloupe !

La Guadeloupe est le département le plus criminogène de l’Outre-mer et sur le plan national. Premier rang pour les homicides, tentatives d’homicides, braquages et même… violences sur enfants etc…..Il y a des premières places dont on se passerait volontiers. Parmi ces podiums indésirables, celui de la criminalité et, plus singulièrement, de la violence. Les chiffres 2009, récemment révélés par le Conseil de sécurité et de prévention de la délinquance, sont tristement révélateurs. Non seulement, la Guadeloupe est la championne de la violence en Outre-mer, mais encore, c’est le premier département français pour les violences physiques non crapuleuses, c’est-à-dire celles qui sont commises hors d’un contexte de vol. « Les violences physiques constituent l’une des problématiques majeures de la sociologie criminelle locale » , précise le Conseil de sécurité.
Meurtres entre jeunes, viols, agressions, trafics , violences routières… une litanie qui tend à s’accélérer et à se banaliser – ce qui ne veut pas dire qu’elle soit considérée distraitement par « l’opinion ». Il n’y a qu’à voir , ces derniers jours , combien les articles notamment dans FRANCE ANTILLES relatant des épisodes de ce type figurent en bonne place dans les classements des billets les plus lus et les plus commentés, dans la presse . Chaque fait-divers contribue à accroître le sentiment d’un monde menaçant, avec comme épicentre de la violence les quartiers de la périphérie ABYMES / POINTE A PITRE surtout . La thématique n’est pas neuve. Mais elle prend désormais un tour nouveau dont est très emblématique le fait que la Guadeloupe soit classée comme département le plus violent de FRANCE : alors que la violence avait longtemps été contenue dans les périphéries urbaines, elle « descend » désormais dans la ville voire même gangréne les campagnes , comme récemment à Capesterre Belle-Eau ou encore à Vieux-habitants.
Des jeunes en crise d’identité ? De nos jours, l’entrée du jeune dans notre société d’adultes en tant que citoyen actif à part entière se fait plus tardivement qu’autrefois. Actuellement, la situation économique induit souvent un état intermédiaire d’inactivité, source de mal-être et donc de déviance. L’adolescence est une phase de transition importante. Le jeune est en pleine recherche d’identification avec assimilation et mimétisme d’un héros, le plus souvent pris parmi des « stars » du rap ,héros violents au cinéma » et qui deviennent ses références. Dans certains cas, il y a un mimétisme du « grand frère » : pour certains des plus jeunes, les héros sont les caïds des quartiers de LACROIX et autres. Les personnalités publiques peuvent avoir un rôle important dans le transfert de certaines valeurs humaines et de citoyenneté. Néanmoins, le prestige social est aujourd’hui davantage lié à l’argent et aux valeurs matérielles qu'au rôle que l’on joue au sein de la collectivité. La construction de l’individu ne s’effectue plus par rapport au groupe et donc au rôle qu’il devra y tenir, mais par rapport à la satisfaction de désirs immédiats, que certains sont prêts à assouvir par la violence. La construction du citoyen guadeloupéen est par conséquent mécaniquement en crise.

QUELLES SONT LES CAUSES DE CETTE VIOLENCE :

1) La mutation de la société guadeloupéenne.

