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Publié par Edouard Boulogne

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( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit.

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 

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On juge le maçon au pied du mur.

 

On le savait déjà, le syndicalisme a ses limites, la justice aussi, et l’hommerie encore plus. Le drame, c’est la conjugaison du syndicalisme, de la magistrature et de la… connerie… dans une sorte de triumvirat de l’ignominie dont le Syndicat de la Magistrature peut difficilement expliquer au justiciable que le collège de magistrats qui règne en ce syndicat a agi… à l’insu de son plein gré, suite à une altération passagère du discernement, et qu’il faudrait prendre en compte leur démence pour exonérer ces présumés magistrats de toute culpabilité dans leurs excès d’ignominie.

 

La découverte – ou plutôt la révélation – de ce prétendu “Mur des cons” (en réalité, “Mur du Syndicat de la Magistrature”) constitue un scandale supplémentaire dont la France, malade de ses institutions – mais malade plutôt de la désintégration de celles-ci du fait de leurs gardiens – se serait bien passée, car la succession des découvertes affligeantes multiplie les indices d’une pourriture intrinsèque du royaume. 

 

Cette affaire, car il s’agit bien d’une affaire, survient alors que les Français ont de sérieux doutes sur la justice de leur pays, tant les juges y montrent régulièrement et avec une constance inquiétante que leur compassion pour les victimes est infiniment moindre que celle qu’ils témoignent aux bandits, assassins et autres personnages peu recommandables y compris à ceux dont le casier judiciaire est le plus lourd.

 

Atlantico a donc révélé l’existence de ce fameux mur qui devrait être la honte de ces gens-là, or il ne semble pas que ce soit le cas si l’on en juge à travers ce que l’on sait des premières réactions des mis en cause. Et puis, pour parachever l’ignominie de l’œuvre magistraturale, si l’on peut dire, une victime de la “société” et non des moindres a eu la désagréable surprise de  découvrir qu’elle figurait parmi les “nominés”, comme si le Syndicat de la magistrature avait voulu parachever son “outing” en insultant un paisible citoyen auquel l’ordre judiciaire devrait au moins réparation, à défaut du moindre sentiment d’humanité.

 

Laissons la parole à M. Philippe Schmitt dont la fille Anne-Lorraine, une étudiante de 23 ans, a été assassinée de trente-deux coups de couteau en 2007 dans le RER D par le criminel – déjà condamné et relâché par la justice sur la foi d'avis d'experts – qui avait essayé de la violer :

 

« Parent de victime, c’est avec stupeur et un profond dégoût que j’ai constaté la présence de ma photo sur le “mur des cons” du Syndicat de la Magistrature, proche du pouvoir.

 

Même si j’ai – et je ne le regrette pas – critiqué les libérations irresponsables de violeurs récidivistes, le laxisme de certains juges d’application des peines, j’estime totalement indécent d’être traité ainsi par ces  “magistrats”, eu égard à notre histoire familiale.

 

Mon seul tort, je l’avoue, est de ne pas me résigner à ce que d’autres enfants subissent le martyre d’Anne – Lorraine !

 

À travers cet acte, c’est la mémoire  de notre fille qu’on insulte, ce sont aussi toutes les familles de victimes qui peuvent ainsi constater le mépris et la haine que ce syndicat de magistrats éprouve à leur égard.

 

Sur ce mur, il n’y a pas de photos de criminels, de violeurs ou de pervers mais il y a les photos de plusieurs pères de victimes. Quelle attitude indigne !

 

Dès ce soir, j’ai chargé notre avocat, maître DRYE du barreau de Senlis, d’étudier les suites judiciaires à donner à cette lamentable affaire.

 

Quand on sait que les membres de ce syndicat “peuplent” le cabinet du Garde des Sceaux, il y a de quoi s’inquiéter ! »

 

Philippe SCHMITT

Père d’Anne – Lorraine

Assassinée le 25 novembre 2007 par un récidiviste

 

Devant une telle abjection de la part du Syndicat de la Magistrature (auquel le mot honneur paraît aussi étranger que celui de responsabilité), voici ce que nous aimerions répondre à monsieur Schmitt :

 

Monsieur,

 

C'est avec une stupeur sans doute assez proche de la vôtre que nous avons découvert - parce que vous en avez fait part et que votre mail a circulé - que vous figuriez sur ce fameux mur dont le Syndicat de la Magistrature a déposé le brevet en même temps qu'il s'est démasqué. 

