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Publié par Edouard Boulogne

La Guadeloupe est prise en otage par les gérants de stations-service. Le sujet est opaque pour la plupart, entremêlé qu'il est avec des considérations politiciennes, et des intérêts, grands et petits, dissimulés, de part et d'autre, par des considérations « humanistes » ( le service des consommateurs, le développement de nos îles, Guadeloupe et Martinique ), etc. D'où l'emploi d'un vocabulaire clinquant, de mots peu compréhensibles pour le commun des mortels, et qui servent, selon les consommateurs à noyer le problème pour renvoyer la responsabilité du conflit sur l'autre.

Pour aider à tenter d'y voir clair, nous publions les points de vue opposés, du ministère, et de ses opposants.

Ceux de nos lecteurs qui pensent pouvoir participer aux débat peuvent le faire en nous communiquant leurs observations, et leurs analyses, en commentaires de cet article.

LS.






Greve-des-carburants.jpg

 

 

( I ) Le point de vue du ministre : Victorin Lurel.

 

Le décret "carburants" dans les DOM en 10 questions réponses



http://www.outre-mer.gouv.fr/?le-decret-carburants-dans-les-dom-en-10-questions-reponses.html

 

Samedi 14 décembre 2013.


1) Pourquoi l’Etat réglemente-t-il le secteur des carburants dans les Outre-mer ?La réglementation des prix est autorisée par la loi chaque fois qu’il y a situation de monopole et entrave au libre jeu de la concurrence. C’est le cas pour les carburants en outre-mer, certaines sociétés se trouvant en situation de monopole de fait pour l’importation, le stockage ou le raffinage.

2) Pourquoi faut-il réformer le décret du 8 novembre 2010 ?

Le décret de 2010 a constitué une réforme inachevée qui a manqué certains de ses objectifs. Ainsi, les marges des monopoles n’ont pas baissé et les revenus de certains opérateurs ont même augmenté. De plus, aucune transparence n’a été obtenue sur le prix d’importation et sur les revenus de la filière. Ce sont des carences que le nouveau décret va corriger.

3) Le prix des carburants à la pompe dans les Outre-mer est-il trop élevé ?

Les prix hors taxes des carburants dans les outre-mer est supérieur de 30% à ceux de métropole. C’est la fiscalité locale, plus faible que la fiscalité nationale, qui permet d’obtenir un prix TTC à peu près identique en moyenne.

4) Le nouveau décret permettra-t-il une baisse des prix à la pompe ?

Oui. Le nouveau décret va faire baisser la marge des monopoles, ce qui sera répercuté sur le prix de détail. Par ailleurs, le texte prévoit une transparence sur les prix des importations, ce qui devrait également permettre des ajustements à la baisse.

5) Le nouveau décret peut-il conduire à une augmentation des prix en raison de la problématique des stocks stratégiques ? Non. La question des stocks stratégiques n’a rien à voir avec la régulation des prix. Les stocks stratégiques sont une obligation légale qui s’impose aux pétroliers. Ils la remplissent en passant des contrats privés avec des stockistes. Si le système change aux Antilles pour s’aligner sur celui de la Réunion, comme le proposent les pétroliers, il ne s’agira que d’un transfert de charges entre sociétés privés, sans aucun effet sur les prix à la pompe.

6) Le nouveau décret menace-t-il les marges des gérants de stations-service ?

Les marges des stations-services ne sont pas concernées par le décret puisque les dispositions qui étaient prévues dans le projet initial ont été retirées à l’issue de la concertation conduite par le ministère avec les acteurs. Le nouveau projet ne concerne plus que les marges des monopoles et les marges d’importation.

7) Le nouveau décret menace t-il les emplois des pompistes ?

Non seulement il ne les menace pas, mais il les préserve dans la mesure où il prévoit que l’Observatoire des prix rendra public chaque année l’effectif global des salariés dans les stations-service afin de s’assurer que les marges accordées servent bien à payer des salaires.

