Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Mariage-gay-Femen-violence.jpg ( Tout le raffinement de la nouvelle culture ! ). 

 

Dans ce blog, sur la question du fameux « mariage pour tous » ( et à l'arrière plan de la « question homosexuelle » ) nous avons pris position, toujours de façon argumentée, en refusant de tomber dans les pièges qui nous nous sont tendus. Si le mariage homosexuel doit être refusé, ce ne doit pas être au nom de préjugés d'un autre âge, dirigés contre les Pédés, les « fiottes », etc.

Ce genre « d'argumentation », totalement dépourvu de charité, et surtout extrêmement stupide, ne peut avoir pour résultat, que le contraire de ce qu'on prétend vouloir, c'est à dire de rejeter les homosexuels dans les rangs de ceux qui prétendent ( au nom d'arguments faiblards et surtout mensongers ) instaurer ledit mariage, et aussi susciter dans un vaste public un mouvement de solidarité ( naïf ) envers, soi-disant les supposées victimes d'une chasse à l'homo, mais, en fait, pour le fameux mariage, dont la plupart ne veulent pas. Un Xavier Bongibault, fondateur de l' association "+ Gay sans mariage", le rappelle avec constance, ce qui lui vaut les insultes et menaces des lobbies qui s'avancent masqués de bonnes intentions et, comme Tartufe, précédés de paroles aussi «  généreuses » qu'hypocrites.

Ils nous parlent du droit d'aimer. Mais qu'est-ce que cet amour dont il nous parlent?

Beaucoup se laissent piéger par la confusion trop fréquente entre le désir amoureux ( en réalité sexuel ), qui s'évanouit à la première jouissance obtenue, ou avec le "sentiment amoureux", si fugace, comme les nuages les plus harmonieux sous la poussée des brises d'altitude.

L'amour, qui existe, mais beaucoup plus rare qu'on ne croit, est toujours quand il advient, le résultat d'une construction, d'un projet, d'une ascèse quotidienne de gens lucides sur la fugacité des sentiments spontanés, et juvéniles. Et l'on peut se demander si ce n'est pas plutôt " d'amitié amoureuse" qu'il conviendrait de parler, terme plus précis que "l'amour, l'amour", chère à Carmen, et à tant d'adolescents, parfois attardés. 

Les familles qui ont « réussies » sont celles où l'on ne ment pas, où l'on ne se ment pas, où "l'amour" se conçoit dès le début ( avec plus ou moins de lucidité, et l'éducation à l'amour est alors d'une importance capitale, par des parents dont l'exemple est plus décisif que les discours les plus élaborés ) comme une oeuvre à accomplir. Et c'est peut-être cela qui fait que parfois de vieux couples peuvent s'aimer davantage que les couples de jeunes moineaux roucoulant, le jour de leurs épousailles, devant les objectifs des photographes.

C'est sûrement ce que voulait dire Denis de Rougemont dans son beau livre L'amour et l'occident, quand il écrivait que « l'amour est le mortel ennemi du bonheur ».

Et les enfants, l'ignorant, du moins pendant leurs premières années, sont des conditions nécessaires, quoiqu'insuffisantes, de l'union sacrée de leurs géniteurs ( plus précisément de leurs parents ).

On me dira que cet argument vaut pour les homosexuels. Il est permis plus que d'en douter.

L'on pourrait évoquer leur caractère volage ( plus encore que celui des autres personnes ).

Je ne me fonderai pas sur cet argument, même s'il comporte une apparence de vérité.

Je crois que l'une des principales raisons de refuser le projet de loi gouvernemental est fondé sur la stérilité biologique d'un couple homosexuel.

Un fils, une fille, sont d'abord le fruit d'un engendrement naturel, et biologique ( même si cela ne suffit pas )..

Bien sûr il y a l'adoption. Celle-ci vaut mieux pour un enfant que l'assistance publique. Il y a d'ailleurs des familles adoptives tout à fait remarquables, dont le " travail  ( l'amour ) éducatif " porte des fruits extrêmement remarquables.

Et pourtant, nous le savons tous, chez les enfants adoptés les plus « réussis » subsiste souvent, une inquiétude, un besoin, qui déclenche     la recherche, passionnée, inquiète, parfois angoissée de origines biologiques. Savoir qui était son « père », sa « mère » biologique, est, l'expérience le prouve, s'une importance capitale. D'innombrables études psycho-sociologiques, le prouvent ainsi que notre expérience personnelle, pour beaucoup. Je connais personnellement des cas, plusieurs cas.

Il y a encore beaucoup de choses à dire, et qui le sont, et mieux que je ne saurais faire dans la vidéo ci-dessous. Je vous laisse l'écouter.

Edouard Boulogne.

 

Video à voir et écouter attentivement et à communiquer au maximum à vos amis. Elle est posée, et argumentée : http://www.youtube.com/watch?v=OFFZrvZy-nw

 

Sur le sujet qui retient notre attention, je vous propose ce texte qui donne à penser, extrait du Journal de Franz Kafka ( cité par Pierre Boutang dans son grand ouvrage Ontologie du secret, - éditeur P-U-F. Edition de 1973, p. 330 )

 

« Se marier, fonder une famille, accepter tous les enfants qui naissent, les faire vivre dans ce monde incertain, et même, si pos­sible, les guider un peu, c'est là, j'en suis persuadé, l'extrême degré de ce que l'homme peut atteindre. Que tant de gens y parviennent si facilement en apparence, n'est pas une preuve du contraire. D'abord il n'y en a pas tellement qui y réussissent vraiment, et ensuite ce petit nombre ne « fait » généralement rien, mais « subit » quelque chose. Il va sans dire que ce n'est pas là ce degré extrême dont je parle, mais cela reste très grand et très respectable (d'autant plus qu'il n'est pas possible de distinguer nettement entre « faire » et « subir »). Et, en définitive, il ne s'agit même pas de ce degré extrême ; il ne s'agit que de quelque approximation lointaine, mais honnête. Il n'est vraiment pas nécessaire de prendre son vol pour arriver au beau milieu du soleil, mais il importe de ramper sur terre jusqu'à ce que l'on trouve une petite place propre où le soleil luit parfois, et où il est possible de se réchauffer un peu. ».

 

Video à voir et écouter attentivement et à communiquer au maximum à vos amis. Elle est posée, et argumentée : http://www.youtube.com/watch?v=OFFZrvZy-nw

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Claude HOUEL 17/12/2012 18:56


L'homosexualité serait-elle incompatible avec la langue française ? Pourquoi souvent utiliser les termes anglosaxons comme "gay" ou "gay pride" ? Ces accortes lesbiennes n'auraient-elles pas
été habillées avec plus de grâce par la langue de Moliére,il est vrai que même notre haute couture fiche le camps...


De même de quoi a-t-"on" peur quand on parle de mariage pour tous à la place de mariage homosexuel ? Notre belle langue est précise et le "pour tous" est trop générique à moins que cela soit
utilisé dans le but d'endormir le quidam et de lui faire avaler une grosse couleuvre...

Edouard Boulogne 17/12/2012 19:04



Entièrement d'accord avec vous, noatamment sur le caractère hideux du mot "gay" employé quelquefois par moi, pour palier l'incompréhension toujours plus grande de la langue française par
les "larges masses". 
mariage pour tous"? Hollande se garde bien de prêcher d'exemple.