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Publié par Edouard Boulogne

LKP contre Haiti blessée.  


Elie-le-magnifique.jpg ( L'ineffable Elie Domota )..
 

 


Ce 23 janvier 2010, le LKP et son leader sinistre Elie Domota, prétendent aider Haiti.
Pour ce faire, ces messieurs commencent par dénigrer l'aide internationale, en particulier l'aide américaine et l'aide française.
A les entendre le tremblement de terre lui-même serait l'oeuvre de "l'exploitation coloniale" ( ce produit de leurs fantasmes de névrosés pour quelques-uns, de salopards pour les autres (je pèse mes mots), mais il faut appeler un chat par son nom).
La réalité est que la clique à Domota, politisée au dernier degré est insensible à la souffrance des hommes. Plus exactement elle ne s'y intéresse que dans la mesure où elle est exploitable dans le sens  de l'augmentation et l'exaltation de leur volonté de puissance.
Cette clique, pourrie jusqu'aux os,  de marxisme ( et de haine anti occidentale), ne rêve que de prendre le pouvoir, en Guadeloupe, en Martinique, en se servant au besoin de la souffrance des Haitiens, utilisés au profit de leurs passions politiques ( et souvent racistes).
C'est ainsi que leurs homologues Haitiens, dès 1804 dans cette malheureuse île, ( tragiquement coupée de sa métropole ) opérèrent pour installer sur les ruines de l'ancienne colonie, un pouvoir néo esclavagiste coloré au détriment de la grande majorité des paysans noirs, afin de les asservir, (sous le couvert des grands principes!). Et ceci n'a cessé de durer de de 1804 à nos jours, jusqu'aux Duvalier et autres "pè" Aristide (encore un bon "Samaritain", selon la formule d'un célèbre "humoriste" - et faux jeton! ). 
Ces considérations me conduisent à rééditer le texte ci-dessous, qui constitue l'un des chapitres du livre que j'ai publié en 1989, sous le titre « France, garde-nous » aux éditions Albatros, et dont il reste quelques exemplaires disponibles à la Boutique de la presse, -celle qu'ils n'ont pas incendiée! Il va sans dire que ces lignes s'adressent à tous les Guadeloupéens, qu'ils soient noirs, blancs métropolitains, indiens, métis, blancs créoles. Il va sans dire. Mais cela va encore mieux en le disant. Vous comprenez bien pourquoi, lecteurs, mes amis, mes frères!

De tels textes demandent pour être lus, de l'attention et du temps. Je crois qu'il faut le prendre.
Je le dis notamment à mes jeunes lecteurs, souvent un peu pressés, (c'est de leur âge), et paresseux. La paresse c'est très mal (ah! ces anciens profs!!!). Mais si les évènements que nous vivons doivent, lorsqu'ils auront été maîtrisés, comporter quelque chose de positif, ce sera d'avoir fait comprendre à ceux qui s'endormaient peut-être un peu trop dans le bien être dangereux de la société de consommation, que toute société est fragile, qu'elle ne tient que par des élites, vigilantes et lucides, au service des autres, et pas au service des seules satisfactions immédiates. Il n'y a pas que les tremblements de terre qui menacent la Guadeloupe, ou la Martinique, et il n'y a pas que les édifices de béton qui doivent être construits selon « les normes ».

 E.Boulogne).



Le “Noirisme” : idéologie des nouveaux esclavagistes.



II y a quelques mois, le soulèvement d'une partie de la population d'Haïti, la chute du duvaliérisme, la fuite de Jean-Claude Duvalier, et son installation en France, faisaient la Une des journaux. Pour comprendre ces événements, il importe de regarder au-delà des reportages superficiels de la station RFO ou des articles d'une certaine presse tiers-mondiste bien pensante.

