Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

hollande-540x763.jpg

 





J'étais jeune en 1968. Mais, je n'ai jamais pu être un « soixante-huitard ». J'étais muni, je crois, pour me préserver de ce malheur, du minimum de culture philosophique qui me prémunit contre cette diarrhée, qui empesta la France, et bien d'autres nations du monde occidental. Et puis surtout, il y a en moi, un souci d'élégance, moins l'élégance vestimentaire qui a pourtant du prix, que celle du coeur, qui fuit d'abord et avant tout la vul-ga-ri-té, si essentielle au mouvement de mai.

Mais cette gadoue s'est répandue. Pendant quelques années, le pouvoir fut encore occupé en France, avec de plus en plus de difficultés, par des hommes de génération plus anciennes, qui maintinrent aux sommets du pouvoir, une apparence d'ordre et de maintien.

Cette apparence fut dissipée en quelques mois, dès l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, en 1981. Le plus sûr agent de la déliquescence, ne fut pas Pierre Mauroy, ni Pierre Berégovoy, homme du peuple, trompé par le verbiage pseudo socialiste du Mitterrand, et qui d'ailleurs en creva, dans des circonstances mystérieuses qui seront un jour éclaircies, mais le mirobolant Jack Lang. Tout un programme.

La pensée soixante-huit, est nulle, intellectuellement, mais, à cause de cela dangereuse, parce qu'accessible aux plus débiles, c'est à dire aux larges masses, chères au président Mao.

Des « intellectuels » dissertèrent sur Wilhelm Reich et sur Herbert Marcuse, ou encore Michel Foucauld.

Mais ces messieurs, peu lus d'ailleurs, n'étaient que la couverture présentable des commanditaires cachés de toute l'affaire ( n'allez pas, chers lecteurs, en ces jours de Dieudonite aigüe, soupçonner ces pauvres juifs, même si certains d'entre eux, comme tant d'autres, mirent la main à la pâte, certes ) .

Les opportunistes éternels, collaborateurs de toujours des causes dont on croit ( pas toujours avec raison ) qu'elles vont triompher, se ruèrent dans la brèche ouverte, et s'abandonnèrent sans frein au nouveau cathéchisme, que les murs de la Sorbonne et de tant d'université françaises offrirent aux regards extasiés des collabos du désordre installé. 

Slogans-68.jpg

Par exemple le génial «  sous les pavés, la plage », ou «  il est interdit d'interdire ». On sait qu'un des maîtres à penser d'alors, Guy Hocquenheim, revenu de tout dès lors que le sida, le frappa douloureusement dans sa chair mortelle, écrivit un ouvrage lucide sur ceux qui passèrent très vite du col Mao, aux antichambres du Rotary, et renièrent leurs divagations soixante-huitardes, sans revenir pour autant aux principes éprouvés de l'ancienne grandeur française. Ces messieurs, Hocquenheim sur ce point avait raison, le cynisme est désormais leur seule ligne de conduite éprouvée.

Ainsi, Manuel Valls, brillante étoile du socialisme post soixante-huitard, semble avoir oublié « l'interdiction d'interdire ».

Et de même pour ce « génial » slogan de la Sorbonne de mai « L'agresseur n'est pas celui qui se révolte mais celui qui réprime ».

François Hollande, en apparence, a beaucoup renié, lui aussi, mais pas le graffiti du Centre Censier à la même époque : « Aimez-vous les uns sur les autres ».

L'actualité la plus récente, en effet, le donne à penser. Et l'article qui suit, est un excellent témoignage de ce nous décrivons ici, dans le Scrutateur, à savoir la lente et, en apparence inexorable destruction de la France par cette camarilla du cloaque.

Lisons. Calmement, pour ne pas opposer le ricanement du désespoir à ces spasmes nihilistes, mais plutôt le regard de pitié qu'ils méritent.

Et, pour ceux qui ne sont pas encore trop gangrenés par la nouvelle peste, prions pour ces malheureux. Une prière, qui dans mon esprit ne dispense pas de l'armement intellectuel et spirituel, et de l'action, nécessaire à cet acte de charité : faire en sorte qu'ils partent, qu'ils partent vite.

Maurras disait que « tout désespoir en politique est une sottise absolue ».

Sur ce point, je lui suis fidèle, absolument.

 

E.Boulogne.

