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Publié par Edouard Boulogne

Le-pape-Francois.jpg

Jean-Paul II pendant la seconde guerre mondiale, était séminariste, en Pologne, nous savons dans quelles circonstances, dangereuses, et dramatiques. Tandis que les juifs, premières fournées, étaient expédiés vers Auschwitz, les catholiques, ( destinés aux fournées suivantes, du moins ceux qui persévéreraient dans leur refus du nazisme, ) subissaient des brimades quotidiennes, et déjà des persécutions. Les séminaires étaient interdits. Il en existaient pourtant, mais dans la clandestinité. Comme celui de Varsovie, séminaire secret, dont faisait partie Karol Wojtyla,

Ce séminaire secret, était abrité par le palais cardinalice de Varsovie, sous les auspices du cardinal Archevêque Sapieha. Bernard Lecomte a raconté cette vie des catacombes, sous l'occupation du monstre nazi, dans sa monumentale biographie de Jean-Paul II ( éditions Gallimard ).

L'archevêque Sapieha était prince. Prince de l'Eglise, mais prince, aussi, de par ses origines sociales.

Jean-Paul II a dit tout ce qu'il devait à cet homme d'exception, et aussi tant d'autres Polonais.

Il en fut de même pour Pie XII, aristocrate socialement, et dans ses manières. Humble serviteur de Dieu, par ailleurs, et donc des créatures humaines.

En revanche, Jean-Paul II, était d'humble origine sociale, mais il fut un prince aussi, il n'est même pas utile de préciser en quoi, ni pourquoi.

Idem pour Jean XXIII, et presque caricaturalement. J'ai eu jadis pour collègue, quelqu'un, aujourd'hui décédé, qui l'avait très bien connu en 1946, quand il exerçait, à Paris, la fonction de Nonce apostolique. Rien de compassé chez le futur Jean XXIII. Ce serait plutôt le contraire. Décontracté, jusqu'à l'excès peut-être, amoureux de bonne chère et des boissons qui l'accompagnent, presque jusqu'à ripaille ( me dit mon collègue ami ), Jean XXIII n'en fut pas moins un prêtre remarquable et un pape, qui laissa sa marque dans l'histoire. Et les dérives du Concile Vatican II ne lui sont pas dues, mais à l'éternelle tourbe dévirilisée de ceux qui ne croient jamais à la valeur de leur cause, mais à la victoire de l'ennemi, qu'on rejoint par avance, tout en gardant un pied dans l'ancienne commanderie, pour être, quoi qu'il arrive, du côté du manche.

Et Benoit XVI? Simple fils de gendarme, Benoit! Mais prince, dirait Blaise Pascal aux deux niveaux supérieurs de la hiérarchie des Ordres ( voir plus bas ) : l'Ordre de l'Esprit, et celui de la Charité.

Et voici Le Pape François. Son comportement indique son attention la plus grande à la simplicité des manières. Cela est chrétien, non « plébéïen ». Hors le monde de la représentation sociale ( qui exige de la hauteur, et du prestige, car les peuples aiment que leurs élites les représentent dignement, - mais il ne faut pas confondre la grandeur et l'apparat. Cf Blaise Pascal, encore, et bien d'autres : Machiavel, CH de Gaulle, etc ), la simplicité est toute chrétienne, comme l'a montré le roi Louis IX ( St-Louis ) et tant d'autres princes chrétiens.

Le pape François a donc choisi un style dépouillé, convenant sans doute à son tempérament, mais aussi au style qu'il veut donner à son pontificat, et qui n'est pas contraire au message de l'Evangile.

Des medias ont voulu en faire un pape « socialiste » gagné aux idoles de la modernité.

Je crains que ces messieurs ne se trompent, qu'ils prennent leurs désirs pour la réalité. Peut-être même et cela se vérifiera très vite, le nouveau pape sera-t-il plus dangereux pour le matérialisme pourrisseur de l'Europe, le socialisme démagogique, et les adorateurs du Veau d'or, que son prédécesseur, et sera-t-il d'autant plus haï par la meute. ( « Tous ensemble! Tous ensemble ! », air connu ).

Qu'on en juge par cet article du Figaro, qui ajoute quelque lumière sur le nouveau successeur de St-Pierre.