J'ai été personnellement conduit à relire une bien intéressante brochure publiée il y a une dizaine d'années sous la signature de Jacqueline Lamartinière et intitulée : Le noirisme, essai sur la négritude et son utilisation dans le contexte haïtien '. (Publié par le Mouvement haïtien de libération).


  1. Haïti : une technique de l'esclavage.

     

    C'est du point de vue marxiste que Mme Larmartinière se livre à une impitoyable dénonciation de l'exploitation de l'homme par l'homme en Haïti, à partir d'une idéologie qu'elle appelle le « noirisme », dont elle dégage, non sans lucidité souvent, les principaux thèmes et la finalité. Le noirismc, c'est d'abord l'idée d'une radicale altérité de l'homme noir, d'une essence nègre. Il y a deux ans, un jeune Noir guadeloupéen indépendantiste manifestait lors d'une réunion du Cercle Saint-Exupéry -(Cercle de réflexion que je patronnais, dans les années 1970 et 80, destiné à des étudiants et grands lycéens),son refus inconditionnel de toute musique occidentale et son abandon total au gros ka (assimilé par lui à la musique africaine). « Ceci, me disait-il dans la pure ligne de feu l'idéologie nazie, parce que cette musique est nègre et inscrite dans mes gènes. »


Ce bon jeune homme participait de l'idéologie noiriste et au propos de J.-C. Dorsainville cité par Mmc Lamartinière, et évoquant le moi nègre : « C'est en effet le moi des déterminations obscures de la race, ce moi auquel il ne faut pas un grand nombre de coups de grattoir pour réveiller chez l'Haïtien le plus infatué de sa culture occidentale, l'Africain endormi. »

A partir de ce type du nègre fondamental (comme jadis les nazis partaient des types fantasmatiques de l'Arien pur ou du juif éternel) se développent un certain nombre de thèmes, choisis par Duvalier père et les idéologues qui l'ont porté au pouvoir. Jacqueline Lamartinière les énumère. Ce sont (p. 36) le débat autour du créole, la promotion d'une renaissance culturelle nationale, la recherche de l'identité de l'homme noir haïtien.

Le culte vaudou est également exalté comme facteur de cohésion sociale, de résistance de l'essence fondamentale du peuple nègre haïtien aux influences culturelles extérieures. Autre thème du noirisme, montré par Jacqueline Lamartinière, la présentation de la société haïtienne comme d'une société scindée en deux groupes fondamentaux, les blancs exploiteurs et les gens de couleur exploités, ou comme l'écrivait encore Jean-Claude Dorsainville : « La classe des esclaves, et celle des affranchis, était composée de Noirs et de mulâtres. La classe des Blancs composée de grands Blancs et de petits Blancs. »

Lamartinière n'a pas grande difficulté à démasquer la supercherie qui se dissimule sous le noirisme. Par exemple remarque-t-elle, si l'exploiteur est blanc par nature et le Noir exploité, alors l'ouvrier petit blanc est un exploiteur capitaliste du fait de la couleur de sa peau, mais « on ne doit pas s'étonner que le grand propriétaire noir Dumarsais Estime, se soit converti en un "petit paysan des Verrettes". De même, le vaudou comme instrument de libération n'est qu'une supercherie : "Les 19 ans de pouvoir duvaliériste ont démontré comment le vaudou est utilisé par la classe dominante (noire) pour maintenir, non seulement les masses, mais aussi des couches d'intellectuels dans son giron. La preuve en est l'exaltation des chansons et cérémonies vaudouesques, la mise en vogue des danses populaires, des récitals de poésie de la négritude et la portée à l'écran de l'œuvre de Jacques Roumain : Gouverneur de la rosée." ».

