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Publié par Edouard Boulogne

 

A l'attention de monsieur Jean-Luc Fabre, nouveau préfet de la Guadeloupe.




 

Monsieur le préfet,


Vous prenez, aujourd'hui, 23 novembre 2009, la responsabilité de la Guadeloupe, dans le cadre des directives du gouvernement qui vous a nommé, et dans celui des règles de la Constitution de la République, où la Guadeloupe se trouve inscrite de par une volonté historique très ancienne de ses habitants, remontant à 1848, année de l'abolition de l'esclavage.


Cette lettre sera courte, aujourd'hui. Elle n'a pour but, alors que notre île passe par une crise engendrée en grande partie par l'action tumultueuse, et délétère, de minorités activistes subversives, auxquelles vous allez être confronté dès les heures qui viennent, elle n'a pour objet que de souhaiter la bienvenue, au haut fonctionnaire que vous êtes, appelé à une tâche difficile et complexe, et aussi à votre personne, que nous accueillons sans préjugé, avec espoir et bienveillance.


Le Guadeloupéen que je suis, qui a une connaissance intime , et ancienne, de ce pays se tient à votre disposition pour vous fournir des informations qui peuvent contribuer, parmi d'autres, à vous aider à voir clair dans l'écheveau compliqué de notre âme antillaise.


Votre arrivée coïncide avec une pseudo « grêve générale », organisée par des irresponsables ambitieux et sans scrupules.


Vous aurez sûrement le souci de gérer les évènements avec sagesse, souplesse et modération.

Et vous aurez raison.


Mais le premier conseil que je me permet de vous adresser, avec humilité, est de bien vouloir considérer que la souplesse et la modération ne sont pas incompatibles avec la FERMETE.


Un penseur de première force qui contribua à la formation de l'âme du général de Gaulle, je veux parler de Charles Péguy écrivait : « Rien n'est meurtrier comme la faiblesse et la lâcheté. Et rien n'est humain comme la fermeté. Les régimes de lâcheté sont ceux qui coûtent le plus au monde et, en définitive, ce sont ceux qui peuvent finir et qui finissent réellement dans l'atrocité. Je n'aime pas un bon homme qui est au pouvoir. Dieu veuille que nos maîtres soient fermes, c'est tout ce que nous leur demandons. Rien n'est dangereux pour celui qui est dessous comme la bonhommie de celui qui est dessus ».


Voici, monsieur Jean-Luc Favre, le message que vous voulais vous transmettre, ce soir de votre installation dans vos nouvelles fonctions, en espérant qu'on vous la transmettra, et que vous lisiez cette pensée de Péguy avant le court sommeil du responsable, que j'espère fécond et réparateur, comme une oraison, presque comme une prière.


Edouard Boulogne.

 

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deef 25/11/2009 01:12


Soyez certain que les messages que vous envoyez sur la toile sont bien reçus... La toile, comme tout moyen de communication, est (très) attentivement scrutée...
C'est d'ailleurs amusant de vous retrouver sur le Net après toutes ces années, toujours fidèle à vous-même, je vois — et a priori en pleine forme :)


Dissident 24/11/2009 11:43



 


Bonjour M Boulogne


Ceci est complètement hors sujet mais je crois important à signaler : Destruction d’une molécule organochlorée par une bactérie.


“An aerobic bacterium was isolated successfully from a long-term contaminated
upland field, which was named BHC-A. The bacterium can utilize
Hexachlorocycloexane as a sole carbon source and decompose this substance
rapidly and completely”


Cette bactérie s’appelle Sphingomonas sp et ca fait la deuxième fois que l’on signale une bactérie capable de détruire l’HCH
complètement.


Depuis le mois de novembre 2008 un probable « trouveur » a déposé un dossier de vérification de la destruction de la molécule de
Chlordécone, il s’agit de mener des expérimentations contrôlées et scientifiques – en relation avec des laboratoires agréés – afin de prouver une expérimentation in situ : cette personne a
mené des expérimentations avec un produit naturel, avant application il y avait du Chlordecone dans la terre, après l’application il n’y en avait plus.


Naturellement il faut prouver que cette piste fonctionne, mais ces galipettes de février ont tout bloqué et ce dossier dort quelque part, je
trouve honteux qu’une piste comme celle-là soit traitée aussi mal par l’administration, et cette découverte récente d’une seconde bactérie capable de détruire l’HCH ravive encore mon
indignation.


Il existe plus que certainement une bactérie capable de détruire le Chlordecone, il est possible que le probable « trouveur » ait
mis la main dessus par hasard, et, sapristi, qu’est-ce qu’ils attendent pour lancer la vérification !


Ce pays est complètement immobilisé dans la stupidité et ne fait que donner la parole à des charlatans du genre Belpomme.