Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

N'oublions pas Haiti.

Haiti


Paris, le 15 mars 2010 — Suite au tremblement de terre en Haïti qui a sévèrement touché la majorité des établissements universitaires haïtiens, tant sur le plan matériel qu’humain, l'Agence universitaire de la Francophonie a décidé de réorganiser son dispositif d'intervention sur place afin de l'adapter au nouveau contexte de l'enseignement supérieur du pays.

Ainsi, l’AUF va mettre en place à Port au Prince deux entités distinctes qui dépendent directement du rectorat de l’Agence, à savoir :

· Une délégation pour l'enseignement supérieur en Haïti ayant pour mission d'accompagner les universités haïtiennes dans la mise en œuvre de nouveaux projets. Un délégué sera nommé prochainement.

· L’Institut « Aimé Césaire » remplaçant l’Institut francophone pour la gestion dans la Caraïbe (IFCAR), créé en 2006, à l’initiative de l’Agence universitaire de la Francophonie et du gouvernement d’Haïti. Sous cette nouvelle dénomination, l’institut jouera un rôle important dans la conception et le suivi de nouveaux projets de formation dans diverses disciplines. Provisoirement délocalisé à l'université des Antilles-Guyane à Fort-de-France (Martinique), il va également permettre aux étudiants inscrits cette année, d'achever leurs études. Enfin, sa mission sera redéfinie, afin de répondre aux besoins en formation exprimés par les universités haïtiennes. M. Kinvi Logossah est confirmé dans ses fonctions de directeur de l'Institut.

Si les infrastructures ont été détruites ou lourdement endommagées, ces deux initiatives en faveur d’une reprise rapide de la vie universitaire dans le pays, deux mois seulement après le séisme, offrent de nouvelles perspectives à la jeunesse estudiantine haïtienne.

Parallèlement, dans la perspective des prochaines Assises Internationales pour la reconstruction du système universitaire haïtien qu’elle organise les 25 et 26 mai prochain, l’AUF a participé à deux événements majeurs visant à rassembler des éléments concrets sur ce sujet :

· la réunion, à Saint-Domingue (République Dominicaine), les 25 et 26 février dernier, de la Conférence régionale des Recteurs, Présidents et Directeurs d’Institutions universitaires, membres de l’AUF dans la Caraïbe (CORPUCA). Cette réunion de la CORPUCA a permis de dresser un premier état des lieux des besoins des universités haïtiennes pour le court, le moyen et le long, terme en matière d’équipement, de fonctionnement des universités et de pédagogie.

· la rencontre universitaire France-Haïti qui s’est déroulée les 11 et 12 mars au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche avec les différents acteurs de la communauté académique et scientifique. L’objet de la rencontre était double :

- accueillir une délégation haïtienne de haut niveau pour établir un état des lieux de l’enseignement supérieur en Haïti après le séisme et exprimer les besoins pour sa reconstruction ;

- formuler des éléments de stratégie pour la reconstruction, et même une refondation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et préciser les attentes des établissements universitaires et de recherche par rapport aux partenaires institutionnels et financiers.

« Ces différentes rencontres en faveur de la réédification du réseau universitaire haïtien ont pour objectif », comme l’explique Bernard Cerquiglini, le Recteur de l’AUF, « de permettre une reprise rapide des activités des universités et d’éviter la fuite des compétences du pays, en réfléchissant, dès maintenant, aux moyens à court, moyen et long terme, qui peuvent être mis en œuvre pour y répondre. Elles constituent, à ce stade, une ébauche de mobilisation solidaire en faveur de la population universitaire haïtienne ; ébauche qui sera couronnée par un autre événement aussi symbolique que capital pour Haïti : les Assises internationales des 25 et 26 mai 2010 à Montréal, en vue d’établir, avec l’ensemble des partenaires impliqués, un véritable plan d’action sur ce thème. »

La Communauté francophone, et l’AUF en particulier, apporte donc, sur le plan éducatif, un soutien d'envergure et à long terme pour Haïti qui vient compléter un dispositif de reconstruction et de développement plus global du pays.

Guitard.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article