 

 

Lire ICI: http://elfassiscoopblog.com/closer-n448-du-10-au-07-janvier-2014-gratuit-sur-le-elfassiscoopblog-com/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Hsdjezk 18/09/2014 21:00

cher internaute devoués a votre cause partisane, j'aimerai savoir si le niveau d'élocution de votre language vaut équitablement celui de votre pensée?
Notre sort est inévitable! Misèrable peuple qui attend sa propre perte! REVEILLEZ VOUS!

Julius TREBUCHET 13/01/2014 05:04


Cher scrutateur,  permettez-moi  une ou deux questions …


 


« Si Pierre a eu le temps de renier trois fois le Christ avant que le coq ne puisse chanter deux fois, peut-on raisonnablement accuser le coq d’avoir trop tardé dans l'achèvement de son
premier chant ? »


 


De la même façon si dès 1986 M. Guy Hocquenghem éclairait à sa façon « le volet intellectuel de l’ère des restaurations », peut-on lui reprocher d’avoir suggéré que toutes les époques –
y compris mai 68 – ont vu s’épanouir palinodies fréquentes, désaveux divers et retournements célèbres …


Peut-on lui reprocher d’avoir révélé que l’estampille « rotary » constituait un véritable passeport pour  l’accès à la respectabilité, dans
une société fondée sur une mémoire sélective et oublieuse qui d’ordinaire se complait  à justifier l’insoutenable adage : « c’est la fin qui
justifie les moyens » ?


 


Peut-on alors tout autant vouloir associer la lucidité de Jean – « le disciple bien-aimé » – à l’une ou l’autre méprisable maladie qu’il aurait par hasard pu contracter, lorsqu’il
réglait quelques comptes dans son Evangile,  rappelant que  :


 


Simon Pierre  était là à se chauffer. Ils lui dirent : « N’es-tu pas toi aussi de ses disciples ? » Lui nia et dit :
« Je n’en suis pas. »


 


Peut-on toujours  parler de cynisme ou tout simplement d’opportunisme et de  veulerie ? …


En tout  cas voilà à s’y méprendre un comportement très comparable à celui de ces « post soixante-huitards », lesquels avaient aussi
facilement que leurs parrains rotariens avant eux, abjuré leur idéal de jeunesse, sans que le coq n’eut besoin de chanter, pas même une seule fois !


 


Qu’en pensez-vous, cher scrutateur ?


Merci pour votre réponse...


 

Julius TREBUCHET 12/01/2014 22:38


Cher scrutateur,  permettez-moi  une ou deux questions …


 


« Si Pierre a eu le temps de renier trois fois le Christ avant que le coq ne puisse chanter deux fois, peut-on raisonnablement accuser le coq d’avoir trop tardé dans l'achèvement de son
premier chant ? »


 


De la même façon si dès 1986 M. Guy Hocquenghem éclairait à sa façon « le volet intellectuel de l’ère des restaurations », peut-on lui reprocher d’avoir suggéré que toutes les époques –
y compris mai 68 – ont vu s’épanouir palinodies fréquentes, désaveux divers et retournements célèbres …


Peut-on lui reprocher d’avoir révélé que l’estampille « rotary » constituait un véritable passeport pour  l’accès à la respectabilité, dans
une société fondée sur une mémoire sélective et oublieuse qui d’ordinaire se complait  à justifier l’insoutenable adage : « c’est la fin qui
justifie les moyens » ?


 


Peut-on alors tout autant vouloir associer la lucidité de Jean – « le disciple bien-aimé » – à l’une ou l’autre méprisable maladie qu’il aurait par hasard pu contracter, lorsqu’il
règlait quelques comptes dans son Evangile,  rappelant que  :


 


Simon Pierre  était là à se chauffer. Ils lui dirent : « N’es-tu pas toi aussi de ses disciples ? » Lui nia et dit :
« Je n’en suis pas. »


 


Peut-on toujours  parler de cynisme ou tout simplement d’opportunisme et de  veulerie ? …


En tout  cas voilà à s’y méprendre un comportement très comparable à celui de ces « post soixante-huitards », lesquels avaient aussi
facilement que leurs parrains rotariens avant eux, abjuré leur idéal de jeunesse, sans que le coq n’eut besoin de chanter, pas même une seule fois !


 


Qu’en pensez-vous, cher scrutateur ?