8) Le nouveau décret ouvre-t-il la voie à la libéralisation des prix des carburants à la pompe ? Non. La réglementation est inchangée sur la question des prix à la pompe. Aucune disposition des textes du gouvernement ne prévoit une telle évolution.

9) Le nouveau décret va-t-il réduire les marges des compagnies pétrolières ?

Oui. Ce décret va réduire les marges des compagnies en monopole dans les cinq départements. Cette réduction sera fondée sur des données comptables objectives, elle sera raisonnable et permettra de maintenir une rentabilité des capitaux suffisante pour permettre aux entreprises de se développer.

10) Le gouvernement a-t-il associé les acteurs du secteur à l’élaboration du nouveau décret ?

La concertation sur la première version du projet de décret a commencé au mois d’avril 2013 et s’est poursuivie jusqu’à la fin juin. Pendant l’été, un rapport des inspections a permis de clarifier un certains nombre de points et la version définitive du projet a été remise en circulation le 6 novembre. Les projets d’arrêtés de méthode ont été transmis quelques jours après. Des amendements à ces arrêtés ont été proposés avant la fin du mois de novembre et certains ont déjà été acceptés. Une nouvelle version sera remise en circulation prochainement.

( II ) Un point de vue d'opposants.

 

Un lecteur, sur le ton de la polémique s'en prend à Victorin Lurel et communique le point de vue d' opposants formulé ( voir le lien suivant ) sur un blog spécialement créé pour faire connaître leur point de vue.

 

« Ce Lurel est décidément un pauvre type.

Par pure vanité, et pour faire le malin, il  est en train de la jouer  
Jégo, c'est-à-dire de vouloir casser toutes les structures pérennes de  
l'activité économique aux Antilles.

Après ses délires sur la vie chère (que l'on pourrait croire enterrés,  
mais qui peuvent se réveiller à n'importe quel moment pour casser  
n'importe qui selon les bonnes vieilles méthodes socialos qui évoquent  
tant celles d'Ubu, c'est l'approvisionnement en carburant des domiens  
qu'il vient menacer. »

http://www.carburantdom.com/edito/

 

Edito

La vocation de l’ensemble des acteurs de la filière carburants dans les DOM est de servir au mieux ses clients.

Raffineurs, importateurs, stockistes, transporteurs, distributeurs et gérants de stations service, nous contribuons tous à l’économie des DOM.

Cette  filière, comme vous le savez est très règlementée et contrôlée. Le système actuel a été mis en place en 2010 sur la base de rapports de l’Autorité de la Concurrence et de l’Inspection Générale des finances. Il est stable,  transparent et fonctionne à la satisfaction de tous.

Il est pourtant aujourd’hui remis en cause unilatéralement par le Ministère des Outre-mer par un projet mené sans concertation, qui fustige l’ensemble de la profession et promet des carburants moins chers sans avoir jamais pris le risque de quantifier l’économie prévue pour les automobilistes. La possible fermeture de la seule raffinerie des DOM est elle par contre évoquée ouvertement.

Vous méritez d’en savoir plus sur les raisons de nos inquiétudes et notre détermination à mener jusqu’au bout notre action. C’est l’objectif pédagogique de ce blog. Quelques liens ci-dessous pour retrouver nos échanges avec Mr le Ministre des Outre-Mer et Mr le Premier Ministre.

  • 18 décembre 2013 : Rencontre avec le Ministre lors d’une réunion qui n’a pas apportée les réponses demandées
    >> Voir la vidéo d’interviews des participants

  • 12 décembre 2013 : Lettre envoyée au Ministre par l’ensemble de la filière carburants des DOM
    >> Lire la lettre

  • 10 décembre 2013 : “Journée sans carburant” Lettre ouverte à nos clients et à nos partenaires
    >> Lire la lettre

  • 04 décembre 2013 : Lettre ouverte au Ministre des Outre-Mer
    >> Lire la lettre 

  • 28 novembre 2013 : Lettre transmise à Mr le Premier Ministre par l’Intersyndicale Régionale des DOM
    >> Lire la lettre

 



 

8 commentaires

  • C’est quand même incroyable ce besoin de changer des choses à tout prix. La distribution du carburant n’est pas parfait mais au moins ça fonctionne. Quel besoin à ce Lurel de mettre son nez là dedans pour au final augmenter les coûts? Vraiment….. Et tout ça pour s’enrichir encore plus.

