Lettre ouverte à une directrice de Carrefour

Publié le par Edouard Boulogne

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( Il s'agit d'un magasin Carrefour de métropole. L'auteur de cette lettre énonce un sentiment d'agacement,devant une mode, traduisant la soumission de trop de membre d'une pseudo élite française, soumise aux caprices d'une mode, qui traduit le lent déclin du sens d'appartenance à une nation et une civilisation, qui est ( fut ? ) la nôtre. Cet agacement, est de plus en plus partagé, et indique aussi (raison d'espérer) que tout n'est pas encore fini en France. LS. ).

Carrefour.jpg


  
  Jean Daniel "Le basque", Ancien coureur de rallyes. En course, il avait des couilles,  en prenant de l'âge il les a conservées, la preuve ci-dessous.
  
>  Madame,
  En avant propos, je revendique et assure le fait de ne pas être dans la ligne de pensée du Front National...
  J'ai fait mes courses cet après-midi à l'hypermarché Carrefour de Liévin.
  A hauteur du rayon des fournitures pour la rentrée scolaire, il y a, en tête de gondole,
  un présentoir dans lequel on trouve le Coran, des livres sur l'histoire de l'Islam,
  sur les pêchés mortels vus par l'Islam, des livres sur les prénoms musulmans,
  des livres sur les recettes des pays du Maghreb, etc.
 Au rayon des viandes, il y a bien sûr le désormais traditionnel rayon des viandes
 Hallal (
mais comment faisaient donc nos compatriotes musulmans, pour se nourrir,
  avant que ne fleurissent ce type de rayons dans nos magasins ces dernières années ????).
  En ce moment, il y a une armoire réfrigérée supplémentaire, présentant les viandes Hallal festives associées au Ramadan.
  
Nous sommes au mois de mars, à quelques jours de la fête de Paques

 Sauf erreur de ma part, il s'agit d'une fête Catholique.
  Je n'ai vu aucun présentoir, aucune tête de gondole, aucune PLV proposant le moindre produit en l'honneur du Carême, pas de livre expliquant cette fête religieuseCatholique .
  En sortant du magasin, j'ai discuté avec l'hôtesse de la Caisse Centrale.
  Je lui ai dit que j'allais revenir avec un huissier pour faire constater cette flagrante discrimination religieuse et porter plainte
  (ce qui se ferait sûrement dans l'autre sens, sans aucun problème...
  qui plus est, on trouverait de bons français bien pensants pour dénoncer cela !) .
  Notre France est en train de se plier, de se corrompre, de s'adapter à nos concitoyens musulmans...
  Il me semble pourtant que la logique voudrait que ce soit l'inverse.
  Oh pardon, je suis "raciste" en écrivant cela... Mais depuis quand "musulman" est une race ????
  je doute fort qu'en Algérie (où les femmes voilées vivant en France s'empressent d'ôter leur voile une fois arrivées "au bled" pour les vacances),
 il soit pris la moindre disposition pour ne pas "heurter" les non musulmans.
 Je doute que le dernier livre de Benoît XVI soit en tête de gondole des magasins d'Alger, de Bagdad, de Téhéran, etc.
  Ah mais c'est vrai, j'allais oublier : "cessons de stigmatiser les musulmans" !
   Nous ne sommes que de vilains français franchouillards et fachos....
  En France, on ne peut plus rien dire, rien écrire. Je prends peut-être un risque inconsidéré en vous écrivant ce mail.
  Si je suis déchu de mes droits de citoyens, je n'aurai plus qu'à me convertir à l'Islam... et je serai à nouveau bien considéré....
  En Mai 2012, au premier tour, il se pourrait qu'il y ait une énorme surprise.
  Il suffit de voir tout ce qui circule sur Internet de la part de gens ordinaires, comme moi, qui en ont assez de voir,
  de vivre, de supporter, que notre pays perde son identité au profit d'une culture qui n'est pas la nôtre.
  Le jour où des prêtres pourront à nouveau prêcher librement, sans risquer leur vie, en Irak, en Algérie ou ailleurs,
  le jour où les femmes non musulmanes pourront se promener en mini jupe à Téhéran,
 > le jour où on ne tuera plus gratuitement les "Infidèles" parce qu'ils ne sont pas musulmans et bien,
 ce jour là, je supporterai de pouvoir m'acheter, en tête de gondole, le livre de recettes des loukhoums !
  Cordialement,
 Un citoyen français irrité par le virage que prend la France, République Laïque... mais pour encore combien de temps ?


Publié dans Société

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castetsjj 18/04/2012


Bonjour Mr Boulogne,


Merci d'avoir mis ce Monsieur à l'honneur, bravo à lui ... Les Basques du Nord sont les plus terribles !