Le noirisme aurait pour finalité dans l'esprit d'une élite haïtienne de couleur, et ceci bien avant l'arrivée au pouvoir de Duvalier, de « remplacer le fouet blanc, par le fouet noir ». C'est en terme de lutte de classes et non de races qu'il convient de poser les problèmes, en Haïti comme ailleurs, poursuit J. Lamartinière, en bonne marxiste qu'elle est. L'exaltation raciste du négrisme n'est qu'une supercherie d'une classe dominante noire ou d'un groupe se préparant à la prise du pouvoir dans un pays à majorité noire, pour mieux tenir et manipuler les masses dominées. « Toutes ces fadaises noiristes n'ont qu'un seul but : démontrer aux masses, leur faire admettre que le Blanc est l'ennemi, que le Noir est l'ami, qu'elles doivent se laisser diriger de préférence par les Noirs portant ainsi un coup fatal aux revendications populaires et à la lutte des classes. »

Je dirai plus loin en quoi je me sépare de Mme Lamartinière mais son analyse ne manque pas de pertinence sur de nombreux points, et vérification expérimentale peut en être faite en Haïti et ailleurs. Dans la période d'intense déstabilisation que traverse actuellement le monde, chacun, homme de race noire ou non doit être attentif à l'usage pervers qui est fait du « noirisme ».

Il n'est pas jusqu'à la théologie qui ne serve de véhicule à cette idéologie pernicieuse avec l'essai de constitution d'une « théologie noire ». L'un de ses théoriciens, James Cône écrit : « Si le Christ est blanc et non pas noir il est oppresseur et nous devons le tuer (...). Dieu lui-même ne doit être connu qu'en tant qu'il se révèle dans sa négritude », et plus loin : « Ce n'est pas aimer que d'accepter l'être blanc (...). Aimer c'est prendre parti contre les Blancs. »

Etrange théologie, vraiment, surtout pour des gens qui n'ont pas de mots assez durs (justifiés cependant sur ce point) pour condamner le racisme blanc quand il existe. (Sur ce point, cf. la revue Confrontation, n" 12, article de Rémi Perrin : « l'Idéologie noire », cf. aussi La Pensée catholique, n" 216, article du professeur Hoffmann : "la Négritude" implique-t-elle une théologie particulière ? »).



  1. En Guadeloupe : les néo-esclavagistes sont à l'œuvre





L'observateur de l'actualité en Guadeloupe durant ces dernières années, n'aura pas manqué d'être frappé par la concordance fréquente des thèmes du noirisme haïtien et de ceux des mouvements indépendantistes guadeloupéens (et en général dans les DOM-TOM) : le Parti communiste guadeloupéen mais aussi les « nationaux populistes » de l'UPLG, du MPGI, de Combat ouvrier, etc. Une chose frappe dès l'abord, c'est l'effort de racialisation constant des rapports sociaux en Guadeloupe.

L'extraordinaire montage raciste de l'affaire Faisans (avec la complicité du gouvernement socialiste), est suffisamment frais dans toutes les mémoires pour que je n'y revienne pas. Par ailleurs, les exemples abondent. Un conflit du travail éclate-t-il entre un employé noir et un patron noir ? Ce dernier est traité de nègre à blancs et de valet du colonialisme. Le patron est-il blanc ? Combat ouvrier lance un « appel à la population noire ».

Un journal séparatiste de Guadeloupe traite les blancs créoles de « poux accrochés au flanc de la Guadeloupe ». Le même journal compare les militaires métropolitains en Guadeloupe à des « champignons sur le fumier », sans que, bien entendu, la LICRA ou la Ligue des Droits de l'Homme, n'entament aucune pousuite contrece périodique basse-terrien, au titre des lois antiracistes. Les radios indépendantistes s'en donnent à cœur joie et les slogans les plus écœurants tapissent les murs de nos villes, tracés par les mêmes mains, de la même écriture. Comme en Haïti, la langue créole est employée comme arme de combat dans la guerre subversive. Elle n'est pas considérée par les séparatistes, pour ce qu'elle est, une des langues romanes, objet d'étude et de promotion de notre patrimoine régional, mais contre toute évidence, comme une langue « nationale guadeloupéenne », jugulée, opprimée par le « colonialisme français ». Dans des dizaines d'articles, mais aussi sur les antennes des radios séparatistes et même celles de la radio d'Etat RFO des « journalistes » plus agents provocateurs que journalistes, l'utilisent systématiquement sur un ton agressif et blasphématoire.(Guadeloupe 2000 a consacré un de ses numéros spéciaux au créole. Ce numéro spécial contient le seul sondage d'opinion scientifique qui ait été fait en Guadeloupe sur notre langue régionale (cf. Guadeloupe 2000 — magazine n° 88 — juin 1983). Ce sondage a été repris avec notre autorisation par la revue Eludes créoles publiée par l'université de Montréal dans son numéro spécial sur Créole et Education, volume 7 — n° 1 et 2 en 1984).