    • December 14, 2013 7:30 PM

    • Par Seguin

    •  

  • de toutes les manières on a un gouvernement dit socialistes “sociale” mais qui fout la m….. partout. on a critiqué Sarkozy quant il était au pouvoir mais au moins il avait l’honnête de dire ce qu’il allait faire. notre président actuelle fait le contraire de ses promesses.
    je nous souhaite bon courage, encore 3 ans.

    • December 15, 2013 3:30 AM

    • Par tanian

    •  

  • Vous menez sans doute un combat légitime pour défendre votre filière. La mauvaise communication sur ce dossier, puisque l’on entend tout et son contraire, fait que la population n’est pas trop de votre côté. Il est aussi à constater que seuls les patrons de cette filière manifestent ; les pompistes dont vous semblez prendre aussi la défense semblent absents alors même que vous voulez mettre en avant la défense de l’emploi dans ce secteur (environ 1000 pompistes pour la Gpe si j’ai bien compris). Faire du chantage à l’approche des fêtes, est aussi un comportement qui ne plaide pas en votre faveur. De plus, cumuler les chiffres pour les 4 DOM (voire y inclure Mayotte) donne l’impression renforcée de manipulation. Bien à vous

    • December 16, 2013 2:26 AM

    • Par Axel

    •  

  • Bonjour Axel,

    Ce blog a justement été créé pour que vous puissiez avoir le maximum d’éléments en votre possession afin de vous faire une opinion. Nous défendons effectivement notre filière ainsi que l’ensemble de ses salariés.
    Les lettres adressées aux Ministres reprennent clairement les éléments sur lesquels nous souhaitons avoir une vraie concertation à ce sujet. Cette concertation doit avoir lieu et elle doit avoir lieu en incluant les consommateurs.

  • ce matin encore j’ai entendu à la radio l’interview de la député de Guyane qui a voté pour la mise en place de cet arrêté et de son décret d’application.
    Elle ne parlait que des emploi de pompiste en prétendant qu’ils n’étaient pas menacés. Je rappelle toute fois que la fermeture de la raffinerie au profit d’un dépôt serait une perte d’emploi et de technologie impressionnante pour notre petite Martinique déjà si pauvre en grosse industrie.
    De surcroît un dépot important des carburants qui ne seraient pas aux normes de fabrication européénne vers des territoires européens ! On nous à pourri nos sols avec le Chloredécone, maintenant on nous polluera l’ai avec les émissions issues de ces produits plus “sales” (notamment teneur en soufre et autres composés organiques volatils résiduels après combustion dans les moteurs de nos véhicules).
    Voila encore un autre point : notre parc de véhicules est important et adapté à des carburant aux normes européennes donc il faudra en changer ou…… surbir les pannes !
    Enfin il reste que de rentrer sous un régime dérogatoire(dérogation pour utiliser des carburants qui ne sont pas européens sur des territoires européens) n’est pas la meilleure chose à prévoir quand on saist qu’une dérogation (voir le dictionnaire) est toujours donnée pour une durée limitée.
    Faut-il penser que cette député n’a pas réfléchit à ces éléments ?
    J’ai bien l’impression qu’un manque malheureux de solidarité est à l’origine de tels engagements : Hé oui la raffinerie est cise en Martinique, Hé oui la plus grande part d’emploi est pour la Martinique. Mais le coût des carburants est lissé pour prendre en compte les frais de transport de la raffinerie vers les dépôts pétroliers de Guadeloupe et surtout de Guyane (la plus éloignée) .

    Député de Guyane et Ministre de Guadeloupe, l’intérêt dans l’affaire quel est il réellement ?!

