Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Confiant mouché!

Raphael Confiant ne supporte plus les Martiniquais, car ils ne pensent pas comme lui. Ceux-ci savent ce qu'ils doivent attendre, en cas d'indépendance de la Martinique, de ces petits bourgeois complexés, et rageurs.
Ayant publié une nouvelle bordée d'injures contre ses compatriotes, il reçoit une volée de bois vert de l'un d'entre eux que Le scrutateur publie, ainsi que la bafouille de l'illustre chabin.

Archer-Elfe.jpg



En réponse à l’article de Raphaël Confiant Publié le lundi 11 janvier 2010 par la rédaction de

Montray Kreyol (voir ci-après).

Ça y est, l’hydre immonde du racisme et de l'intolérance, étouffée de rage qu'elle est par le raz

de marée des urnes, montre enfin son vrai visage. Nous voyons avec elle, la réalité des

intentions de certains indépendantistes, opportunément autonomistes, et nous tremblons a

posteriori, du risque de dérive dictatoriale que nous aurions couru.

Mais dépassons notre indignation à la lecture des débordements d’une amertume personnelle,

projetée sur notre liberté, pour essayer de comprendre.

Ainsi nous apprenons maintenant la désapprobation de M. Confiant aux événements de

Février ! Que ne l'eut-il pas dit, haut et fort, à l'époque?

 

N'est-ce pas le même Confiant qui, dans un article du 23 mars 2009 parlait de : "victoire" en écrivant : " Au moins cet Etat, par ailleurs colonialiste, a-t-il eu". Dans quelle confusion de l'esprit, l'État français,

écrasante des grévistes

l'honnêteté ... de reconnaître sa défaite

défait en février, se retrouve-t-il «papa blanc» condescendant aujourd'hui? Par quel

dérangement de la pensée le "soutien total au mouvement de grève générale... jusqu'à ce que" de Confiant, dans un article

triomphent les justes revendications exprimées par nos peuples

du 19 février 2009, est-il devenu le «carnaval des brailleurs» qu'il fustige aujourd'hui?

Voilà l'Etat français auquel nous venons librement de rappeler notre attachement, accusé de

ne pas avoir maté la rébellion dans le sang. L'eut-il fait que les même Confiant n'auraient pas

manqué de le traiter d'esclavagiste sanguinaire en appelant à la révolte armée!

Voilà la bête haineuse nous enviant la réaction probable d'un Cuba, Barbade ou Saint-

Domingue! Est-ce bien leur liberté que nous envie Confiant? Ignore-t-il que Cuba reste une

dictature et Saint-Domingue un état policier où une telle expression populaire se serait

terminée dans le bain du sang anémié des laissés-pour-compte? Lui a-t-il échappé que la

Barbade est l'un des plus bel exemple caribéen de désappropriation culturelle, par un tourisme

capitaliste de luxe dans lequel l'Etat n'aurait pas eu à réagir, tout simplement parce qu'une

telle mobilisation populaire est impensable dans la conscience d’une telle société

monétarisée?

Plus sérieusement, faut-il qu'un peuple soit physiquement opprimé, intellectuellement purgé,

spirituellement mutilé... par les siens, pour que le pays se dise libre? L’oppression devient-elle

épanouissante par le simple fait d’être exercée par des compatriotes ? Est-ce pour cela que

toutes les dictatures se légitiment… au nom du peuple et pour son bien?

Voila l'État français traité de «papa blanc», dans une forme de psychose oedipienne qui altère

le jugement de Confiant et le pousse aux dérapages verbaux. Nous voilà collectivement traités

de «petits négrillons brailleurs» dans le confort du cocon protecteur, mais apeurés à la

perspective d'une liberté pourtant si hautement clamée.

Mais le «petit-papa-Confiant», qui nous traite collectivement d'enfants demeurés a-t-il

compris quelque chose à l'expression populaire de février 2009, quand il emprunte

précisément la posture paternaliste, méprisante dont il accuse l'État? N’aurions-nous le choix

que de la carotte de l'Etat-papa-blanc ou du bâton de l’intello-papa-confiant?

N'allons pas plus loin, ne poursuivons pas la relecture d'une fange d'écriture, au risque de

tomber à notre tour dans l'égout… et de ne pas en sortir indemnes.

Poursuivons plutôt sur notre lancée, tournons résolument le dos aux dictateurs, aux

manipulateurs de la pensée, pour oeuvrer à construire ensemble, dans une dialectique

respectueuse des idées, une Martinique apaisée, se nourrissant de son Histoire plutôt que

rongée par elle, ayant à coeur de gommer ses faiblesses, de valoriser ses forces, dans le

concert souvent cacophonique des nations d’aujourd’hui.

Platon disait de la Démocratie qu’elle est une perversion de la République, parce qu'elle est

une dictature de la majorité et nous savons par l'Histoire que le plus grand nombre n'a pas

toujours raison. Mais dans le débat d'aujourd'hui, ce n'est pas tant notre choix que nous

défendons, mais notre liberté de choisir et le respect qui nous est dû.

Au nom de la seule dictature qui vaille, celle de la liberté de penser, tournons définitivement

le dos aux Confiants en tout genre.

Pour une pensée libre.



Ci-après, l’article mis en cause.


« PÉYI-A SÉ TA NOU, SÉ PA TA YO ! » (« CE PAYS EST À NOUS, PAS À EUX ! »),

CLAMAIENT-ILS EN FEVRIER 2009…

Lundi 11 janvier 2010 par la rédaction de Montray Kreyol

Jamais à Cuba (communiste), ni à Barbade (capitaliste), ni à Saint-Domingue (socialdémocrate),

on ne verrait le pays bloqué durant plus d’un mois à cause d’une grève générale.