 

Ce n'est pas la première manifestation de la singularité de ces gens-là, et ce n'est sans doute pas la dernière.

 

Le fait que ce soit précisément ces gens-là qui sont chargés de rendre... la justice pose évidemment le problème de la confiance que l'on peut avoir en eux. Mais est-ce bien la peine de rappeler que différentes jurisprudences, au cours des ans, ont déjà éclairé les esprits les plus scrupuleux sur ce point ?

 

Il n'y a franchement rien à ajouter, sinon que ce mur - infranchissable -, dressé entre la décence et ces gens-là a pu en étonner certains, mais ne constitue en aucun cas une surprise.

 

Evidemment, plusieurs questions se posent, dont celle-ci : quel sort la justice doit-elle réserver à l’élément matériel incontestable pour la manifestation de la vérité qu’est ce fameux “mur” ?

 

La même évidence invite toutefois à rappeler cette vieille tradition française d'attacher les chiens avec des saucisses, à plus forte raison lorsqu’ils sont enragés. Autrement dit, ces gens-là n'ont rien à craindre de la justice, puisqu'ils la rendent.

 

Au fond, ce mur - et votre inscription dessus - c'est un peu la preuve qui manquait aux Français pour certifier la médiocrité intrinsèque d'un certain personnel judiciaire, et malheureusement pas le plus subalterne. Et dire que les niais prennent les magistrats pour des gens bien élevés...

 

Le plus tragique là-dedans, c'est que ces gens-là continuent à faire les malins et menacent ouvertement les malheureux qui auraient davantage qu’eux le sens de la dignité : ils disent "qu'ils ne se laisseront pas intimider". Si l'outrage à magistrat est sur le point d'être brandi, ce n’est pas le cas de la relation entre les faits et leur caractère anormal. Nulle remise en question non plus de l'opinion que ces gens-là pourraient avoir de leur perfection existentielle, cela va de soi.

 

Alors, faut-il confier la justice à des potaches ?

 

Pour qu'il en soit autrement, il faudrait - comme disaient les anciens - que Rome fût dans encore Rome, ce qui ne semble plus être tout à fait le cas. Il semblerait même que le lupanar soit proche du palais de Justice, mais cela nous n'avions pas besoin de découvrir le mur du Syndicat de la Magistrature pour avoir une idée de la topographie de la cité.

 

J'espère que vous considérez comme un honneur d'avoir été ainsi jugé par une certaine forme de justice, telle qu'elle s'incarne de plus en plus en France, en espérant toutefois qu'elle n'incarne pas de plus en plus la France.

 

Soyez certain, Monsieur, de notre profonde sympathie et veuillez également accepter nos excuses, car la justice étant rendue au nom du peuple français auquel nous appartenons, nous sommes malheureusement responsables de toutes les anomalies qui surviennent du fait de nos préposés et à ce titre nous vous en demandons pardon puisque nos juges se sont montrés incapables de le faire eux-mêmes.

 

André Derviche

 

Documents : Pour mieux comprendre la colère de notre lecteur, colère que nous partageons pleinement au Scrutateur, voici Deux liens :

http://www.thierry-desjardins.fr/2013/04/les-magistrats-qui-deshonorent-la-justice/

 

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Edouard Delatable 26/04/2013 15:37


Moi aussi, de mon côté, je bâtis - chez moi - un mur des cons. J'ai donc écrit au Syndicat dela Magistrature (12, rue Charles Fourrier - 75013 Paris) pour leur demander une photo du plus de juges
possible, mais ils ne m'ont toujours pas répondu. J'ai alors téléphoné pour essayer de faire avancer les choses (01 48 05 47 88), pen,sant pouvoir compter sur une justice de proximité, eh bien
figurez-vous que l'on m'a envoyé promener. Pensez-vous, cher professeur Choron, que c'est le signe d'un mépris de la magistréature pour le justiciable que je suis, ou croyez-vous que c'est parce
qu'ils sont submergés de demandes comme la mienne. Il faut dire que, cette idée de mur des cons, c'est pas con du tout. Quoi qu'en pense votre ami Derviche, y sont pleins de jugeote, ces juges...
Même qu'un type qui prétend s'appeler Al Capone (il prétend à l'appui de ses dires que les Romains étaient d'excellents juristes), dit à qui veut l'entendre que jamais les services rendus par la
magistrature n'ont été aussi satisfaisants. Alors, de quoi qu'y cause, Derviche ? Y veut déshonoer la justice ou quoi ?