  • pourquoi ne pas pas expérimenter ce décret dans un département et de voir si cette nouvelle méthode fonctionne.Pour moi, la régulation des prix du carburant reste opaque. Pourquoi ne présente t-on pas des données chiffrées qui montrent l’impact économique d’une méthode par rapport à une autre. Chacun défend son bifteck me se soucie peu de du portefeuille du guadeloupéen.

    • December 19, 2013 1:40 AM

    • Par joel

    •  

  • Certes nous sommes, sur ce blog, plus que documentés sur vos interventions … c’est bien
    mais au lieu de :

    ../.. Il est pourtant aujourd’hui remis en cause unilatéralement par le Ministère des Outre-mer par un projet mené sans concertation, qui fustige l’ensemble de la profession et promet des carburants moins chers sans avoir jamais pris le risque de quantifier l’économie prévue pour les automobilistes …”

    pourquoi ne pas aussi nous donner l’original de ce projet en question plutôt que seule votre interprétation ?
    merci

  • Bonjour Mr Marchisio,

    Nous vous invitons à regarder la vidéo dans cet article : http://www.carburantdom.com/decret-lurel-bilan-de-la-reunion-de-concertation-du-18-decembre/
    L’interview de J.P. Hardy Président Directeur Général Délégué de RUBIS ENERGIES vous éclairera sur l’état de la communication autour du projet de décret.

    Nous demandons également des chiffres et des textes clairs.

    Et à lire également notre demande réitéré de concertation : http://www.carburantdom.com/suite-a-la-rencontre-avec-le-ministre-victorin-lurel-nous-en-appelons-au-premier-ministre-jean-marc-ayrault/



 

( III ) Un point de vue de M. Louis Dessout.

 

  1. Louis Dessout, qui a la mémoire longue, nous adresse ces lignes pour les joindre au dossier.

 

« A PROPOS DE "PRISE EN OTAGE" des Guadeloupéens par les pétroliers, un petit rappel sur les conséquences, en 2014, de leurs deux refus:

 

REFUS 1:l'implantation, en 1969, de la SARA, voulue par De Gaulle afin d’empêcher un blocus éventuel par le monopole d'approvisionnement pétrolier américain des avions, transitant au Raizet, avec les matières fissiles destinées à Mururoa (force de frappe française). Implantation récupérée, jusqu'à maintenant, par la Martinique...

 

REFUS 2 :Félix Proto, Président de la Région, sous la pression de la défunte et puissante ELF, refuse,en 1990,après la dévastation d' Hugo et la mise à nu de la réalité intangible, la proposition d'étude de la reconversion économique de La Guadeloupe, autour de la Black Diamond Petroleum. Raffinerie,soutenue par Mitterrand (Président), Rocard(1er Ministre), Bérégovoy(Ministre de l'économie),Roger Fauroux(Ministre du commerce et de l'industrie).... ».

 

Louis Dessout

 

 

 

 

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Frank Maynadié 30/12/2013 03:34


Le décret de 2010 est clair, il n'a pas touché les marges existantes, il a forcé la SARA à dévoilé le chiffrage de ses coûts et donc à généré une dure négociation, entre la SARA et l'état, pour
aboutir au décret actuel.


De tout temps, nos politiques locaux ont tempétés contre les bénéfices "énormes" que les compagnies pétrolières font "sur le dos des Guadeloupéens" en profitant des prix réglementés. Affirmation
non prouvée.


A la faveur des élections de 2012, Mr LUREL à émis une loi sur la vie chère qui lui a fourni les armes nécessaires pour mettre à genoux les différents acteurs de la filière carburant. Les
premiers visés car les plus inaccessibles jusqu'alors, les compagnies pétrolières en tant qu'actionnaires de la SARA et en tant que distributeurs grossistes.


Le décret en prévision vise donc à réduire au maximum les marges des compagnies.


1er argument: les compagnies sont actionnaires de la SARA et grossistes. Elles touchent donc deux fois. Sans oublier qu'elles facturent un loyer aux stations que celles-ci payent avec une partie
de leur marge fixée par le décret ! Pour nos politiques, les compagnies prélèvent donc à trois niveaux sur le système que l'état met en place pour fair payer les consommateurs !!!