La cellule familiale, premier cercle de construction de l’individu ,même si elle ne peut seule être tenue pour responsable, une carence familiale sous-tend fréquemment des problèmes de violences. La famille est le premier lieu d’éducation et de socialisation de l’enfant. Ce devrait être le premier cercle de structuration .Mais, de nos jours surtout en Guadeloupe, la cellule familiale est souvent déstabilisée :diminution du temps consacré aux enfants, absence des grands-parents, disparition de l’autorité paternelle du fait de la multiplication des familles mono parentales, divorces, voire parents contre-modèles….L’apprentissage de la violence peut aussi se faire à travers les violences intra-familiales ( 1ére source de violence en Guadeloupe ).
On peut également citer comme vecteur de la violence , l’effondrement des valeurs et repères anciennement véhiculées par l’éducation nationale , le service militaire, et l’Eglise qui ont perdu ce rôle du fait de la mutation de la société et de l’affaiblissement voire la disparition de ces institutions qui n’ont plus le pouvoir de régulation du système social.
L’éducation : pierre angulaire de l’harmonie sociale :30 % des élèves qui entrent en sixième dans l’académie de la Guadeloupe ne savent pas utiliser correctement la langue française : 20% d’entre eux sont en détresse profonde de lecture et 40% de médiocres lecteurs. Ainsi, ces élèves se retrouvent plus facilement en situation d’échec scolaire, situation qui fait le lit de la délinquance. De plus, dans certains établissements, il se crée un climat de dénigrement de la réussite et de l’effort : pour ne pas être marginalisé, certains élèves créent une nouvelle norme en adoptant un comportement négatif. L’échec scolaire est en corrélation directe avec la déscolarisation des mineurs. L’inadaptation scolaire habitue à vivre en marge des règles sociales, l’apprentissage se fait alors dans la rue, parfois au contact de plus grands ayant eux-mêmes connu l’échec scolaire. Pourtant l’école est un lieu d’instruction et de socialisation ; c’est l’antichambre de la société adulte. Par ailleurs, tout comme l’autorité du père, le respect du professeur a été aboli. Et pour un jeune en voie de marginalisation, l’enseignant n’est qu’un représentant d’une institution qu’il rejette. Enfin, parallèlement au déclin des valeurs religieuses, la désuétude de l’éducation civique à l’école est un fait aggravant.
Le manque de pratique religieuse chrétienne :Les valeurs autrefois portées par l’Église en Guadeloupe et fortement ancrées dans l’inconscient collectif ont été très altérées. Le principal problème est que les forces qui ont porté des coups aux valeurs judéo-chrétiennes n’ont pas éprouvé le besoin de les compenser par d’autres systèmes de valeurs tout autant susceptibles d’endiguer les dérives.

2 ) Les facteurs organisationnels et environnementaux .

Cause et parfois conséquence de la délinquance : le problème de la toxicomanie d’apparition récente en Guadeloupe :L’usage de la drogue chez un mineur est un facteur d’inadaptation parmi d’autres. À la fois cause et conséquence du mal-être des jeunes, les consommations régulières de tabac et d’alcool sont des facteurs de risques de toxicomanie par recherche de sensations toujours plus vives. Le besoin d’argent pour acheter la drogue pousse aux vols avec ou sans violence et de plus, l’emprise de la drogue entraîne une altération profonde de la personnalité qui pousse à la récidive. Ce problème de toxicomanie soutient également l’activité de certaines bandes qui vivent de ce trafic et entretiennent ainsi une véritable économie parallèle comme dans beaucoup de quartiers de la périphérie pointoise.

Un autre facteur aggravant : l’urbanisation :L’architecture et l’insalubrité de certains quartiers de PAP ou des ABYMES ne sont certes pas seuls responsables des actes de violence. Il y a dans les cités une forte concentration de jeunes et d’adultes qui ne travaillent pas et restent dans le même endroit; il y a là un climat de forte tension. Dans les grands ensembles , la densité de population et la proportion importante de la classe d’âge 12-25 ans au chmage et en pertes de repéres, font que l’agressivité est omniprésente.Toutefois, les conditions socio-économiques ne sont qu’une composante parmi d’autres facteurs de délinquance.