Simon de Cyraine 26/04/2013 14:10



Ah ! ce "mur des cons" ! Il fallait au moins une jugeote de membre du Syndicat de la magistrature  pour y penser. Alors, pour rester dans le même esprit "magistral", et puisque d'éminents
magistrats eux-mêmes associent le qualificatif de con à leur noble statut, voyons où l'on retrouve - à part dans les locaux mêmes du Syndicat de la Magistrature - une associations quelconque
entre le mot "con" et une référence à la magistrature. Eh bien, d'après nos recherches, cette association intervient à au moins deux reprises : en premier dans l'expression "con
comme un juge", et en second dans cette énigmatique définition : "Un juge, c'est un con qui fait semblant". Une chose est certaine, c'est qu'il est patent que les
membres du Syndicat de la Magistature ne font pas semblant : ils jettent carrément le masque comme le dit l'arrticle du Scrutateur.

Une chose est au moins certaine, c'est que la découverte de ce "mur des cons" dans les locaux de l'angélique Syndicat de la Magistrature rassure les justiciables sur deux points : 


a) la hauteur de vue des magistrats ; 


b) leur absence totale de haine personnelle, corporatiste ou sociale dans l'exercice de leur noble art. 


Tiens ! voici que je m'exprime comme un magistrat, maintenant, c'est-à-dire sans croire un seul mot de ce que je dis (à moins que, comme certains d'entre eux, je ne comprenne même pas ce que
je fais)... 


Bien entendu, quiconque s'émouvrait de la merdicité du Syndicat de la Magistrature s'exposerait aux plus impitoyables poursuites pour outrage à magistrat. Horresco referens, cela va de soi.
De bas de soie, même, dirait Napoléon à propos de Talleyrand qui n'était pas magistrat...


Louis Garou 26/04/2013 13:53


"(...) pardon puisque nos juges se sont montrés incapables de le faire eux-mêmes". Monsieur Derviche aurait certainement été mieux inspiré d'écrire "nos présumés juges". C'eût été plus conforme à
l'état des lieux...

Raoul Hala 26/04/2013 13:21





Lorsque les institutions pourrissent, c'est en général du fait de ceux qui en sont les gardiens. Si les juges ne sont même plus capables de comprendre ce qu'ils font, c'est toute la société qui
est en péril. À des jurisprudences souvent incompréhensibles, on vous répond "autorité de la chose jugée" et "outrage à magistrat". Quant à afficher la bobine de certains magistrats sur un
quelconque “mur des salauds”, c'est la prison assurée. Quand la justice manque de jugeote à ce point, seuls les délinquants avérés peuvent encore dire : "je fais confiance à la justice de mon
pays", car ils savent que la folie de l'institution donne une chance aux pires coupables, et aux coupables seulement. Cette affaire a en tout cas rendu officielle une chose, c’est que  la justice, en France, n'est ni sereine, ni bien élevée. Mais comme la France est un pays où l'on attache les chiens avec des saucisses, que peut craindre un
magistrat, lui qui peut - sur un simple mouvement d'humeur ou sur une erreur d'appréciation - briser la vie de n'importe qui ?

CH.FFRENCH 26/04/2013 11:03


Je suis effarée, de ce que ce syndicat est devenue en 20 ans!


Autrefois (année 80) Le juge de Charette, affichait les notes que lui avaient données ses chefs (bien entendu vu son état d'esprit elles n'étaient pas merveilleuses), dans la salle des pas perdus
du palais... C'était déjà, à l'époque un grand scandale! Aujourd'hui ils affinent leurs "conneries"!


Et Taubira doit boire du petit lait! Elle ne fera rien contre ces "gens-là", elle partage leur point de vue! Qu'importe s'il est bas et vil!