Attention, depuis quelques années, une compagnie locale CAP existe et n'est pas actionnaire de la SARA. De même GPC, même si il n'existe qu'une seule station à cette enseigne. Donc pour ces 2
compagnies locales les seuls bénéfices possibles, sont la marge du grossiste et les loyers. Si donc MEDETOM influ sur ces deux postes, la question de leur survie sera posée.


2ème argument: l'approvisionnement de la SARA. Là encore est dénoncé l'opacité du système. Les seuls compagnies pétrolières fournisseurs de la SARA sont les actionnaires de la SARA. (
bénéfice supplémentaires pour celles-ci)


Le décret de 2010 à institué une clarté de la règle qui en fait cache la possibilité pour les acteurs en ammont de continuer à bien gagner de l'argent. Le prix d'achat des carburants est fixé en
fonction de l'indice du BRENT et du Dollar combiné. Or il apparaît que l'autre indice le plus usité, celui de New-York, est constamment moins élevé. Et les fournisseurs de la SARA ont la
possibilité de fournir ce client, c'est à dire eux même, à partir de n'importe quelle origine et au prix qu'ils contribuent à fixer.


Bref, les compagnies gagnent de l'argent. Pas toutes au même niveau. Les compagnies locales sont loin de s'enrichir. De plus, vous en parlez dans votre article, la SARA à décidé de ne plus gérer
les stocks stratégiques. De quoi s'agit-il ?


Toute compagnie pétrolière doit avoir à sa disposition des stocks dit "stratégiques"qui correspondent à la quantité vendue en un mois. Jusqu'à ce jour, la SARA, dont les actionnaires étaient la
totalité des compagnies présentes en Guadeloupe, gérait pour elles ces stocks stratégiques. Depuis décembre 2013, la SARA à décidé de ne plus rendre ce service. Or deux des compagnies actuelles
sont Guadeloupéennes et non actionnaires de la SARA. Conséquences: la SARA va vendre ses stocks stratégiques actuels; les bénéfices qu'elle va en tirer vont remonter aux compagnies actionnaires;
les compagnies vont utiliser ces bénéfices exceptionnels pour reconstituer des stocks stratégiques à leur nom, dans les mêmes dépots à la SARA. Sauf pour les 2 autres compagnies, qui elles
doivent trouver de l'argent frais pour constituer leur propres stocks stratégiques et négocier avec la SARA le stockage de ceux-ci dans ses réservoirs.


La question de base qui se pose aujourd'hui est la question de la raison d'être des acteurs de la filière.


Tous les acteurs sont des agents économiques. Et tout agent économique, pour survivre doit générer du profit. Dans un système règlementé, c'est le consommateur final qui alimente les acteurs
concernés.


Les acteurs doivent-ils continuer à gagner de l'argent ? Le consommateur doit-il continuer à alimenter les acteurs économiques qui font marcher le système, mais également les collectivités qui
vivent des taxes prélevées sur chaque litre vendu ?


Le ministre met en avant la volonté du gouvernement de clarifier les choses pour que le consommateur paye moins cher, parcequ'on aura forcé à la baisse des marges.


Mais qui pourra imposer à quelque acteur économique que se soit, de travailler s'il ne gagne pas assez d'argent ? Le gouvernement va t-il dire combien chaque acteur devra gagner pour avoir
l'honneur de travailler ? Serons-nous demain dans un marché du carburant où l'état obligera des sociétés privées à travailler selon son bon vouloir ?


La menace qui pèse sur les gérants est plus que sérieuse. Si demain les compagnies n'ont plus assez de marge, telle qu'elles l'entendent et non tel que l'entend notre ministre, elles iront la
chercher là ou elle se trouve. En premier lieu chez les gérants. 0.12 centimes qui servent à faire vivre les gens qui travaillent dans les stations. Du gérant aux salariés.