Le chômage, un facteur déterminant : On constate une forte augmentation de la violence urbaine dans les quartiers où le taux de chômage est important, où il y a une forte immigration, où les familles sont souvent nombreuses, où la population des moins de 20 ans est presque majoritaire. Cependant, dans les années 60 en Guadeloupe le chômage était massif, la misère beaucoup plus grande qu’aujourd’hui et pourtant les jeunes chômeurs ne tombaient pas si facilement dans la délinquance dans la mesure où il existait à cette époque des soupapes tels le BUMIDOM et le service militaire qui permettaient de trouver une formation ou un emploi en métropole assez facilement et souvent dans l’administration ou encore secteur protégé ( PTT , HOPITAUX , RATP , SNCF , MAIRIE DE PARIS , ADMINISTRATION CENTRALE ,ARMEE ) dans la FRANCE de pleine croissance des années 1960 à 1975.Du fait de cette situation d’émigration privilégiée , on a connu à la fois un faible chômage des jeunes et une faible augmentation de la criminalité qui s’est déplacée de Guadeloupe vers la métropole .Si le chômage joue indéniablement un rôle, il y a surtout une perte des repères : le bon exemple n’est pas donné par la société des adultes. Ainsi, est-il devenu presque normal de faire aboutir des revendications socioprofessionnelles en détruisant impunément des lieux publics et des entreprises comme on l’a vu pendant la crise LKP. Le mauvais exemple peut également être donné par la politique et l’anarcho-syndicalisme. Et l’économie souterraine très présente en Guadeloupe de concert avec les aides sociales , achève de décrédibiliser le travail.

Alors comment s’en sortir dans un contexte qui a profondément changé depuis les années 60/70 ? Il reste la répression doublée d’une rééducation pour les plus jeunes, ceux que l’on peut encore espérer sauver. La plupart des jeunes en difficultés le sont depuis le collège. Ils sortent donc de l’école sans savoir compter et écrire deux mots sans fautes.( 60 000 illettrés en Guadeloupe ). Par ailleurs, formation ne veut pas dire emploi automatique par la suite. Des formations de bas niveau donne autant de chômeur que pas de formation du tout. Or, tout le monde n’est pas capable d’avoir une formation BAC+2 ou BAC+5. Ce n’est donc pas un problème de formation, mais d’échec scolaire. Et le système éducatif y est pour quelque chose. .Il faut être réaliste. Un autre constat : La plupart des délinquants sont issus de famille mono-parentales, et de familles socialement défavorisés qui vivent dans des HLM de la périphérie des villes. Des parents et grands parents absents et impuissants avec de surcroit un mauvais environnement éducatif et social , et la plupart de ces jeunes sombrent dans la délinquance et la drogue et de plus en plus dans la criminalité . Voilà le fond du problème.

DOLTO

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léquaf 16/10/2013 13:56


menti sa !!! tout sa ses des foutaise si létat nous aidai tou sa norrait ne serrait jamais ariiver .aider les jeune et les jeune vous aideront a faire une guadeloupe meilleur


 

BERTHY 14/10/2013 19:23


La violence en Guadeloupe est du a un manque de responsabilité de ses a&dministratifs à tous niveau. Ils ne se sont pas alerté et pris les mesures necessaires. Il faut former le peuple sur
ses obligations afin d'instaurer un climat de respect et de confiance. 


IL FAUT ABSOLUMENT dans les villages comme à CAPESTERRE BELLE EAU (cambrefort) empécher les courses de voitures toute la journée et y installer des dos de gendarmes car ils prenent l'habitude de
rouler comme des fous tuent les gens sur les routes et ne se sentenet pas responsables. 


 


Informer des lois pour que les gens se défendent et sachent les limites.


 


Il n'y a jaùaos ei de travail en guadeloupe qui subit aussi les effets de l'immigration et des invasions des iles voisines qui acce ntues les problemes.


Il faut absoluement frapper fort et faire toutes les interventions necessaires pour arreter cette courbe montante.


Il faut aussi réaprendre aux guadeloupe le respect des autres et de soi meme.

Zandolipaténipat 12/12/2010 16:59



Mussieu Tikitak, ou pé di sa fò minme ! Rouleau !


Et je dirais même plus :


Il y a du veau d'or et aussi du vaudou.