Faute d'existence significative, chez nous, du culte vaudou, ce sont les pratiques superstitieuses et les croyances magiques les plus rétrogrades qui, comme en Haïti sont exploitées contre toute émancipation spirituelle véritable des populations antillaises, par ces esclavagistes d'un nouveau genre que sont les séparatistes. C'est ainsi que l'on peut lire à la date du 26 octobre 1985 dans Lendépendans, journal de l'UPLG qu'il faut « que des gens de notre peuple commencent à penser qu'il faut que les Guadeloupéens utilisent toutes leurs pratiques dites magiques (dont il n'est pas prouvé qu'elles soient toutes inexplicables et inefficaces) contre l'occupant colonialiste. (Cela est) indiscutablement l'expression d'un état d'esprit favorable à la libération nationale ».

A noter qu'en Guadeloupe, le PCG, marxiste comme Jacqueline Lamartinière, participe; pourtant, allègrement à la lutte de races dénoncée comme réactionnaire par l'auteur du « noirisme ». Celle-ci, il est vrai, avait dans son étude parlé des « pseudo-marxistes » qui se révèlent très dangereux pour la vraie révolution, « car en conférant à l'idéologie dominante une vocation révolutionnaire, en substituant la lutte des races à la lutte des classes, en s'adonnant au "marronage idéologique", ils pervertissent objectivement le marxisme, c'est-à-dire l'idéologie prolétarienne » .( Cf.Le Noirisme, p. 13).


  1. La chance de la Guadeloupe et des DOM


C'est ici toutefois qu'il faut montrer ce qui nous sépare de Mme Lamartinière malgré la pertinence de certaines de ses analyses. Notre auteur, en effet, reste prisonnière de l'idéologie marxiste de la lutte des classes aussi funeste pour la liberté et l'émancipation réelle des peuples que l'idéologie raciste. « Une souveraineté politique et économique (...) n'est possible que dans le cadre du socialisme » (de type communiste) écrit-elle.

Evoquant la lutte armée dans les ex-colonies portugaises d'Afrique, et la résistance des chefs tribaux traditionnels à la mainmise sur leurs territoires des mouvements de soi-disant « libération » communiste, elle cite et approuve Edouardo Mondlave du FRELIMO quand il décla­re :« Tout chef qui est encore contre la lutte de libération est sorti de la région avant que ne se produise l'action militaire. Mais quand elle commence, ou bien ils doivent s'enfuir chez l'ennemi ou bien ils sont éliminés. »

Cela signifie par exemple qu'en Nouvelle-Calédonie, les chefs traditionnels partisans du maintien de l'île dans la France (et dans une France non communiste) n'auraient d'autre choix qu'entre la valise ou le cercueil, de même qu'en Guadeloupe les leaders « départementalistes ».