Donc on remplace les gérants "libres" par de simples salariés et quand en réaction l'autorité baissera les marges des stations, elles se sépareront des salariés, comme en Europe et généraliseront
les pompes et les stations automatiques. Elles diminueront le nombre de stations sur le téritoire et adopteront ici les méthodes de là-bas.


Quand on sait que l'Europe s'est un jour rendu compte que les compagnies s'entendaient sur les prix à pratiquer sur le continent, on imagine le pouvoir que pourra avoir notre préfet ou notre
Président de région pour dicter sa loi à des compagnies dont les sièges ne seront plus chez nous et qui n'ayant plus de marges confortables à négocier, feront ce qu'elles voudront ou s'en iront.


Qui aujourd'hui pourra imposer à la SARA, ne serait-ce que d'exister ? Qui pourra forcer des compagnies même Françaises à travailler chez nous, pour des clopinettes ? Personne.


Certe le prix du carburant actuel dans les DOM est élevé. Certe il existe des marges de manoeuvre sur l'approvisionnement de la SARA. Mais les seules actions sur les acteurs économiques sont
dangereuses de conséquences irréversibles sur le système. Voulons-nous changer de système ?


Par contre il est aussi possible de travailler sur la baisse des taxes, l'autre poste le plus important du prix du carburant. Mais nous savons que cette mane versée par les consommateurs, sert à
alimenter les communes. Et nous savons que par le côté plétorique des emplois générés par le clientélisme, elles ne peuvent pas s'en sortir sans la taxe sur le carburant. Et là bien sur, le
gouvernement n'a pas fait de loi pour imposer aux collectivités quellqu'elles soient de financer leur dépenses avec leur propres ressources.


Les gérants se battent donc, parceque les compagnies leur ont bien expliquées que si on baissait leur marge, elles allaient changer le système et que dans le futur système, ils n'auront pas leur
place. Et les salariés des stations, qui pour des raisons politiques et syndicales, ne veulent pas se méler de ce sujet, feraient bien de réfléchir aux conséquences. Car dans les temps
de crise, les premiers à souffrir, sont les plus petits.


Frank Maynadié

pierre maréchaux 28/12/2013 16:10


tous ces commentaires sur le crutateur sont dignes de blablateurs du blabla.


1 litre d'essence sans plomb est actuellement de 1 ,euros et 48 centimes.Lurel prélève 59 centimes,la plus grosse part de la tarte aux essences antillaises.Il en reste 89 centîmes qui entre dans
les poches de QUI?


une élite éclairée(sic) peut-elle m'expliquer ce que prélèvent les autres vautours sur le dos des automobilistes? la SARA , les gérants et les pétroliers en mettent combien
dans leurs poches au détriment de VOUS consommateurs qui payez sans demander des comptes?


en fait çà n'est pas étonnant que PERSONNE ne demande de faire les comptes ,j'entendais hier, sur Gpe 1ère des intellectuels notamment de l'UAG dire que les guadeloupéens sont des
conservateurs et que la carte électorale de la région guadeloupe restera inchangée en 2014. ceux qui attendent le sarkopithèque comme le messie ont encore du souci à se faire! çà ne sera pas
pour cette année! les vieux lions de l'UMP veulent aussi leur part! mais c'est une autre débat.


alors QUI paye? et QUI empochent? les comptes svp...


wait and see!

LAMOTHE Pierre 28/12/2013 10:42


Bonjour,


Je me permet d'intervenir aujour'hui, car la desinformation fait rage autour de la fixation du prix des carburants dans les DOM.


En tant que vice présidant du syndicat des gérants de station service de la guadeloupe de 1991 à 1995, avec feu José MERIMAN, notre syndicat de gérant à du faire face à la premiere tentative des
sociétés pétrolières qui décidèrent de récupérer à l'époque leurs stations des mains des gérants. Mr MERIMAN, suite à une visite au Vénezuéla, avait mis en évidence que les déclarations d'achats
faites par la societé SARA, ne corespondait pas avec la réalité de ses achats.


