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Publié par Edouard Boulogne

Martinique : Claude Lise en désarroi.

 

Ces messieurs commencent à mesurer les conséquences de leur légéreté et de leur incompétence.LS. 

 

Claude-Lise.jpg ( Claude Lise ).

 

Evolution Institutionnelle dans les Départements d’Outre-mer

 

A tous ceux qui prônent une voie hors du droit commun,

A tous ceux qui traitaient les Guadeloupéens de frileux et de retardataires pour n’avoir pas suivi :

Saint-Martin et Saint-Barthélemy  en 2003, la Martinique et la Guyane en 2010

 

Je dédie cet appel ( au secours ) de Claude LISE

publié dans le magazine « POLITIQUES PUBLIQUES »

 

Amédée ADELAIDE
Président de CSLR

« Claude Lise : "je demande qu’on respecte le vote des martiniquais"

Publié le 21/09/2010 par le magasine « POLITIQUES PUBLIQUES » 

Cet appel de Claude Lise, Président du Conseil Général de la Martinique fait suite à la séance de restitution des travaux de la commission mixte sur la collectivité unique. Au-delà des remous provoqués par le discours du Secrétaire général du PPM Didier Laguerre (http://www.politiques-publiques.com...) le 16 septembre 2010, c’est la position du PPM - jugée plus qu’ambigüe - que dénonce ici Claude Lise. 

"Je demande qu’on respecte le vote des Martiniquais qui se sont exprimés le 24 janvier dernier en faveur d’une collectivité unique dans le cadre de l’article 73 de la Constitution française.

Or j’entends depuis quelques temps qu’il s’agirait d’une collectivité « sui generis » qui, selon moi est un OINI, un Objet Institutionnel Non Identifié.

« Sui generis » cela veut dire quoi ? 

Generis, en latin, cela veut dire : genre, espèce ; et Sui est un pronom qui veut dire : à soi, qui n’appartient qu’à soi.

« Sui generis » cela veut dire que c’est quelque chose qui n’a pas son pareil, c’est quelque chose d’absolument singulier.

Ce que propose aujourd’hui le Président du PPM, c’est ce que j’appelle un O.I.N.I, un objet institutionnel non identifié. Cela me parait très préoccupant parce qu’à partir du moment où vous comprenez que ce cas de figure n’existe nulle part, ce qui n’était pas le cas du 74 qu’on a présenté comme très dangereux, il faut savoir que nous devrons aussi entrer en négociation avec Bercy, le ministère des finances, sur chaque dotation financière, puisque le cadre « sui généris » devrait appeler à reconsidérer aussi l’ensemble de nos ressources.

Le vote des Martiniquais a été pourtant très clair, même s’il ne correspond pas avec ce que j’avais souhaité, je m’incline et le respecte démocratiquement. Cela consiste à rester dans le droit commun avec une assemblée unique et une collectivité unique rassemblant les compétences du Conseil général et du Conseil régional. Donc, bien evidemment les ressources des deux collectivités.

Or, qu’entendons-nous du PPM ? 

Alors que le président de la république et la ministre de l’outre-mer affirmaient pendant les élections que :

 premièrement, si les Martiniquais choisissaient l’article 74, il devrait avoir une loi organique pour préciser la gouvernance institutionnelle, et certains d’ailleurs ont exploité la notion de loi organique comme dangereuse, pour faire peur aux électeurs ;

 et deuxièmement, si les martiniquais choisissaient le 24 janvier, le simple aménagement institutionnel qui consiste à juxtaposer les compétences du département et de la région, ce sera une loi ordinaire.

Alors que les Martiniquais ont fait le deuxième choix le 24 janvier 2010, on nous dit aujourd’hui qu’il y aura une loi ordinaire plus une loi organique.

Allez comprendre quelque chose !!!

Nous sommes en permanence confrontés à ces discours confus qui n’augurent rien de positif pour l’avenir de la Martinique."

Claude Lise Sénateur Président du Conseil Général de la Martinique »

 

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