Raoul Tikitak 12/12/2010 15:57



Je n'ose pas écrire que l'explication est évidente, car il faudrait pour cela une patience et une pédagogie qui sont au-dessus de mes forces. Le phénomène est pourtant la conséquence directe de
l'animalisation progressive, mais active, de la société - au nom, en particulier, des droits de l'homme. La grande question aujourd'hui n'est-elle pas : remonter aux arbres, ou marcher à quatre
pattes ? En résumé, quand toute la communication officielle se veut marchande, et quand toute la communication marchande se prend pour officielle, la communication publique et ses animateurs
réduisent l'individu à un consommateur dépourvu d'âme et délié de toute responsabilité, mais gorgé de besoins, de droits, de tentations, d'exigences et de créances imaginaires, comme celle que e
loup s'arroge sur la brebis, ou le lion sur l'antilope. La criminalité et la drogue ne sont alors plus très loin, et sont prises pour un modèle par les plus déjantés de nos contemporains, en
particulier tous ces jeunes qui ne pas peuvent se projeter plus loin que dans l'instant, et dans le désordre de celui-ci, pris pour une norme. Bref ! pour exprimer le plus simplement du monde la
nature du phénomène, les poubelles de 68 sont là, dans la rue, sur le trottoir, dans les maisons, et dans les bâtiments publics. Avant 68, d'autres discours "libérateurs" ont aussi conduit au
mépris de la civilisation, de l'histoire, de la morale et du savoir. Il n'y a pas besoin d'avoir étudié les grands Grecs pour savoir que la démagogie est aussi ancienne que la parole, et que les
civilisations sont mortelles, si l'on n'en prend pas soin. Or, nos politiques, drapés dans leur vanité, ivres de gloire et de puissance, parés de toutes les impostures verbales et certains
d'appartenir au cercle très mystificateur des intellectuels, pédalent de toutes leur force pour établir leur règne sur un champ de ruines. Bref ! ne soyons pas trop pessimistes : juste
réalistes. Et surtout, ne froissons pas les marchands de progrès qui nous vendent leurs marchandises, en n'attendant rien d'autre de leur public qu'ils soient les vecteurs de leurs marques et les
pourvoyeurs de leurs tiroirs-caisse. Le veau d'or a beaucoup grandi : il est devenu un taureau d'or, puissant, méchant, et qui charge - naturellement - à la moindre occasion. Mais, comme dirait
mon cousin Tikitak Paul : « A pa an moin, missié li (présimé) jige, a pa an moin ». Eh oui, ce n'est jamais personne. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner de comportements de plus en plus...
extraterrestres, dans l'apesanteur et la négation, à commencer par la négation de l'humanité, là où la vie n'a plus de prix, la loi n'a plus d'ancrage, et le prochain, une éventuelle prochaine...
victime.


L'exemple de la malheureuse Haïti est pourtant là, à nos portes, d'autant plus tragique qu'il ne sert pas à instruire nos compatriotes ni leurs élus-dirigeants. Il faut dire que ceux qui règnent
sur la misère arrivent à en tirer de tels profits que le désordre est, pour certain meneurs, une tentation irrésistible... En tout cas, tout le monde peut  vérifier que les errements de sa
chaotique histoire ont peu à peu installé, là-bas, à une criminalité terrifiante, et si l'on sait quelque chose du passé de la Perle des Antilles, il semblerait que son avenir soit des plus
indescriptibles, même s'il est certain.



toto de bahia 12/12/2010 15:11



Rien ne dit que ,sur la capture d'écran,ce n'est pas un GI retourné a la vie civile après 4années passées en IRAK prés de la prison d'abougraide.



Edouard Boulogne 12/12/2010 16:05



Bof !!!


La capture d'écran, ou pour parler simplement, l'illustration photographique, a été dans mon esprit plutôt liée à une image de gamin jouant au bandit avec un de ces révolvers en plastic
qui sont en vente partout pour quelques euros ou dolars.


Hélas! d'autres "impressions" peuvent surgir, issues de cette culture du soupçon, trèsà la mode,  qui pollue nos âmes, et qui sont une des manifestations de violence latente ( anti
occidentale ), qui n'épargne plus grand monde. Notamment en Guadeloupe.


Le scrutateur.