En d'autre termes: la SARA mentait ouvertement à l'état,et s'octroyait une marge non négligeable supplémentaire, sur le prix du carburant, à l'epoque celui ci était fixé par le service de la
répression des fraude,en concertation avec le préfet sur déclaration des augmentations des prix et charge de chaque partie: sara, grossistes, transporteurs, gérants. En 1991 une grève sévère avec
blocage de la SARA, impossibilité de fournir du carburant aux avions,avait entrainé une paralysie de l ile. l 'intervention des forces de l ordre et la visite en deux fois d une délégation de
ministres avait abouti à la prise en compte des véritables problèmes, mais sans en apporter de solutions.


Comment une société comme la SARA en Guadeloupe, ne fabricant pas de carburant sur notre sol peut avoir plus de litrages vendus que de litrages entrant en cuve? Sinon en truandant les gérants et
autres clients?


L'opacité sur les prix n'existe que pour les véritables prix d'achats des produits de base, par la SARA, pas sur les marges des grossistes, ni sur celles des transporteurs, ni sur celles des
gérants, ni sur les taxes régionales qui rapportent une manne non négligeable à nos régions, qui depuis 1994 ne sont plus utilisés dans le cadre du fond routier, base de cette taxe, mais au bon
vouloir de nos chefs d'édilités.


Oui, en changeant les termes de fixations des prix des carburants, la partie la plus fragile en terme juridique, sautera, les gérants et les employés de station.


En diminuant les marges transparantes des sociétés pétrolières, principalement TOTAL, actionnaire majoritaire de la SARA, Mr LUREL, comme ses prédécesseurs cherche à jouer à l'apprentit
sorcier:(le dernier à s'être mis à dos la société ELF, à l'époque était Mr BEREGOVOY, celui qui a été retrouvé suicidé de deux balles dans sa tête),les autres sociétés centenaires de par leur
présence en Guadeloupe ont disparues: SHELL,TEXACO,ESSO et ELF fagocité par TOTAL. en effet ESSO à dernièrement vendu ses stations, SHELL et TEXACO ont été rachettés par VITO.


Dans un premier temps, Mme MICHAUX CHEVRY , et aussi Mr LUREL ont été mis au courant du dossier réel des prix des carburants, ce qui leurs était demandé est l'entrée des différentes
administrations régionales des DOMs dans les sociétés de stockage des carburants sur nos sols respectifs afin de mieux apréhender les réalités,et mieux maitriser les prix des carburants.
Devant les manquements, les truandes mises a jour, rien n'a été fait pour diminuer la véritable main mise et l'opacité de la SARA par l'état.


encore une fois les tergiversations de Mr LUREL, ne vont pas dans le bon sens, stigmatisant les problèmes sans cerner les véritables causes, ce sont toujours les lampistes qui portent le chapeau,
en en payeront les conséquences.


Les seuls points obscures dans les prix des carburants, est le véritable coût d'achat du produit de base,et la surmarge transparante de la SARA dans la distribution du prix du carburant en
guadeloupe. Résoudre les problèmes c'est: faire sauter le monopole de la SARA et de la TOTAL en recupérant la distribution du carburant dans les Iles, c'est se mettre à dos la TOTAL et tous
savent ce qui en découle.


Bonne chance à Mr LUREL, mais personellement son avenir politique, et peut etre pas que politique, se joue dans ce poker menteur auquel il à pris part, mais pas dans le bon sens.


OUI LES GERANTS ONT RAISON DE SE MEFIER DE MR LUREL CAR SON INCONSCIENCE, SON IRRESPONSABILITE, MET EN DANGER L'AVENIR DE BEAUCOUP DE NOS COMPATRIOTES.


 

Edouard Boulogne 28/12/2013 12:04



Contestables, ou pas, les propos de notre lecteur apporte des éléments de réflexion à notre débat. Je remercie M. Lamothe de sa contribution, et laisse la tribune du Scrutateur ouverte à
tous ceux qui ont quelque chose à dire sur le sujet, à le faire, en restant dans le domaine de la courtoisie. 


LS.