Faire un constat n'est pas forcément partager des idéaux politiques , mais la manifestation du simple bon sens républicain, nous sommes certainement nombreux à le constater tous les jours,
surtout sur des territoires privilégiés par la croissance du phénomène, mais peu nombreux à le décrire et à le formaliser comme le fait  "le Basque ", il n'oublie rien lui, a contrario de
beaucoup de "Souchiens " qui ferment les yeux par idéologie, paresse ou insignifiance des manifestations sournoises qui s'intensifient pourtant tous les jours !


Malheureusement, nos représentants élus sont trop timides ou complices pour initier un débat qui pourtant va s'imposer à nous violemment quand les proportions signifiantes ou irréversibles seront
atteintes. Je pense souvent avec inquiétude aux enfants "Souchiens" des petits qui viennent de naître, mais tout le monde s'en moque, on ne les connait pas encore pour avoir de la compassion, de
la prévoyance ou de l'affection... Merci à nos ancêtres et honte à nous, qui laisssons faire pour assouvir notre idéal faussement humaniste !


Bonne journée


Cjj

Infidéliste 18/04/2012


L’arbre et la forêt




  La folie manifeste de Mohamed Merah ne doit pas dispenser de s’interroger sur le terreau qui
l’a fait prospérer…

Un monstre. Un fou. Un malade mental. Un dégénéré. Un loup solitaire. Il y a, dans les mots choisis par les principaux candidats à la présidentielle, de Sarkozy à Hollande, de Mélenchon à
Bayrou (et par les médias ainsi que la horde de psys en tout genre convoqués par eux), une volonté commune de sortir Mohamed Merah du commun, de la norme, même des criminels les plus
terrifiants. De le psychiatriser. Le déshumaniser, même. Le dépolitiser. Le désislamiser, surtout.


On remarquera que le processus inverse fut à l’oeuvre pour le Norvégien fou qui devint, son massacre accompli, le porte-parole malgré lui du retour du nazisme.


On comprend bien les multiples objectifs poursuivis par cette (touchante ?) unanimité (dont même Marine Le Pen a du mal à s’extraire). D’abord, rassurer les populations. Si le meurtrier est
un monstre, mis au ban de l’humanité, son périple criminel n’est pas près d’être imité. La parenthèse monstrueuse se refermera aussitôt après sa mort.


Mais c’est la psychiatrisation du « forcené », sa sortie de l’humanité raisonnable – sa déshumanisation – qui permettra – permet déjà – sa victimisation. C’est le grand legs de la psychiatrie
depuis les années 1970. Le fou n’est pas un monstre, mais un homme. Un homme fait de tous les hommes qui les vaut tous, pour paraphraser Sartre. Nous sommes tous des fous, ou aurions pu le
devenir, c’est le message que nous a inculqué le politiquement correct psychiatrique. Il suffit d’une étincelle, d’une frustration, d’une persécution. Le fou même meurtrier n’est qu’une
victime de la société. Tariq Ramadan n’a pas tardé à allumer cette flamme victimaire. Mohamed Merah ne serait, selon lui, qu’un produit excusable d’une intégration ratée. Du racisme profond
de la société française, qui l’a rejeté en tant qu’immigré, en tant que musulman. Ses échecs professionnels sont le fruit d’une hostilité d’une société française malade de ses
discriminations. Sa tentative vaine d’entrer dans la Légion étrangère prouve son désir d’intégration. Mohamed Merah, le Lacombe Lucien du terrorisme. Ses innombrables « bêtises » de
multirécidiviste sont autant d’appels au secours. Le coupable devient une victime : on connaît le discours bien rôdé, le retournement sémantique de tous les psys, de tous les avocats. Déjà,
sur Facebook, des sites – aussitôt supprimés, aussitôt rétablis – chantent la geste tragique du nouveau héros. Dans certaines classes, des profs n’ont pas osé imposer la minute de silence
instituée par le président de la République en mémoire des enfants de Toulouse assassinés, car certains jeunes Maghrébins refusaient de « se lever pour des juifs ! » Ces réflexes
d’identification spontanée n’ont que faire de la rhétorique savante des élites françaises – politiques, médiatiques et religieuses – pour désislamiser et dépolitiser la sarabande meurtrière
du jeune homme.


