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Publié par Edouard Boulogne

 

Delacroix_-_La_liberte_guidant_le_peuple.jpg

 

 

Je suis du Front National.

Vous ne saviez pas, chers lecteurs, ni moi non plus. Pourtant c'est ce qu'affirment certaines petites têtes, et les deux neurones qui suffisent à les remplir.

Y croient-ils? Ils le suggèrent en tout cas

Comment me suis-je trahi à leurs yeux? C'est bien simple. Dans un article récent ( Censure stalinienne contre Eric Zemmour sur France II ) j'ai regretté qu'on ait chassé du PAF ( paysage audiovisuel français ! ) l'auteur de Mélancolie française.

Plusieurs microcéphales ne décolèrent pas.

Zemmour joue sur plusieurs registres. C'est un auteur d'essais politiques, historiques, et philosophiques, souvent profonds, toujours talentueux.

C'est aussi un polémiste remarquable, qui dans un PAF largement aux mains d'une gauche aussi intolérante qu'obscène, fait entendre une voix dissonante. C'est plutôt rassurant pour la démocratie, non? Un régime que l'on dit impossible sans le pluralisme idéologique, notamment.

Mais non! Les petites têtes, et leur doubles neurones se réjouissent. L'exclusion de Zemmour est une victoire de la liberté, de la tolérance, et de la fraternité.

J'objecte Voltaire et son fameux « je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ».

On élude l'objection. On persévère dans la caprice d'enfant buté. « Na » ! Des gens pour qui Harlem Désir (pur produit du PAF de gauche – pléonasme- ) a remplacé le pape, ou le Dalaï Lama comme autorités suprêmes, ne décolèrent pas. « Zemmour est raciste, car Harlem l'a dit ». Il est du FN, et ceux aussi qui lui trouvent du talent, et du courage, et une sacrée information sur les grands problèmes. Et il est donc contre la liberté. Il faut, en conséquence, lui...interdire de parler : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Cela, c'est du Saint-Just, le petit adjoint du grand coupeur de têtes Maximilien Robespierre, qui fut d'ailleurs raccourci par les républicains de Thermidor, au nom de la liberté, comme madame Rolland (« Liberté, que de crimes on commet en ton nom », déclara cette grande prêtresse de « la liberté », sur la charrette qui l'a conduisait à la guillotine après beaucoup d'autres).

Cela nos microcéphales, qui ne sont pas de méchants garçons et filles, ne le savent pas. Ou, s'ils le savent ils ne font pas de lien entre ces « anecdotes » historiques, et la situation présentes, et leurs émotions de têtes de linottes.

Le respect du principe d'identité, de la logique? Ils ne connaissent pas.

Car s'il faut interdir Zemmour pour appartenance supposée ! (En 1793, les gens comme Eric, étaient les « suspects », et ceux-ci ne faisaient pas de vieux os! ) au Front National, en bonne logique il faut interdire le parti de Marine Le Pen. Seul le rapport de force l'interdit d'ailleurs ( 23 % pour madame Le Pen aux derniers sondages; ça fait du monde! ), pour l'instant.

D'autant plus que dans le peuple de France, la méfiance contre l'ouverture tous azimuts à tous les immigrés du monde, peu soucieux d'intégration à nos lois et coutumes, grandit. Besancenot pour avoir suggéré que l'interdiction du port de la burca était un acte de discrimination et de « racisme » ( le mot magique et fourre-tout, symbole du mal absolu et radical, selon les faussaires, et les imbéciles) a vu fondre les effectifs de son NPA qui ont rejoint, par bataillons entier le......je vous le donne en mille !!! ( Horresco referens!)

Devant l'ineptie de l'attitude d'une grande partie du monde politique français, paralysé par la presse aux ordres des lobbies hautement « moraux » qui tirent les ficelles du carnaval politicien, les gens ordinaires, et moyennement intelligents, comme moi, se cabrent.

Car ce ne sont pas les seuls militants du NPA qui fluent vers le... ( censuré). Tous les partis sont touchés. Que d'imbéciles, mon Dieu! Que de méchants! Que de...racistes ( malheureux! quel mot est sorti de ta bouche !). Vers quel monde allons-nous! Ne serait-il pas temps de réagir?

Lorsque le peuple ne voit pas son Bien, si malgré la meilleure des propagandes, répandue par toutes les écoles, les journaux, la TV, il s'obstine à voter contre ceux qui veulent son « bien », il faut le lui imposer, et, s'il le faut, le mettre hors d'état de se nuire.

Rousseau l'avait déjà dit en son Contrat social, Lénine en fut bien d'accord, et Trotsky, le maître à penser de jeune Besancenot qui déclarait en 1924 au XIIIème Congrès du parti communiste de l'URSS : «  on ne peut pas avoir raison contre le parti ». C'est aussi ce que pensait Staline, qui en désaccord avec Trotsky, le fit assassiner pour diriger «  au mieux » le peuple russe vers «  le vrai bonheur ».

Tout le monde le sait, ou...devrait le savoir en « démocratie ».