Prions pour qu'il ne s'agisse pas d'un artifice créé par celui que l'on sait, et dont Baudelaire disait qu'il n'était jamais plus dangereux que lorsqu'il a réussi à faire croire qu'il n'existe pas.

 

Le Scrutateur.

 

( I ) Ce que pense le pape François du mariage gay et de Satan

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/27/01016-20130327ARTFIG00641-ce-que-pense-le-pape-francois-du-mariage-gay-et-de-satan.php?m_i=QdPQj2WLDJdPPxzHU6rbp5_3cx4sudMMtpIl9zADZMRROxfkw

 

 

 

( II ) La distinction des trois ordres, selon Blaise Pascal.

pensees-blaise-pascal.jpg

 

« La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité car elle est surnaturelle.

Tout l’éclat des grandeurs n’a point de lustre pour les gens qui sont dans les recherches de l’esprit.

La grandeur des gens d’esprit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à tous ces grands de chair.

La grandeur de la sagesse, qui n’est nulle sinon de Dieu, est invisible aux charnels et aux gens d’esprit. Ce sont trois ordres différents, de genre.

Les grands génies ont leur empire, leur éclat, leur victoire et leur lustre, et n’ont nul besoin des grandeurs charnelles où elles n’ont pas de rapport. Ils sont vus, non des yeux mais des esprits. C’est assez.

Les saints ont leur empire, leur éclat, leur victoire, leur lustre et n’ont nul besoin des grandeurs charnelles ou spirituelles, où elles n’ont nul rapport car elles n’y ajoutent ni ôtent. Ils sont vus de Dieu et des anges et non des corps et des esprits curieux. Dieu leur suffit.

Archimède sans éclat serait en même vénération. Il n’a pas donné des batailles pour les yeux, mais il a fourni à tous les esprits ses inventions. Ô qu’il a éclaté aux esprits.

J-C, sans biens, et sans aucune production au dehors de science, est dans son ordre de sainteté. Il n’a point donné d’inventions. Il n’a point régné, mais il a été humble, patient, saint, saint, saint à Dieu, terrible aux démons, sans aucun péché. O qu’il est venu en grande pompe et en une prodigieuse magnificence aux yeux du cœur et qui voyent la sagesse.

Il eût été inutile à Archimède de faire le prince dans ses livres de géométrie, quoiqu’il le fût.

Il eût été inutile à N-S.J-C. pour éclater dans son règne de sainteté, de venir en roi, mais il y est bien venu dans l’éclat de son ordre.

Il est bien ridicule de se scandaliser de la bassesse de J-C., comme si cette bassesse était du même ordre duquel est la grandeur qu’il venait faire paraître.

Qu’on considère cette grandeur-là dans sa vie, dans sa passion, dans son obscurité, dans sa mort, dans l’élection des siens, dans leur abandonnement, dans sa secrète résurrection et dans le reste. On la verra si grande qu’on n’aura pas sujet de se scandaliser d’une bassesse qui n’y est pas.

Mais il y en a qui ne peuvent admirer que les grandeurs charnelles comme s’il n’y en avait pas de spirituelles. Et d’autres qui n’admirent que les spirituelles comme s’il n’y en avait pas d’infiniment plus hautes dans la sagesse.

Tous les corps, le firmament, les étoiles, la terre et ses royaumes, ne valent pas le moindre des esprits. Car il connaît tout cela, et soi, et les corps rien.

Tous les corps ensemble et tous les esprits ensemble et toutes leurs productions ne valent pas le moindre mouvement de charité.

Cela est d’un ordre infiniment plus élevé.

De tous les corps ensemble on ne saurait faire réussir une petite pensée. Cela est impossible et d’un autre ordre. De tous les corps et les esprits on n’en saurait tirer un mouvement de vraie charité, cela est impossible et d’un autre ordre surnaturel ».

 

Pascal. Pensées. L.308. B. 793.

 

( III ) Deux liens remarquables sur Blaise Pascal :

 

 

( A )http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Maitres-de-vie/Blaise-Pascal

 

( B )http://agora.qc.ca/Dossiers/Blaise_Pascal

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Tartempion 29/03/2013 19:37


Scrutateur,


pour éviter d'ajouter (le Pape, évidemment!) il vous suffirait de toujours orthographier l'autre "Fronçois"