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Publié par Edouard Boulogne

Récuser à l'intérieur de la droite, cette fraction trop importante : droite honteuse, désireuse, sottement, par ce qu'elle croit être une suprême habileté, de jouer « gauchiste », pour gagner quelques voix, c'est une bonne habitude du Scrutateur. Aussi, ce dernier est sottement qualifié d'extrémisme, par la gauche, et bien entendu, par ceux de la pseudo droite qui tentent de justifier ainsi leur sottise couarde.

Dans une revue des années 1950, La Parisienne, Pierre Boutang analysait ainsi le phénomène : «  La droite, quand elle n'est pas bête, ni tout à fait inconsciente, est gênée aux entournures; elle a honte, honte de ce que la gauche lui assigne comme motif de honte. (…) Elle a longtemps cru qu'elle devait en dire et penser le moins possible, et garder cyniquement les leviers de commande. Son expression politique serait donc la plus anodine, de peur de donner prise à la gauche si pure, pour qui la représentation et la défense d'intérêts est toujours officiellement un péché contre l'esprit et la République ».

Hélas, plus d'un demi siècle plus tard, les choses n'ont guère changé. Et l'on en pourra juger d'après cet article du monde sur la campagne électorale à Paris.

LS.






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Le Monde.fr | 08.01.2014  

 

Enarque, auteur, créateur en 2006 de La Diagonale, club de « sarkozystes de gauche », et l'un des 21 vice-présidents du groupe UMP au Conseil de Paris, dont il est élu pour le 17e arrondissement, Thierry Coudert choisit de soutenir la candidate socialiste à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo.

Vous avez été directeur de cabinet de Kofi Yamgnane, un ministre de gauche, et de Brice Hortefeux, un ministre de droite. Pourquoi apporterdésormais votre soutien à Anne Hidalgo ?

Thierry Coudert : Ma décision part du fait qu’'en 2008, Françoise de Panafieu, candidate de la droite à la mairie de Paris, m'’avait proposé de participer à cette élection au titre de l’'ouverture, pour apporter un peu de renouveau à la droite traditionnelle. Je suis donc devenu conseiller de Paris et j'’ai pris des positions sur les questions sociétales, comme le mariage pour tous ou le vote des immigrés, semblables à celles de la gauche. J'’ai aussi beaucoup travaillé sur les questions culturelles, pris la défense des collectifs d’'artistes, etc.

C’'était devenu une tradition d’'exprimer ma différence. En décembre 2013, j'’ai voté le budget de Bertrand Delanoë parce que j'’ai considéré que la droite n'’avait pas suconstruire une alternance crédible à la politique du maire de Paris, qui est certes perfectible mais pas mauvaise. La droite a perpétué ses divisions et n'’a pas travaillé les sujets de fond.

Nathalie Kosciusko-Morizet n’'est-elle pas susceptible d’'apporter un renouveau à cette droite que vous décrivez ?

Je la connais depuis très longtemps et ses qualités intellectuelles sont réelles. Mais, aujourd’'hui, je constate que cette campagne présente un caractère un peu loufoque, qui ne contribue pas à la clarté du débat municipal et démocratique. Anne Hidalgo a une vision de Paris, et des qualités de gestionnaire dont elle a fait preuve en tant que première adjointe. NKM n’'est moderne que dans la forme, elle a repris les vieux poncifs de la droite traditionnelle. Et elle fait une campagne de « looks », pas de débats d’'idées, ce qui donne libre cours aux batailles d’'egos.

Ce n'’est pas mon cas, car je n’'ai pas demandé à être sur les listes de NKM, ni dans le 17e arrondissement, ni ailleurs. On ne peut donc pas me renvoyer à la posture d’'un aigri qui n’'aurait pas eu de place sur une liste. La seule qui apporte à la fois un bilan, une vision de l’'avenir, et une crédibilité dans la fonction de maire, c’'est Anne Hidalgo.

Les programmes des deux candidates vous paraissent-ils si différents ?

J’'estime important de m'’engager dans cette dernière ligne droite parce qu’'il y a un risque avec Nathalie Kosciusko-Morizet qu’'un certain nombre de politiques soient remises en cause. Je pense notamment à la place de la voiture dans la capitale : Bertrand Delanoë a raison de dire qu’'avec elle, il y aurait une Restauration. Il faut au contraire aller plus loin, et Anne Hidalgo a les qualités pour le faire.

 

 



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