Le parti communiste en France n'est plus ce qu'il était, mais il a été remplacé par un autre parti, plus discret, et finalement plus efficace, un parti qui n'est ni de droite ni de gauche même s'il tire les ficelles au nom d'une gauche mythique ( le parti du BIEN !!!) où les microcéphales seraient surpris de trouver des gens qu'ils n'attendaient pas là, des membres de la plus haute finance internationale, des mondialistes, qui se fichent bien du peuple, des opprimés, des discriminations, et du vrai racisme quand il existe. Des gens qui manipulent bien plus profondément les « idiots utiles » comme disait Lénine qui s'y connaissait pourtant en manipulation ( et en massacres ). Des gens qui s'offrent le luxe de .... s'attaquer eux-mêmes par les journaux qu'ils possèdent comme Le Nouvel Observateur qui titrait récemment à propos des riches : « Ils ont tout », ce qui est tout de même un bon exemple de ce que l'on appelle le cynisme.

Il n'y a rien de sacré pour ces gens-là et leur mondialisme sans foi ni loi, pas plus que jadis devant la dialectique marxiste léniniste qu'ils ont d'ailleurs digérée et utilisent à leur profit.

Les vrais ennemis ne sont pas toujours, mes chères têtes de linottes, ceux que l'on croit. Ce qui ne signifie pas que je vous invite à voter, pas plus que moi qui ne l'ai encore jamais  fait, pour le FN et Marine Le Pen.

Mais l'aîné que je suis vous conseille de réfléchir un peu plus, de vous cultiver mieux, de vous abreuver à une autre « culture » que le tchat Facebook.

Je ne voudrais pas conclure, cependant, cet article polémique, en vous laissant l'impression d'une grande colère, et d'une quelconque animosité à votre encontre.

Récemment, à propos de Zemmour, j'écrivais que le bon polémiste, un Zola, un Jaurès, un Léon Daudet, un Georges Bernanos, est rarement un homme de rage, et de haine, malgré les apparences d'écriture.

Il pratique cette spécialité littéraire, sans doute parce qu'il s'estime, à tort ou à raison, doué pour y briller. Mais aussi, chez les meilleurs, parce qu'il veut souligner par le verbe, et parfois dans l'excès apparent, des tares et des injustices profondes, et qu'il estime que seule la grande imprécation pourrait, peut-être, la dévoiler.

Les grands polémistes sont souvent dans l'intimité des hommes doux, et sensibles.

Il y a quelques trente ans, un de ces hommes là, l'écrivain Gilbert Cesbron, devant un fait divers atroce, et révélateur d'un état de société, écrivit un pamphlet : Lettre ouverte à une jeune fille morte ( chez Albin-Michel). Il éprouva le besoin de justifier le ton de son ouvrage par référence au logo de la collection qui l'accueillait: « Le petit archer furibond qui figure sur la couverture de cet ouvrage, son bras tendu dissimule ses yeux. C'est pourquoi, depuis qu'existe cette collection, personne ne s'est aperçu qu'il pleurait »!

Un trait de caractère du pamphlétaire qui me semble profondément vrai.

Une autre différence du vrai polémiste d'avec les aboyeurs ordinaires des partis politiques, est leur culture générale. On ne fait rien de bon sans un minimum de culture générale.

Je n'ai évidemment pas  la dimension d'un Jaurès ou d'un Bernanos. Mais j'ai toujours tenté d'enrichir en moi cette culture générale. Et je retrouve, dans un vieux carnet de 1960, cette pensée de Paul Valéry, le grand amour ( philosophique) de mes 18 ans, plus que Maurras, que j'admire, à qui j'ai consacré un essai substantiel, mais qui ne fut jamais mon « maître ». Valéry donc disait : « Un homme était d'un parti. Mais par une étrangeté de sa nature, il lui venait sans cesse à l'esprit les traits les plus perçants et les plus justes contre ce parti qui était le sien ».

Cette pensée, me semble-t-il est profonde. Elle me semble indispensable à qui se mêle, par l'action, ou par l'écriture pensée, d'intervenir dans les affaires publiques.

On croit devoir prendre parti. Mais l'on doit comprendre le parti adverse. Il ne s'agit pas de scepticisme, ou de cynisme, mais d'intelligence. Le monde est complexe, rien n'est simple. On peut se combattre. La haine doit être absente de ce combat même vigoureux. Je n'ai pas dit «  sans merci ».

Durant mes activités de politique journalistique, j'ai reçu quelques coups. Je n'ai méprisé que ceux de mes contradicteurs qui étaient mus par des motifs bas et vulgaires. Dans les cours de récréation, on trouve déjà de ces affreux jojos spécialistes des coups de pieds dans les tibias, ou dans les c...!

J'ai reçu aussi de vives critiques, parfois injustes, parfois intéressantes, mais sincères et brillamment formulées. Elles m'ont été utiles, et j'en ai alors ( intérieurement !) remercié mes contradicteurs.

C'est dans cet esprit que j'ai formulé ci-dessus, des remarques, farcies de quelques taquineries, et horions, à l'égard de contradicteurs, que je connais, que j'aime bien, mais qui se sont montrés légers dans l'analyse.

Puissent-ils me remercier ( intérieurement...au moins!!!).

 

Edouard Boulogne.

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