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Publié par Edouard Boulogne

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Qui a lancé du gaz sarin sur la banlieue de Damas? Bachar el Assad? Les forces « populaires » d'opposition? L'un et les autres en sont capables. Au nom du peuple, bien entendu. En démocratie le peuple est toujours dans chaque camp, qui le revendique.

Chacun a ses « preuves ». Surtout parmi les puissances étrangères qui protestent au nom de la morale, comme toujours.

Elle a bon dos la morale. Car, sauf les imbéciles, ( mais il est vrai qu'ils font nombre, disent d'affreux réactionnaires, qui préfèrent même, pour les caractériser, parler de populace. Horresco referens !) personne ne croit aux déclarations lyriques de nos ….. « représentants », hélas!

Mais le scepticisme populaire est plus grave encore qu'une pluie de gaz, sarin ou non. Car, quand l'on ne croit plus en rien, une porte s'ouvre sur toutes les dérives.

Paul Valéry disait, et son propos est triste, comme trop souvent la « vérité » : «  Tout peut être contredit; tout peut-être nié; tout peut être soutenu, maintenu; tout peut être imité; tout peut être embrouillé....Tout peut être oublié. Ô pauvre esprit ».

C'est pourquoi, l'âge étant venu, un peu de « culture » assimilée, je conseille à tel de mes amis, qui sur facebook s'enflamme, croyant savoir le fond des choses ( ô jeunesse! ) de garder son sang froid, sauf à vouloir, ce que je ne crois pas, être pris en mains par d'obscures officines ( toujours en quête de quelque Mérah, à utiliser pour le salut du monde ) et emporté par quelque vague de mauvais aloi.

Ce matin le soupçon se porte sur Bachar plutôt que sur les autres. Les services secrets allemands parlent d'une responsabilité du leader syrien, mais aussi d'une erreur de dosage, qui serait à l'origine de l'ampleur de la catastrophe.

Faut-il cependant « punir »ce dernier, et embrayer la machine « éthique » Hollando-Obamiste?

La réponse n'est pas simple.

Car nos leaders sont-ils les personnalités infiniment recommandables qu'elles prétendent être? Il y a dix ans, on présenta toutes les preuves de la détention, par Sadam Hussein d'armes de mort ( si j'ose risquer ce pléonasme affreux ).

Sadam n'était pas un enfant de choeur. Mais il était, la suite l'a prouvé, un abcès de fixation en Irak. Sa mort ( son assassinat ? ) libéra des forces maléfiques qui ont été à l'encontre des « bonnes intentions » affichées de M. G-W Bush.

Ainsi en a-t-il été en Tunisie, en Lybie, en Egypte, où des apprentis sorciers ( parmi lesquels notre Sarkozy lui-même ) au nom des « droits de l'homme » ( NB : Même Hitler, et Staline ne tuèrent jamais au nom du MAL, toujours au nom du BIEN, et des « dwas »! ) chantèrent les printemps arabes avec le succès que nous savons.

Donc, amis lecteurs, gardons-nous de nous replier dans la sphère étroite de notre vie privée. Restons en éveil. Informons nous. J'essaye de le faire pour mon compte, et aussi, grâce à une certaine expérience, et à une certaine « culture » ( sans arrogance ) lentement acquise, au fil de nombreuses années, pour ceux d'entre vous qui manquent de temps pour le faire, des pistes de recherche et de réflexion.

Je suis très lucide sur la difficulté de mon travail, ( de simple citoyen, soumis au bombardement d'embrouilles savantes, de toutes origines ), mais désireux aussi de garder mon sang froid, et mon refus du désabusement.

Et mon avis est qu'il faut refuser l'embrigadement derrière le paravent des explications « morales », d'où qu'elles viennent!.

Jusqu'à nouvel ordre, je crois que le conflit syrien est le lieu de rencontre d'intérêts divers, d'ordre économique, religieux, politiques, dont le seul point commun est l'ambition de contrôler la planète.

L'islamisme ce n'est pas Wall-Street. Un jour ces forces s'affronteront l'une l'autre. Pour l'instant, elle coopèrent.

Punir Bachar? Ce n'est que l'apparence. La réalité, du moins une partie de la réalité, est dans ces articles que j'ai publiés il y a une semaine sous le titre Les enjeux du conflits syrien. Pour ceux d'entre vous qui ne l'auraient pas lu, ou désireraient le relire, je vous en donne le lien : http://www.lescrutateur.com/article-les-enjeux-du-conflit-syrien-deux-articles-importants-pour-comprendre-119776405.html

En ces heures troubles, où les évènements du moyen orient, concernent le monde entier, y compris nos petites îles françaises de la Caraïbe, il faut rester calme, ironique, lucide.

C'est ce que vous dit votre scrutateur et ami, petit philosophe, sinon « libre », du moins qui travaille à l'être.

Et la liberté de notre esprit, ce n'est pas rien, et cela, au moins, est, partiellement accessible.

 

 

Edouard Boulogne. 

 

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Claude HOUËL 07/09/2013 03:03


On veut punir le le méchant Assad, mais surtout pas le renverser, ah bon !


On veut armer les gentils rebelles qui executent et mangent le coeur ou le foie de leurs ennemis ?


Et pour eux, c'est quoi la punition ? faut des preuves ? Il n'y a qu'a lire le Monde et les média américains qui commencent à ouvrir les yeux
(http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/06/syrie-une-video-d-executions-sommaires-par-des-rebelles-fait-surface_3472548_3218.html).


Si on n'est pas convaincu on peut touts lire les rapports de ONG humanitaires pour qui 45% des morts sont du côté de l'armée !


Peut-être faudra-t-il là aussi envoyer des observateurs de l'ONU pour observer qu'il y a des méchants de tous bords ce qui ne devrait pas nous autoriser à choisir.


 


 

CH.FFRENCH 05/09/2013 18:27


La Syrie, c'est une question de gros sous, et avec le "défenseur" que nous avons à la tête de la France, nous allons nous enliser dans le sable et le sang...


On pourrait le définir, (comme on avait défini Tony Blair) comme le caniche d'Obama! Entre socialistes... le courant passe!