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Publié par Edouard Boulogne

 

Guérir un diocèse à la tête pourrie.

 

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Un diocèse est une circonscription ecclésiastique placée sous la juridiction d'un évêque, ou d'un archevêque. Il en est 87 en France, et dans les DOM.

Les catholiques les plus lucides ne sont point dupes des apparences. Ils savent que leurs pasteurs, pour être des hiérarques, n'en sont pas moins des hommes. Ils savent, avec Blaise Pascal, distinguer les grandeurs naturelles « qui consistent dans les qualités réelles de l'âme et du corps », et les grandeurs d'établissement qui dépendent des usages sociaux.

Il y a un respect véritable, qui vient du fond de l'âme, et qui vénère les qualités réelles d'un être, son intelligence, son courage, sa...probité.

« Ce n'est point parce que vous êtes prince, président, évêque que je vous estime, mais pour votre valeur ».

Mais, en société, je m'incline devant le premier président de la cour de cassation, comme devant une grandeur sociale et de convention, fut-il le dernier des goujats et le premier des voleurs. Je m'incline, …. du moins dans l'exercice de ses fonctions. Après la cérémonie, et dans l'intimité d'une arrière salle, je lui dirai, le cas échéant, tout mon mépris.

Ainsi le veulent les usages, et la politesse, sans lesquels il n'y a point d'ordre social, et dès lors de vie commune possible.

Malheur à ceux qui confondent l'apparence et la réalité, la pourpre, semblant social de la dignité, et cette dignité elle-même qui est une qualité de l'âme!

D'ailleurs, les hommes lucides et sincères, savent toute la distance qui existe entre leur apparence sociale et leur être intime. Et le mot « personne » vient du latin « personna », qui désignait chez les anciens le masque de théâtre.

D'où notre relative indulgence pour bien des faiblesses de notre prochain, et même chez les « grands ».

Mais il y a des limites à la bénévolence. Il peut même y avoir un devoir d'irrespect, quand le masque dissimule, volontairement, avec intentions de nuire, des vices particulièrement redoutables pour notre prochain, ou pour nous même, et pour la société.

Un devoir d'irrespect et de révolte peut s'imposer à notre conscience, quand les formes ordinaires de la vertu ne sont que déguisements, faux-semblants destinés à tromper et détruire.

Devoir qui s'impose alors à l'encontre des autorités civiles, et des autorités religieuses même, et peut-être d'abord à celles-ci, tant la trahison prend de gravité à proportion de l'importance et de la dignité de celui qui l'exerce, individu ou institution.

C'est pourquoi, la nouvelle qui m'est donnée d'un diocèse catholique français, ou s'est installée, durablement, et avec impudence, une telle forfaiture, me consterne et m'inspire une volonté d'accusation et de rectification.

Dans ce diocèse, ne règnerait pas seulement des injustices de la hiérarchie à l'égard de prêtres et de fidèles, mais des comportement plus graves et plus profonds qui témoigneraient, de la part des hiérarques, d'ambitions personnelles, de volontés d'enrichissement, et d'assouvissement d'une volonté de puissance se parant, comme souvent, de pieuses intentions et de grands principes avancés comme des boucliers.

Dans ce diocèse, l' « évêque » à l'occasion d'un de ces « mouvements sociaux » qui secouent la France durant ces dernières années, aurait prétendu engager l'Eglise, en tant que telle au service de faux justiciers et vrais trublions. Dans des homélies empreintes de moralisme ( et non de morale) il aurait reproché au peuple chrétien de ne s'être pas joint aux manifestations de violence (présentées comme des formes éminentes de la charité), trop alourdi par le confort de ses habitudes et de son bien-être. On aurait juré du maréchal Pétain (version 1940) déclamant : « l'esprit de jouissance l'a emporté sur le sens du devoir »!