Récusant à juste titre un racisme méprisable (qu'elle ne condamne d'ailleurs pas pour des raisons morales, mais seulement à cause de l'inefficacité qu'elle lui attribue), Lamartinière opte pour un mal au moins aussi pernicieux que celui qu'elle dénonce : l'effroyable machine à broyer, terroriser, décerveler de ce communisme que l'Eglise catholique une fois de plus par la voix du pape Jean-Paul II vient de condamner sans appel. La chance de la Guadeloupe et des DOM en général, c'est d'appartenir à une grande nation libre et civilisée, d'être peuplés de citoyens tout de même plus instruits et éclairés que les pauvres Haïtiens par exemple qui, pour leur malheur, ont cessé d'être français voici deux siècles. Ces citoyens sont aussi dans leur majorité des chrétiens et même des catholiques, membres de cette Eglise, qui bien que traversée elle-même de courants troubles et dangereux, reste à notre époque l'une des forces les plus efficaces de résistance au totalitarisme, et de promotion de toute vraie libération.

Encore faut-il que ceux qui ont la charge de veiller et d'informer le fassent. Dans cette veille et ce combat contre les nouveaux esclavagistes des temps modernes, nous tiendrons notre place. Et je croîs bien que personne n'en doute.


Edouard Boulogne.



 


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SANDY DES ILES 27/01/2010 12:23


ceci messieurs dames est un beke qui ecris;
quelqu un pour qui l apparteid a sa raison d etres - les 30 millions d euros faits par son clan avec le sang de ses cousin creoles noirs
ne vous laissez pas abuser par ces tissus d ineptie; quand on semarrie a sa cousine germaine depuis 400 ans; c des choses qui arrivent ...


dolto 23/01/2010 15:58



HAITI : Organiser le pays au plus vite avec qui et comment !


que certains le veuillent ou pas les américains sont maitres de la situation en HAITI !
Réunion d’urgence. Lundi, les “pays amis” d’Haïti, dont les Etats-Unis, la France et le Brésil, tiendront à Montréal une réunion d’urgence pour coordonner leur aide et pour préparer une
conférence sur la reconstruction du pays, en mars. Washington joue un rôle prépondérant dans l’organisation des secours. Les militaires américains devraient être près de 20 000 dimanche en Haïti
et au large de l’île.


Qui doit diriger la reconstruction d’Haïti?


À quelques jours de la conférence de Montréal, l’idée d’un plan Marshall pour Haïti fait son chemin, mais la forme que prendra la gouvernance politique du pays se complexifie. Un nombre
grandissant de pays et d’organisations internationales se disent prêts à diriger la reconstruction.


Parallèlement aux secours qu’ils portent aux Haïtiens, les acteurs internationaux se livrent, dans les coulisses, à un jeu de pouvoir sur la suite des opérations. Qui, au juste, pilotera la
reconstruction? Quel modèle de gouvernance politique sera privilégié ? Et quel rôle jouera le gouvernement haïtien?


L’idée d’une administration internationale qui prendrait les rênes du gouvernement fait actuellement son chemin, note Nicolas Lemay-Hébert, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix de
la chaire Raoul-Dandurand, à l’UQAM.


«Et il n’est pas question ici de contrôler tel ou tel aéroport, nuance-t-il, mais bien de la présence internationale dans l’après, dans les mois, les années à venir.»


De l’avis des experts, le sujet sera certainement à l’ordre du jour de la conférence de Montréal, lundi, en raison de l’importance de choisir rapidement un modèle de gouvernance politique pour
assurer la stabilité du pays, puis son éventuelle relance.


«Quand on a quatre ou cinq centres de décision, le chaos s’installe», souligne Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, rattaché à l’Université de
Montréal.


Au cabinet du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, on confirme que les discussions sur la relance sont entamées, même si les efforts se concentrent actuellement sur l’assistance aux
sinistrés.


«Ce sont évidemment des questions que l’ONU se pose, indique Vannina Maestracci, porte-parole au quartier général, à New York. Il faut trouver rapidement des moyens de relancer l’économie, de
faire travailler les gens, pour qu’ils puissent se soutenir eux-mêmes.»


Quel leader?