« Pas d’amalgame », tel est le cri poussé unanimement. Pourtant, alors que l’identité du tueur n’était pas connue, les grands prêtres de l’antiracisme s’étaient empressés d’amalgamer
l’assassin aux « idées racistes », c’est-à-dire, en vrac, au Front national, mais aussi à Nicolas Sarkozy et à tous ceux qui refusent de se coucher devant les injonctions de nos
maîtres-censeurs. « Pas d’amalgame entre l’islam et l’islamisme. » L’antienne nous fut inlassablement répétée. Avec les meilleures intentions du monde. Il ne s’agit pas, bien sûr, de prêter
une quelconque responsabilité collective à des musulmans français, nos compatriotes, qui n’en peuvent mais. Il s’agit seulement de ne pas accepter des distinctions fallacieuses et des
rhétoriques d’évitement. Dans le journal le Monde daté du 24 mars, un professeur de philosophie à Sophia Antipolis, Abdennour Bidar, écrit : « On dit d’un fanatisme de quelques-uns que c’est
l’arbre qui cache la forêt d’un islam pacifique. Mais quel est l’état réel de la forêt dans laquelle un tel arbre peut prendre racine ? Une culture saine et une véritable éducation
spirituelle auraient-elles pu accoucher d’un tel monstre ? » Mohamed Merah était un musulman de type salafiste. Il a établi sa conversion en lisant lui-même le Coran et lors de ses séjours
fréquents en prison. La police soupçonne son grand frère Abdelkader de l’avoir formé et manipulé. Il était devenu un militant religieux et politique. Pas un monstre ni un fou.


Le salafisme est la version de l’islam pratiquée en Arabie saoudite, grand allié des Etats-Unis et de l’Occident. Le mouvement salafiste a obtenu près de 20 % des voix aux élections en
Egypte. Il est l’aiguillon islamiste en Tunisie, militant pour que la charia soit inscrite dans la Constitution, combattant dans la rue les laïcs.


Le salafisme se répand dans nos banlieues comme une traînée de poudre, supplantant l’islam malékite prédominant dans le Maghreb, qui privilégiait les vertus viriles de l’honneur et de la
piété filiale. On sacralise le Coran, texte sacré, décontextualisé qui s’appliquerait parfaitement à notre temps. Coran, prophète, charia, halal, tout est sacralisé. Tout est absolutisé. Les
salafistes s’habillent comme le prophète, veulent vivre comme au VIIe siècle.


Nos bons esprits aiment à distinguer entre islam et islamisme. Entre la pratique individuelle des musulmans et la récupération politique par des groupuscules dangereux. Avec la victoire des
islamistes aux élections, dans tous les pays libérés par le « printemps arabe », les mêmes ont dû faire assaut d’inventivité sémantique : il y a désormais les musulmans modérés et les
islamistes radicaux. Mohamed Merah est donc un islamiste radical.


Cette subtile casuistique fait fi de la réalité historique de l’islam. Comme toutes les religions, l’islam est éminemment politique. Il légitime le pouvoir comme le catholicisme consacrait le
roi de France. Mais, contrairement à l’Eglise, l’islam ne connaît pas de conflit entre le pape et l’empereur, de distinction entre le sacré et le profane. Selon Marcel Gauchet, dans son livre
le Désenchantement du monde, le christianisme était prédisposé à cette séparation laïque, car il était la religion de la sortie de la religion. Au contraire, l’islam est le retour à la
rigueur dogmatique du judaïsme après la grande subversion du christianisme, de l’incarnation et de l’amour. L’islam est un retour au pur monothéisme et à l’orthopraxie juive.


L’islam n’a pas non plus connu la révolution des Lumières, qui a contraint, après plus d’un siècle de combats, à limiter la religion à l’espace privé. Le retour à l’islam travaille les
populations arabes. Une rivalité féroce s’exerce entre les deux pôles sunnite et chiite, Arabie saoudite et Iran, pour la domination du monde musulman. C’est une surenchère permanente à qui
sera le meilleur musulman, le plus pur, le plus dur aux infidèles.


L’islam, comme le christianisme, a toujours été un universalisme. Une religion prosélyte qui se considère comme l’ultime révélation monothéiste. Et donc le dernier mot d


untel 18/04/2012


Jean Daniel a très bien scruté ces faits évidents de colonisation islamique et nous l'avons tous compris. Que penser de l'intervention de François Fillon, premier ministre, quand il a suggéré aux
juifs et aux musulmans de "revenir sur leurs traditions ancestrales" en pleine polémique sur la viande halal ? Pourquoi ce mélange des genres qui ressemble bien à une diversion
en forme d'amalgame ?
Michel Colucci (COLUCHE) disait autrefois dans un sketch des années 80 que la France était "le seul pays arabe qui n'était pas en guerre". L'une des deux propositions de la citation n'est plus
tout à fait exacte. Cherchez l'erreur ...