Dans d'autres déclarations, il y a un an , il aurait, parodiant ce pauvre monseigneur Gerlier archevêque de Lyon et primat des Gaules, qui dans un mouvement irrépressible s'était écrié ( 1940) : « Pétain c'est la France, et la France c'est Pétain ».

L'homme dont je parle, lui se serait écrié, en quelque sorte : «  X (patronyme du leader des sections d'assaut du leader « syndical »révolutionnaire) c'est Z (nom de la région que recouvre la juridiction diocésaine) et Z c'est X »!


 

Mais il y a plus grave encore, si mes renseignements sont exacts ( et j'ai de bons renseignements), ce diocèse serait menacé de concussion.

L'Eglise n'est pas seulement une organisation spirituelle. Il faut vivre matériellement, et personne, en tout cas pas les catholiques, ne lui conteste le droit de percevoir des aides matérielles, de quêter, de solliciter une sorte d'impôt : le denier de l'Eglise ( qui, en France, n'est pas de droit, mais dépend de la générosité, et des possiblités des fidèles, etc).

Encore faut-il que la gestion de ces revenus soit faite en fonction de la finalité religieuse au nom de laquelle elle s'opère, et dans des conditions d'honnêteté, et de clarté de la part des personnes chargées de l'exercer.


 

Or, dans le diocèse dont nous parlons, ces conditions de gestion ne serait pas satisfaisantes.

Par exemple l'article 494, alinea 1 du Code de droit canonique ( le droit interne de l'Eglise), prescrit : «  Dans chaque diocèse l'Evêque, après avoir entendu le collège des consulteurs et le conseil pour les affaires économiques, nommera un économe vraiment compétent dans le domaine économique et remarquable par sa probité ». ( souligné par le Scrutateur).


 

 

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Dans le diocèse qui retient mon attention pour le désordre qu'il suscite ( désordre d'abord spirituel et moral, mais pas seulement) il s'avérerait, si mes premiers renseignements sont exacts ( et il semble qu'ils le soient!) que la réputation de l'économe ne soit nullement celle d'un homme probe. Il s'agirait de quelqu'un condamné à maintes reprises, et à des dates récentes, pour des délits tels que détournements de fonds, abus de bien sociaux, etc. (Souligné par le Scrutateur).


 

L'Evêque qui l'a nommé est-il un naif, et un inconscient? Ou est-il complice?

Ces questions ne peuvent pas ne pas venir à la conscience de n'importe quelle personne, fut-elle la catholique la mieux intentionnée.

Je comprends ceux qui ne veulent pas faire de vagues. Je comprends celles et ceux qui ne veulent pas « nuire à l'Eglise » en portant sur la place publique les turpitudes de certains de ses membres.

Je comprends tout cela.

Mais je n'approuve pas cette réserve, qui est parfois de la couardise.

Ce sont les catholiques eux-mêmes qui doivent porter le couteau dans la plaie, et faire en sorte d'éclairer le Vatican sur les agissements, éventuellement malhonnêtes, de mauvais serviteurs, qui, de plus, et alors que des gens de leur diocèse (l'un des 87 de France!) leur proposaient une porte de sortie, les auraient repoussés, et se seraient montrés particulièrement arrogants, vindicatifs et... procéduriers.


 

Le Scrutateur, petit organe d'information, portera le dossier à Rome, si nécessaire.

Mais il a besoin de renseignements complémentaires à ceux qu'il possède déjà ( et qui sont déjà sérieux). Il a besoin de vous, lecteurs. Il sollicite ceux d'entre vous qui sont de fins limiers de la Justice, pour qu'ils m'adressent, sur ce diocèse à la tête pourrie, des documents sérieux, dignes d'être pris en considération par les cardinaux de la Curie romaine, et éventuellement par des tribunaux civils. Limiers.gif

Vous pouvez m'adresser ces renseignements, et de toute façon prendre contact avec moi, en utilisant, tout en bas de la page I du Scrutateur le petit onglet CONTACT. Cliquez dessus, et laissez votre message.


 

Edouard Boulogne.


 


 

 

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