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Publié par Edouard Boulogne

Hier, j'ouvrais le Scrutateur ( il l'est d'ailleurs en permanence à tous les gens bien élevés ) aux lecteurs qui voudraient exprimer leurs avis sur le Projet Guadeloupéen de Société ( ou désigné comme tel ).

Le Parti Chrétien Démocrate a envoyé un communiqué. Et monsieur Claude Houël nous fait parvenir son intéressant point de vue, fondé, notamment, sur une une expérience du terrain. EB.

Courrier-des-Lecteurs

 

 

un commentaire vient d'être posté par Claude HOUËLsur l'article Le « Projet guadeloupéen » en débat, demain, devant le « Congrès des élus »., sur votre blog Le Scrutateur.

Extrait du commentaire:




Le PGS n’a pas eu le succès qu’il aurait , peut-être ,mérité ,les débats n’ayant pas attiré les foules, loin s’en faut.


Ses initiateurs doivent donc faire avec et en tirer des conclusions partielles.


La répartition sociologique des participants aux débats aurait probablement démontré la sur - représentation de nos intellectuels progressistes.


Pour autant  elles ont le mérite d’exister et ne sont pas inintéressantes car elles montrent les profondes mutations de notre société et les raisons d’espérer.


Concernant les problèmes de la fraternité et de l’identité , l’analyse et les conclusions devraient être nuancées.


Les mutations indiquées sont universelles et pas spécifiques et le remplacement de la solidarité par l’individualisme constaté partout.


Il ne faut ,par contre , jamais perdre de vue qu’il existe bien des spécificités liées à l’insularité , que l’on retrouve sur d’autres îles françaises ,et pas seulement en Corse , sur lesquelles
le questionnement sur l’identité ou la méfiance vis à vis de l’autre sont plus ancrées.


Pour vivre en Guadeloupe depuis 53 ans et bien que n’y étant pas né, j’ai pu voir évoluer notre société avec un œil différent et avoir le sentiment que les choses ne sont pas aussi négatives que
l’on se complait à le dire, et que les raisons d’espérer existent bel et bien.


Mon expérience relative à l’identité est à ce sujet révélatrice et pas forcement inédite :


Ayant usé mes fonds de culotte sur les bancs de Gerville Réache ,Carnot  ,Baimbridge puis Vizioz je me suis rapidement senti Guadeloupéens , conforté en cela par mes amis, de toutes couleurs confondues.


Cette certitude a été ébranlée en mai 67 par les manifestations qui ont revêtues , fait occulté, un caractère racial marqué .


J’ai porté cette interrogation de longues années jusqu’au jour où les pendules ont été remises à l’heure , de manière inattendue.


A titre de chef d’entreprise j’ai organisé ma première NAO (négociation annuelle obligatoire) avec mes deux délégués…UGTG.


La première revendication avancée était de privilégier l’embauche locale, bien que souscrivant sans problème à cette « revendication » j’ai voulu  pousser mes interlocuteurs dans leurs retranchements en leur demandant de me préciser si mes enfants étaient « autorisés » à travailler dans
l’entreprise, avec les compétences requises.


La réponse a définitivement effacé mes doutes : Il n’y avait aucun problème pour mes interlocuteurs , car mes enfants , nés en Guadeloupe étaient donc guadeloupéens ainsi que moi même qui a
choisi de passer ma vie ici en y risquent quelques capitaux !


Bien que ne faisant pas d’angélisme et ne tirant pas de conclusion hâtive d’une expérience personnelle cela m’a conforté dans l’idée que les clivages de la société n’étaient pas toujours là où
l’on croyait.


Une seconde expérience m’a montré que la revendication identitaire basée sur une histoire douloureuse était loin d’être la préoccupation première des guadeloupéens.


Ayant été amené à coacher des demandeurs d’emploi, de toute origine sociale, et abordant avec eux tous les thèmes possibles, j’ai rapidement constaté que leur souci premier était le retour à une
activité et pas seulement du point de vue économique, bien avant des considérations jugées intellectuelles.


Contrairement à un autre lieu commun j’ai  aussi constaté qu’il n’y avait aucune prédisposition du guadeloupéen à fuir le travail et à se complaire dans l’assistanat.


Tout cela pour dire qu’il faudra beaucoup ,de mon point de vue , nuancer les conclusions qui serviront de base au PGS si on veut que ce projet emporte l’adhésion du plus grand nombre.

 

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TACITE Sully (Porte-parole du PCD) 27/12/2012 17:38


Le témoingnage de M. Claude HOUËL sur le projet guadeloupéen m'amène à faires les ...observations suivantes :


   1°) Force nous est de constater ce semblant de démocratie a reçu de la populationguadeloupéenne  le pire des mépris : celui de l'indifférence ;


   2°) Il faut sans cesse rappeler cette phrase d'Aimer Césaire : "Noir est une couleur, Nègre est une culture". Autrement dit, même le chantre de la négritude condamnait sans appel
toute forme de négrisme. Négrisme dont on sait où il a conduit le ZIMBABWE (ancienne Rhodésie) sous la férule du tristement célèbre Robert MUGABE. Et est-on obligé de rappeler ici qu'en 2009,
nous prenions sous l'impulsion du maître "ka" les chemins chaotiques du négrisme ;


   3°) A-t-on jamais vu dans l'histoire une réforme institutionnelle changer le cours des choses ? Non. À chaque fois, cela se fit sous l'impulsion d'un caractère nourrit d'une vision
et qui, par son charisme, arrima le peuple au destin qu'il voulait pour son pays.


   Dès lors on se doit de se demander : sont-ce les institions actuelles qui expliquent l'échec de trente ans de politique locale en matière de déchets, transports en commun ou encore
de gestion dynamique des fonds structurels ? Mais poser la question c'est déjà y répondre.


    En réalité le projet guadeloupéen est une machine à laver plus blanc que blanc. Et à faire des faillis de la politique guadeloupéenne des adminitrateurs ad hoc de leur propre
banqueroute.


 

Alberto Temporamores 27/12/2012 16:45





Si je puis me permettre une contribution à la nouvelle société Guadeloupéenne, celle-ci est assez simple et se résume en quelques points :


1. Le Guadeloupéen sera dans des dispositions de respect, de bienveillance, de justice et de charité envers les siens et envers les autres. 



2. Le Guadeloupéen ne commettra pas de meurtre, ne boira pas trop d’alcool et ne mettra en danger la vie d’autrui en aucune façon, y compris sur la route. 



3. Le Guadeloupéen ne commettra ni adultère, ni viol, ni abus sexuel d’aucune sorte sur un enfant ou une personne vulnérable.


4. Le Guadeloupéen ne commettra ni vol, ni escroquerie, ni soustraction d’aucune sorte du bien d’autrui, à plus forte raison en invoquant le droit pour parvenir à des fins malhonnêtes.


5. Le Guadeloupéen ne portera de faux témoignage contre quiconque, quels que fussent les griefs ou le ressentiment qu’il puisse nourrir envers quelqu’un.


6. Le Guadeloupéen ne convoitera ni la maison de quelqu’un d’autre ni ce qu’elle contient, et pas davantage ses animaux, valeurs, titres ou espèces, ni rien qui lui appartienne.


7. Enfin,le Guadeloupéen devra s’instruire de telle sorte que les mots qu’il emploie le soient à bon escient, et que sa conscience pleine et épanouie fasse obstacle à ce qu’il se comporte comme
un mouton, un perroquet et encore moins comme un âne dans la vie de tous les jours et dans sa participation à la vie de la cité.


Ce plan social en sept points serait le début d’une ère de progrès et de grandes avancées sociales.