Mais qui doit prendre la direction des efforts de coopération ? Le président américain mise sur le trio États-Unis-Canada-Brésil. La France, mécontente d’être écartée, évoque une gestion plus
large. La Banque mondiale s’estime la plus compétente, mais l’ONU se dit plus efficace en raison de sa présence sur le terrain.


Le premier ministre haïtien, René Préval, se contente pour sa part de rappeler que «la stabilité politique et la démocratie sont les conditions fondamentales du développement de ce pays».


D’abord et avant tout, il importe de garantir aux Haïtiens une place de choix dans cette future administration internationale, avance Nicolas Lemay-Hébert. «Déjà, on voit apparaître en filigrane
l’idée que les moyens de gestion locaux sont inefficaces, ce qui soulève d’importantes questions quant à la représentation des Haïtiens, souligne-t-il. Il est très important de ne pas les
marginaliser.»


Il cite l’exemple du Kosovo et celui du Timor oriental. Les deux pays ont laissé place à une administration internationale au cours des dernières années, ce qui a provoqué à la fois l’ire des
populations locales et une grave instabilité politique.


«L’histoire d’Haïti, un pays qui a eu dans le passé des rapports difficiles avec la présence internationale, nous montre qu’il faut agir avec énormément de doigté, ajoute-t-il. Une gestion
collégiale est possible, mais on doit absolument mettre les dirigeants locaux à contribution.»


Jocelyn Coulon, pour sa part, rappelle l’existence de différents modèles de protectorats internationaux. Il y a celui de la souveraineté complète, comme le Kosovo et le Timor oriental, mais il y
a aussi celui de la souveraineté partagée, comme au Cambodge au début des années 90.


«Avec Haïti, dit-il, un pays membre de l’ONU, le scénario pourrait ressembler à celui du Cambodge, c’est-à-dire que, en plus du chef de l’État, une autorité provisoire est créée pendant 18 mois
pour gérer le pays et accompagner le processus politique et une partie de l’aide à l’économie et au développement. Mais ça, c’est une discussion qui va se faire avec le gouvernement haïtien.»


comment organiser Haïti: un pays qui tire le diable par la queue


Tité du Figaro:


À l’heure actuelle, Haïti est ainsi considéré comme le pays le plys pauvre des Amériques. Le taux de chômage atteint plus de 65 % de la population active.


78 % de la population vit sous le seuil de pauvreté de deux dollars par jour et 54 % dans un état de pauvreté extrême (moins d’un dollar par jour).


***


Tiré du site Internet Crise alimentaire:


“Une bonne tranche de la population d’Haïti vit dans une situation d’insécurité alimentaire “chronique élevée”, estime le Programme alimentaire mondiale, PAM, un organisme des Nations-unies.


“La situation en Haïti est caractérisée par des carences alimentaires sévères, beaucoup de gens ne mangeant que des céréales”, évalue Benoît Thiry directeur adjoint du Programme alimentaire
mondial (PAM) en Haïti.


Selon un rapport publié fin novembre par le Conseil national de la sécurité alimentaire (CSNA) haïtien, plus d’un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,8 million de personnes.


***


Tiré du site de l’UNICEF :


Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Université de Bristol (Angleterre) ont réalisé une étude sur la pauvreté absolue des enfants en Haïti.


Selon cette étude 70% d’enfants vivant en Haïti n’ont pas accès à au moins un des sept services sociaux de base, qui sont l’alimentation, l’accès à l’eau potable et aux facilités d’hygiène et
d’assainissement, à l’éducation, à la santé, à l’habitat et à l’information. 54% d’entre eux vivaient dans un habitat indécent et dans des conditions de promiscuité et 11% n’avaient jamais été
scolarisés.


Il n’est dans l’intérêt de personne que 7 enfants haïtiens sur 10 souffrent de maux causés par la privation grave et que plus de 4 enfants sur 10 grandissent dans les terribles conditions de la
pauvreté absolue.