JAMAIS!

Au bout d’une semaine, les forces de police ou l’armée débloqueraient les routes, rouvriraient

les commerces et entreprises, rétablirait la libre circulation des personnes et des

marchandises. Il n’y a que dans ces colonies de consommation que sont la Martinique, la

Guadeloupe et la Guyane qu’une telle chose est possible. Dans ces OVNI politiques, le Papa

Blanc autorise ses chers enfants nègres à brailler, défiler, réclamer, exiger autant qu’ils le

veulent. De toute façon, personne ne mourra de faim! Il les autorise même à proclamer que

«le pays leur appartient désormais» et que le temps de la «profitation» est fini et bla-blabla…

Le Papa Blanc se marre. Ses enfants nègres ne sont pas sérieux. Ils ne croient pas un mot à ce

qu’ils disent. D’ailleurs, pourquoi ont-ils «déboulé» en février, mois du carnaval, et pas en

octobre ou en novembre? La preuve: quand on leur organise une consultation pour savoir

s’ils seraient prêts à entamer un tout petit début de commencement d’autonomie, ils battent

aussitôt en retraite comme des «crabes-c’est-ma-faute». Oublié le «Péyi-a sé ta nou!»! Aux

orties les rodomontades du genre «Jou nou ké ajounou pòkò wè jou»!

Tout le monde aux abris!

73% de «NON» en Guyane et 80% en Martinique. Donc si l’on comprend bien, les mêmes qui

ont défilé et braillé en février pour faire plier l’État «colonialiste» votent aujourd’hui comme

un seul homme pour rester à jamais enlacés dans les bras de ce même état colonialiste.

Français jusqu’ad vitam aeternam, voilà ce qu’ils veulent être et rester!

À ces gens, je dis: allez vous faire foutre! À ce peuple, je dis qu’il n’est qu’une sous-merde, un

ramassis d’aliénés, d’alimentaires et de lâches. Une tâche sur la carte du monde, une

salissure. Un étron.

Je comprends pourquoi vous ne voulez ni de l’autonomie et encore moins de l’indépendance.

Dans un Martinique libre, comme à Cuba, à Barbade ou à Saint-Domingue, jamais vous

n’auriez été autorisés à foutre la merde et à bloquer tout le pays pendant plus d’un mois.

Vous avez raison: restez français jusqu’à la fin des temps et continuez à brailler et à

manifester régulièrement pour que le Papa Blanc vous accorde 200 euros d’augmentation de

salaire et n’augmente pas le prix de l’essence, même si le cours du brut augmente sur le

marché mondial.

Adieu (ou plutôt «Au Diable!»)…

Raphaël Confiant

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Chantal Etzol 19/01/2010 01:30


L'aspect intéressant de la très grande déception de M. Confiant est  qu'elle est proportionnelle à la surestimation qui a été faite, par médias interposés, de l'impact
réel
des actions subversives menées en 2009. Plusieurs fois, il a été noté,avec justesse sur le blog du scrutateur, que les troupes du LKP ou "sympathisants" ne devenaient pas si nombreuses qu'elles
tentaient de le faire croire... Peut-être pour parvenir à s'en convaincre elles-même. En Guadeloupe, les gens ne se déplaçaient plus au début, parce qu'ils n'avaient pas d'essence; puis à
cause des barrages routiers qui pouvaient être maintenus par un nombre restreint de personnes,sans compter les menaces diverses.  Cela ne signifiait pas que la majorité approuvait pour autant.
Quant à l'impossibilité d'une "croissance exponentielle" des  manifestants, elle devint un sujet intéressant de réflexion et de démonstration statistique dans certains cours de
math!
Une chose est d'apporter un soutien oral, contraint par un contexte d'intimidation jusqu'à
la violence physique; c'en est une autre de choisir son avenir,en exprimant son opinion réelle dans le secret d'un isoloir.Ce qu'auront sans doute démontré les 2 référendum du 10
Janvier, bien que dans la plus parfaite "discrétion médiatique", y compris en métropole: plus de commentaires en direct, plus d'émissions tapageuses,plus de conférences de presse
internationales... Rien que le dépouillement (dans tous les sens du terme) de petits bureaux de vote. Un résultat sans appel. 
Le mois de Janvier n'étant pas terminé, souhaitons que le Président de la République, qu'avec nos compatriotes métropolitains, nous avons élu démocratiquement en lui
accordant 53% des voix, en tienne compte pour l'avenir.
                                                                                                    
chantal Etzol


Bzzzzzz ! 18/01/2010 21:19


Quel manque de charité de votre part de publier pareille volée de bois vert (sans compter que c'est un appel à la comparaison... du style, de la pensée et du savoir-vivre relatif à chacune de ces
deux plumes) ?

Chercheriez-vous à démasquer un zintélektuel de renom (en tout cas un prétendant au titre), en jetant "aux chiens" l'honneur de la Rivière Levassor de la pensée, d'un artiste si délicat, d'un
rédacteur si subtil, et d'un philosophe d'une telle élévation d'âme, de coeur et d'esprit ? D'un ami du genre humain, aussi. Il le montre chaque fois qu'il en a l'occasion.

Rappelez-nous Scrutateur que le style c'est l'homme même. Rappelez-nous encore que celui de Confiant est avant tout très zintélektuel ; le reste n'est que pet de mouche.