Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

Pas mort le communisme.

 

( Un livre intéressant vient de paraître, une synthèse des valeurs de la France d'aujourd'hui, situées dans l'histoire de notre pays. Il s'agit de Parlez-moi de la France ( Perrin ),

J'en extrait cette page significative, qui prouve que « le ventre est toujours fécond qui engendra la bête immonde », et qui justifie notre combat quotidien, dans cette tribune,contre les agents, officiels, ou secrets, de la culture de mort. Le scrutateur. ).

 

Parlez-moi-de-la-France.jpg

 

Le Monde des Livres du 5 février 2010 consacrait sa Une au «Communisme, un spectre philosophique », avec pour sous-titre : « Vingt ans après la chute du mur de Berlin, le marxisme est redevenu un étendard pour des intellectuels de renom. Une vogue très théorique... On y rendait compte des ouvrages des deux philosophes les plus fameux de la tendance, Alain Badiou et le Slovène Slavoj Zizek. « J'affirme ici, écrivait celui-ci, que l'Idée communiste persiste. Elle survit à l'échec de sa réalisation tel un spectre s'en revenant encore et encore, dans une persistance sans fin qu'expriment aux mieux ces mots de Cap au pire, de Beckett : "Essayez encore. Ratez encore. Ratez mieux." » Badiou, lui, affirmait de son côté dans une tribune du Monde (14-15 février 2010) : « Face à nos temps désorientés, l'hypothèse communiste demeure une idée d'avenir que les errements du xxesiècle n'ont pas épuisée. » II est convaincu qu'une nouvelle ère de l'« hypothèse communiste » va s'ouvrir. Maoïste impénitent, il fait du sujet de l'Histoire, non plus le prolétaire occidental embourgeoisé, mais l'immigré sans papiers, ce nouveau levier révolutionnaire. ( Souligné par lescrutateur ).

Ce qui est remarquable n'est point tant le mélange de cynisme et de naïveté qu'un Alain Badiou véhicule dans ses écrits, où il vante Staline, Mao et Pol Pot, mais davantage l'audience qu'il obtient. Les médias y sont pour beaucoup. Toujours tentés de produire l'anormal, l'excentrique, l'extravagant, ils mettent sous les lumières des auteurs comme Badiou, qui sont une aubaine dans une époque intellectuellement trop grise. Mais la raison est plus profonde : les nouvelles générations, en mal d'absolu, qui ne trouvent rien d'attrayant à la société démocratique, adhèrent aux philosophies du pire comme par instinct. Toute la critique anti-totalitaire, qui avait sapé les illusions de leurs pères, est aujour­d'hui ramenée par eux à une idéologie de défense du capitalisme.

Le mot de « communisme » garde une « charge explosive », selon le mot de l'intellectuel trotskiste Daniel Bensaïd. Cette force d'attrait s'exerce particulièrement dans un pays comme la France, vantée par Marx comme le pays même de l'expérience révolutionnaire ».

 

Michel Winock.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

André Derviche 20/01/2011 14:17



Votre article illustre parfaitement le nouvel adage : "morte la bête, bien conservé le venin". Un venin au chargé de colorants, de conservateurs, de releveurs de goûts, et qui se prête à tous les
clonages possibles. Dès lors que l'on est dans un délire qui se pare du masque de la générosité, de l'altruisme et de la prise en compte de la souffrance du prochain, dès lors que
mensonge,slogans et négation de toute évidence constitue le fer de lance du discours, et des lors que la haine semble être le moteur de l'action, la filiation est certaine, c'est bien à la bête
que l'on a affaire. Quelle que soit son évolution "darwinienne". Morte la bête ? Ressuscitée, au contraire, la bête - grâce au clonage - et plus forte que jamais. Comme la vérole, son venin se
répand... dans le plaisir.