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Publié par Edouard Boulogne

Bidochon--L-homme-qui-croit-savoir.jpg

 

Un grand écrivain classique peut-il être démodé? Je crois que non. Mais je me trompe, peut-être!

Jean de la Bruyère est-il un écrivain classique? Je jurerais que oui, et pas seulement parce que l'auteur des Caractères a vécu sous louis XIV.

Dans les Caractères il dépeint, sous le nom d'Arrias, un certain type d'hommes, aussi creux, que vaniteux, aussi ennuyeux qu'il se croit spirituel, et ce n'est pas peu dire.

Arrias a-t-il une descendance? Que si! Et qui s'épanouit, aujourd'hui, à la télévision, où elle s'ébat sans filets, car ses admirateurs sont même payés pour l'applaudir, dans les émissions ad hoc, où les mêmes mercenaires braient et clabaudent, quand, par hasard un Sethon, qui se serait compromis dans de tels mauvais lieux, lui apporterait la plus discrète des contradictions.

Cette descendance, nous pouvons donc l'entrevoir dans les émissions de Ruquier, et autres compères d'acabits homologues, jacassante, caquetante, se gobergeant, secouée de spasmes orgasmiques quand elle s'écoute, se congratule, se caresse, tels les gitons du grand Pétrone dans son Satyricon, sûre de n'être point dérangée par les sobres remarques d'un Sethon qui n'aura pas été invité, sauf pour une mise à mort programmée, exécutée par les mercenaires niais du parterre.

Ses membres : lecteurs certains, mais cachés, des magazines les plus vulgaires, lecteurs avoués du Monde, ou mieux, du Monde diplomatique, nos modernes Arrias sont fidèles aux traits les plus saillants de celui de La Bruyère, dont je propose, ci-dessous, l'immortel portrait littéraire, et dont je crois avoir trouvé l'image synthétique la plus véridique, qui orne cet article, en son début, la perruque en moins.

Le cadre du tableau, peut n'être pas le même, plus démocratique aujourd'hui. Mais l'homme ne change pas dans le temps, tel qu'en lui-même l'éternité le fige.

Si le classique est celui, qui sait découvrir sous les masques, les immortelles essences, il est assuré dès lors, lui aussi, de l'immortalité. Pour la joie du petit nombre, au sourire discret, contemplant l'éternel, lui aussi, dîner de cons.

Mais, signe des temps, sur les plateaux de toutes les TF1 de l'univers, Arrias sera connu sous le nom "charmant" et si approprié, si moderne et tellement adéquat de Bidochon.

 

LS.

 

Portrait d'Arrias, par Jean de La Bruyère :

 

 

« Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraitre ignorer quelque chose. On parle à table d'un grand d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des moeurs de cette cour, des femmes du pays de ses lois et de ses coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur : "Je n'avance rien, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache original : je l'ai pris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance." Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque que l'un des conviés lui dit : "C'est Sethon à qui vous parlez, lui même, et qui arrive fraichement de son ambassade."

 

XXIème siècle : L'Arrias, plus connue sous le nom de la Bidochonne ( prononcer à la grecque ).  z8047501W-Minister-Roselyne-Bachelot-Narquin.jpg

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Molière ? 23/01/2014 19:08


Ecologie humaine, tradition et bio - diversité


De Théophraste à La Bruyère et de tous les "gens" à Jean-Baptiste,  n'est ce pas un jeune professeur de français dans les années...les années... les années  70 ? ... se
plaisant à comparer le caractère d'Alceste à
Philinte :                                     
                                
Mon Dieu... des moeurs du temps, mettons nous moins en
peine                              Eh!! Et je
crois qu'à la cour,de même qu'à la
viille,                                                           
Mon flegme est philosophe,  autant que votre bile !   


Ah! cette grande raideur des vertus des vieux ages...

Le Coq 21/01/2014 05:11


Mon cher Edouard, pour autant que tu sois et, que ton organisme-cellulaire soit en capacité de croire : un organisme enfant disant je crois donc j’éprouve une sentimentalité religieuse, ce
qui par arrêt sur image est abusivement interprété par des bébés vieillissants en exprimant que lesdits organismes biologiques homoïdes : donc de formes « humaines », ont une
religion. Mon cher Edouard de nationalité culturelle gauloise-françoise toute différente de notre identité biologique, Sur la forme planète de NOM terre, se demander si undit organisme biologique
en l’état d’organisme-écrivain disparu, ayant professé desdites activités biologiques rédactionnelles peut toujours être qualifié de grand organisme-cellulaire écrivain classique et,
cérébralement chercher à savoir s’il peut-il être démodé, est une réflexion cérébrale des plus pertinente ! Je partage votre, ton, point de vue cérébral ! Les vibrations cérébrales
transférées sur des supports mémoriels livresques continuent à nous parler dès que nos formes cerveaux hémisphériques en relisent l’enregistrement. Puisque tu as encore la capacité biologique de
croire, il est fort probable que ton dit cerveau ne se trompe pas !


 


Christian


Ce n’est qu’undit prénom imaginaire et…je ne l’ai pas choisi, d’ailleurs ma Moma qui comme toutes les Momas de la planète de NOM terre est celle qui m’a reproduit sexuellement dans sa forme
ventre matricielle : en d’autres termes, pas de Momas  sur ladite planète pas de Popas émergents d’une poche des eaux atomiques maternelle, d’où
l’invention du conte des mille et un jours adamique ; d’ailleurs ma Moma biologique cellulaire, elle aussi disparue d’un cancer cellulaire généralisé, souhaitait me prénommer Philippe.